La Maison

2
dimanche 6 novembre 2016
par  Hakor
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Marine ouvrit les yeux sur un noir d’encre. Elle mit plusieurs secondes à se souvenir pourquoi elle se sentait si misérable et si endolorie. Elle chassa les souvenirs autant qu’elle le put. Inutile de ruminer sur le passé. Il fallait se préparer à la suite, y survivre.
Quelque chose bougea auprès d’elle. Son corps se tendit comme un ressort dans un mouvement de recul involontaire et son crâne heurta ce qui devait être une paroi de pierre en émettant un choc sourd, brouillant sa vision de flashs lumineux.

— Non, non, calme-toi, fit une voix féminine près d’elle. C’est fini, tu ne risques rien.
A tâtons, Marine parvint à prendre une position assise. Ses jambes rencontrèrent un corps chaud alors qu’elle tentait de les allonger et elle les replia convulsivement contre elle.

— Tout va bien, reprit la voix. Je m’appelle Ellen. Je suis ta compagne de cellule. Et toi ? Quel est ton nom ?

Se remémorant les menaces de Maîtresse Eva, Marine garda les lèvres closes.

— Tu peux parler sans crainte… L’interdiction n’est valable qu’en dehors des cellules.
Marine hésita. Était-ce un test ? Cependant… cette compagne providentielle qu’on lui offrait… une personne à qui se confier peut-être ? Pour ne pas devenir folle… pas tout de suite du moins.

— Marine… Je m’appelle Marine.

— Ravie de te rencontrer. Je regrette que ce soit dans de telles circonstances.
Un silence passa.

— Il t’a fait mal ? demanda soudain Ellen.

Marine releva la tête surprise cherchant en vain à discerner son interlocutrice dans les ténèbres.

Comme elle ne répondait pas, l’autre précisa :

— Le Maître masqué ? Il t’a fait mal ?

Marine se tendit. Quelle question ! Alors quoi ? Cette fille imaginait-elle qu’elle ait pu prendre du plaisir à être violée ? Et comment était-elle au courant ?

— Oui…

Elle ne trouva rien d’autre à répondre avant d’éclater en sanglots.

Un corps chaud se glissa près d’elle et des bras l’enlacèrent. Elle se laissa aller à se maigre réconfort.

— Là… C’est fini, dit doucement Ellen. Tu ne le reverras plus jamais. Il ne s’intéresse qu’à la virginité des nouvelles.

— Il y en aura d’autres…

— Bien sûr ! Mais tu le savais en acceptant le collier.

Marine porta la main à son cou trouvant le cuir bien serré contre sa peau. En effet, elle était là de son plein gré. Mais jamais elle n’avait imaginé que ce puisse être aussi horrible.

— La suite sera pire, reprit Ellen après un moment. Je ne te mentirai pas. On ne s’y fait jamais totalement et puis… ils ne manquent jamais d’imagination quand il s’agit de nous utiliser. Mais au bout d’un moment, tu arriveras à te retirer quelque part en toi-même le temps que cela passe. La douleur… on y survit.

Cette fois le silence se prolongea un long moment. Les bras d’Ellen retenaient toujours Marine contre elle. La brunette pouvait presque entendre les battements du cœur de sa compagne entre ceux du sien. Elle sentait son souffle chaud sur sa joue.

— Pourquoi il fait aussi noir, demanda Marine.

— Il fait nuit dehors… au matin, ils allumeront les lumières. Ça ne devrait plus tarder d’ailleurs. Tu es restée inconsciente longtemps.

En effet, un peu plus tard, une lumière vive envahit la cellule, éblouissant Marine qui mit plusieurs secondes à recouvrer la vue. Les murs, le sol, le plafond étaient crème. On devinait une porte sur un des côtés. Marine compris vite qu’il lui serait impossible de tenir debout dans cet espace et probablement aurait-elle à peine la place de s’allonger complétement. En tout cas pas sans se tenir tout contre Ellen si celle-ci désirait en faire de même. Cette pensée ramena Marine à la jeune femme serrée contre elle.

Ellen avait le cheveux noir, coupé court. Elle souriait à Marine découvrant des dents parfaitement blanches et alignées. Mais le sourire ne gagnait pas ses yeux sombres qui restaient durs, résolus à endurer quoi qu’il lui soit réservé. Son corps était menu mais ferme contre elle. Avec une peau basanée, indienne peut-être.

— Il faut que tu saches Marine, dit-elle. Ce n’est pas pour rien que nous partageons notre cellule. Enfin, pas juste pour un problème de place ou quelque chose de similaire. Nous ne correspondant ni l’une ni l’autre à leur critère de beauté. C’est pourquoi, ils vont nous utiliser ensemble. Deux esclaves un peu moins belles que les autres pour le prix d’une.

Esclave… le terme sonnait bizarrement prononcé à haute voix. En parfait décalage avec la réalité… et pourtant, esclave, Marine l’était bel et bien. Et elle l’était devenue de son plein gré.

— Que vont-ils nous faire ? demanda-t-elle.

— Je ne sais pas, répondit sa compagne. Enfin pas exactement. Ils ne manquent jamais d’imagination. Enfin, avant tout, on aura droit à la douche et au petit-déjeuner.

Les jeunes femmes restèrent ensuite silencieuses jusqu’à ce que la porte de la cellule s’ouvrit latéralement en produisant un bruit métallique qui fit sursauter Marine.
Sans attendre, Ellen s’extirpa de la cellule et Marine la suivit. Deux des femmes en noirs, leur matraque à la ceinture, les attendaient dans le couloir. Docilement, Ellen leur tourna le dos et leur présenta ses poignets joints qui furent menottés sans un mot. Marine décida d’imiter sa compagne pour éviter des ennuis supplémentaires. Partout dans le couloir, le même spectacle se répétait. Les propriétés de la Maison étaient jeunes pour la plupart, certaines ne devant avoir qu’une vingtaine d’années tandis que les plus âgées dépassaient à peine les trente ans.

Elles étaient blondes, brunes, rousses. Souvent grandes et possédant une poitrine avantageuse. Elles sortaient seules de leur cellule, mais quelques couples à l’image d’Ellen et Marine apparaissaient également.

Chaque esclave avait sa gardienne attitrée qui les dirigèrent en bonne ordre le long du couloir jusqu’au hall circulaire où Marine ne put s’empêcher de lorgner vers l’ascenseur qui menait à la surface.

On les fit entrer en rang dans une longe salle carrelée et une à une on attacha à l’anneau de leur collier une chaîne qui pendait du plafond. Puis les gardes se munir de tuyaux et la douche commença.

Le jet d’eau chaude et savonneuse surprit Marine qui retint à grand peine un juron. Mais il y eut fort peu d’exclamations. Ce rituel semblait familier à la plupart des femmes. Ellen s’était contenté de fermer les yeux et Marine aurait presque juré qu’elle prenait un certain plaisir à ce traitement.

Quand les gardiennes estimèrent leur prisonnière suffisamment propre, elles déclenchèrent un jet d’eau froide pour les rincer. Le choc de température coupa le souffle de Marine qui respirait déjà difficilement d’avoir reçu tant d’eau en si peu de temps. Puis les gardiennes sortirent, verrouillèrent la porte et une soufflerie se déclencha que les femmes supportèrent presque stoïquement.

Une fois tout le monde séché, on revint les libérer de la chaîne et on les entraina à nouveau dans le couloir jusqu’à une nouvelle pièce. Une cantine à juger des tables des bancs disposés en rang. Les esclaves s’assirent docilement, les mains toujours menottés et quand on leur présenta un bol de ce qui ressemblait à un porridge bon marché, elles y plongèrent la tête sans hésiter et commencèrent à manger.

Marine observa ce spectacle croyant rêver… Elle n’était pas la seule, mais les quelques jeunes femmes qui comme elle ouvraient des grands yeux étonnés étaient très minoritaires. Puis Marine capta un regard insistant d’Ellen et compris. Elle se fit violence et commença à manger. Juste à temps semblait-il car les dernières retardataires furent vertement réprimandés et on leur promit une punition exemplaire.

Ce n’était pas si difficile… il suffisait d’oublier la notion de dignité… Des larmes amères roulèrent des yeux de Marine, mais elle continua à manger la bouillie tiède directement dans le bol. Elle ne voulait savoir à aucun prix quel genre de punition on infligeait aux rebelles dans ce lieu.

Le repas se termina et chaque gardienne vint récupérer sa proie. Cette fois, les prisonnières furent dispersées à la sortie, prenant des directions différentes sous le commandement des femmes en noires toujours aussi muettes. Celle qui escortait Marine lui passa un chiffon sur la bouche pour nettoyer les restes de gruau et l’entraina en compagnie d’Ellen vers le hall puis dans le couloir où Marine avait perdu sa virginité la veille.

Heureusement, on ne les fit pas entrer dans la même pièce. Bien qu’elle fût tout aussi dépouillée et blanche. Il y avait là un unique siège sur lequel était assis un homme de forte carrure totalement nu. Il devait avoir une quarantaine d’année et commençait à se dégarnir sur les tempes. Il ne dit pas un mot tandis que les gardiennes forçaient Ellen et Marine à s’agenouiller entre ses genoux écartés.

Marine comprit avec horreur ce qu’on attendait d’elle quand Ellen se pencha pour s’emparer à pleine bouche du pénis de bonne taille qui pendait encore flasque devant leur nez. D’un discret coup de hanche, Ellen encouragea Marine à l’imiter et sentant le regard des gardiennes sur son dos, la brunette obtempéra en réprimant son dégoût.
Elle se pencha à son tour et se mit à lécher les parties du sexe qu’Ellen n’avait pas en bouche. La manœuvre était complexe. Ellen la gênait dans ses mouvements et le goût salé du sexe de cet inconnu lui donnait des haut-le-cœur. Mais elle insista, trop terrifiée à l’idée de désobéir. Une fellation ce n’était rien finalement. Tout plutôt que de sentir à nouveau ses entrailles déchirées comme la veille.

Bientôt, l’inconnu réagit à ces stimulations et son sexe se fit dur et gonflé sous la langue de Marine. Alors Ellen le lui passa pour qu’elle puisse le prendre dans sa bouche à son tour. A présent incapable de cesser malgré toute la répugnance qu’elle s’inspirait à elle-même, Marine avala le manche de chair autant qu’elle le put puis le relâcha pour que sa compagne puisse faire de même.

L’homme restait silencieux et immobile dans son siège tandis que les deux jeunes femmes s’affairaient sur son sexe. D’abord la caresse expérimentée de la jeune indienne, puis l’imitation maladroite de la brunette et ainsi de suite.

Ellen sentant la fin proche se permit de monopoliser la verge quelques instants, pompant dessus aussi vite qu’elle le pouvait, l’avalant presque jusqu’à la garde. Soudain, l’homme la repoussa sans ménagement pour attraper la tête de Marine à deux mains et lui fourrer son sexe dans la bouche jusqu’au fond de sa gorge.
Marine en fut si surprise qu’elle n’eut même pas le réflexe de se débattre. Avec horreur, elle sentit un liquide brulant lui remplir la gorge tandis que l’homme grognait de satisfaction. Il ne la relâcha pas pour autant et elle fut contrainte d’avaler la semence sous peine d’étouffer.

Satisfait l’inconnu la repoussa sans ménagement et fit signe aux gardiennes d’emmener les deux jeunes femmes.

On releva Marine sans douceur et on la fit sortir dans le couloir. Contrairement à ce qu’elle espérait, la journée ne faisait que commencer. En compagnie d’Ellen, elle dut offrir une fellation à six hommes supplémentaires avant qu’on ne consente à les raccompagner à leur cellule. A la fin, Marine flottait dans un état second, le goût du sperme emplissant sa bouche, envahissant son nez et sa gorge.

Ellen semblait à peine mieux, ayant eu elle aussi à gouter plusieurs jets de semence. A bout de souffle, poisseuses et malheureuses, on les abandonna dans leur cellule en leur libérant enfin les mains de ces menottes qui s’étaient depuis longtemps faites douloureuses.

Marine s’assit dans son coin, ramena ses genoux contre elle et se laissa aller à sangloter.

A SUIVRE



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Commentaires

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lundi 7 novembre 2016 à 14h06 - par  pipo

manque d’action resultat attendu allez quelque chose d’original

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