Orane et Sophie

lundi 29 septembre 2003
par  Christine Arven
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..... Où Orane se rend, à la demande de Marie, au domicile de Sophie pour parfaire son éducation...

(cf : La boite de Pandore par Marine)

Songeuse, Sophie repose sur le guéridon du salon où elle se tient le courrier qu’elle a reçu le matin même de Marie. Lentement, elle s’avance, silhouette fine et racée vers la grande porte—fenêtre qui donne sur le jardin et son regard se perd dans les arbres touffus qui bordent la propriété. Marie… cela fait si longtemps, elles qui étaient, à une époque pas si lointaine, inséparables, qu’elles ne se sont plus vues. En frissonnant, Sophie se rappelle avec une précision redoutable leur dernière soirée et des circonstances douloureuses de leur rupture. Un flot de souvenirs remonte soudain à la surface de sa mémoire. Marie… son amante, sa maîtresse toute puissante et adorée. Marie qu’elle a aimé passionnément mais qu’elle a aussi haïe avec la même force.

Sophie se revoit encore jeune étudiante naïve arrivant dans cette salle de cours où Marie semblait l’attendre telle une araignée guettant sa proie. Sans se méfier, Sophie s’était laissée victime innocente prendre au piège de son charme vénéneux. Marie qui pouvait être si douce et si dure à la fois. Capable de faire preuve de la plus exquise tendresse et, l’instant suivant, de la plus intransigeante violence. Marie l’avait, tissant patiemment sa toile autour d’elle, séduite et initiée au plaisir de la soumission totale et acceptée lui faisant découvrir avec stupeur et ravissement, elle doit bien le reconnaître, le vertige voluptueux et enivrant du don de soi. Jusqu’à ce jour où tout s’était écroulé quand Sophie avait fait part à Marie de son prochain mariage avec Fabien….

Sophie secoue la tête essayant d’échapper à ce flot de souvenir qui la trouble et la rend soudain faible.

Que de chemin elle a parcouru depuis lors. En souriant, Sophie se demande si Marie reconnaîtrait dans la femme autoritaire et sûre d’elle et de son pouvoir qu’elle est devenue, grâce à elle il faut bien le dire, la jeune fille fragile et innocente qu’elle était alors. Aujourd’hui, c’est elle qui initie et éduque. Elle qui domine et impose sa loi.

Sophie revient lentement vers le centre de la pièce et reprend le courrier qu’elle parcourt une nouvelle fois. De nouveau, malgré ses efforts pour se contrôler, elle ressent le même émoi qui l’a parcourue lorsqu’elle a, en triant son courrier, reconnu sur l’enveloppe blanche la fine écriture nerveuse de Marie.

Ainsi donc Marie est, fidèle à ce qu’elle était, a entrepris, l’éducation et le dressage d’une nouvelle recrue et lui demande, pour asseoir son ascendant, sur cette toute jeune fille à peine sortie de l’adolescence, de la recevoir et de lui apprendre le sens de l’obéissance. Sophie hésite un peu mais elle ne peut nier que la proposition la tente. Et puis, accorder à Marie cette faveur lui procure, il faut bien l’avouer, un étrange plaisir, comme si aujourd’hui, après tant d’années, les rôles s’inversaient.

Le cœur battant, Sophie s‘approche du téléphone dont elle se saisit d’une main qu’elle essaye de rendre ferme et, rapidement, sans plus réfléchir, pianote sur les touches le numéro de Marie dont, à son grand étonnement, malgré les années écoulées, elle se souvient par cœur.

A la troisième sonnerie, Marie décroche. Sophie sent un pincement au cœur lorsqu’elle entend la vois chaude et sensuelle de son ancienne amie répondre :

— Allô, oui…

— Bonjour Marie, c’est moi….

Après un court silence, Marie répond d’une voix dont elle ne peut dissimuler l’émotion :

— Sophie… c’est bien toi…. J…

— Oui, la coupe abruptement Sophie qui ne veut pas laisser l’émotion s’installer, j’ai reçu ton courrier ce matin. Ta proposition m’intéresse et je veux bien m’occuper de cette Orane.

— C’est très gentil de ta part. Je suis….

— Envoie—moi Orane demain, la coupe de nouveau Sophie en réprimant le tremblement de sa voix, à 15 heures précises. Pour cette première fois, elle doit venir seule. Bien sûr, elle ne doit pas savoir ce qui va se passer, ni qui elle va rencontrer. Je compte sur toi pour ne rien lui dire. Je pourrai ainsi mieux la tester.

— Bien sûr, pas de problème.

— Pour cette première fois, la séance ne durera que 1 heure 30, 2 heures tout au plus. C’est largement suffisant pour la première fois. Je demanderai de venir la chercher disons vers 16h30. Tu pourras ainsi assister à la fin de la séance.

— Parfait. Je suis très heureuse que tu aies accepté de t’occuper d’Orane.

— Cela va être un véritable plaisir pour moi aussi de dresser cette petite chienne qui d’après ce que tu me dis semble avoir des disponibilités inexplorées. Ah ! J’oubliais, bien entendu j’ai toute latitude pour user d’Orane à ma guise et comme je l’entends, sans aucune limite.

— Bien sûr.

— Alors a demain.

Sans laisser le temps à Marie de répondre, Sophie raccroche brusquement le téléphone. Elle se laisse alors tomber, les jambes flageolantes et le cœur battant la chamade, dans un vaste canapé qui trône au milieu de la pièce, pestant contre elle—même d’avoir été si émue d’entendre Marie. Ainsi donc, malgré les années écoulées, l’émotion est intacte. Elle espère que Marie, à l’autre bout du fil, n’a pas eu conscience de son trouble, ni du tremblement de sa voix. Sophie sent une sourde rage l’envahir devant cette faiblesse qu’elle se refuse à accepter. Il est hors de question qu’elle laisse Marie reprendre son ascendant sur elle. Une lueur dangereuse s’allume dans ses yeux émeraude alors qu’elle se dit qu’Orane va devoir supporter le prix de sa rébellion.

xxxxxxxx

Le lendemain à 15 heures précise suivant les instructions que lui a donné sa nouvelle maîtresse, Alexandrine arrive devant la grande demeure dont sa nouvelle maîtresse lui a donné ce matin l’adresse dans un très laconique Mail dans lequel elle lui enjoignait sur un ton sans réplique d’exécuter sous peine de graves sanctions tout ce qu’on exigerait d’elle. Qui l’attend derrière ces murs épais, elle ne le sait pas. Un homme, une femme…. Alexandrine est morte d’inquiétude et elle n’a qu’une envie fuir à toutes jambes mais la crainte de la colère de Marie et, surtout de la décevoir, pire de ne plus la revoir, est la plus forte. Sans que Marie ait eu besoin de le lui dire, Alexandrine sait que sa totale obéissance est la condition sine qua non pour que Marie accepte de continuer à la voir.

« Dire qu’il y a tout juste une semaine, je n’avais jamais entendu parler de Marie, pense Alexandrine, et voilà qu’aujourd’hui…. Alors que je ne l’ai vue qu’une seule fois…. » Mais quelle rencontre…. En frissonnant, Alexandrine se remémore chacun des instants de cette rencontre dont son corps garde encore le souvenir cuisant. Humiliation bien sûr d’avoir si vite succombée, souffrance d’avoir été si durement, si impudemment malmenée mais aussi souvenir des jouissances fulgurantes et répétées qui l’ont embrasée que rien, dans ses précédentes expériences qui lui paraissent maintenant bien puériles, ne lui avait laissé envisager qu’elles pouvaient atteindre une aussi intense et voluptueuse violence.

D’une main tremblante, Alexandrine actionne la sonnette d’ouverture pour annoncer son arrivée. L’imposant portail noir s’ouvre lentement pivotant sans un bruit sur ses gonds parfaitement huilés. Devant elle, s’ouvre une grande allée bordée d’arbres immenses. « Des chênes sûrement, pense—t—elle, pour être si grands. » Au bout de l’allée, à travers l’enchevêtrement savamment entretenu de la végétation, elle devine entouré d’un espace plus dégagé gazonné, la massive silhouette d’un imposant manoir. Lentement, Alexandrine fait un pas en avant alors que le portail, tout aussi silencieusement se referme sur elle. Le bruit de la circulation se fait à peine entendre, et un silence seulement entrecoupé du chant des oiseaux et du jappement lointain d’un chien l’environne. Une profonde angoisse l’étreint soudain. Dans quel piège s’est—elle fourrée ? Des pensées de traites des blanches, de kidnapping, de viol la traversent soudain et, dans un mouvement d’affolement total elle se retourne brusquement voulant soudain fuir cet endroit oppressant à force de sereine tranquillité. Ses yeux parcourent fébrilement le portail recherchant, en vain, un moyen de l’ouvrir. Mais force lui est de constater qu’il n’y a aucun moyen manuel pour l’ouvrir. Alexandrine réprime en grand peine un sanglot d’angoisse. « Rien à faire, songe—t—elle désespérée en se mordant les lèvres, pas moyen de partir… Je suis folle, complètement folle d’être venu….. Après tout cette Marie, je ne la connais pas… et personne ne sait que je suis ici en plus…. »

Comme un jeune animal pris au piège, Alexandrine tourne en tous sens cherchant désespérément une issue. « Je délire… pas de raison qu’il se passe quelque chose…. Calme—toi ma fille, ça ne sert à rien de te mettre dans cet état…. », s’exhorte—t—elle enfin.

A l’abri du manoir, Sophie suit amusée sur l’écran de vidéo surveillance l’égarement craintif de sa future proie. Elle devine son trouble, sa peur… qu’elle connaît si bien. Il n’y a pas si longtemps n’était—ce pas elle qui était aux prises aux mêmes angoisses… aux mêmes incertitudes. Sophie a un sourire nostalgique en se souvenant des premières étapes de son initiation. Avec Marie, bien sûr, qui lui a fait découvrir les ressources insoupçonnées qui dormait en elle et puis avec Fabien, son époux adoré à qui elle a fait le don total de sa personne … avec Pascal enfin qui a fait éclore la femme qu’elle est devenue prête à se soumettre humblement à son maître mais aussi capable d’être cette femme impitoyable qui impose, inflexible, sa volonté…. Ce qu’elle va faire aujourd’hui avec Alexandrine. Déjà, elle sent en elle un frémissement délicieux la parcourir qui anticipe le plaisir qu’elle va prendre à plier à ses exigences cette jeune ingénue, à rompre en elle toute résistance et la rendre enfin réceptive aux plaisirs les plus ineffables de la soumission.

Dans le parc, Alexandrine rassemblant tout son courage s’est enfin décidé à reprendre sa marche vers le manoir. Sophie la regarde avancer d’un pas hésitant jetant des regards furtifs autour d’elle. « elle ne manque pas de cran cette petite, pense—telle, mais en aurait—elle autant si elle savait ce qui l’attend… »

Alors qu’Alexandrine atteint le grand escalier en pierre qui mène à l’imposante porte en chêne du manoir, Sophie quitte son poste d’observation et se dirige à son tour lentement vers le grand vestibule. Sans laisser le temps à Alexandrine de manœuvrer le heurtoir de bronze, elle ouvre grand la porte à la jeune fille.

Alexandrine marque un instant d’arrêt quand elle découvre Sophie Elle qui s’attendait…. elle ne sait pas trop en fait à quoi elle s’attendait… est étonnée de découvrir cette mince et belle jeune femme à la taille élancée vêtue d’une longue robe très ajustée de style oriental qui ne dissimule rien de la perfection de son corps. A la dérobée, elle scrute le fin visage de Sophie qu’encadre de longs cheveux au reflet acajou et qu’illumine des yeux immenses de couleur noisette paillettes d’éclats vert émeraude. Sophie esquisse un doux sourire devant l’étonnement soulagé de la jeune fille.

Sans un mot, elle fait un pas en arrière tout en invitant Alexandrine à franchir le seuil de la demeure dont elle referme la porte dans un claquement sonore qui fait sursauter l’adolescente.

Alexandrine est maintenant debout au milieu du vaste vestibule, indécise et ne sachant ni que dire ou faire. Curieuse, elle détaille les lieux meublés sobrement mais avec goût. Une belle commode à sa droite en bois massif surmonté d’un immense miroir sur laquelle est disposée une statuette en bronze représentant une femme nue les bras relevés derrière sa nuque. A sa gauche deux petits fauteuils recouverts de chintz vert pâle devant une table basse en bois également. Au mur quelques belles reproductions de Klimt dont le fameux baiser. La pièce baigne dans une douce luminosité que dispense deux grandes fenêtre.

Toujours sans dire le moindre mot, Sophie scrute la jeune fille et lentement tourne autour d’elle détaillant le jeune corps gracile. Marie a raison, pense—t—elle, elle est absolument charmante. Rompant enfin le silence, Sophie lance d’une voix douce :

— Tu es Orane, je présume…

— Oui, madame, répond d’une voix que l’émotion fait trembler Alexandrine

— Et que viens—tu chercher ici, jeune Orane ?

La question déstabilise Alexandrine qui ne sait que répondre. C’est vrai, qu’est—elle venue faire dans cette maison ?

— Alors…, insiste Sophie

— Je… je ne sais pas… c’est Marie qui m’a demandé de venir et… j…je…

— Et tu lui as obéis…., la coupe S, …sans plus réfléchir. Serais—tu une écervelée jeune Orane pour agir aussi légèrement ?

— N…n ….non mais… je…, se défend Alexandrine de plus en plus déstabilisée….

— Alors, puisque tu n’en sais rien, je vais te dire moi ce que tu vas trouver ici

— Oo…oui ?

— D’abord une chose que tu ne dois pas oublier. ! Tu dois toujours répondre à mes questions avec respect. Aussi chaque fois que tu t’adresseras à moi dorénavant, tu me diras Madame… compris

— O…oui

— ……….

— Oui madame, corrige Alexandrine

— Marie m’a confié ton dressage. Il paraît m—a—t—elle dit que tu as d’excellentes dispositions de petite chienne. Je vais faire en sorte de perfectionner ces dispositions et de faire de toi une parfaite et docile petite chienne. A compter de cet instant, j’exige donc de toi la plus parfaite obéissance et, je te préviens, tout manquement de ta part sera puni à ma convenance. DUREMENT PUNIE, insiste lourdement Sophie en martelant ses mots. Je vais user et abuser de toi et tu devras me remercier pour cela quoique je puisse t’obliger à faire. Je ne supporterai aucune plainte ou récrimination de ta part qui seront considérées comme des fautes lourdes. Compris ?

Tout en disant ses mots qu’elle a prononcés d’une voix d’où toute douceur a disparu, Sophie s’est positionné face à Alexandrine qu’elle dévisage d’un regard froid.

— Compris ? répète—t—elle

— O…oui…. Madame, lui répond Alexandrine d’une toute petite voix

— A partir du moment où tu franchis le seuil de cette maison, ton corps m’appartient comme ton esprit d’ailleurs. Et je l’utiliserai comme il me plaira de le faire pour mon plaisir ou… celui de mes amis, ajoute—t—elle d’une voix persifleuse. As—tu compris ?

Effarée, Alexandrine ouvre de grands yeux. « Grand dieu, pense—telle, dans quelle galère me suis—je fourrée… » Elle sent soudain une faiblesse l’envahir et sa tête tournée. Hagarde, elle lance un regard désespéré vers la porte d’entrée prête à s’enfuir à toute jambes de cette maison de désaxés. Mais Sophie sans lui laissé le temps de réfléchir, lui intime d’une voix dure et sans réplique.

— J’attends ta réponse, s’impatiente Sophie

— O…oui M…mad…ame, balbutie Alexandrine

— Pour commencer, déshabille—toi.

Alexandrine, tétanisée, reste sans mouvement.

— J’ai dit DESHABILLE—TOI… immédiatement, réitère Sophie d’une voix lourde de menace.

Domptée par le ton intransigeant, Alexandrine commence à défaire les boutons de son chemisier dévoilant sa poitrine qu’aucun soutien—gorge n’enserre. Hésitante, elle fait lentement glisser le chemisier le long de ses bras dénudant son buste mince. Tout aussi lentement, elle dégrafe les boutons de son jeans qu’elle entreprend de faire glisser le long de ses jambes fuselées.

— Une chose dont tu dois te souvenir, reprend Sophie tout en le regardant se dévêtir, c’est la seule et unique fois où je tolère un pantalon. Dorénavant, seul le port de jupes ou de robes qui ne devront pas, en tout état de cause, descendre à plus de 20 cm de tes genoux t’ai autorisé et j’exige que tu arrives ici cul nu comme il sied au petite salope dans ton genre. Comme tu n’étais pas au courant, la punition sera cette fois légère. Tu vas donc recevoir la plus petite des punitions soit 20 claques sur ce joli petit cul. Ote—moi ce slip et à genoux devant moi.

Incrédule, Alexandrine regarde Sophie espérant qu’elle plaisante. Mais le regard de Sophie est intransigeant et ne laisse aucun doute quant à la fermeté de ses intentions.

— A genoux, ordonne de nouveau Sophie, et réponds—moi

— Ou…oui m…m… madame, chevrote Alexandrine qui, domptée, s’exécute.

Un moment, Sophie contemple le jeune corps accroupi à ses pieds. Un torse fin qui s’évase sur des hanches aux doux arrondis, des fesses bien rebondies que sépare sa raie culière. Sophie sent soudain une bouffée de désir la parcourir à la vision de ce corps juvénile qui s’offre sans défense à elle et elle doit faire un effort pour se retenir de caresser le grain fin de la peau et d’en sentir la fermeté. Mais ce sera pour plus tard. Sophie sait que le plaisir n’en sera que plus grand d’être ainsi repoussé….

Sophie tout en enjambant le corps sans défense de la jeune fille, lui murmure menaçante.

— C’est toi qui va compter. Et je ne veux pas entendre le moindre cri. A chaque cri, ce sera 5 claques de plus.

— Oui madame, lui répond Alexandrine qui sent son corps se crisper dans l’attente du premier coup qui soudain cingle sa fesse droite.

Sophie a retenu sa main, et la claque ne fait qu’effleurer la fesses sans occasionner de véritable douleur.

— Un, compte Alexandrine soulagée

La deuxième claque est tout aussi légère et Sophie sent le corps d’Alexandrine se décrisper. « Ah, ma jolie, on se rassure, pense—t—elle, tu ne perds rien pour attendre… cela ne fait que commencer…. »

La troisième claque qui tombe à nouveau sur la fesse gauche d’Alexandrine est un peu plus appuyé et la fait sursauter. Rapidement, la main de SOPHIE qui retient toujours la violence retombe alternativement sue les fesses d’Alexandrine qui commence à rosir.

— Six, compte Alexandrine qui commence à sentir ses fesses la brûler. Mais la douleur est fugace et très largement supportable.

A la septième qui retombe cette fois brutalement sur sa fesse droite, Alexandrine ne peut retenir un cri de surprise plus que de douleur.

— 5 de plus, murmure narquoise Sophie sans lâcher des yeux les jolies fesses de sa victime qui se contactent frénétiquement.

Aux claques suivantes, tout aussi violentes, Alexandrine ne dit plus rien mais Sophie la sent se tendre pour retenir ses gémissements. Les fesses ont maintenant pris une jolie teinte pourpre et Sophie sait, pour l’avoir connue elle—même, que la brûlure que ressent Alexandrine est douloureuse. Inexorablement sa main retombe, alternant les claques plus ou moins fortes. Arrivé à la vingtième, Sophie s’octroie une courte pause et en profite pour jeter un coup d’œil au visage d’Alexandrine maintenant inondé de larme. Les cinq dernières claques qui tombent sur ses fesses maintenant hypersensibles et uniformément rouge sont comme des décharges électriques et le corps de la jeune fille tressaute à chaque coup. Mais, Alexandrine arrive malgré tout à retenir ses cris malgré la souffrance cuisante qu’elle ressent, qui, à son grand étonnement, ne lui déplaît pas. Au contraire, chaque claque à travers l’éclaboussement diffus de douleur engendre en elle une onde de plaisir de plus en plus précis. Son corps vibre comme jamais encore il n’a vibré. Et si Alexandrine a mal, elle doit bien s’avouer qu’elle éprouve aussi beaucoup de plaisir. Plus que des cris de plaisir, Alexandrine retient en fait des gémissements de jouissance.

« Dommage », songe Sophie qui aurait volontiers continué à lui infligé ce traitement qui éveille en elle un violent désir. Elle a soudain envie de prendre contre elle le corps tremblant de la jeune fille, de la serrer doucement et la consoler à petits coups de baisers. Sa fragilité et sa vulnérabilité l’émeuvent tant et son corps gracieux parcouru de frémissement est si adorable. Mais Sophie sait que ce geste lui est impossible si elle veut inscrire de manière indélébile dans l’esprit de la jeune fille son autorité. Elle ne peut, toutefois s’empêcher de glisser sa main dans l’entre jambe de la jeune fille qui, encore sous le coup de désarroi, n’esquisse aucun mouvement de défense et se laisse faire sans rien dire. Les doigts de Sophie fouillent sans ménagement la chatte et s’immiscent entre ses lèvres y trouvant, à sa plus grande satisfaction, l’humidité qu’elle espérait bien y trouver. Lorsqu’elle retire enfin sa main, ses doigts sont trempés.

— Mais on dirait que la petite fille sage a apprécié le traitement, siffle—telle méprisante. Tu es vraiment une véritable garce… une chienne en chaleur….

Sous l’insulte et la gêne de se voir ainsi découverte, les joues d’Alexandrine s’embrasent de honte. D’un mouvement instinctif elle tente de refermer ses cuisses tout en esquissant le mouvement de se redresser.

Mais elle en est empêchée par Sophie qui appuyant fermement son pied chaussé d’escarpins sur le dos de la jeune fille la maintien accroupie.

— Tu sais le traitement qu’on réserve aux petites chiennes comme toi ?

— N…n…non… mad…dame, souffle Alexandrine dans un gémissement.

— Et bien je vais te montrer. Reste comme tu es et ne bouge pas, ordonne Sophie tout en se dirigeant vers la commode dont elle ouvre le premier tiroir.

Malgré ses efforts Alexandrine ne parvient pas à apercevoir ce dont s’est saisie Sophie qui revient déjà vers elle. Alexandrine retient son souffle, complètement paniquée alors que Sophie, d’un mouvement preste entoure son cou gracile d’un lourd collier en maille d’acier qu’elle resserre sans ménagement. Tout aussi prestement elle accroche au mousqueton une chaîne en acier.

— Voilà, maintenant, tu es une véritable petite chienne.

— Oui… madame balbutie Alexandrine dans un sanglot.

— Une petite chienne qui va faire la belle pour sa maîtresse…

— Je…je vous… en prie…. sanglote Alexandrine.

— Comment….la chienne ose se rebiffer, crache Sophie en cinglant le dos d’Alexandrine avec le bout en cuir de la laisse.

Sous la douleur, Alexandrine exhale un cri étranglé.

— Au pied, lui intime de nouveau Alexandrine en tirant violemment sur la laisse.

— M…m.. madame…. , supplie Alexandrine alors qu’un nouveau coup cingle ses minces épaules y laissant, cette fois, une marque violacée.

Mais domptée, elle s’exécute et maladroitement s’agenouille devant Sophie bras repliés devant elle dans la pose grotesque et avilissante d’un chien qui quémande une caresse à sa maîtresse.

— Qu’est que le toutou dit à sa maîtresse pour s’être bien occupé de lui ? persifle Sophie en lui flattant la nuque comme elle l’aurait fait à un animal familier

Interdite Alexandrine la regarde puis comprend soudain ce que Sophie attend d’elle.

— M…. merci madame pour vous… être occupé…. si bien de moi, arrive—t—elle à balbutier entre deux sanglots.

— C’est bien…. Tu apprends vite… Mais j’aimerais à l’avenir ne pas avoir à te rappeler ce genre de choses. Sinon tu sais ce qui t’attend….

Alexandrine sent son ventre se tordre sous l’affront qui lui est fait. « Comment pense—t—elle, a—t—elle pu se fourrer dans une telle position. Cette femme est complètement folle…. » Alexandrine n’a plus qu’une idée en tête. Que tout cela s’arrête vite et retrouver le confort douillet de sa maison. Mais Sophie n’a pas l’intention d’en rester là. Le dressage ne fait que commencer et, sa jeune recrue, par la docilité dont elle fait preuve, la remplit d’aise. « hummmmm, pense—t—elle, on va bien s’amuser toutes les deux… »

— Bon, tout ça m’a donné soif. Tu n’as pas soif toi ?

— Oui madame, murmure Alexandrine

— Bon.. alors suis—moi dans la cuisine

Mais alors qu’Alexandrine commence à se redresser, Sophie tire violemment sur la laisse la faisant durement retomber sur le carrelage.

— Qui t’as dit de te redresser… la chienne que tu es va me suivre à genoux.

Sans plus s’occuper de la jeune fille, Sophie se dirige ver une porte tirant derrière elle Alexandrine qui la suit maladroitement à quatre pattes.

— Allez, plus vite…, ordonne Sophie en tirant d’un coup sac sur la laisse.

— Oui, madame…. halète Alexandrine malade de honte à l’idée de l’image qu’elle donne d’elle.

Arrivée dans la cuisine, Sophie attache la laisse à un des pieds de la table puis se dirige vers un imposant compotier d’où elle retire un verre et un bol qu’elle remplit d’eau fraîche. Alexandrine la regarde sans rien dire, subjuguée par la beauté de la jeune femme et la grâce féline de ses gestes. Sophie, du coin de l’œil l’observe également. De la position qu’elle a, elle a une vue plongeante sur les reins de la jeune fille à la cambrure émouvante prolongés par les globes rebondis de ses fesses encore rouges du traitement qu’elles viennent de subir. Son regard glisse vers les seins en forme de poire et aux larges aréoles bistre au milieu desquelles, émergent, tels des friandises, les tétons bien érigés. « Parfait pour des pinces après un peu d’entraînement, » songe Sophie tout en disposant devant Alexandrine toujours à quatre pattes le bol qu’elle vient de remplir d’eau.

— Et oui, persifle—t—elle d—un ton moqueur devant l’air interloqué d’Alexandrine, tu vas devoir boire comme une chienne. Et gare à toi, si tu renverses la moindre goutte par terre.

— Oui, madame, acquiesce Alexandrine qui, mortifiée, incline piteusement la tête et commence à laper consciencieusement le liquide, offrant à Sophie le spectacle réjouissant de sa croupe rebondie et de sa chatte offerte.

— Bien, dit Sophie, nous allons maintenant passer aux choses sérieuses. Pour commencer, je vais t’enlever tous ces poils horribles. Suis—moi…

— Oui madame, lui répond Alexandrine le cœur battant.

Toujours à quatre pattes et tirée par la laisse, Alexandrine suit docilement Sophie qui se dirige vers un grand escalier qu’elle commence à gravir.

— Allez, monte, ordonne Sophie d’un ton sec en stoppant au bas des marches, et écarte bien tes cuisses que je puisse bien te voir…

Alors que malaisément, toujours accroupie Alexandrine gravit péniblement les hautes marches de marbre, Sophie la suit des yeux se délectant du charmant spectacle que lui offre la jeune fille. Ses yeux descendent le long de son torse et observent pensivement, de part et d’autre, le ballottement des seins à la peau pâle et fine, caressent la courbe gracieuse des hanches, rebondissent sur les globes parfaits des fesses qui s’ouvrent à chaque mouvements et laissent apercevoir la fente rose de son sexe qu’ourlent des lèvres charnues, s’égarent sur l’œillet fripé et resserré de son anus. A cette vision, Sophie sent une bouffée de désir la transpercer. « Plus tard, songe—t—elle, quand Marie sera là nous aurons tout le temps de nous occuper comme il se doit de cette jeune donzelle… »

— Allez plus vite… enjoint—t—elle brusquement à Alexandrine tout en passant devant elle en tirant sèchement sur la laisse.

La jeune fille, essoufflée, retient à grand peine un gémissement en sentant le collier se tendre sur sa nuque frêle mais bravement, malgré la douleur qui gagne ses genoux ankylosés, elle accélère et suit docilement Sophie.

Arrivée, sur le palier, Sophie l’entraîne sans un mot à sa suite dans une pièce qui s’ouvre sur la droite.

— Redresse—toi, ordonne—t—elle, va t’installer sur le fauteuil et place tes pieds dans les étriers. Je pense que tu dois connaître….

Tremblante, la jeune fille s’exécute et jette en frémissant un regard autour d’elle. La pièce, très sobrement meublé, lui fait penser au cabinet de son gynécologue. Au centre, trône un fauteuil en cuir noir équipé d’étriers en acier. A proximité, sur une petite table sont arrangés toutes sortes d’instruments, spéculum, pinces, petites cuvettes en inox, rasoirs, canules de lavement. Un lavabo, ainsi qu’une douche sans rideau avec un caillebotis de bois, sont disposés sur un des côtés. Une grande fenêtre occulté par un rideau épais s’ouvre à l’opposé.

Interdite, Alexandrine n’ose pas bouger, figée dans la contemplation de ce qui l’entoure et qui l’emplit d’appréhension.

— Alors… qu’est—ce que tu attends ? lui intime Sophie

— Ou…oui Madame, murmure péniblement Alexandrine en se dirigeant à contre cœur vers le fauteuil

Lentement, Alexandrine s’installe ainsi que Sophie le lui a ordonné alors que cette dernière s’affaire, le dos tourné, auprès du lavabo emplissant d’eau une petite cuvette.

Revenue auprès de la jeune fille, Sophie contemple un moment les poils châtains qui vont bientôt disparaître.

— Bien, on va faire un peu de nettoyage, dit—elle, Ne bouge surtout pas si tu ne veux pas être blessée, compris.

Doucement, Sophie humecte avec un gant trempé dans l’eau tiède de la cuvette le pubis renflé d’Alexandrine qui se crispe de crainte, puis y étale délicatement du bout de ses doigts une noix de gel qu’elle fait bien mousser. Au passage, ses doigts effleurent le bouton du clitoris d’Alexandrine qui ne peut retenir un frémissement à la douce caresse. Le cœur battant, Alexandrine regarde Sophie se saisir d’un rasoir à la lame effilée et, avec d’infinis précautions, commencer à le faire aller et venir dans les moindres recoins et plis de cette partie intime et fragile recouverte maintenant d’une mousse onctueuse. Les yeux de Sophie sont fixés, attentifs, sur le pubis de la jeune fille qui lentement se découvre à elle dans toute sa poignante beauté. Alexandrine ne dit plus rien, subjuguée par la sensation du mouvement régulier du rasoir sur son pubis. Une étrange émotion la saisit d’être ainsi dépouillée de ses dernières défenses et d’être mise à nue complètement. Mais elle n’a plus peur, rassurée par les gestes précautionneux et caressants de Sophie. Une douce langueur l’envahit peu à peu d’être le point de mire des attentions de cette femme si belle et si fière.

Mais alors, que Sophie s ‘apprête pour parachever son ouvrage à enduire le sexe d’Alexandrine de crème apaisante, la stridence d’une sonnerie rompt le silence de la pièce les faisant sursauter.

Sophie lance un bref regard à sa montre. « Oh, déjà quatre heure et demi… Sûrement Marie qui arrive » songe—t—elle et, en souriant d’un air entendu, dit :

— Je vais voir qui c’est. Toi tu ne bouges et tu m’attends. Je veux te retrouver exactement dans cette position à mon retour compris ?

— Oui Madame, lui répond d’une petite voix Alexandrine

— Crois—moi tu n’as pas intérêt à bouger… si tu ne veux pas être punie, ajoute—telle menaçante en quittant rapidement la pièce laissant Alexandrine, le cœur battant et la tête emplie d’interrogations.




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