Après-midi champêtre

La dalmatienne
vendredi 22 avril 2022
par  Christine Arven
popularité : 2%
27 votes

Blottie sur l’exigu siège arrière du pick-up, Clara se laissait bercer par le balancement du véhicule. La laisse accrochée au collier qui ceignait son cou était étroitement attachée à un montant de l’auto, l’obligeant à se maintenir dans une position semi-allongée inconfortable, les jambes repliées contre son ventre. À l’avant, Stéphane et Anne, le couple qui l’avait prise en charge pour l’après-midi, devisaient tranquillement entre eux, mais Clara ne les écoutait pas vraiment et du regard fixait distraitement le paysage qui défilait, gagnée par une douce torpeur.
La veille, Arnaud, son Maître, lui avait ordonné de se tenir prête à 14 h 30 précise.
—  Stéphane et Anne, tu sais ce couple de dominateurs qui fabrique des martinets que nous avons rencontré lors de notre dernière soirée au donjon de Patrick, viendront te chercher, l’avait-il informé. Tu te rappelles que j’ai demandé à Stéphane de m’en confectionner un… pour toi ma chienne chérie… En guise de paiement, il m’a finalement proposé de te confier à eux deux après-midi. C’est un marché équitable, tu ne trouves pas ? Puisque ce martinet t’est destiné, il me semble normal que tu en acquittes le coût… Cela sera en nature !
À ces mots, Clara avait dévisagé son Maître d’un regard incrédule et elle avait senti ses joues s’embraser d’humiliation. Le fait qu’Arnaud l’utilise telle une monnaie d’échange l’avait glacée. « Comme une pute que l’on vend ! » avait-elle songé le cœur étreint d’amertume. Elle n’en revenait pas d’avoir été l’objet d’une transaction aussi sordide où elle était ramenée au rang de simple marchandise que l’on pouvait troquer à sa guise. Le visage empourpré sous l’affront, elle avait jeté un regard désapprobateur à son Maître, la gorge trop nouée, pour arriver à proférer le moindre mot.
Les yeux mouillés de larmes, elle l’avait écouté continuer totalement insensible à sa détresse :
—  Tu devras leur obéir comme tu m’obéirais. C’est compris ? Sans rechigner ! Je te laisse le choix de ta tenue. Seul impératif, elle doit te laisser, bien évidemment, facilement accessible. Bien sûr, ma Nickie, n’oublie pas ton collier et ta laisse ! Je compte sur toi pour te montrer digne de ma confiance à te confier à eux et pour ne pas les décevoir… Et, surtout, pour te conduire comme la bonne chienne que tu es !
Comme à l’accoutumée, après un bref mouvement de révolte, plus pour la forme que par véritable conviction, Clara avait, la mort dans l’âme, acquiescé. De toute façon, elle n’avait pas le choix ! Pour être tout à fait sincère, elle ne pouvait ignorer l’excitation qui avait fait battre plus rapidement son cœur à la perspective de ce que son Maître exigeait d’elle. Arnaud lui offrait la possibilité de concrétiser ce fantasme moult fois ressassé, mais soigneusement caché, de la putain qui vend ses faveurs. Toutefois, l’idée que ce fantasme allait basculer dans la réalité l’affolait quelque peu.
—  Mais Maître, cela ne te gêne-t-il pas qu’un autre que toi use de moi en ton absence ? lui avait-elle néanmoins demandé. Tu m’as pourtant dit vouloir garder pour toi l’exclusivité de mon corps.
Arnaud l’avait observée un bref moment, pensif. Bien sûr, l’idée qu’un autre que lui use de sa chienne en son absence ne lui plaisait qu’à moitié. Nickie était SA chienne qu’il aimait d’un amour sincère. Mais il devait casser en elle les dernières traces de rébellion. Qu’elle comprenne, une bonne fois pour toutes, qu’elle n’avait d’autre choix que de lui obéir ! Il devait aussi faire taire en lui ce sentiment de tendresse, de plus en plus prégnant, qu’il ressentait envers Clara. Combien de fois avait-il dû se faire violence pour ne pas se laisser émouvoir par la confiance totale qu’elle lui témoignait et, plus encore, par ses yeux embués de larmes et ses gémissements ? Mais ce sentiment n’avait pas lieu d’être dans leur relation. Ou, du moins, ne devait pas être montré. Il se contenta donc de rétorquer :
—  Ce que je pense ne te regarde pas. Ce que j’attends de ma chienne c’est qu’elle m’obéisse sans émettre la moindre objection ! Compris, Nickie !
Clara s’était tue, domptée.
Après tout, Arnaud avait raison. Elle était à lui et, à ce titre, elle lui devait obéissance. LIRE LA SUITE



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Commentaires

Logo de de Perry
samedi 23 avril 2022 à 17h28 - par  de Perry

Chère Christine,
aucune déception. Au contraire, je suis certain que le lecteur, comme moi, prend grand plaisir à lire ce récit champêtre. Stéphane et Anne s’occupent parfaitement des seins de Clara (prénommée Laura en haut page 12, une réminiscence ?), puis après de son cul. Ca se lit bien, avec autant d’intérêt que de plaisir. De quoi faire patienter l’amateur de Laura. Bien amicalement, Sylvain.

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samedi 23 avril 2022 à 11h17 - par  Rêves de femme

Cher Henic, comme vous le savez j’ai parfois la tête dans les étoiles...:-) J’ai tout bonnement oublié de charger le fichier complété. C’est maintenant chose faire. Bonne lecture.

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vendredi 22 avril 2022 à 18h02 - par  Henic

Je n’ai pas réussi à accéder à la suite du texte : il n’y a pas d’« Après-midi champêtre » dans la liste des textes de Christine, et celui nommé « La Dalmatienne » n’a pas le même contenu.