Premier emploi... Nouveaux émois

Chapitre 1 et 2
vendredi 1er juillet 2022
par  Sylvain de Perry
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Pour Christine (pour elle j’ai appelé mon personnage Laure) en l’honneur de son site, du temps qu’elle donne aux siens et aux autres, avec mes affection et amitié sincères.
Remerciements à Henic pour sa relecture, sans laquelle les lectrices et lecteurs ne comprendraient pas grand-chose à mes écrits.


Laure, veuve de quarante ans, blonde aux cheveux courts, yeux verts, fossettes naturelles aux deux joues, nez fin, bouche aux jolies lèvres, menton droit, poitrine aux petits seins, fesses hautes de sportive, cuisses musclées.
Anne, jeune entrepreneure de vingt-deux-ans, brune aux cheveux longs, yeux noirs, nez droit, bouche aux lèvres minces, poitrine aux seins lourds, fesses rondes, cuisses fermes.

I.

Mon mari était brusquement décédé deux mois auparavant, imprévisible cancer du pancréas. Ingénieur de formation, il avait travaillé dans une grande industrie. Nous avions de l’argent de côté, mais quand même pas assez pour me permettre une oisiveté permanente, même si nous n’avions pas d’enfant.
C’est pour cette raison que je me présente ce matin-là au siège de l’entreprise d’emballage proche de mon domicile, dix minutes à pied. Je n’ai eu aucun besoin de pointer à Pôle Emploi. Anne, la créatrice et patronne de cette entreprise moyenne, habite une maison voisine de la nôtre… la mienne maintenant… m’a proposé ce job hier matin…

Retour en arrière

Je croise Anne dans la rue, comme souvent. Nous n’avons jamais échangé plus que quelques mots. Son attitude distante, voire austère, souvent vêtue de cuir : pantalon, veste et manteau, m’a laissé une impression étrange pour ne pas dire bizarre. Pourtant, alors que je la croise en sortant de chez le boucher ce samedi matin, elle me salue et me demande :
— J’ai cru comprendre que vous cherchiez un emploi…
« Bigre, les nouvelles se répandent vite… » pensé-je, j’ai dû faire une allusion chez le marchand de journaux…
Sans m’avancer, je hoche la tête.
Devant mon silence pas très engageant, Anna sourit (pour la première fois depuis nos rares rencontres), précise :
— Voulez-vous venir chez moi ? Je n’ignore pas votre deuil, d’où ma demande. Nous y serons plus à l’aise que sur le trottoir.
— D’accord. Mais ce sera plus pratique chez moi, je dois déposer ma viande au réfrigérateur et…
— Entendu.
Nous n’échangeons aucune parole jusqu’à notre… ma maison (je rencontre des difficultés à employer les pronoms possessifs et articles au singulier, pourtant il va falloir que je m’y habitue).
Anne m’escorte dans la cuisine, s’y assied et suit mes gestes. Une fois achevé le rangement je propose :
— Désirez-vous un café ?
— Volontiers.
Quand je m’assois en face d’elle, Anne s’enquiert :
— Avez-vous fait des études universitaires ?
— Maîtrise de lettres classiques.
Je souris devant sa mine surprise. Être une femme d’intérieur n’empêche pas la formation. Du coup elle dit :
— Dommage ! Le job que j’allais vous proposer est peu qualifié. Pardonnez-moi. Je finis votre excellent café et je vous laisse…
À moi de la surprendre :
— Dîtes-moi ce que vous vouliez me proposer ? Je ne suis fermée à rien. Depuis le décès de mon mari, je sens le besoin de m’occuper. Si ce que vous allez me décrire me déplaît, je vous le dirai. Même si c’est un travail peu qualifié, depuis mes études et donc mon mariage, je n’ai jamais travaillé. Mais je ne veux pas insister…
Anne regarde sa montre, décide :
— D’accord. Je dois aller à mon entreprise. Je vous y attends demain à 9 h 30. Vous connaissez l’adresse…
— Dans notre commune tout le monde la…
— À demain (elle me détaille de la tête aux pieds). Pas besoin de vous pomponnez, venez comme vous êtes.
Anne me tend la main. Je lui réponds en lui offrant la mienne. Là, surprise : elle la garde plus longtemps que la normale, comme si elle la caressait. Elle la relâche sur une pression surprenante… LIRE LA SUITE



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