Cri - 7

Fragments 7 - Fessée et autres fustigations
mercredi 4 août 2010
par  Christine Arven
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Cri est agenouillée au centre de la pièce sur le carrelage froid. Sa tête repose entre ses bras repliés. Ses fesses dénudées sont tendues vers M_JPS. Elle attend calmement. Aucune impatience. Aucune crainte non plus. Moments de concentration qui la font devenir celle que son Maître veut qu’elle soit. Soumise à ses désirs et à sa loi. Prête à le recevoir et à donner le meilleur d’elle-même. Instants de transition si importants entre deux états, qui lui permettent d’oublier la femme qu’elle est pour devenir l’esclave qu’elle est tout autant.

Elle pourrait rester ainsi des heures tant elle se sent bien dans cette position d’offrande que son Maître lui a ordonné de prendre non sans avoir, au préalable, glissé sous ses genoux un coussin. Elle lui est reconnaissante de cette attention qui lui rend la position plus confortable. Dans son dos, elle l’entend s’activer sans précipitation. Elle pourrait si facilement glisser un regard curieux sur ce qu’il est en train de faire, de préparer pour elle… Mais non. Elle préfère rester dans l’ignorance. Et être surprise.

Elle se dit que cela fait un moment déjà que son Maître n’a pas gravé sa marque dans sa chair et que celle-ci doit commencer à s’effacer. Est-ce cela qu’il a décidé de lui faire ce soir ? Raviver cette marque de propriété qu’il aime tant lui dessiner sur les fesses. Lettres de sang tracées avec précision à l’aide du tranchant acéré d’une aiguille dont il épaissit méticuleusement le trait, insoucieux de ses plaintes peu convaincantes il faut bien l’avouer. Estafilades de feu qui la font geindre mais auxquelles pour rien au monde elle ne voudrait se soustraire. Elle aime, autant que lui, l’idée de ces entailles qu’il lui inflige régulièrement afin qu’elle en arbore fièrement les cicatrices à la vue de tous. Chaque fois plus profondes. Chaque fois plus pénétrantes. Qui, telle une signature vermeille, laissent affleurer son sang. Blessure secrète qui les unit. Qui la fait sienne. Qui le fait sien aussi !

Alors peut-être ce soir…. Mentalement déjà elle se prépare à la griffure aigüe de l’aiguille…. Détend les muscles de ces cuisses. Elle sait que la sensation sera d’autant plus douloureuse qu’elle se crispera. Qu’il lui faut accepter, intérioriser la douleur pour la dompter.

Elle l’entend s’approcher dans son dos. Un instant, sa respiration se suspend, les sens en éveil. Une crispation tend son sexe déjà mouillé dans l’attente de ce qui va se produire. Lentement, avec douceur, son Maître lui caresse tendrement le dos, les reins. Pour un peu, elle se mettrait à ronronner comme une chatte lascive. Elle se cambre et ouvre l’arc de ses jambes quand la main glisse le long de sa raie fessière pour venir se poser sur son clitoris palpitant et déjà gorgé de désir. Elle s’ouvre davantage pour laisser son Maître fouiller à son aise son sexe et se repaître de sa chaude moiteur qui, elle le sait, le comble et le ravit. Femme qui mouille, femme fontaine dont le plaisir jaillit en une source intarissable hors d’elle. Il aime cela. Dès le premier jour, il lui a dit qu’il avait été conquis par cette disposition qu’elle a à se répandre ainsi. Signe tangible et indubitable de son plaisir et de son abandon. Source à laquelle il aime venir s’abreuver.

Elle sursaute quand la main l’abandonne et, dans un claquement retentissant, retombe une première fois sur sa croupe rebondie en une caresse plus appuyée. Puis, une seconde fois, de manière plus marquée qui la fait tressauter. Une troisième claque arrive qui chauffe délicieusement la zone assaillie. Encore une. Puis une autre. Et une autre encore. Peu à peu, Cri sent son sang circuler plus vite et une douce tiédeur irradier ses reins. Pour l’instant, la sensation est tenue. Mais elle sait que celle-ci va peu à peu s’accroître jusqu’à l’embraser. Méthodiquement, sans précipitation M_JPS la fustige alternant tapes douces et sèches sur chacune de ses fesses. Fermement mais sans brutalité. En cadence. N’épargnant aucun espace de la chair offerte. Cri geint doucement. De contentement… De bien-être… Les mains de son Maître sont si douces alors même qu’elles claquent allègrement sur ses fesses en un tempo étourdissant. Elle se repaît de leur chaleur qui se propage en elle et allume un brasier au fond de son ventre. La cadence s’accélère insensiblement ne lui laissant que peu de répit. Les mains tapent, frappent, battent en un rythme soutenu qui la fait haleter d’émoi. Magistrale fessée qui la voit se dandiner d’aise. Elle imagine si bien la teinte pourpre qui doit maintenant illuminer son fessier. Ce ton vermillon cramoisi qui lui sied si bien et qui doit ravir son Maître. Le claquement s’intensifie encore, résonne haut et clair dans la pièce, fait écho à ses gémissements de plaisir mâtiné de douleur. Car maintenant sa croupe brûle comme attaquée par mille étincelles incandescentes. Mais bien sûr, elle ne bouge pas, n’essaye pas d’échapper à la frappe qui l’enflamme. Au contraire, elle tend ses reins et s’offre toute entière aux mains de son Maître qui tambourinent sans relâche ses fesses en un déluge qui tombe sur elle telle une pluie cuisante.

Soudain, sans que rien ne vienne l’en prévenir, la sensation se modifie. De cinglants, les coups prennent un relief plus large qui englobe toutes ses fesses brûlantes de la fessée reçue. Le bruit change aussi, devient plus mat, plus sourd. Ce ne sont plus les mains de son Maître qui maintenant frappent mais le paddle recouvert de cuir noir qu’il a confectionnée spécialement pour elle. Lisse d’un coté, M_JPS en a parsemé l’autre face de petites pastilles de métal ce qui a pour effet, non seulement de varier les sensations, mais surtout d’en augmenter l’intensité. Cri se trémousse sous l’impact de la tapette qui frappe allègrement sa croupe sensibilisée à l’extrême par la fessée qu’elle vient d’endurer. La douleur est aussi vive que le plaisir que Cri sent inexorablement monter en elle. Chaque coup qui résonne loin en elle, fait jaillir au fond de son ventre une gerbe de plaisir qui vient mouiller son entre-jambes. Oui, elle aime ça qui la fait osciller entre des extrêmes. Ces sensations, inextricablement mêlées, d’une si violente douceur. D’une si exquise brutalité. Qu’elle voudrait à la fois voir cesser et durer encore longtemps. Qui la font gémir de contentement et de douleur. De temps à autre, comme s’il voulait s’assurer de la réalité de son plaisir, son Maître glisse ses doigts entre sa fente et titille son clitoris gorgé de suc. Alors Cri gémit de plus belle. Au bord de la jouissance. Prête à se laisser entraîner. Et puis la main se retire, la laissant pantelante de désir inassouvi et M_JPS reprend le martellement des fesses qu’elle lui tend avec délices.

De nouveau les sensations changent de tonalité. Ce sont maintenant les lanières de cuir d’un martinet qui viennent fouetter l’épiderme y dessinant de fines estafilades qui se juxtaposent aux larges traces laissées par le paddle. M_JPS manie le martinet avec douceur faisant légèrement tournoyer en l’air les fines lanières avant de les faire retomber en gerbe sur les fesses maintenant incandescentes. Néanmoins la sensation est cinglante. D’autant plus cinglante que seule l’extrémité des lanières vient sèchement frapper la chair la chauffant à l’extrême. A chaque impact, Cri a la sensation que des milliers d’aiguillons viennent se ficher dans son postérieur. Pour un peu, elle oserait demander à son Maître de ne pas retenir la force de ses coups, de la flageller plus franchement. Qu’elle a envie que les lanières s’enroulent autour d’elle. Que le cuir claque plus durement la peau et y laisse sa trace cramoisie. Il lui semble que la sensation serait plus supportable que ce supplice qui échauffe et mord sans pitié sa chair. Insupportable sensation qui la fait se trémousser. Qui lance son corps en avant dans le vain espoir d’échapper à la lacération lancinante et piquante des lanières. Cri qui ne peut plus retenir ses gémissements. Petits jappement plaintifs qui alertent son Maître toujours si attentif à son bien-être quelque violence il paraisse lui faire.

Il la redresse, l’attire chancelante dans ses bras. La serre à l’étouffer alors qu’il lui murmure tendrement des mots d’apaisement. Comme elle est bien ainsi lovée dans la chaleur rassurante de son corps. Contre sa cuisse, elle sent son désir tendu qui fait écho à son propre désir. Désir de tendresse. De volupté partagée dans le secret de leur alcôve. Désir d’être l’un à l’autre. Désir pour lui de la posséder et s’enfoncer dans son corps devenu liquide. Désir pour elle de s’ouvrir à lui, son Maître très chéri, et de se donner toute entière et lui offrir ces cri de jouissance qui ne sont que pour lui.
Sans résistance, elle le laisse l’entraîner vers l’escalier qui mène à leur couche, gravit lentement les marches et, déjà frémissante du plaisir à venir, se couche bras et jambes en crois dans l’attente de sa venue en elle.

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