Femmes, je nous aime

vendredi 20 avril 2007
par  Christine Arven
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C’est au moment même où les doigts de Thierry se posèrent sur son clitoris que Juliette, à la faveur d’un mouvement dans la foule des danseurs qui avaient envahis la piste, découvrit la jeune femme brune qui ondulait lascivement, les yeux fermés aux rythmes syncopés de la musique. Alors que les doigts de Thierry continuaient, insistants, leur lente exploration, faisant naître en elle un sensuel émoi, Juliette fixa, subjuguée, la longue silhouette qui se mouvait au centre de la piste comme étrangère à ceux qui l’entouraient. Etrangement présente et absente à la fois. Les yeux de Juliette glissèrent le long de l’arrondi des hanches qui se balançaient souplement d’avant en arrière mimant les remuements voluptueux d’une copulation, remontèrent jusqu’aux seins lourds et fermes qui semblaient doués d’une vie à eux sous le fin tissu de la courte robe qui moulait étroitement le corps ne laissant nul doute quant à l’absence de tout sous—vêtement.

A chaque mouvement, la robe remontait le long des jambes découvrant les cuisses fuselées jusqu’à l’arc sombre et invisible qui se dérobait aux yeux pourtant avides de Juliette mais dont elle pouvait sans peine imaginer la suave et exquise douceur. Un gémissement de désir exacerbé s’échappa de ses lèvres alors que Thierry qui pendant ce laps de temps n’était pas resté inactif, accentuait le mouvement de ses doigts fureteurs maintenant profondément enfoncés dans son vagin et, qu’au même moment, dans un geste d’une troublante sensualité la jeune femme, insoucieuse de la charge érotique qu’exhalait son corps et son visage, rejetait en arrière sa tête, faisant virevolter autour de son visage à l’ovale parfait sa longue chevelure brune tout en faisant glisser ses mains le long de la pente affolante de son ventre jusqu’au triangle renflé de son pubis. Elle ouvrit alors ses yeux, des yeux d’un bleu intense et lumineux et, fortuite coïncidence ou effet recherché, les planta effrontément dans ceux polarisés de Juliette tout en insinuant, avec une impudicité affolante, son index à l’orée de sa fente. Juliette ressentit une décharge électrique la transpercer de part en part et remonter le long de sa colonne vertébrale quand les yeux de l’inconnue s’arrimèrent aux siens et un soupir s’exhala de ses lèvres entrouvertes alors qu’entre ses cuisses jaillissait maintenant, en un flot abondant, son désir.

Tout en continuant à se déhancher langoureusement, la jeune femme commença à traverser la foule des danseurs et, la gorge serrée d’émotion, le ventre bouleversé, Juliette la vit s’avancer vers leur couple, ses yeux toujours accrochés aux siens. Thierry, inconscient de l’avancée féline de la jeune femme, s’accroupit entre les jambes largement écartées de Juliette et sa langue gourmande prit le relais de ses doigts en une caresse dont il savait Juliette particulièrement friande. Une fois tout près du couple, la jeune femme s’immobilisa et son corps repris son balancement érotique dans une danse d’une torride sensualité. Juliette les yeux braqués sur la jeune femme sentit une première onde de plaisir la traverser sans qu’elle sache véritablement si c’était les attouchements experts de la langue de son compagnon ou le tangage lascif de l’inconnue qui en était l’origine. Juliette fixait, presque hagarde, la jeune femme dont les mains dessinaient les courbes voluptueuse de son corps, se saisissaient du globe de ses seins dont Juliette devinait, à travers le mince tissu, les pointes fièrement érigées et les tendaient, tentatrice, vers elle clouée dans le sofa par la bouche de Thierry arrimé à son clitoris. Juliette se mit à haleter de plaisir et, dans un geste incontrôlable, alors que la jeune femme laissait tomber sa main droite à la hauteur de son ventre avant de l’insinuer entre la fente de ses cuisses en une caresse d’une époustouflante impudicité, tendit les mains vers elle dans le vain dessein de la toucher. Mais, au lieu de s’avancer, l’inconnue eut pour la première fois un sourire empreint d’une douce espièglerie avant de reculer et, sans que Juliette ne puisse rien faire pour la retenir, s’évanouit dans la foule. Tétanisée, Juliette sentit une houle de frustration la traverser mais Thierry continuait au creux de son corps son minutieux travail de succion et soudain, elle sentit la jouissance monter en elle et, le corps arqué, elle s’abandonna, en un long gémissement, au plaisir les yeux dilatés avec encore l’image de la jeune femme inscrite dans ses pupilles.

— Tu n’as pas soif ? demanda Juliette à Thierry après avoir repris ses esprits
— Non, ça va.
— Ben, moi si...
— Tu as toujours soif après..... Tu veux que j’aille te chercher quelque chose ?
— Non, je vais y aller. Je préfère…
— Ok. En attendant, je vais aller faire un tour dans les autres pièces voir un peu ce qui se passe.

Juliette se leva et se dirigea vers le bar non sans jeter autour d’elle des regards inquisiteurs dans l’espoir d’apercevoir l’inconnue qui l’avait tant troublée. Dans l’affirmative, se demanda—t—elle soudain indécise, aurait—elle le courage d’aller l’aborder ? Sans qu’elle puisse en démêler la raison profonde, elle, qui d’habitude savait faire preuve d’initiatives en la matière, n’en était en la circonstance rien moins que certaine ! Son regard s’attarda au passage sur les couples ou trio voire plus...affalés dans les canapés dans des positions des plus suggestives comme cela est coutumier dans ce genre d’établissement où elle et Thierry avaient l’habitude de venir "s’encanailler" comme ils se plaisaient, tendrement complices, à le dire. Pourtant, contrairement, à ce qu’elle ressentait habituellement, la vision de ces corps étroitement imbriqués ne suscitait pas en elle l’émotion habituelle. Elle avait toujours devant les yeux la silhouette de l’inconnue qui décidément, à son grand dam, restait invisible. "Allons, ma grande, se morigéna—t—elle en silence, un peu de calme. Tu ne la connais même pas et si ça se trouve ce n’est qu’une allumeuse qui est déjà partie…. et puis elle doit avoir ... quoi ?... 25 ans ou guère plus... très jeune et toi...." C’est vrai que Juliette avait atteint cet âge où, la quarantaine bien sonnée, il est convenu d’admettre que "l’avenir était plutôt derrière elle". Pourtant, malgré les années, les expériences, nombreuses, elle était loin d’être blasée. Elle sentait toujours battre en son cœur des émois de midinettes qui la faisait vibrer et divaguer (son coté "fleur bleue" comme le lui disait avec un amusement un peu inquiet son amie Charlotte) et était toujours prête à goûter à de nouvelles aventures quitte, parfois, à en souffrir. "La vie est trop courte, avait—elle l’habitude d’affirmer, pour qu’on passe à coté des plaisirs qu’elle offre…" Et dieu sait que Juliette avait goûté et regoûté avec un appétit insatiable et une curiosité toujours à l’affût à ces plaisirs multiples et délicieux….

Alors qu’elle faisait signe au serveur, elle entendit soudain derrière elle une voix féminine lui murmurer dans le creux de l’oreille "bonsoir". Le cœur de Juliette fit un bond dans sa poitrine. Nul besoin pour elle de se retourner pour savoir à qui la voix appartenait.

Elle tourna lentement la tête et ses yeux furent happés par la luminescence azur des yeux de la jeune femme qui l’avait tant émue.

— Bonsoir, répéta celle—ci un peu plus fort afin de couvrir le fracas de la musique, moi c’est Léa. Et toi ?
— Juliette, lui répondit—elle machinalement tout en se demandant ce que cette femme avait de particulier pour tant l’émouvoir.

Si Juliette n’était pas hostile, loin de là, à des relations saphiques, elle n’en était pas moins fondamentalement hétéro. La douceur des femmes l’attirait certes et elle prenait un plaisir certain à sentir un corps féminin se presser contre le sien, mais cela consistait plus pour elle en une gourmandise qu’elle s’octroyait de temps en temps qu’à un réel besoin. Là, alors qu’elle buvait littéralement Léa des yeux, elle sentait croître en elle un désir tel que, jusqu’à présent, seul un homme avait pu susciter.

— Tu viens souvent ici ? lui demanda Léa tout en se penchant, afin de se faire entendre malgré le martèlement sourd de la musique, plus près de Juliette qui fut parcourue d’un délicieux frisson en sentant le souffle de la jeune femme s’insinuer au creux de son oreille.

Juliette sentit les effluves du parfum mélangé à l’odeur plus acide de la sueur qui émanait du corps de Léa lui chatouiller ses narines et, brièvement, geste qui ne passa pas inaperçu au regard acéré que Léa portait sur elle, elle ferma les yeux comme pour mieux s’imprégner de cette odeur exquise qui enflammait ses sens.

— Oui, assez souvent. J’aime bien cet endroit. Les gens sont sympas.... On a nos habitudes...
— Moi c’est la première fois.... C’était ton mari tout à l’heure ou un ami de passage ? l’interrogea effrontément Léa insoucieuse de toute discrétion
— Mon mari.
— C’est sympa de venir avec son mari...
— Oui, c’est vrai.
— Moi, je ne suis pas mariée, fit Léa tout en plantant son regard dans celui de Juliette
— Tu es jeune... tu as le temps...
— Non,... ce n’est pas pour cela.... je n’aime pas les hommes.
— Ah... souffla Juliette le souffle soudain court. C’est une bonne raison...
— Tu me plais....
— Ah !, ne sut que répéter Juliette qui, plus troublée qu’elle ne voulait le laisser paraître, se sentait soudain perdre pied devant l’ingénue effronterie de Léa.

Mais bon dieu ! que lui arrivait—il à perdre ainsi ses moyens devant une jeunette qui avait à peine la moitié de son âge ? Du calme, s’exhorta—t—elle une nouvelle fois tout en sachant que le combat était perdu d’avance. Elle connaissait trop ce qui se passait en elle pour savoir qu’elle ne saurait résister à la tentation. Ce n’était qu’une question de temps et d’opportunité. Mais connaître cette urgence des sens avec une femme ! Ça c’était une première qui la laissait complètement déboussolée.

— Beaucoup...., insista Léa en se rapprochant encore davantage de Juliette dont le cœur se mit soudain à tambouriner au fond de sa poitrine en sentant les seins de l’inconnue se presser contre le siens.
— Ah bon.... c’est bien..., s’entendit—elle répondre en songeant qu’elle était d’une nullité absolue. "Tu pourrais quand même trouver quelque chose de plus original à dire. Mais quoi ? Qu’elle te plaît tout autant ? Que tu meurs d’envie de la toucher ? Pas possible..."
— Ca te dirait qu’on se voit plus tranquillement ?
— Maintenant ?
— Non. Pas ici... que nous deux....
— Pourquoi pas, répondit Juliette qui sentit l’effervescence exquise qui agitait son ventre entrer en ébullition à cette perspective.
— Tu es libre demain ?
— Demain ? Oui... Enfin…. en tout cas je peux me libérer...
— 15 h, 175 Avenue du Parc. J’habite au dernier étage, porte de gauche. Je t’attendrai. D’accord ?
— D’accord, fit Juliette tout en se disant qu’elle perdait toute raison d’accepter aussi facilement l’invitation d’une inconnue.
— Alors, à demain....

Dans un élan qui surprit Juliette, Léa se pencha vers elle, prit son visage en coupe entre ses mains et déposa un rapide baiser à l’angle de sa bouche puis, sans lui laisser le temps de réagir, la jeune femme s’éloigna et se perdit dans la foule.

Juliette demeura un moment immobile, comme étourdie, les yeux dans le vague, un sourire béat étirant ses lèvres. Son cœur, affolé, tambourinait dans sa poitrine. Il lui semblait qu’un grand vent décoiffant l’avait traversée lui coupant le souffle. Déjà, elle songeait à demain, à la tenue qu’elle allait mettre. Déjà elle sentait le désir enfler en elle en une irrésistible déferlante qui la faisait trembler d’impatience. Déjà elle trouvait les heures interminables.

Toutes à ses délicieuses et troublantes pensées, elle sursauta violemment en sentant une main se poser sur son épaule.

— Ah, tu es là, entendit—elle dire Thierry, je te cherchais... Tu vas bien, continua—t—il en la scrutant d’un œil aiguisé. Tu as l’air toute retournée...
— Non, non ... ça va, marmonna Juliette.
— Tu discutais avec qui ?
— Personne.... enfin, personne que tu ne connaisses...
— En tout cas, elle t’a fait de l’effet, rétorqua Thierry qui glissa une main aventureuse entre les cuisses découvertes de Juliette. Tu es toute trempée, mon amour...
— Mais non..., lui répondit Juliette en en essayant de prendre un air dégagé, c’est toi tout à l’heure... Tu as oublié ce tu m’as fait...
— Justement non.... et je me disais que je méritais une petite récompense en retour...
— Normal.... mais pas ici si ça ne te fait rien.... rentrons à la maison
— Comme tu veux. Mais dommage, il y a des choses intéressantes qui se passent au premier étage... je suis sûr que tu aurais adoré... j’ai repéré un petit couple qui m’a l’air…. très sympathique
— La prochaine fois, mon cœur... je préfère...
— D’accord. On y va.

****

Accoudée à la balustrade du balcon de leur chambre, les yeux fixant la voûte étoilée, Juliette fumait lentement une cigarette. Dans son dos, elle entendait le souffle profond de Thierry qui s’était endormi après qu’il eût longuement giclé dans la bouche experte de Juliette. Elle aimait tellement cela, sentir le sexe épais de Thierry remplir l’espace de sa bouche et s’enfoncer loin au fond de sa gorge comme s’il voulait atteindre son ventre. Et quand, à bout de résistance, il capitulait et éjaculait sur sa langue, Juliette éprouvait alors une jubilation de tout son être d’être l’instigatrice du plaisir de son homme.

Sur sa langue le goût sucré du sperme de Thierry se mêlait à celui plus acre de la cigarette en une exquise saveur qui la remplissait d’aise. Elle se sentait bien. Détendue. Comme cela était chaque fois le cas quand ils revenaient d’une de ses soirées libertines où ils donnaient, en toute complicité et sans entrave, libre cours à leurs désirs les plus fous et les plus débridés. Un moment, elle regretta que Thierry se fût endormi aussi vite. Etait—ce le souvenir troublant de Léa, la perspective de l’après—midi du lendemain, mais Juliette sentait de nouveau vibrer en elle des désirs inassouvis qui anéantissaient pour elle toute possibilité de s’endormir. Elle sentit son vagin s’ouvrir et une chaude humidité affluer à l’orée de sa vulve qu’elle tenta, en vain, d’endiguer en serrant les cuisses. Que lui arrivait—il ? Certes, jamais, depuis ses 16 ans où elle avait perdu sa virginité, elle n’avait refusé le plaisir à ses sens et elle avait connu plus d’amants qu’elle n’était capable de se souvenir. Elle aimait l’amour. Elle aimait jouir. Elle aimait sentir un corps se presser contre le sien et un sexe mener la danse au fond de son ventre mais jamais encore, une femme n’avait éveillé en elle de tels désirs même s’il lui était arrivé de nourrir à l’égard d’amies une attirance amoureuse. Avant cette nuit, avant Léa, Juliette ignorait qu’il lui arriverait de connaître une telle impatience des sens à l’encontre d’une femme. Qu’elle éprouverait ce désir affolant d’étreindre un corps de son sexe. Elle jeta un bref regard derrière elle sur le corps endormi de Thierry et, un moment, hésita à le réveiller. Il saurait l’apaiser et faire taire cette faim dévorante qui torturait son ventre. Il saurait trouver les gestes que son corps réclamait. Mais elle rejeta l’idée tout aussi vite. Non, ce n’était pas de Thierry dont elle avait envie à ce moment de la nuit. Ce n’était pas d’un homme, plutôt. Son corps réclamait d’autres caresses, d’autres sensations. Plus douces. Plus suaves. Plus tendres. De nouveau, elle se laissa envahir par l’image d’une si troublante sensualité de Léa dansant qui s’était inscrite indélébile au fond de ses pupilles. Elle ressentait encore l’émoi qui l’avait envahie à la vision du corps parfait de la jeune femme qui se mouvait avec une si insolente sensualité.

Sans qu’elle y prête attention, ses mains s’étaient posées sur ses cuisses et avaient entrepris une lente reptation vers son entre—jambes. Elle soupira d’aise, quand enfin, ses doigts trouvèrent leur cible et, après être allés s’huiler à la source vive qui jaillissait de son vagin palpitant, commencèrent un souple mouvement tournant sur son clitoris déjà dur de désir. D’un geste impatient, elle jeta sa cigarette et de sa main devenue libre se saisit de son sein gauche dont elle enserra fermement entre son pouce et son index le téton qu’elle étira jusqu’à la limite de la souffrance. Sa main droite accentua son mouvement, allant et venant de plus en plus vite sur son clitoris qu’elle sentait gonfler comme un fruit mur prêt à éclater. De temps à autre, les doigts quittaient le bouton rubescent pour aller se perdre dans l’antre sombre et brûlant d’où sourdait maintenant une abondante liqueur et dans lequel ils s’enfonçaient profondément. Sa main gauche, virevoltait de son sein gauche à son sein droit les excitant alternativement. Ah si seulement, elle avait eu trois mains..., songea—t—elle enamourée de désir, non, quatre plutôt... son cul aussi réclamait des caresses et aurait voulu être rempli par autre chose que le pouce qu’elle y avait enfoncé. Les yeux fermés, le corps arqué et ouvert, toute au plaisir qu’elle se donnait, Juliette n’entendit pas l’approche silencieuse de Thierry que ses gémissements avaient finalement réveillé. Un moment, il était resté immobile observant Juliette dont le corps se découpait en ombre chinoise sur le ciel étoilé et avait hésité à venir s’interposer dans son plaisir solitaire. Puis, n’y tenant plus, il s’était levé la queue fièrement érigée et s’était avancé à pas de loup de sa belle odalisque. D’un tendre mouvement, il appuya sa main sur son dos afin qu’elle se courbe sur la balustrade et lui présente sa croupe. Si Juliette fut surprise, rien en elle ne le manifesta. Docile, elle se pencha et, sans qu’il soit besoin de l’y inciter, écarta spontanément ses jambes. Un tressaillement la parcourut et un soupir de contentement s’échappa de ses lèvres quand elle sentit le sexe tendu de Thierry pénétrer d’un seul coup de rein son cul et s’arrimer profondément en elle avant de commencer un vigoureux mouvement de va et vient. Le ventre bloqué par la balustrade, Juliette ne pouvait qu’encaisser sans pouvoir s’y soustraire les coups de boutoir de plus en plus violents que lui assenaient Thierry qui assortit son mouvement de claques retentissantes sur la croupe qui s’offrait à lui. Loin de s’en offusquer, Juliette feula de plaisir alors que ses doigts continuaient leur danse frénétique sur son clitoris en feu. " Tu aimes ça, hein, ma salope... qu’on t’encule....." lui souffla Thierry.

— Oh, oui j’aime... c’est bon….. si bon…..
— Tiens... alors.... prends... dit Thierry en accentuant les mouvements de son bassin clouant Juliette contre la balustrade
— Oh.... oui... oui… encule—moi.... plus fort...., le supplia Juliette, mets la moi bien profond..... plus fort.... vas—y.... oui....j’aime... j’aime...... j’aime.....

Le souffle soudain en suspend, la supplique de Juliette se bloqua au fond de sa gorge laissant place à un râle venant du fond de son ventre. Elle rejeta brusquement la tête en arrière et ouvrit grands les yeux vers les étoiles qui scintillaient dans le ciel, alors qu’un orgasme ravageur la submergeait. Un cri de bonheur s’échappa de ses lèvres quand elle sentit Thierry décharger au fond de son ventre en longues giclées qui l’entraînèrent dans un nouvel orgasme. Un moment, Thierry continua ses mouvements de va et vient, prenant plaisir à voir sa compagne osciller, un sourire extatique aux lèvres, à la crête de la vague de jouissance qui l’avait emportée comme si celle—ci ne devait jamais avoir de fin.

Quand enfin, la tension retomba, Juliette eut un petit rire de gorge tout en se coulant contre le corps couvert de sueur de son mari et amant.

— Pfffffff.... C’était bien, souffla—elle radieuse, c’était très fort....
— Oui, c’est ce qui m’a semblé, lui répondit avec un sourire malicieux Thierry avant de continuer curieux, dis—moi ma douce tu ne me cacherais pas quelque chose, toi ?
— Moi ! rétorqua Juliette en prenant son air le plus innocent, quelle idée.....
— Oui, toi.... qui avais le petit cul si chaud il y a un instant qu’en deux temps, trois mouvements tu es parti dans les alléluias .... si tu me parlais un peu de cette délicieuse créature avec qui tu étais en grande conversation et qui, quoique tu en dises, ne m’a pas paru te laisser indifférente....
— Oh, ça.... répondit évasivement Juliette tout en sentant ses joues s’empourprer.
— Oui, ça....
— Rien d’important.... bredouilla Juliette, juste une nana....
— Ouais....
— Promis.... rien de particulier, continua Juliette tout en se demandant bien pourquoi, elle qui d’habitude s’ouvrait si facilement à Thierry, éprouvait de la réticence à lui parler de Léa. Pourquoi, voulait—elle garder pour elle ce secret ?
— Ouais..., répéta dubitatif Thierry en la scrutant attentivement. Si tu le dis.... Allez viens, on va faire dodo maintenant....
— Dodo, oui mon amour. Je suis crevée, vannée.
— Ah bon... moi qui te pensais d’attaque pour remettre ça....
— nan, nan.... dodo. C’est toi qui l’as dit en premier.... Regarde je dors déjà.... Bas les pattes...., le gronda joueuse Juliette en s’entortillant dans les draps pour échapper aux mains fureteuses de Thierry qui se coulait contre elle tout en picorant sa nuque de petits baisers.

Juliette poussa un soupir d’aise en se lovant ronronnante dans les bras de Thierry et son corps, la tête blottie au creux de son épaule, prit naturellement sa place contre le sien. Les yeux fermés, les sens repus, Juliette se laissa doucement sombrer dans une douce torpeur. Derrière ses paupières soigneusement closes, le corps de Léa se remit à onduler et c’est ainsi, accompagnée de cette image délicieuse, que Juliette s’endormit.

****

— Tu habites seule ? s’enquit Juliette en parcourant des yeux le vaste salon sobrement meublé.

Une large bibliothèque empli de livres, plus entassés que, vraisemblablement par manque de place, véritablement rangés d’ailleurs, une large table où était disposé, au milieu d’un fouillis de papier, un ordinateur, une commode surmontée d’un miroir. C’était à peu près tout. Les murs par contre étaient recouverts de photos les unes soigneusement encadrées d’autres simplement punaisées.

— Oui... en général.... mais je t’en prie assieds—toi, lui répondit énigmatique Léa en lui désignant un large canapé situé en face des larges baies vitrées qui illuminaient la pièce.

Juliette jeta un bref regard sur le canapé recouvert de chintz jaune pâle devant lequel était disposé un épais et vaste tapis puis se dirigea, fascinée par le panorama qui s’offrait à elle, vers les baies vitrées dont la vue immense donnait sur la mer. Un moment, elle observa en silence les flots mordorés laissant son regard se poser sur les petites îles, blocs de calcaires blancs sans aucune végétation qui s’échelonnaient en arc, avant de glisser vers l’horizon.

— La vue est superbe, lança—t—elle d’un ton qu’elle espéra dégagé essayant tant bien que mal de cacher l’embarras qui l’étreignait depuis le matin et qui l’empêchait de respirer normalement.

Comme un poids qui pesait sur sa poitrine fait d’appréhension et d’impatience. De curiosité aussi. Et, bien sûr, comment l’ignorer, de désir. En venant chez Léa, Juliette savait très bien ce qui allait se passer.

Elle avait depuis longtemps dépassé l’âge des vaines pudeurs et son mode de vie, très libre, l’avait entraînée à faire face, en toute connaissance de cause, à ce genre de situations. Pourtant, elle n’arrivait pas à se résoudre à envisager précisément la suite des évènements dont, étrangement, la perspective l’emplissait d’une surprenante timidité et préférait donc se laisser porter par ses sensations plutôt que de les analyser. Elle aurait bien le temps après ! Pour le moment, elle voulait juste savourer le bien—être qu’elle ressentait qui l’emplissait d’une douce chaleur et mouillait l’arc encore fermé de ses cuisses. Le laisser doucement monter en elle et prendre son essor. Comme une friandise qu’on déguste lentement voulant faire durer aussi longtemps que possible le plaisir suave du sucre qui coule au fond de la gorge.

— Oui..., répondit Léa. C’est d’ailleurs ce qui m’a décidé à emménager ici. On ne s’en lasse pas.... C’est chaque jour différent selon l’heure, selon qu’il fait beau ou qu’il pleuve, qu’il y a du vent. Tu verras... les couchers de soleil sont somptueux.

Juliette sentit comme un coup de poing à ces derniers mots d’une troublante ambiguïté. Bien que toujours retournée, elle savait les yeux de Léa fixés sur elle faisant naître au creux de son ventre un picotement qui l’électrisait.

— Je te comprends, c’est vraiment magnifique... finit—elle par dire d’une voix enrouée.
— Tu veux boire quelque chose ?
— Je veux bien, oui, répondit Juliette en se retournant enfin.
Elle reçut alors en plein cœur la clarté étincelante des yeux de Léa qui l’observait immobile avec un sourire lumineux. Un moment, elles restèrent ainsi face à face, aussi intimidées l’une que l’autre par la charge érotique qui se dégageait d’elles et les attiraient irrésistiblement l’une vers l’autre.
— Alors qu’est—ce que je te sers ? redemanda Léa pour briser le silence.
— Je ne sais pas, fit Juliette. Un jus de fruit, si tu as ?
— Orange, ça te va ?
— Parfait.

Léa se détourna et disparut dans la cuisine.

Autour de Juliette le temps sembla se remettre en marche. Elle entendit le bruit d’un réfrigérateur, puis un tintement de verres. Le fourmillement dans son ventre s’accru d’un cran à l’écoute de ces bruits pourtant anodins. Elle imaginait les mains fines de Léa qui s’activaient légères. Ses mains qui, tout à l’heure, c’était une évidence, allait se poser sur son corps, allait le caresser, le pétrir.... Juliette s’ébroua et poussa un profond soupir.

Lentement, elle s’approcha des photos qui recouvraient les murs. Elle eut un coup au cœur en constatant que la plus grande partie des photos, outre des paysages et des portraits, consistaient en des nus féminins pris dans des poses d’une éloquente suggestivité.

— Les photos, c’est de toi ? s’enquit—elle
— Quoi ? Qu’est—ce que tu dis ? Je n’ai pas entendu.
— Je te demandais si les photos étaient de toi, répéta plus fort Juliette.
— Oui, lui répondit Léa en revenant porteuse de deux verres emplis de jus d’orange, je suis un peu photographe à mes moments perdus. Tu aimes ?
— Oui beaucoup. Tu as beaucoup de talent.
— Merci. En fait c’est mon métier.... Si tu veux, je te prendrai en photo... plus tard, dit Léa sans préciser plus avant le sens qu’elle donnait à ces paroles qui eurent sur Juliette l’effet d’un coup de tonnerre.
Tout en trempant les lèvres dans le verre que Léa lui avait tendu, Juliette la regarda s’installer dans le canapé. D’un souple mouvement elle remonta ses jambes sous elle découvrant, dans le mouvement qui fit remonter haut sa jupe, de longues cuisses délicatement musclées que Juliette fixa subjuguée.
— Viens, dit—elle en tapotant le coussin à coté d’elle

Incapable du moindre mouvement, Juliette resta immobile sans arriver à dissimuler sa nervosité qui se révélait par un bref frémissement de ses lèvres, une crispation involontaire de ses mains autour du verre auquel elle semblait s’accrocher comme à une bouée de secours. Un long silence s’installa entre les deux femmes que Juliette pour sa part n’avait pas envie de rompre. Elle savait qu’au premier mot tout serait dit entre elle et cette femme chez qui se mariait harmonieusement sensualité et innocence et dont, sans doute aucun, elle était en train de s’éprendre.

— Viens, répéta d’une voix soudain plus rauque Léa, n’aie pas peur....
— Je n’ai pas peur, arriva à articuler la gorge sèche Juliette. C’est juste que....
Elle s’interrompit incapable de formuler clairement les sentiments qui l’agitaient et mettaient à bas son bel équilibre et son assurance.
— Oui ? demanda gentiment Léa pour l’inciter à continuer
— Je.... C’est la première fois que je...
Juliette s’interrompit à nouveau et toussota pour chasser le chat qu’elle avait dans la gorge. Le regard de Léa s’était fait attentif avec au fond une légère lueur de crainte informulée dans l’expectative de ce qu’allait dire Juliette
— Je veux dire que je n’ai jamais.... En fait c’est.... c’est la première fois, souffla Juliette, que je désire une femme comme je te désire... Dès que je t’ai vu hier soir, j’ai.... j’ai eu envie de toi... tu étais si belle... et... je…. je me demande où cela va nous mener... si...
Sa voix retomba piteusement.
— Je me sens si... bête, ajouta—t—elle d’un ton navré. Tu dois me trouver bien nunuche...

Portée par un élan de tendresse, Léa se releva du canapé et vint s’agenouiller devant Juliette dont elle enserra entre ses bras les hanches avant de poser ses lèvres sur le renflement du pubis d’où déjà se dégageaient les suaves effluves d’un désir incontestable. Puis elle se redressa et, plongeant les yeux dans ceux de Juliette, elle prit en coupe entre ses mains le fin visage et approcha ses lèvres de la bouche close qui n’attendait que son baiser. Quand leurs lèvres se joignirent, Juliette poussa un long soupir et ferma les paupières. Une bienheureuse excitation lui picora le vagin quand elle sentit la langue de Léa chercher la sienne et l’entourer. Sans aucune retenue, Juliette s’abandonna à l’ivresse de ce premier baiser pressant son corps affamé contre celui non moins affamé de Léa. Il lui sembla qu’un gouffre s’ouvrait devant elle mais au lieu de tomber, au contraire elle s’envolait. Un choc électrique parut traverser son corps qui la fit s’arquer quand Léa saisit à travers le tissu de sa robe l’un de ses seins et chatouilla le bout déjà roidi d’un téton avant de le pétrir délicatement entre ses doigts.

— Tu as des anneaux, souffla—t—elle sa bouche toujours posée sur celle de Juliette.
— Oui....
— C’est bien... j’aime ça.... viens...

Titubantes, incapable de se défaire l’une de l’autre, elles se dirigèrent vers le tapis moelleux sur lequel elles s’agenouillèrent face à face. Tout en continuant de pétrir le sein de Juliette, Léa posa son autre main sur son genou et la fit lentement remonter le long de sa cuisse. Envoûtée, Juliette ouvrit lentement le compas de ses jambes laissant la main poursuivre son voluptueux périple en direction de sa vulve qu’elle sentait palpiter d’impatience sous sa robe. A son tour, elle tendit ses mains et les posa sur l’épaule de Léa. Lentement, tout en frôlant du bout de ses doigts la chair frémissante d’une douceur de velours, elle fit retomber le long des bras les bretelles du léger débardeur de Léa pour découvrir les seins de la jeune femme. Un moment, elle observa les globes somptueux qui semblaient défier les lois de la pesanteur. Presque avec timidité, elle y posa ses mains s’émerveillant de la douceur satinée de la peau. Son souffle s’accéléra quand le bout des doigts de Léa vinrent heurter et caresser ses grandes lèvres imbibées d’un suc odorant puis glissèrent vers sa fente vulvaire.

— Hum.... pas de culotte.... et des anneaux là aussi... tu es pleine de surprise..., fit Léa en ramenant, avec une impudente lubricité qui enflamma Juliette, ses doigts enduits de liqueur d’abord à son nez, puis à sa bouche avant de les sucer avec ravissement.
— Hmmm, tu as bon goût aussi... fit—elle d’un ton gourmand avant de replonger sa main au creux du corps de Juliette.
Juliette lui répondit d’un feulement rauque en sentant les doigts s’enfouir dans son vagin et la fouailler puis, n’y tenant plus, ivre de désir, se jeta sur les seins de Léa. Un gémissement lui échappa quant elle prit délicatement entre les lèvres le bout dru fièrement érigé qu’elle se mit à téter avidement. Une plainte soutenue jaillit de la gorge de Léa alors que Juliette accentuait la pression de ses lèvres autour du téton l’aspirant avec délectation.
— Si on se déshabillait, proposa haletante Léa sans pour autant cesser sa caresse.
— Oui... tu as raison, souffla Juliette bouleversée de désir pour cette femme qui avait allumé en elle un brasier. J’ai envie de te voir.... de te toucher.... de te lécher.... partout.... j’ai envie… j’ai envie…..

Elle avait tellement hâte soudain d’avoir sous les yeux le corps de Léa débarrassé de ses voiles, de s’en repaître à satiété, d’en malaxer sans entrave aucune les seins, le ventre, plonger entre ses cuisses délicieuses, y poser ses lèvres affamées et avides. Fiévreuses, emplies de la même précipitation qui les faisait trembler d’impatience les deux femmes firent voler autour d’elle leurs minces vêtements. Avec une nonchalante langueur, Léa s’allongea sur l’épais tapis s’offrant en toute impudicité au regard de son amante. Avec une lenteur calculée qui serra d’émotion la gorge de Juliette agenouillée à ses pieds, elle ouvrit l’arc de ses jambes offrant le sublime spectacle de sa vulve glabre et luisante de ses sécrétions intimes d’où s’exhalait une excitante fragrance qui vint chatouiller l’odorat de Juliette. Les yeux fixés dans ceux de Juliette, Léa fit alors décrire à son bras un arc de cercle et sa main vint se poser sur ses nymphes qu’elle écarta en une invite sans équivoque.

— C’est là, dit—elle, que je veux ta langue. C’est là que je veux ta bouche... viens….....

Dans un râle de désir, Juliette se laissa tomber en avant jusqu’à ce que ses lèvres entrent en contact avec le ventre de Léa dont elles parcoururent l’étendue soyeuse, s’attardant un instant sur l’ombilic velouté avant de descendre plus bas vers l’antre intime de son amoureuse qui, sous l’avancée de la bouche vorace, se tordit de plaisir et avança, dans un geste incontrôlable, son bassin en avant tout en écartant encore davantage les jambes. Un petit jappement s’échappa de sa gorge quand les lèvres de Juliette se posèrent sur son clitoris érigé comme une verge miniature et commencèrent à le sucer comme elle l’aurait fait avec un pénis tour à tour l’aspirant et le léchant de sa langue, le mordillant doucement à la limite de la douleur. C’était si bon. Léa était si douce. Son odeur si enivrante. Son goût à la fois acidulé et sucré si exquis. Juliette sentit sa tête tourner sous tant de délicieuses excitations. Elle avait tant rêvé, depuis qu’elle l’avait vue, à cet instant où elle boirait enfin à la source de Léa.

Comme saoule de sensations, incapable de réprimer sa frénésie, Juliette, écarta précautionneusement à deux mains les grandes lèvres, engloutit dans sa bouche le sexe de Léa s’enivrant des sucs qui en dégoulinaient et enfonça sa langue au fond du vagin palpitant alors que, en même temps, faisant crier de surprise Léa, son index s’écrasait sur l’œillet secret de son amante avant de s’y enfoncer. Sous la caresse conjuguée de la bouche de Juliette et de son doigt, Léa râla de bonheur, se cabra de plaisir, s’ouvrit d’elle—même encore plus grand, se convulsa d’allégresse alors qu’un orgasme tellurique l’emportait.

Agenouillée au—dessus de Léa, Juliette admirait heureuse le corps en sueur de la jeune femme dont la respiration saccadée soulevait les seins et où elle pouvait suivre encore les derniers tressaillements du plaisir qui venait de la terrasser. Léa était vraiment superbe. Son corps à la fois plantureux et gracile aux formes tendrement épanouies était une pure merveille, une harmonie de courbes et de plats où le volume des seins contrastait à merveille avec la finesse de la taille et le rebondi des hanches. Juliette se demanda si elle arriverait un jour à se lasser de ce fabuleux spectacle qui faisait naître en elle un fourmillement de désir inassouvi. Tendrement, frémissant au contact de la peau soyeuse de Léa, elle fit glisser sa main le long du ventre plat s’émerveillant de sa douceur satinée, remonta vers les seins dont les bouts durs vinrent chatouiller le creux de sa paume. Son corps réclamait de jouir et une pulsation presque douloureuse lui étreignait le vagin qu’elle sentait couler de désir mais elle s’astreint à la patience sachant que la jouissance viendrait en son temps et n’en serait que meilleure. Que plus véhémente.

De nouveau, elle s’inclina, presque avec dévotion, vers le corps de Léa mais, cette fois, ses lèvres happèrent un des mamelons de la jeune femme qu’elle se mit à téter avec une sauvage douceur. Comme précédemment elle alterna, experte, légères léchouilles qui faisaient ronronner Léa de bonheur et mordillement qui la faisait au contraire émettre de petits cris de douleur. Juliette savait si bien cette alternance de bien—être et de souffrance propice aux plus beaux envols... Ses dents légèrement enfoncés dans la chair délicate, elle agaça du bout de la langue bien tendue le téton sensible de Léa qui se tordit d’émoi sans pour autant essayer de se soustraire à la caresse. D’une de des mains Juliette engloba le sein resté libre de Léa et referma ses doigts autour du téton tumescent qu’elle se mit à titiller, presser, pincer, rouler avec une infinie et insoutenable douceur arrachant à Léa des cri enamourés. Inexorablement, elle accrut la pression étreignant le fragile bourgeon dans un étau de feu tout en l’étirant. Là aussi, elle savait, sans qu’elle n’ait jamais pu expliquer ce mystère, que la sensation se propageait directement au clitoris et allait y allumer un nouvel incendie. Sa main demeurée libre se posa sur le bouton qu’elle s’émut de découvrir de la grosseur d’une succulente groseille et qu’elle commença à triturer à son tour. Un instant, une soif inextinguible la tenailla de plonger une nouvelle fois entre les jambes de son amante et de la boire. Mais elle se retint. Au contraire, elle accentua la caresse de sa bouche autour du téton de Léa qui, sous l’emprise de tant de sensations toutes plus affolantes les unes que les autres, vagit de béatitude alors qu’un nouvel orgasme tout aussi ravageur que le précédent l’emportait, inondant la main de son amante d’un nectar onctueux.

Le souffle encore haletant, Léa ouvrit les yeux et la regarda reconnaissante.

— Et bien dis—donc, murmura—t—elle tendrement moqueuse, je ne sais pas si c’est la première fois... comme tu as dit....mais tu te débrouilles comme une reine....

Juliette sentit une bouffée de plaisir qui lui rougit joliment les joues la submerger. Incapable du moindre mot, elle pressa la main de son amante tout en lui souriant.

— A moi maintenant, dit Léa, à moi maintenant de te faire jouir, ma douce chérie... A moi de venir te boire…

Quand le visage de son amoureuse s’encadra dans l’éventail de ses cuisses, Juliette ferma les yeux et rejeta ses bras en arrière dans un geste d’exquis abandon. Une plainte jubilatoire s’échappa de ses lèvres quand la bouche de Léa commença à s’abreuver à la source odoriférante et savoureuse qui jaillissait d’elle....

****

Quand ce soir—là Juliette rentra chez elle les joues encore rosies de plaisir, un sourire radieux aux lèvres, Thierry l’observa d’un air interrogatif. Un moment, il hésita à lui demander ce qui lui valait une mine si réjouie. Mais il s’abstint finalement de toute question et se contenta de la prendre dans ses bras et de tendrement lui faire l’amour. Il lui suffisait de savoir Juliette heureuse.

Le reste... elle le lui raconterait au moment voulu par elle et lui ferait, peut—être, il l’espérait, partager son nouveau bonheur.

Un autre jour....








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