Journal Intime (8)

Fouetté par Nadine
dimanche 1er novembre 2009
par  calingiton
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Je n’eus pas trop à patienter, car déjà le bruit des talons de Nadine sur les dalles me fit sursauter et abandonner cette torpeur lascive dans laquelle je m’étais laissé tomber. Etendu nu sur le sol surchauffé de la terrasse, je la vis sur moi, menaçante, vêtue d’un déshabillé de voile blanc transparent, très long, mettant superbement en valeur son bronzage intense. Manifestement, elle était nue dessous, mis à part un string que j’aperçus dans l’écartement des deux pans de gaze simplement noués très lâchement sur sa taille, lorsqu’elle s’accroupit devant moi pour me refixer ma laisse de chien. A croire qu’elle s’était précipitée pour me rejoindre après le moment de détente qu’elle s’était accordée seule dans son bain. Mais son visage crispé n’avait rien pour me réjouir, comme sa volonté de me traiter pire qu’un animal, en me flanquant des coups de pieds dans les reins pour me mettre debout. Son comportement brutal à mon égard n’avait absolument plus rien à voir avec l’émotion que ma rencontre lui avait inspirée sur la plage tout à l’heure. J’avais l’impression d’être en présence d’une toute autre femme, sentiment encore plus accentué par les impressionnantes mules en satin rouge dont elle s’était chaussée, la surélevant pour quasiment me dépasser en taille, quand je fus debout à ses côtés.

Elle était manifestement en rage, et me traîna brutalement jusqu’à la pergola, en me tirant derrière elle, à grands coups brutaux sur ma laisse. Déterminée, sûre d’elle et de ce qu’elle avait envisagé pour me punir, elle me fit monter pieds nus sur un petit socle en bois pour me suspendre ensuite, à l’aide de menottes, aux treillis de poutres au dessus de moi. Il ne me faisait aucun doute, qu’elle n’avait absolument pas supporté mon comportement désinvolte. Je compris qu’elle avait décidé d’affirmer immédiatement son autorité sur moi. J’étais extraordinairement étonné que cette femme si belle, pouvait ainsi se transformer en véritable virago, prête à tout. Je devinai qu’elle avait décidé de me fouetter pour me punir. Sans doute voulait-elle aussi marquer de son empreinte mon jeune corps et me montrer le pouvoir qu’elle exerçait sur moi. Je me souvins alors des paroles de son mari Roland, exigeant d’elle qu’elle lui témoigne son aptitude à soumettre le giton qu’il lui avait offert. Elle devait terriblement craindre son homme. Peut être s’était-elle retrouvée, elle aussi dans ma situation, attachée pour être fouettée. En tout cas elle montrait une certaine ardeur à satisfaire son maître.

Quand je fus solidement suspendu par mes bras écartelés, elle ôta le socle sous mes pieds, ce qui m’arracha un long gémissement qui la laissa totalement indifférente, plus accaparée à chercher ce qui lui fallait dans la panière prés de la piscine. Un moment pendu dans le vide, je réussis à retrouver le contact du sol, du bout des orteils, en étendant mes jambes au maximum. Quand elle revint enfin, tenant dans sa main un martinet aux longues lanières de cuir noir que j’avais découvert tout à l’heure avec émotion dans ses jouets, un long frémissement parcourut mon échine. Mais déjà, elle me plaçait dans la bouche un bâillon boule qu’elle boucla serré sur la nuque. La mâchoire distendue, je la regardai alors ôter son déshabillé puis son string ficelle, pour la retrouver telle que je l’avais découvert tout à l’heure sur la plage, entièrement nue. Je pris alors conscience, qu’elle était décidemment très belle, et que je la désirais du plus profond de mon être. Je n’avais jamais ressenti cela, depuis ma rencontre avec Markus. Elle dut s’en rendre compte, car elle m’enlaça, pour me couvrir le visage de baisers, ses doigts en fourrageant fébrilement mes cheveux blonds défaits. Elle aussi, semblait éperdue de désir pour moi, et notre différence d’âge n’avait pour l’un et l’autre plus aucune importance.

Puis elle m’expliqua tendrement pourquoi elle m’avait mis le bâillon. Elle ne tenait tout simplement pas à ce que tout le quartier m’entende lorsqu’elle me fouetterait. Puis elle s’écarta de moi, pour se placer à la distance voulue. Le premier coup s’abattit sur mes fesses. Je poussai un long gémissement étouffé dans mon bâillon, en me tordant dans mes entraves, perdant un court instant le contact du sol du bout de mes orteils. Elle avait frappé avec fermeté, et je sentis tous mes muscles se contracter, distendus si douloureusement par la suspension imposée. Tout mon corps se crispa, lorsqu’elle souleva de nouveau son bras assassin. Cette fois les lanières de cuir atteignirent le haut de mes cuisses. La douleur fut encore plus intense, et je me mis à souffler, cherchant ma respiration la mâchoire distendue dans cet horrible bâillon qu’elle m’avait introduit dans la bouche. Puis les coups se succédèrent, sans interruption. Très vite je perdis toute notion de temps, d’espace, concentré sur ma souffrance que je tentais, sans y arriver, de canaliser. Malgré mes contorsions désordonnées pour échapper aux morsures des lanières de cuir, les coups continuaient de tomber.

Nadine restait inflexible, malgré mes efforts désespérés pour échapper aux coups. Ne prenait-elle pas tout simplement du plaisir à fouetter ce jeune corps à sa merci ? Pourtant malgré la douleur qui continuait à m’assaillir, je trouvais dans le châtiment qu’elle m’infligeait, une excitation qui ne cessa de croitre, à l’image de mon membre tendu, prêt à exploser. Pendu par mes poignets, je n’étais plus que souffrance et plaisir mêlés, qui atteint son paroxysme lorsqu’elle me frappa à plusieurs reprises le ventre, les lanières martyrisant la chair tendre de mon jeune sexe érigé. Je me mis à geindre, à gémir, douleur et plaisir intimement mêlés. Un filet de bave s’écoulait de ma mâchoire distendue et ma respiration n’était plus qu’une succession d’halètement.

Nadine fit une pause, face à moi. Elle se mit alors à se branler, le manche du martinet, qui était en fait un impressionnant gode en latex, planté dans son ventre. Elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut au bord de l’orgasme. Elle ne voulait sans doute pas me donner le plaisir de la voir jouir. En tout cas pas de cette manière. Elle me libéra de mon bâillon, puis de mes entraves, pour m’abandonner, les jambes vacillantes, pantelant face à elle. Le temps que je retrouve mes esprits, elle s’était étendue de tout son long sur la grande table en teck du salon de jardin. Elle avait ouvert en grand ses cuisses, pour m’ordonner, le visage ravagé par l’envi perverse de s’offrir, telle une récompense, à celui qu’elle avait si durement martyrisé.
— Prend moi esclave !... Vite ! , hurla t’elle, folle d’un désir impérieux d’être pénétrée par son boy.

De voir cette femme, d’apparence si sage, de l’âge de ma mère, s’offrir de cette manière, aussi indécente fut pour moi la chose la plus obscène que j’ai vu de la part d’une femme. Impatiente, elle me promit de me jeter au chien, si je ne me pressais pas. Je reçu cette avertissement de plein fouet, sans pouvoir réagir. Les mots utilisés étaient clairs pourtant. Mais qu’entendait-elle par là ? Qu’avaient-ils donc révélé de sordide sur moi, Joyce et Etienne ? Ce couple d’amis pervers, que j’avais maintenant pour parents. Je n’osais imaginer que Nadine puisse croire toutes les horreurs qu’on aurait pu raconter sur moi. Qu’ils me donnaient à leur chien Sultan, par exemple, comme elle le laissait sous entendre ? En tout cas, c’est ce qu’elle devait s’imaginer en me lançant cette menace. Peut être que elle aussi, cela l’intéressait, et que sous ses aires de femme respectable, se cachait en vérité une véritable femme pervertie par le sexe.

Mais déjà elle me réclamait de nouveau, de manière pressante, de la prendre, en s’ouvrant les cuisses à l’équerre, à deux mains. Enragé à la seule idée qu’elle puisse me considérer comme un simple compagnon de Sultan, je la saisis violemment par les jambes, pour lui planter mon dard dans sa fente gorgée de désir. J’étais aussi capable d’être un male, et je voulais le lui prouver. Son regard sur moi, en dit long sur la satisfaction que lui procurait mon attitude brutale. Elle poussa un long râle de plaisir lorsque mon dard vint buter au fond de son ventre brulant et humide.

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