Les bienfaits du numérique

3 - Sylvie et l’oeil de la caméra
jeudi 17 mars 2011
par  Masteros
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Sylvie arriva comme chaque matin à son bureau. Elle était d’une ponctualité à faire pâlir un métronome. Comme à chaque fois, le même rituel débutait. Mise en route de l’ordinateur, saisit du mot passe et pendant que la machine s’initialisait elle se préparait du café. En attendant qu’il fût coulé, elle revenait à l’ordinateur afin d’y consulter ses courriels, prenant ainsi connaissance du travail de la journée. Toutes les directives étaient données aux employés par courriel. C’était une des mesures parmi tant d’autres qui permettaient à l’entreprise de mettre en avant le coté écologique de son fonctionnement.

Rapidement, elle parcourut l’écran des yeux afin de lire les en-têtes. Rien de bien particulier, la plus part des messages venaient soit de son supérieur direct soit de ses clients. Pourtant, son regard resta bloqué sur un sujet qui l’intrigua. « Alerte au virus Sylvia ». Elle ne comprenait pas pourquoi elle était destinataire d’un tel message. Comme elle ne faisait pas partie du service informatique, il ni avait aucune raison pour qu’elle en soit informée. Étant sur le point de l’effacer, elle se retint, mut par la curiosité. La jeune fille se décida de l’ouvrir tout de même.

Son visage rougit instantanément lorsque vit petit à petit l’image qui était en pièce jointe s’afficher. Même si le visage n’était pas visible, Sylvie se reconnut immédiatement sur la photographie. Elle était de dos, ses cheveux châtains lui couvrant la moitie des épaules. Elle ne portait pour tout vêtement qu’une petite culotte bleue, rien d’autre ne masquant son corps de sportive. Sa silhouette se découpait sur le papier peint vert pastel qui décorait les murs de son bureau, mettant en valeur sa taille fine. L’arrondi de ses hanches et le galbe de ses fesses montraient que les heures passées en salle de fitness avaient porté leur fruit.

Instantanément elle se rappela la scène. La semaine dernière elle avait travaillé plus longtemps que prévue. Elle était restée bien après l’heure de débauche habituelle. Elle se souvint que lorsqu’elle prit conscience de l’heure, elle réalisa qu’elle serait en retard à son club sportif. Pour gagner un peu de temps, Sylvie avait décidé de se changer dans son bureau.

Fixant l’écran, Sylvie se mordit la main, elle se rappela avoir lu une note interne disant que l’ensemble de l’entreprise allait être mis sous vidéo surveillance. Cette annonce avait provoqué un mouvement d’humeur parmi les employés. Aussi, la direction avait-elle décidé que le système ne serait mis en route qu’après les heures de travail. Compromis qui avait été accepté par les syndicats.

Instinctivement elle regarda la caméra qui avait été installée dans son bureau. C’était une petite sphère noire, fixée au plafond. Elle se rappela que, lors de la réunion de présentation, le technicien avait expliqué qu’elle avait une vision panoramique sur trois cent soixante degrés à fort coefficient de zoom. Elle était commandée manuellement par l’opérateur du service de sécurité.

Un bip, annonçant la réception d’un nouvel e-mail, lui fit baisser le regard vers l’écran. Ses yeux s’agrandirent lorsqu’elle y lut ; « Alerte au virus Sylvia 2 ».Aussitôt sa respiration s’accéléra tant son appréhension fut forte. Comme un automate, elle cliqua sur le message. Une nouvelle image se dessina. Sa vue fit monter une boule d’angoisse, qui lui noua l’estomac.

Elle se voyait de face, cadrée à mi-hauteur. Son visage légèrement penché sur le coté droit était barré d’un petit sourire mutin. Ses yeux clos laissaient penser à un bonheur intérieur. Mais le pire était que ses mains soutenaient ses seins comme dans une offrande à un spectateur invisible. Le rouge à ses joues redoubla d’intensité. Elle ne savait plus où se mettre. Ses jambes, comme privées de forces, fléchirent. Elle s’assit sur son fauteuil perdue dans ses pensées. Sylvie aimait bien caresser ses seins et parfois elle s’amusait à faire pointer ses tétons. Elle aimait cette impression de caresse lorsqu’ils frottaient sur l’étoffe soyeuse de son chemisier. Regardant ses seins sur l’image, elle remarqua qu’ils étaient fermes et semblables à des poires avec de petites aréoles brunes pas trop marquées. Elles les trouvaient un peu petits mais elle affichait tout de même un quatre-vingts cinq bonnet B.

Femme active, son cerveau finit par reprendre le dessus sur son abattement. Toute une mécanique finit par se mettre en action. Tout d’abord vérifier à qui le message avait été envoyé. Elle fut rassurée, étant la seule sur la liste de diffusion. Un bon point se dit-elle. La seule personne ayant pu faire ces photographies étant obligatoirement au poste de sécurité et présente ce jour comme le confirmait le deuxième courriel reçu récemment. D’un geste déterminé, Sylvie consulta l’annuaire électronique interne afin d’avoir le numéro d’appel de la sécurité.

Respirant un grand coup, elle composa les cinq chiffres sur son téléphone. Au bout de la troisième sonnerie une voix féminine lui répondit.

— Service de sécurité, Amandine Drisdand que puis-je pour vous ?

Sylvie fut étonnée, elle ne s’attendait pas à ce qu’une femme lui réponde. Tout en répondant, elle mit le téléphone sur audience afin de pouvoir écouter et parler sans avoir besoin de tenir le combiné. Elle avait en horreur cela.

— Vous êtes seule à poste ? Demanda-t-elle.

— Oui, nous travaillons par cycle de vingt quatre heures. Pourquoi cette question ? Fit la voix.

La réponse arriva si rapidement qu’un petit sourire se dessina sur les lèvres charnues de Sylvie.

— Je voudrai consulter les enregistrements de jeudi dernier. Demanda Sylvie.

— Dans quel but ? Lui demanda-t-on.

— Étant déléguée syndicale, Je désire vérifier que les enregistrements se font bien en dehors des heures de travail et surtout lorsque les employés ne sont pas présents. Comme mentionné dans la charte signée par la direction.

— Vous pouvez faire toutes les vérifications que vous souhaitez. Lui fut-il répondu. Mais, que sur les dernières quarante-huit heures. Pour le jour demandé, il est trop tard. Les bandes sont effacées.

Sylvie tiqua, ses neurones tournant à plein.

— Étiez-vous de service jeudi dernier ?

— Oui.

Le pouls de Sylvie s’accéléra un peu. Il lui fallait trouver une solution pour coincer cette garce. Car, maintenant elle était sûre que c’était cette fille qui lui avait envoyé les deux e-mails.

La voix reprit.

— Est-ce tout ?

— Non, répondit un peut trop rapidement Sylvie.

— Je viens de recevoir plusieurs emails du service informatique, êtes-vous informée d’un disfonctionnement dans le routage ?

— Non, chaque message est envoyé correctement sans aucune erreur. Vous étiez bien destinataire de ses messages. Lança Amandine ironiquement. Puits, elle poursuivit. Ceci, afin de vous faire prendre conscience de ce qui pourrait arriver si, vous ne respectiez pas les consignes.

— Les consignes ? Quelles consignes s’étonna Sylvie.

— Celle de la charte d’utilisation des équipements informatique de l’entreprise. Si vous voulez je vous les envoie.

— Oui, répondit un peu bêtement Sylvie.

Un instant passa puis Sylvie entendit le bip caractéristique de réception et vit s’afficher sur son écran. « Alerte au virus Sylvia 3 ». Elle valida le message et lut.

— Retirez votre petite culotte, tout de suite !

Cette simple phrase la fit sortir de ses gonds, elle ne put s’empêcher d’insulter sa correspondante. Après plusieurs invectives, Sylvie finit par reprendre le contrôle d’elle-même.

C’est alors, qu’elle entendit Amandine lui dire calmement.

— Je vous rappelle que, toutes les conversations téléphoniques sont enregistrées. Aussi je vous conseille de vous calmer. Il serait dommage que cette conversation arrive aux oreilles de la direction, vous n’y êtes pas à votre avantage. Maintenant reprenez votre calme. De mon côté, je vais considérer qu’il ne s’est rien passé. Je vous conseil de prendre votre temps et, de bien appliquer dès maintenant les consignes de sécurité informatique que je vous aie envoyée.

Tout allait trop vite pour Sylvie, elle se sentait piégée pour la deuxième fois. Devait-elle obéir ou se révolter ?. Le simple fait de se poser la question lui fit comprendre qu’elle était potentiellement prête à le faire. Mais non, il ne fallait pas. Sa décision prise, elle répondit.

— Il est hors de question de faire cela !

— Comme vous voudrez, entendit-elle. Je vais envoyer à la direction le film de jeudi et l’enregistrement de cette conversation. À vous d’en assumer les conséquences.

Le filet venait de se refermer sur elle. Sylvie savait qu’elle ferait ce qui lui était demandé, mais elle ne pouvait accepter d’être vaincue si facilement.

— J’ai toujours su faire face. De toutes façons l’enregistrement montrera vos manigances et c’est vous qui, au final, allez avoir des problèmes.

Un rire cristallin fut le début de la réponse qu’elle entendit.

— Sylvie, êtes vous si ignorante des possibilités de l’informatique ? Bien évidemment avant de donner l’enregistrement audio j’aurai pris soin d’enlever tous les passages compromettants. Maintenant exécutez-vous !!

Le ton impératif et le vouvoiement firent l’effet d’un claquement de fouet dans l’esprit de Sylvie. Son corps avait déjà compris qu’elle était battue. Ses tétons se mirent à gonfler et à durcir alors qu’une envie sourde commençait à se développer entre ses cuisses. Elle se leva et se vit comme en arrière-plan remonter sa jupe mi-longue sur ses cuisses, marquer un temps d’arrêt puis, le plus rapidement possible attraper l’élastique de sa culotte et la faire glisser le long de ses jambes, pour finalement se redresser l’étoffe à la main.

— C’est bien Sylvie dit Amandine d’une voix douce.

Tout en dissimulant la culotte dans un tiroir de son bureau, Sylvie se rendit compte que sa tourmenteuse pouvait la voir.

— Vous avez activé la caméra ?

— Bien sûr, se ne serait pas amusant sinon. Lui fut-il répondu.

— Vous êtes vraiment une salope, ne put s’empêcher de dire Sylvie.

— Tsss, pas de gros mots. Pour la peine, tu vas me montrer ton minou.

En entendant ces mots, le visage de Sylvie s’empourpra. Son corps réagit une fois de plus étant hors contrôle de la volonté de la jeune femme. Elle se rendit compte que ses seins lui faisaient mal, temps ils étaient gonflés de désire. Une fois de plus elle agit comme une spectatrice. Ses mains saisirent le bas de sa jupe, lentement elle la remonta d’un mouvement régulier jusqu’à dévoiler son ventre. Par défi, elle fit face à la caméra.

Depuis le centre de contrôle, Amandine avança la main vers une manette semblable à un joystick. D’un mouvement de son poignet, elle fit tourner la caméra. Puis, appuyant sur le bouton du manche, elle effectua un zoom avant. A présent, elle avait sur son écran, pratiquement en gros plan, le sexe de la commerciale. Lorsqu’elle vit les grandes lèvres gonflées, les petites ouvertes laissant apercevoir un clitoris sorti de son capuchon, un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle était certaine maintenant d’avoir fait le bon choix, cette fille avait un caractère de soumise. Il faudra juste la guider afin qu’elle puisse s’épanouir dans la soumission.

Amandine se dit qu’elle devait avancer un pion supplémentaire.

— Caresse-toi ma belle, offre-moi ton plaisir. Lança-t-elle curieuse de la réaction.

Sur l’écran, elle vit une main couvrir le pubis puis seuls l’index et le majeur continuèrent le jeu. Tout d’abord en plongeant plusieurs fois dans le vagin afin de se couvrir de cyprine. Liqueur qu’ils déposèrent sur le bouton d’amour. Alors une valse commença, composé de rotations et d’étirements du clitoris. Entièrement à son application, Sylvie s’assit sur son fauteuil, passant sa jambe gauche sur l’accoudoir. Ne se rendant certainement pas compte de la position impudique qu’elle prenait. Rien de son intimité, de ses fesses et de son anus n’étaient cachés au regard d’Amandine.

Tout en ne lâchant pas l’écran des yeux, Amandine sortit son téléphone portable, composa un numéro. Elle n’eut pas longtemps à attendre.

— Marion ma chérie, comment vas-tu, dit-elle.

— Bien ma belle, mais je suis assez pressée, je dois me rendre chez Lord Mac Ferty pour une soirée.

— Je pense avoir découvert une nouvelle fille pour nos soirées.

— Vraiment ? Es tu certaine qu’elle acceptera ?

— Ho oui, elle se caresse devant moi.

Sur l’écran de contrôle, les doigts menaient une folle sarabande autour du clitoris. L’anus de Sylvie s’ouvrait et se fermait spasmodiquement. Le vagin luisait tant il était humide. Tous ces symptômes annonçaient la montée imminente d’un orgasme. Soudainement les doigts s’immobilisèrent et un long cri retentit, confirmant la jouissance de Sylvie.

— Rectification, elle vient juste de jouir.

— Occupe-toi d’elle et lorsque tu penseras qu’elle est prête, présente-la-nous. Je dois filer. Baisers, ma douce.

Amandine referma puis rangea son téléphone. Elle fit faire un zoom arrière à la caméra. L’image qui apparut lui enleva tous ses doutes.

Glissant de son fauteuil, Sylvie se retrouva à genoux, une main entre les cuisses, le souffle court et rapide. Ses yeux dirigés vers la caméra, elle semblait attendre la suite des événements.

PRECEDENT .............................................................. A Suivre




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Commentaires

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lundi 23 mai 2011 à 15h24 - par  Yam

Bonjour,

Je découvre à l’instant que les commentaires ne sont pas réservés aux abonnés. J’attends moi aussi avec une impatience croissante la suite de cette excellent série, j’espère que vous ne renoncerez pas juste par manque de réactions.
Cordialement.

Logo de Rêves de femme
lundi 16 mai 2011 à 09h18 - par  Rêves de femme

Je trouve néanmoins dommage pour les très nombreux lecteurs (plus de 3800) de votre récit de les laisser ainsi en plan même si, effectivement, ils ne font pas, systématiquement, part de leur impressions. En tout cas, j’aimerais bien , moi aussi, avoir le plaisir de lire la suite de cette histoire dont j’apprécie aussi bien l’originalité que le style d’écriture .

Site web : La galerie de RdF
dimanche 15 mai 2011 à 17h54

Merci pour vos encouragements. Ce n’est pas le manque d’imagination qui m’arrête mais le manque de réaction des lecteurs. Je m’attendais à plus d’interactivité entre "écrivains" et lecteurs. Bien à vous.

dimanche 15 mai 2011 à 12h27

Je passe de temps en temps sur Rêves de Femme en espérant voir apparaître le quatrième volet de cette série, de loin la meilleure du moment. J’espère que l’auteur est encore inspiré pour la suite.

vendredi 18 mars 2011 à 11h46

C’est un tres bon début et j’attend la suite qui je le crois ne manquera pas de piquants.

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