Fantasme pour Rêves de femme -2

La surprise
samedi 5 juillet 2008
par  Perverpeper
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Il n’y a point de passion plus égoïste que la luxure
D. A. F. Marquis De Sade.

Chapitre 2

La surprise

Sans ajouter un mot, la femme blonde quitte la pièce, me laissant seule avec la petite soubrette. Dès le départ de sa patronne, celle-ci s’est redressée et a entrepris, avec dextérité, d’ôter mes entraves. Elle a parfaitement discerné ma détresse et cherche à me rassurer en me parlant avec douceur, dans un langage étonnamment familier, qui tranche avec celui qu’elle employait devant sa patronne

« "T’inquiètes", Madame est une femme géniale. Dans quelques jours, tu la supplieras pour rester avec elle. »

« Tu es folle ! Comment peux-tu… »

« Chuuut ! fais gaffe ! Y-a plein de micros et de caméras ici. Elle peut savoir tout ce qui ce passe ici. Tais-toi et obéis-moi au doigt et à l’œil, sinon faudra que je te punisse. Surtout, ne cause que si je te le demande et ne me fais pas répéter. »

Lisette a laissé un de mes poignets attaché à la table. C’est avec soulagement que quitte cette position inconfortable. Assise au bord de la table, je contemple les bracelets de cuir qui enserrent mes extrémités. Chacun d’entre eux est pourvu d’un anneau solidement fixé son intérieur est revêtu d’une doublure en fourrure qui préserve ma peau. Cette marque de protection me rassure.

« Tiens bois un coup. »

Elle me tend un grand verre d’eau.

Tandis que je me désaltère, elle s’active dans les placards et revient vers moi en poussant un petit chariot à roulettes encombré d’ustensiles. Avec des gestes traduisant une grande expérience, elle enduit les marques de cravache rougissantes qui ornent mon corps d’une pommade fraîche qui me picote un moment avant de me procurer une étonnante sensation bienfaisante.

« Ça va te faire du bien. Dans deux jours, peut être trois, on n’y verra plus rien. »

Elle me masse longuement le ventre d’un mouvement circulaire très sensuel, énonçant ses consignes d’une voix assurée :

« Penche toi en arrière… Tourne-toi… Avance… »

Puis elle s’agenouille entre mes jambes et procède de même avec mes cuisses. L’odeur de ma culotte imprégnée d’urine me fait honte mais son nez, à proximité de mon entrejambe me procure une sensation étrange. Cela ne semble pas la rebuter et je finis par m’abandonner à ses soins salvateurs.

« Hmmm !!! Tu sens la pisse. » chuchote-t-elle. « J’adore ça. » Continuant son massage langoureusement, elle avance la tête et hume longuement ma culotte. Mon dieu, quelle impression bizarre. Mes pointes de seins sont plus dures que jamais.

« Écarte les jambes et surtout, pas un geste. » Rajoute-t-elle, d’une voix presque imperceptible. Elle pose délicatement sa langue sur le bas de ma culotte et la fait remonter, très lentement, en épousant le tracé de mon sexe. Je sursaute et c’est avec toutes les peines du monde que je parviens à rester immobile. Je ressens comme une décharge électrique me traverser le ventre.

« Ça aussi, tu t’y feras… » Dit-elle, énigmatiquement, en se redressant et me fixant de ses adorables petits yeux verts encadrés de taches de rousseur. Elle est vraiment très jolie. Sa bouche s’entrouvre et, avec un petit gloussement de plaisir, elle me donne un petit coup de langue sur le nez.

« Tu sens ? »

Abasourdie, je ne sais quoi répondre. Elle contourne la table.

« Couche toi sur le dos. »

Elle dépose une noisette de pommade sur chacun de mes tétons et sur mon nombril. La fraîcheur du produit me fait frissonner. La caresse de ses mains est délicieuse. Le produit s’étale facilement et ses doigts glissent sur mes seins, étirent mes pointes et se déplacent sur mon ventre en une caresse exquise.

Petit à petit, mon plaisir recommence à monter lorsqu’elle s’interromps pour aller se laver les mains.

« Maintenant, faut que t’ailles prendre ta douche. »

Elle me tend un collier en cuir, muni de plusieurs anneaux, et m’ordonne de le boucler autour de mon cou.

C’est plus fort que moi, je m’offusque : « Mais c’est un collier de chien !!! »

Son regard inquiet me fait comprendre que j’ai fait une bêtise. Elle regarde un coin du plafond avec appréhension. J’entrevois une petite caméra.

« La ferme, idiote, tu veux qu’elle nous corrige toutes les deux ? » Son visage exprime une réelle anxiété. « Je t’ai dit de causer que quand je te le demande… » Rapidement, elle saisit une chaîne d’un bon mètre de long et l’attache au collier avant de le placer, d’autorité, autour de mon cou. Puis elle réunit mes poignets dans mon dos et les fixe par leurs anneaux.

« Suis-moi. » Me dit-elle d’un ton ne souffrant aucune contradiction.

Elle saisit la laisse et m’entraîne par le cou, à sa suite. L’infirmerie borde un long couloir que nous suivons pendant un long moment. Cette fille est vraiment un "modèle réduit". Je ne suis pas très grande, mais malgré ses escarpins à talons aiguilles, elle reste plus petite que moi.

D’une démarche assurée, elle me précède dans une pièce ressemblant à une douche collective qui me rappelle celles du gymnase de mon lycée. Elle est entièrement recouverte du même carrelage blanc que "l’infirmerie". Trois pommes de douches pendent sur le mur du fond et le sol, en pente douce, est équipé de plusieurs bondes d’évacuation. Dans un coin, une cuvette de W.C trône de façon incongrue. D’un geste rapide, elle me détache.

« Allez, grouille-toi de te déshabiller et refile-moi ta culotte. »

Elle tend le doigt et désigne le coin du plafond sur lequel j’aperçois une autre caméra. Effrayée à l’idée de commettre un impair, j’obéis.

Elle me désigne une douche. « Mets toi là. » Dit-elle en tendant la main pour me prendre ma culotte et la glisser dans son tablier. Puis, elle accroche mes poignets à un crochet situé au-dessus du pommeau.

L’eau a un effet merveilleux sur ma peau. Elle est délicieusement chaude et je me délasse en profitant au maximum de l’instant.

« Pour le collier, si jamais madame t’a entendue, nous allons passer un mauvais quart d’heure, regarde ! »

Elle dégrafe son corsage et l’abaisse sur ses épaules, dévoilant un ventre plat et des seins minuscules striés de marques violacées dont certaines sont encore boursouflées.

« Y-a deux jours qu’elle m’a corrigée. » Elle se retourne et m’exhibe son dos dans un état encore plus désastreux. « Et je te montre pas le reste… Si jamais elle me dérouille encore, va falloir que je reste couchée pendant au moins une semaine. Tu piges ? »

Bouche-bée, je replonge dans le cauchemar. Une telle cruauté... J’ai l’impression de ressentir ses brûlures. Mon estomac se révulse. Je suis au bord de la nausée.

« Tourne toi que je te passe du savon ! » m’ordonne-t-elle en se rajustant.

Peu à peu, le contact de ses mains ravive mon excitation. « Le devant maintenant. » Elle me savonne de la tête aux pieds. Dieu que ses mains sont douces. « Écarte les jambes. » Toute pudeur abolie, je la laisse œuvrer sur mes parties intimes. Dieu que c’est bon. Le savon rend le contact avec ses doigts très agréable.

« C’que tu es poilue. Va falloir raser tout ça. » Elle m’explore, me manipule comme si j’étais un objet de plaisir. Cette sensation troublante exacerbe mon plaisir. Elle s’amuse un moment avec mes pointes. Elle les étire entre le pouce et l’index en les tordant délicatement avant de m’abandonner subitement pour me détacher.

« Ok, maintenant le lavement… Fais gaffe, t’as intérêt à te laisser faire. Si on est trop longues… » La menace reste en suspend.

Un lavement ? Je croyais ce procédé barbare relégué dans les oubliettes de l’obscurantisme depuis le siècle dernier.

« Est-ce que tu veux aller aux toilettes avant ? » Me demande-t-elle en me réunissant à nouveau les poignets sur les reins.

Cela fait un nombre incalculable d’heures que je n’ai pas pu me soulager. Au comble de l’humiliation, toujours nue, je dois m’asseoir sur le W.C, les mains attachées dans le dos, devant cette fille, sans aucun rempart pour ménager ma pudeur. Ces évènements, tous plus fous les uns que les autres, se sont succédé à un tel rythme que cette position avilissante ne me choque pas autant que je l’aurais cru. L’idée du lavement m’inquiète. Un tas de questions me brûle la bouche, mais, par peur des sanctions, je n’ose pas les poser.

Cette posture dégradante me bloque un peu et j’ai du mal à me laisser aller. Après ce qui me semble une éternité, J’ai les joues en feu lorsque retentissent les bruits honteux que produisent mes intestins en se libérant. Les cuisses serrées à bloc, tétanisée par la honte, je me vide, les yeux fixés sur le sol. Enfin soulagée, je n’ose me relever, attendant bêtement assise sur la cuvette.

Pendant ce temps, elle prépare ses instruments.

« T’ as fini ? »

Rouge pivoine, j’acquiesce de la tête. Elle me fait signe de me lever. Je m’exécute en m’empressant de tirer la chasse d’eau.

« A genoux » m’ordonne-t-elle. « Penche-toi en avant et écarte les cuisses au max. »

Mortifiée, j’obéis avec toutes les peines du monde.

« Appuie tes épaules sur le sol. »

Je me prosterne, face à la cuvette des toilettes. Le contact avec le carrelage froid et humide me rafraîchit quelque peu.

Elle s’est placée derrière moi. Son doigt glisse le long de mon intimité pour séparer mes chairs. « Écarte tes fesses à deux mains. » J’ai l’impression de vivre un rêve éveillé. La position inconfortable a mis mes pointes de seins en contact avec le sol. Je les sens frotter par terre tandis qu’elle me nettoie méticuleusement avec un linge humide. Soudain, son doigt s’appuie au centre de mon anus. « Détend-toi et écarte-toi plus. » L’intrus effleure longuement ma petite corolle. « Moi, j’adore qu’on me le fasse. » Elle s’amuse quelques instants avec le bout de son ongle avant de me pénétrer lentement. Involontairement, je crispe mes muscles intimes. « T’entends ? Faut te détendre si tu ne veux pas que je te fasse mal. » Étonnamment, La douleur redoutée n’est pas au rendez-vous. Je fais mon possible pour lui faciliter le travail. Après quelques rotations, son doigt finit par pénétrer complètement. Elle effectue quelques allers-retours avant de ressortir, provoquant une sensation de vide qui me frustre. Encore une fois, mon corps me trahit. À croire que finalement, toutes ces humiliations contribuent à mon plaisir.

« Maintenant, la canule. T’inquiètes, c’est une petite. Reste détendue. »

Au même moment, l’objet pénètre mon anus. Elle a dû me lubrifier car je ne sens aucune résistance. Juste une impression d’avoir à nouveau besoin de me vider… Puis le liquide m’envahit… Je me crispe. L’absence de différence de température avec mon corps rend l’opération peu sensible. Seulement une sensation bizarre dans mon estomac, l’impression d’avoir pris un repas trop copieux. Je sens la peau de mon ventre se tendre. Pendant une éternité, l’opération se prolonge.

« Voilà, ça y est. » Dit-elle en retirant la canule. « Mets-toi vite sur les WC et pousse pour évacuer tout. Ne te retiens pas, sinon tu vas avoir des crampes. » Elle m’aide à me relever et me guide jusqu’à la cuvette.

Visiblement, elle sait de quoi elle parle. J’ai à peine le temps de prendre place sur le siège, tant l’urgence de restituer le liquide me presse. Je m’abandonne honteusement à mon soulagement. Le bruit horriblement obscène me fait à nouveau rougir jusqu’aux oreilles.

Elle répète deux fois l’opération avant de me nettoyer définitivement.

« Voilà, t’es propre comme un "sou neuf" » me dit elle en riant, tandis qu’elle range son matériel. « Y a plus qu’à te faire belle et on va pouvoir rejoindre Madame. » Heureuse d’avoir subi l’épreuve avec succès, je la suis docilement jusqu’à l’infirmerie.

****

Pas un instant, les souvenirs de ma "vie passée" ne sont venus me hanter. Une facette de ma personnalité que je ne connaissais pas auparavant vient de m’être révélée…

Elle me fait patienter et sort une chaise gynécologique et un petit fauteuil montés sur roulettes d’un grand placard. Je m’y installe avec quelque appréhension, tandis qu’elle prépare son matériel. Cette fois ci, le petit chariot contient tout un nécessaire digne d’un institut de beauté : Produits de maquillage, de coiffure et de manucure. Un bol rempli de mousse à raser et un rasoir à l’ancienne composé d’une longue lame et d’un manche avec une articulation pour le plier après usage. Vêtements et chaussures sont soigneusement pliés et rangés sur une étagère en bas du chariot.

Distraitement, j’ai placé mes pieds dans les étriers. Elle place le petit siège rembourré entre mes jambes, et s’assoit, le visage à hauteur de mon sexe.

« Pour commencer, faut couper tous ces poils. Si Madame en trouve un seul, je vais déguster… » À l’aide d’une paire de ciseaux, elle éclaircit le plus gros de ma toison, ne laissant qu’un lit de poils courts. Puis, elle humidifie mon pubis et l’enduit de mousse. À mon regard inquiet, elle répond : « J’ai l’habitude, tu sais. C’est moi m’occupe du corps de Madame. » Ses yeux brillent d’un éclat trouble qui trahit plus que de la fierté. Visiblement, cette petite bonne lubrique est folle amoureuse de sa patronne. Malgré moi, je dois reconnaître que, moi aussi, je trouve cette femme sévère très séduisante. Elle dégage un charme et un magnétisme presque obsessionnels.

Lisette sait s’y prendre. D’un geste aérien, elle étale la mousse avec précision, effleurant délicatement mon pubis. De petits frissons délicieux me parcourent le bas-ventre.

« Tu verras, c’est vachement agréable comme sensation. Au début, ça chatouille un peu, mais on s’y fait très vite. » Ses gestes me font penser à ceux de l’esthéticienne chez laquelle ma mère m’a amené l’année dernière pour me faire épiler les aisselles et le maillot avant de partir en vacances. Mis à part le fait que ce n’est pas de la cire qu’elle utilise.

Le rasoir me picote légèrement quand il s’accroche dans les poils récalcitrants avant de les trancher. Je ne peux m’empêcher de tressaillir.

« Surtout bouge pas, je risque de te couper. »

L’idée d’être blessée à un tel endroit me paralyse. Je n’ai aucune difficulté à rester immobile comme une statue, lui laissant tout le loisir de mener son travail à bien. Ensuite, elle me fait avancer mon bassin et écarter mes fesses en ramenant mes genoux sur ma poitrine. L’indécence de cette position me donne l’impression que la chaleur de la pièce est montée d’un cran. J’ai les joues en feu et je garde les yeux fixés obstinément sur le plafond. Quelques coups de rasoirs ont tôt-fait de venir à bout des rares poils qui ornent mon anus. Un petit coup de langue mutin entre mes fesses complète son travail.

« Voilà, c’est fini. » Dit-elle en passant son doigt au cœur de mon intimité. « Ben dis donc, t’es complètement trempée. » Comble de la honte, elle agite devant mes yeux, son index humide. « Ça se voit que t’aimes ça petite cochonne. » Ajoute-t-elle en le mettant en contact plusieurs fois avec son pouce, s’amusant des fils gluants qui s’étirent entre ses doigts.

Je ne sais plus où me mettre. Cette situation humiliante m’excite. Quelle déchéance… Avec un petit sourire vicieux, elle glisse le doigt entre ses lèvres et le suce longuement, en me fixant droit dans les yeux. La température devient intenable.

Elle me rince à l’aide d’un linge humide, et effectue la même opération sous mes aisselles. Puis, elle m’enduit d’une crème parfumée, qu’elle étale doucement sur mes parties imberbes. « Te voilà aussi nue qu’à ta naissance. » Dit-elle avec ce petit sourire qui me trouble tant. Ses doigts font merveille entre mes cuisses pour faire pénétrer la crème. Enfin elle me saupoudre de talc. « Ça va diminuer la brûlure du rasoir. Tu devras toujours être impec de ce côté. Quand j’ai connu Madame, une fois, j’ai eu le malheur d’oublier quelques poils. Elle m’a attachée sur cette chaise et me les a arrachés à la pince à épiler… Je te promets que j’ai dégusté. Après ça j’avais plus envie de recommencer. » Dit-elle, les yeux dans le vague, comme si ce souvenir la rendait nostalgique.

Une légère irritation me chauffe l’entrejambe, procurant une sensation de démangeaison plutôt agréable qui porte mon excitation à un nouveau stade. Décidément, cette petite soubrette me fait aller de surprise en surprise. C’est parfaitement détendue et confiante, que je m’abandonne à ses soins. Elle me coiffe, manucure mes pieds et mes mains, avant de me maquiller soigneusement.

« Ça y est. » Me dit-elle en mettant une dernière touche de fard sur mes joues. « Attends de te voir dans une glace. Tu m’en diras des nouvelles. » Son sourire radieux met en évidence les ravissantes petites taches de rousseur qui encadrent son minois. Elle m’a fait une paire de couettes très serrées qui me tirent un peu les cheveux. Mes lèvres et mes pointes de seins sont teintées d’un rouge à lèvres très clair. « T’es à croquer. Madame sera contente. » Ajoute t-elle en se dirigeant vers un lavabo pour se laver les mains.

Dieu que cette fille est jolie. Sa courte jupe noire, recouverte par son petit tablier blanc, met en évidence des jambes gainées de soie noire, admirablement galbées et rehaussées par des escarpins noirs à talons aiguilles qui affinent sa silhouette. La coiffe blanche qui orne sa tête lui donne un air coquin qui l’embellit plus encore.

« Bon, maintenant faut t’habiller. » Dit-elle en consultant sa montre d’un œil inquiet. « Magnons nous, il ne reste que quelques minutes. »

Sa remarque me ramène sur terre. « Quelle heure est-il ? Et quel jour sommes-nous ? »

« Chut, Sandrine. Fais gaffe. Tu ne dois parler que si t’es interrogée. » Puis, en se penchant vers mon oreille, elle ajoute en chuchotant « Ca va bientôt être midi, Madame nous attend pour la demie. Faut qu’on se magne. »

Mon cerveau ne fait qu’un tour. Midi… Cela fait donc près de 24 heures que je suis retenue captive ici… Je prends alors conscience de la faim qui me tourmente. Le plus discrètement possible, je chuchote « est-ce que je pourrais avoir un verre d’eau s’il vous plaît ? »

Sans répondre, elle détache mes poignets, attrape dans un réfrigérateur une bouteille sans étiquette et m’en sert un grand verre. « Bois, ça va te faire du bien. » Je suis assoiffée, ma gorge est sèche. Je me désaltère avec délices.

« Bon, la tenue maintenant. Tends la jambe droite. » Elle a saisi une paire de bas noirs et entreprend de me les enfiler. Le contact soyeux du tissu me fait frissonner en glissant sur ma peau. Elle procède avec minutie et lisse le nylon à l’aide de ses deux mains pour le positionner. « La couture doit être en plein au milieu et bien droite. » Dit-elle en me passant le deuxième bas.

Les escarpins sont les mêmes que les siens, bien que les talons soient un peu moins hauts. Ils sont neufs et l’odeur de cuir verni qu’ils dégagent est plutôt agréable. Je constate avec étonnement qu’ils sont parfaitement à ma taille.

« On fait la même taille. » Me dit la petite bonne. « Madame trouve que mes pieds sont super, Je parie qu’elle va adorer les tiens. »

Elle m’attache le porte-jarretelles autour de la taille et me fait lever pour tendre le tout. « Surtout, pas de plis, y a rien de plus moche. »

C’est la première fois que je porte ce genre de sous-vêtements. Un sentiment très puissant de féminité s’empare de moi. C’est comme si ces vêtements encadraient mon sexe imberbe pour mieux le mettre en valeur. Je me sens belle et désirable. Secrètement, l’espoir de plaire à la patronne de Lisette me traverse l’esprit.

Elle me fait revêtir un corsage blanc identique au sien et, à mon grand étonnement, en attache les pans dans mon dos à l’aide d’un élastique à cheveux de la même teinte que mon rouge à lèvres. Aucun bouton n’est fixé et ma petite poitrine dénudée semble surgir du vêtement, offerte.

« Parfaite ! t’es parfaite ! » Dit-elle en se reculant pour m’admirer. « Est-ce que tu vas pouvoir marcher sans te casser la figure ? » Me demande-t-elle, soudain inquiète.

Le compliment me va droit au cœur. Je me sens belle… Désirable. Je lui réponds fièrement. « Je pense que ça va aller. » J’ai déjà été en boîte de nuit avec ce genre de talons et je n’ai aucun doute sur mes capacités à me déplacer ainsi vêtue. Curieusement, l’indécence de ma tenue ne me choque pas.

Elle s’accroupit à mes pieds et réunit mes bracelets de cheville à l’aide d’une chaînette longue d’une trentaine de centimètres tout au plus. « Faudra faire des tous petits pas si tu veux pas tomber. »

Puis, saisissant la poignée de la laisse, elle me demande d’ouvrir la bouche et sort ma culotte souillée de la petite poche de son tablier. « J’imagine que tu ne vas pas aimer ça mais… » D’autorité elle me l’enfonce entre les lèvres. Le dégoût est plus fort que moi, je fais brusquement un pas en arrière, manquant de tomber lorsque la chaîne reliant mes chevilles se tend.

Elle tire sèchement sur la laisse pour me rapprocher d’elle. « Fais gaffe, ne m’oblige pas à te corriger. » Dit-elle en présentant à nouveau le sous-vêtement devant ma bouche.

Au bord de l’écœurement, j’obtempère. Ma soumission m’effraie. « C’est bien Sandrine, Madame sera contente. Surtout, quoi qu’il arrive, garde la dans ta bouche tant qu’elle t’aura pas autorisé à l’enlever. » Cette fois ci, je dois supporter non seulement l’odeur mais aussi le goût salé et amer de mon urine.

Elle consacre quelques instants à la mise en place en place de la culotte, veillant à ce qu’une toute petite partie dépasse de mes lèvres. L’humiliation exacerbe les sentiments contradictoires que je ressens au plus profond de mon être. « Le plus délicat sera de ne pas la tacher avec ton rouge à lèvres. » Le plus délicat, c’est vite dit… On voit bien que ce n’est pas elle qui subit cette humiliation… Quoique… Elle serait capable d’aimer ça…

Le souvenir des marques sur son corps me fait frissonner. Elle fixe mes poignets dans mon dos et, sans lâcher la laisse, prend quelques pas de recul pour me dévisager. Ses yeux glissent sur moi de la tête aux pieds, appréciant son travail avec délectation.

« Je t’envie. » Me dit-elle. « T’as un corps splendide. » Une petite flamme de jalousie perce dans son regard. « Madame va t’adorer. » Ajoute-t-elle avec une petite pointe de regret dans la voix.

****

« En route. » Elle pivote sur ses talons et me tire vers le couloir. Ma démarche est malaisée, je dois veiller à faire de tous petits pas, sous peine de tendre la chaînette qui relie mes pieds et perdre l’équilibre. Le claquement de nos talons accompagné par le cliquetis du métal résonne dans mes oreilles.

Bientôt, nous passons devant la salle de douche et continuons à progresser lentement le long de l’interminable couloir. Une succession de portes closes de part et d’autre me fait penser à un hôtel. Lorsque enfin, nous en franchissons l’extrémité, la différence de température me donne la chair de poule. Une double porte vitrée qui doit servir de sas s’est ouverte automatiquement sur notre passage.

Nous sommes dans un hall octogonal, d’environ six mètres de largeur, dont la hauteur de plafond est impressionnante. Les murs entièrement recouverts de miroirs donnent une illusion de profondeur impressionnante.

Lisette fait une halte et me fixe à travers un miroir. « Alors, qu’est-ce que tu penses de mon travail ? » L’air ahuri, je contemple mon reflet dans la glace. Je sais déjà à quel point les talons affinent ma silhouette et c’est surtout mon visage qui me trouble. Cette fille a des talents dignes de la meilleure des esthéticiennes. Sans voix, je m’approche pour contempler son œuvre.

Les couettes m’ont fait rajeunir de quelques années, mon pubis imberbe me rappelle le début de mon adolescence. Je ressemble à une petite fille trop vite sortie de l’adolescence. Le maquillage discret souligne le bleu de mes yeux qui contraste comme jamais avec mes cheveux noirs comme l’ébène. Jamais je ne me suis trouvée aussi désirable.

Un instant, je songe à cette émission télévisée que je regarde de temps à autre, dans laquelle les gens se font "relooker". L’effet est saisissant. Je comprends mieux la surprise qu’ils peuvent éprouver lorsqu’on leur révèle leur nouveau physique. Mes couettes me rappellent l’héroïne d’une série télévisée dont j’ai oublié le nom.

La fraîcheur de la pièce à rendu mes pointes de seins douloureuses, tant elles sont tendues. Ou bien est-ce l’excitation car, au même moment, une chaleur sournoise progresse dans mon entrejambe.

Grâce au jeu de miroirs, je peux contempler mes petites fesses bien rondes, mises en valeur par les bas noirs. Le collier de cuir qui m’entoure le cou, mes petits seins dressés dont les pointes sont dardées, les entraves qui me lient les chevilles et mes bras liés dans mon dos me donnent un aspect très pervers.

Un instant, mes yeux croisent ceux de la petite soubrette qui me regarde avec convoitise. Seule ombre au tableau, ma bouche légèrement déformée par la petite culotte qui dépasse un peu entre mes lèvres sans pour autant, nuire à ma beauté.

« Allez, c’est pas tout ça… » D’une petite claque sur les fesses, elle interromps ma rêverie. « Faut pas faire attendre Madame. »

Et nous reprenons notre progression et franchissons une nouvelle porte vitrée, située en vis-à-vis de la précédente, commandée elle aussi automatiquement. Un nouveau couloir entièrement recouvert de moquette s’étire devant nous.

La demeure est réellement immense. De riches tableaux représentant tous des nus de femmes, réalisés par les plus grands maîtres ornent les murs, eux aussi, tapissés de moquettes. Petit à petit, je m’habitue à la nouvelle température. Sur la droite, une clarté, presque éblouissante, illumine le couloir. Il s’agit d’une salle de réception de plusieurs dizaines de mètres carrés, entièrement bordée de grandes baies vitrées donnant sur un parc paysager. Au milieu de la pièce, j’entraperçois une table, gigantesque, toute en longueur pouvant accueillir plusieurs dizaines de convives. La patronne de Lisette doit être milliardaire.

Petit à petit, je m’habitue à mes entraves, ma démarche est devenue plus assurée et je redoute beaucoup moins de trébucher. Patiemment, Lisette m’a fait progresser jusqu’à ce que nous atteignions le bout du couloir en forme de T. Nous tournons à droite.

« Souviens toi bien, faudra parler que si on t’interroge. » Me dit Lisette. « Quand nous serons devant elle, t’attendras à genoux, les yeux par terre. Attention ! ne fais rien pour la contrarier. »

Quelques mètres plus loin, elle ouvre silencieusement une porte sur la gauche et me fait pénétrer dans une nouvelle pièce au moins aussi vaste que la précédente. On dirait un salon ou un grand bureau. C’est meublé avec beaucoup de goût. Sur notre droite, quatre canapés en cuir d’angle forment un coin au milieu duquel un poteau se dresse jusqu’au plafond. Une paire de bracelets en cuir y pend, suspendue par des chaînes fixées en hauteur. Tandis qu’à gauche, un bureau équipé de plusieurs écrans d’ordinateurs trône. Devant le bureau, plusieurs fauteuils sont disposés, comme s’ils attendaient de recevoir de la clientèle.

« Vous voilà enfin ! » Je sursaute. « Nous avons bien failli vous attendre. » Une femme rousse, aux cheveux très courts, se lève en nous apostrophant. Sa tenue, du même cuir que le canapé, m’a empêché de la remarquer en entrant. « Madame vous attend au bord de la piscine, hâtez vous un peu petites mollassonnes. »

Désemparée par l’accueil, j’interroge Lisette du regard. Elle a baissé les yeux et s’est raidie sous l’attaque verbale. Les baies vitrées sont grandes ouvertes et un léger courant d’air me donne la chair de poule malgré la température estivale.

Lisette tire sèchement sur ma laisse et m’attire vers l’extérieur. Surprise par son mouvement, je trébuche en reprenant difficilement mon équilibre.

« Lisette ! » Nous-nous immobilisons toutes les deux. « Joli travail. »

« Merci Christelle. Je suis contente que ça vous plaise. » Sans plus attendre, elle tire de nouveau sur ma laisse et sort sur la terrasse. Après m’avoir conduit un peu plus loin vers la droite, hors de vue de la femme, elle me chuchote à l’oreille : « C’est Christelle. C’est le chauffeur de Madame et des fois… » Sa voix est tellement basse et je suis obligée de me pencher vers elle pour comprendre ce qu’elle dit. « Des fois, c’est elle qui donne les punitions… Méfie toi d’elle, c’est une vraie peau de vache. Elle est complètement givrée, une fois, elle m’a torturé avec un briquet. C’était horrible, j’ai eu des cloques pendant plusieurs jours. Faudra que tu la vouvoies. Appelle la par son prénom et ne la regarde jamais dans les yeux… » L’avertissement me fait froid dans le dos. Nous reprenons notre progression.

La terrasse donne sur une pelouse parfaitement tondue, entièrement bordée de grands arbres la dissimulant à tout regard indiscret. Nous longeons la maison profitant de son ombre. La chaleur du soleil est torride et la démarche de Lisette s’est légèrement accélérée. Je peine à la suivre lorsque nous quittons le sol ferme de la terrasse pour traverser la pelouse et nous diriger vers le coin de la maison.

****

Enfin, nous débouchons sur une nouvelle aile du bâtiment. Une autre terrasse ombragée donne sur une magnifique piscine aux dimensions olympiques. Je distingue trois femmes étendues au bord de l’eau. Madame est allongée sur le ventre, entièrement nue. Son corps, étonnamment jeune, aux courbes parfaites gît, nonchalamment abandonné à la caresse du soleil. Deux jeunes femmes, l’une, aussi brune que l’autre est blonde, sont agenouillées au pied de son "transat", nues, elles aussi. Leurs yeux sont bandés et chacune s’affaire sur l’un de ses pieds.

Je ne comprends pas tout de suite à quelle activité elles se livrent, mais soudain… Mes jambes s’amollissent. Un instant, j’ai l’impression qu’elles vont se dérober sous mon poids. Le sang quitte mon visage et je dois faire un gros effort pour ne pas m’écrouler par terre. Ces deux jeunes femmes ne sont autres que mes deux amies : Syl et Ghis… Elles ont les mains dans le dos et toutes deux lèchent abondamment, je devrais dire amoureusement, les pieds de Madame.

Un petit son s’échappe de ma bouche à travers mon bâillon, vite réprimé par une secousse sèche sur ma laisse.

La petite bonne tire la chaîne vers le sol pour me rappeler à mes obligations. Je m’agenouille humblement, tandis qu’elle m’abandonne pour s’approcher de sa patronne et lui chuchoter quelques mots à l’oreille.

La blonde n’esquisse pas le moindre geste. Elle semble écouter sans y prêter attention les paroles de sa servante. Une fois son rapport terminé, celle-ci se redresse et vient s’agenouiller de l’autre côté de sa Maîtresse, face à moi. Elle a croisé les bras dans son dos et regarde le sol, à quelques dizaines de centimètres devant ses genoux. Nous attendons le bon vouloir de Madame, dans un silence religieux qui n’est entrecoupé que par les pépiements des oiseaux et les bruits de succion que produisent mes deux copines. Cette femme a vraiment un corps splendide, pas une once de graisse ou de peau flasque ne trahit son age. Ses fesses musclées et rondes, sans être lourdes sont bronzées intégralement. Elle garde sa position, semblant profiter avec délices de l’hommage que Sylvie et Ghislaine rendent à ses pieds gracieusement offerts.

Nous devons patienter ainsi pendant une bonne demi-heure. La chaleur du soleil est difficilement supportable. Ma transpiration ruisselle sur mon front et entre mes seins sans que je puisse rien faire pour l’empêcher. Ma salive, qui tout à l’heure imbibait abondamment ma culotte souillée, commence à me manquer. Une soif terrible me torture. Enfin, après une éternité, Madame daigne se retourner, interrompant mes deux copines. Elle consulte l’heure indiquée par un petit réveil placé sur une petite table près d’elle.

« C’est bien Lisette, tu es en avance. J’espère que tu n’as pas bâclé ton travail. » Son ton froid laisse planer une menace implicite. « Va me chercher un rafraîchissement s’il te plaît. » Dit-elle en désignant son verre vide.

« Bien Madame. »

« Alors, qu’avons-nous là ? »

Je n’ai pas oublié la consigne. Je fixe les dalles de la terrasse quelques centimètres devant moi. Cela ne m’empêche pas de distinguer le mouvement qu’elle fait pour me contempler. « Continuez, les filles, c’était très agréable. Je sens ses yeux m’évaluer de la tête aux pieds comme un maquignon avec son cheval. Mes deux copines ne se le font pas répéter. Elles s’empressent de reprendre leur tâche humiliante avec un plaisir non dissimulé.

Mon cerveau fonctionne à cent à l’heure. Comment est il possible que les filles se soient retrouvées dans cette situation. Sont-elles ici contre leur volonté ? Sont-elles complices de cette femme ?


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