7- L’Hétaïre

Chapitre 7 - Rien ne vaut l’exemple
samedi 5 mars 2011
par  herpin
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Satisfaite de voir ainsi Florence progresser sur le chemin de la dépravation, Madame tint à la féliciter pour les progrès accomplis.

— Toutefois, ajouta-t-elle, il ne suffit pas que tu puisses consentir aux assauts les plus fougueux et les plus pervers ; il faut aussi que tu saches prodiguer à tes maîtres d’un jour les étreintes qu’ils sont en droit d’attendre d’une parfaite débauchée. Si je ne doute pas de ton talent et de ton engouement pour les amours saphiques, je pense qu’il te faut progresser dans l’art des caresses et des attouchements que les hommes ne manqueront pas de te réclamer. As-tu une grande pratique de la fellation ?

— Heu…non..pas vraiment.

Cette simple évocation fit rougir Florence au souvenir de la seule fois où elle avait cédé aux exigences d’un de ses camarades. Écœurée à l’idée de devoir absorber le membre qu’il présentait devant sa bouche, elle avait entouré le sexe de ses mains, ne laissant dépasser que l’extrémité du gland, sur lequel elle avait promené une langue timide, tout en masturbant le dard. Tentant d’oublier l’odeur de musc qui s’en dégageait, elle n’avait pas pris garde à la montée du plaisir chez son partenaire, aussi avait-elle été surprise par le jet de sperme qui avait soudain envahi sa bouche. Toussant et crachant, elle avait en vain tenté de se dégager. La maintenant solidement de ses mains appuyées sur sa nuque, le garçon avait fini de déverser le flot de sa jouissance sur son visage avant de l’abandonner, satisfait, indifférent à ses larmes qui se mélangeaient aux gluantes trainées. Dégoutée par cette triste expérience, elle s’était bien gardée par la suite de la renouveler. Aussi dut-elle concéder qu’elle ne possédait pas la moindre pratique dans ce domaine.

— Je m’en doutais, mais rassure-toi, nous allons immédiatement combler ce manque de connaissance. Vois-tu, il arrive qu’au cours de soirées un peu animées, la vigueur de ces messieurs soient quelque peu défaillante ; aussi afin de pallier la faiblesse passagère des participants, et de ne pas décevoir leurs partenaires, je propose les services de quelques étalons bien montés et surtout infatigables. Me doutant que tu allais avoir besoin de t’exercer, j’ai prié deux de ces messieurs de bien vouloir prêter leur concours à tes travaux pratiques. Yasmina, voudrais-tu aller chercher nos amis, ils doivent être impatients d’être présentés à notre ravissante jouvencelle.

Si le ton employé par Madame était volontairement policé, il n’avait nullement rassuré Florence qui avait bien compris que sous peine d’être à nouveau fouettée, elle allait devoir se livrer à ces caresses buccales qui lui répugnaient tant. La seule idée de devoir prendre en bouche ces sexes la remplissait de dégoût, aussi est-ce pleine d’inquiétude qu’elle vit revenir Yasmina encadrée de deux hommes, jeunes, athlétiques et totalement nus. Ils s’avancèrent très décontractés et souriants, en direction de Florence, certains de l’effet que leur virilité fièrement arborée, n’allait pas manquer de provoquer chez l’adolescente. De fait, celle-ci ne pouvait détacher son regard de ces sexes dardés qui se balançaient, menaçants. Leur rigidité et leurs mouvements oscillants les faisant ressembler à deux cobras dressés, prêts à frapper un invisible adversaire. Elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était celle qui allait tenir le rôle de l’innocente proie livrée sans défense à ces prédateurs. Hypnotisée, elle entendit à peine Madame lui intimer l’ordre de s’agenouiller devant les deux hommes. S’étant exécutée, elle se retrouva dans cette posture humiliante, le visage à hauteur des deux membres. Alors qu’elle s’attendait à voir ceux-ci forcer le dérisoire barrage de ses lèvres, elle fut soulagée de s’entendre accorder un répit.

— Non ma chérie… ne sois pas si impatiente… ces deux merveilleux sexes ne sont pas pour toi, du moins pas tout de suite. Regarde tes deux camarades…vois comme elles savent bien s’y prendre…observe-les…après, ce sera ton tour.

Obéissant à cette injonction, les deux jeunes femmes prirent place aux pieds de l’un des deux hommes. Sans plus attendre, Sabrina se saisit des lourdes bourses, les soupesant, les faisant rouler entre ses doigts. De son côté, Yasmina laissa courir ses ongles tout le long de la colonne de chair, griffant légèrement la peau, s’amusant des soubresauts de la verge. Alors que sa compagne pressait plus fermement les couilles, elle referma ses doigts effilés autour du sexe. Ayant observé un bref instant d’immobilité, comme pour mieux assurer sa prise, elle fit coulisser le délicat manteau de peau vers l’arrière, découvrant le gland violacé. Ramenant sa main vers l’avant, elle le recouvrit à nouveau, pressant au passage le sensible bourrelet. Agrémentant ses allers et retours d’un mouvement de rotation, elle entreprit une lente masturbation, amenant si cela était encore possible un surcroit de raideur du membre. Sabrina pour sa part avait libéré les bourses sans les abandonner pour autant, puisque s’étant approchée, elle avait entrepris de lécher les couilles, les flattant de sa langue, les prenant en bouche, les inondant de salive. Soumis à ce double traitement, l’homme faisait des efforts manifestes pour se contrôler et pour freiner la montée de son plaisir. Seule une respiration plus haletante trahissait la tension qui s’était emparée de lui. Jugeant ces préliminaires suffisants, les deux jeunes officiantes vinrent poser leurs lèvres à la base de la colonne de chair, de part et d’autre de celle-ci ; la parcourant lentement, elles progressèrent le long de la tige jusqu’à venir buter contre le bourrelet, leurs bouches soudées ne laissant dépasser que le gland qu’elles entreprirent de flatter de leurs langues, le recouvrant, le faisant disparaître entre leurs lèvres pour le libérer l’instant d’après, luisant de salive. Avec un regard de connivence, les deux jeunes femmes se partagèrent alors la tâche ; Sabrina joua un instant à pointer sa langue dans le méat, comme pour y pénétrer, puis entourant l’énorme champignon de ses lèvres, elle progressa lentement, faisant disparaître le membre dans sa bouche déformée par l’important volume du sexe qui l’envahissait. Ayant absorbé une bonne moitié de la verge, elle s’immobilisa, laissant Yasmina venir enserrer de ses doigts la portion du membre qui dépassait des lèvres de sa compagne. Harmonisant leurs efforts, elles s’animèrent ; pendant que Sabrina déglutissait lentement, laissant ressortir le dard luisant, Yasmina faisait coulisser vers l’avant le manteau de peau jusqu’à venir buter sur le gland, avant de repartir vers l’arrière, entrainant la délicate membrane, pendant que sa compagne enfournait à nouveau le sexe. Soumis à cette double attaque, l’homme ne songeait même plus à dissimuler le plaisir qu’il prenait à cette caresse. Gémissant, projetant son pubis à la rencontre de la bouche gourmande qui progressait toujours plus loin le long de sa verge, il sentait monter le flot de son désir. C’est le moment que choisit Yasmina pour lui porter le coup de grâce ; sans délaisser le sexe qu’elle continua à masturber d’une main, elle dirigea son autre main entre les fesses de l’homme ; ayant atteint l’anus, elle propulsa brusquement son index dans le fondement du mâle. Sous cette nouvelle sollicitation, celui-ci se rendit dans un râle. Rugissant, il se propulsa vers l’avant envahissant encore plus la bouche accueillante dans laquelle il déversa des flots de semence. Constatant la jouissance de leur bienheureuse « victime », Yasmina vint au secours de son amie, recueillant de sa langue les trainées de sperme que la fellatrice ne pouvait contenir, et qui s’écoulaient sur son menton. Son éjaculation achevée, l’homme se retira, présentant son membre à Yasmina, l’invitant à le nettoyer de sa langue, ce qu’elle ne refusa bien sûr pas de faire ; après quoi, visiblement satisfait de la prestation buccale dont il venait de bénéficier, il s’éloigna, ayant rempli l’office pour lequel il avait été prié de venir.

Si Florence avait suivi avec étonnement la double fellation, surprise par l’audace des caresses et par le plaisir que les deux officiantes avaient semblé prendre, elle fut encore plus stupéfaite de voir Yasmina se coucher sur le dos attirant vers elle sa camarade, comme pour l’embrasser ; lorsque les deux visages ne furent qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, Sabrina desserra les lèvres, laissant s’écouler la semence qu’elle avait soigneusement conservée, évitant de déglutir, afin d’en faire profiter son amie. Visant soigneusement, elle guida les filaments glaireux jusqu’à la bouche largement ouverte de Yasmina ; alors seulement les deux bouches se rejoignirent, les lèvres se soudant en un baiser passionné. Aux mouvements qui animaient les joues, on devinait le ballet des langues jouant l’une avec l’autre, mélangeant la semence masculine avec leur propre salive, s’en délectant, échangeant la délicieuse mixture, avant de l’avaler avec un sourire extatique.

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Commentaires

Logo de Crabou
mercredi 9 mars 2011 à 13h48 - par  Crabou

Woouuww. Voilà une fellation comme j’aimerais en recevoir plus souvent

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