2 - L’intérimaire

jeudi 9 octobre 2008
par  asmodee
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Chapitre 2

Mon travail me plaisait, c’était varié, je voyais du monde et mon patron était non seulement un beau gosse, il était aussi adorable… enfin c’est ce que je croyais au bout d’une semaine dans ses bureaux..

Chaque soir je repartais avec une pile de livres érotiques que je dévorais avant de me coucher . Ces lectures me faisaient de l’effet et j’en venais à avoir envie d’être à la place de toutes ces femmes soumises, je rêvais même que Michel m’initierait à ces pratiques. J’étais certaine que cela faisait partie de sa vie.

Un matin, il me convoqua dans son bureau

— J’attends un de mes auteurs favoris en fin de journée, vous mettrez de l’ordre dans les bureaux, vous commanderez quelque chose chez le traiteur et vous préparerez l’apéritif dans le salon pour 17 heures. Après cela vous pourrez vous en aller.

— Vous n’avez pas besoin que je fasse le service,

— Non on se débrouillera seuls

Je mourais de curiosité, l’ancienne secrétaire m’avait dit que lors de certaines réceptions, elle devait faire le service, pourquoi pas moi ? J’y pensais tout au long de la journée. A 16 heures, tout était prêt, Michel m’envoya ranger des documents au galetas, porte de droite, avait-il précisé. Je m’exécutais, mais quel démon me fit ouvrir la porte de gauche … certainement celui qui l’avait laissée entre ouverte. Je pénétrais dans une pièce aménagée comme dans les livres que j’avais lu tout au long de la semaine. J’examinais le mobilier prévu pour attacher quelqu’un, je passais ma main sur le cuir des canapés, je vis sur les étagères des plugs, des gods, des pinces … et évidemment ce qui devait arriver arriva j’entendis la voix de Michel dans mon dos :

— Alors, encore en train de désobéir, je t’avais dit la porte de droite !
Ce tutoiement soudain me fit frémir, je me dirigeais immédiatement vers la porte et repris mes paquets pour les poser dans le local de droite, garni d’étagère. J’étais écarlate et je n’osais rien répondre. Michel me prit par le bras assez durement

— La prochaine fois que tu fais une bêtise de ce genre tu goûteras à ceci.
Il brandit un martinet et l’agita sous mon nez.

— Excusez-moi Monsieur, je vous promets de ne plus faire de bêtises.

— Ce serait dommage… pour moi !

Je descendis l’escalier quatre à quatre et me retrouvais en face de l’auteur attendu. Il était accompagné d’une femme très belle. Je restais sans voix en les regardant tous les deux : elle était entièrement nue, les mains attachées dans le dos, des pinces décoraient ses tétons, elle portait également un collier et une laisse, l’autre bout de cette laisse étant dans la main de l’homme qui l’accompagnait. Elle ne semblait pas gênée de se trouver face à moi alors que moi je ne savais pas ou regarder. L’homme appela Michel qui apparut en haut de l’escalier.

— Tu avais dit que l’on serait seuls, présente-moi donc ta nouvelle secrétaire.

— Je te présente Miss Curieuse

— Ah enchanté, moi c’est Daniel et ma chienne Chloé

Chloé ne me regarda pas, elle gardait les yeux baissés.

— Et pourquoi ce nom de Miss Curieuse ?

— Pauline adore fouiner partout, elle vient de découvrir le donjon. Je me demande si je ne vais pas lui faire essayer la croix de St André qui avait l’air de la fasciner

— Ça serait une bonne idée, une collègue pour chienne Chloé !

Je n’attendis pas la réponse de Michel, je m’engouffrai dans mon bureau, pris mes affaires et disparut en criant au revoir, à demain ! assise dans ma voiture, j’entendis encore le rire des deux hommes. Je tremblais comme une feuille et je mis un temps fou à démarrer, calant le moteur à plusieurs reprises. Enfin chez moi, je me demandais dans quelle maison de fous j’étais tombée, je ne doutais pas un seul instant qu’à la prochaine bêtise, je goûterais du martinet, finalement après réflexion, cela ne me laissait pas indifférente. Cette nuit-là je rêvais que j’étais attachée sur la fameuse croix et que Michel me fouettait en comptant mes fautes d’orthographe dans le dernier texte tapé. Je me réveillais en sueur … mais, surtout en chaleur et la chatte trempée. Je me demandais bien ce qui s’était passé dans ce fameux donjon et j’aurais bien voulu être une petite souris pour observer le spectacle.

Lorsque j’arrivais au travail le lendemain, j’avais mis une tenue très soft et je restais un long moment à mon bureau. Je n’osais pas affronter Michel. C’est lui qui m’a appelé

— Pauline, aller donc porter le petit déjeuner à Chloé, elle est encore dans le donjon, vous savez où c’est ?

— Oui Monsieur, je suis désolée pour hier, c’est vrai que j’ai été trop curieuse.

— C’est bon nous en reparlerons plus tard.

Je me rendis donc à la cuisine, le plateau destiné à Chloé était sur la table, je le pris et je montai l’escalier pour rejoindre le donjon. Lorsque j’entrai, je faillis renverser le plateau de surprise. Chloé était attachée, suspendue par les poignets à des chaînes qui pendaient du plafond. De longues marques rouges striaient tout son corps, son mascara avait coulé, preuve qu’elle avait pleuré. Michel me cria quelque chose depuis l’escalier, je posais mon plateau et sortis voir ce qu’il voulait

— Vous pouvez la détacher et aider la à s’asseoir, elle doit être fatiguée.

— Oui monsieur, je vais rester près d’elle le temps qu’elle se restaure.

— Bien, restez le temps qu’il faudra.

Effectivement Chloé était à bout de force, je l’ai prise dans mes bras et l’ai déposée sur le divan.

— Merci, murmura-t-elle.

— De rien .

Je n’osais pas poser toutes les questions qui me brûlaient les lèvres mais elle avait dû lire dans mes pensées.

— Vous devez vous demander comment je puis accepter qu’on me traite ainsi ?

— C’est vrai que je ne comprends pas .

— Vous pensez sans doute que je suis une pauvre femme, en fait c’est moi qui veux le fouet et très souvent, c’est Daniel qui arrête avant que je ne prononce le safe word.

— Mais pourquoi ?

— C’est ainsi, c’est en moi, je veux être soumise, je veux avoir mal, je veux être attachée, ce n’est qu’ainsi que je peux atteindre le plaisir. Vous n’avez jamais rêvé à ça ?

Je rougis, je ne pouvais pas lui parler de mes lectures de cette dernière semaine. J’avais découvert un monde qui me fascinait et qui m’effrayait à la fois. Chloé continua de me raconter sa vie.

— Il y a plusieurs années que je pratique et je sais que quelques fois, je fais peur à Daniel avec mes exigences, Hier c’est moi qui voulais arriver ainsi nue chez Michel et j’espérais bien croiser la nouvelle secrétaire dont il nous avait parlé. La dernière a été tellement horrifiée par moi qu’elle a donné sa démission séance tenante.

J’ai souri à Chloé et lui ai servi une tasse thé.

— Je vais vous laisser maintenant, mais appelez-moi si vous avez besoin de quelque chose.

— Merci, je vais me reposer un peu, Daniel viendra me chercher tout à l’heure.

Je descendis l’escalier et entrai en trombe dans le bureau de Michel

— Comment osez-vous la laisser ainsi seule, attachée, à bout de force ? Vous êtes un salaud !

— On se calme ! tout d’abord elle n’est seule que depuis que vous êtes arrivée, ensuite, elle le voulait et surtout elle voulait que vous la voyiez dans cet état.

— Si c’est pour me donner envie de pratiquer le bdsm et bien c’est raté !

— Pauline, calmez-vous. Ce genre de pratique, c’est de l’extrême et c’est Chloé qui le veut. Quand je vous ferai essayer mon donjon, nous n’irons pas si loin !

— Ah parce que vous comptez m’attacher et me fouetter, il n’en est pas question !

— N’en soyez pas si sûre, de toute façon, je vous ai avertie, la prochaine faute sera punie, la punition se passera là-haut et je suis certain que vous aimerez.

— Ça … jamais !

Michel m’a souri et m’a demandé :

— Au fait de quoi m’avez-vous traité tout à l’heure ? Je pense bien que cela mérite une punition. Je vous la donnerai, ce soir quand vous aurez fini votre travail. Et n’aggravez pas votre cas en me répondant !

Je baissai les yeux et me rendis dans mon bureau. J’hésitais … Mon temps d’essai n’était pas fini, je pouvais prendre mes affaires et partir, il ne pourrait rien faire. Mais mon petit démon personnel et la curiosité me firent rester, je ne savais pas pourquoi, mais j’avais très envie d’être une fois punie par mon patron. Peut-être qu’il avait raison et peut-être que j’allais avoir du plaisir. Après tout, une petite fessée n’a jamais tué personne. Je sentais ma chatte s’humidifier alors je décidais de rester et je me mis enfin au travail.

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