TINTIN ET LE SECRET DES AMAZONES -2

La flêche de Cupidon
mercredi 2 février 2011
par  Isatitou
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Me voilà remontant le Camponi, au milieu d’une végétation luxuriante, en
compagnie du bruit assourdissant de ma pirogue à moteur. Enigmatique et belle
Dominique comme j’aimerais te revoir !

Ce petit mot sur la table de nuit de mon hôtel quel crève cœur ! Mais aussi quel
aiguillon ! Le jour même j’achetais à Cayenne tout l’attirail du parfait baroudeur en
forêt vierge. Le soir je partais en avion de brousse pour Camponi. Le lendemain à
l’aube je louais cette pirogue à moteur.

Comment en suis-je arrivé là ? Cette aventure amoureuse a pourtant commencé
comme les autres. Les maîtresses, nombreuses, que j’ai eu de part le monde
m’ont toutes séduites, comme toi Dominique. Je n’ai jamais eu besoin de faire des
efforts de séduction. Ma renommée de bel aventurier me donne l’embarras du
choix parmi mes admiratrices. Dominique, comme les autres, tu n’as pas cherché
à me retenir, sachant que mon combat contre les malfaisants ne me permet pas
d’avoir d’attaches.

Et pourtant, je crois que je suis amoureux de toi, Dominique.

Cette demi-finale Brésil-France a, d’entrée de jeu, fait naître beaucoup de
complicité entre nous. Et cette troisième mi-temps j’en garde un souvenir
fabuleux.

Tout d’abord ce baiser fougueux qui dura près d’une demi-heure, le plus long, le
plus bon de ma vie. A aucun moment je n’ai eu à prendre des initiatives lors de
nos ébats.

Après cet interminable baiser, tu pointes sur mes lèvres tes mamelons
turgescents. Ma bouche les gobe avidement l’un après l’autre, puis les deux en
même temps, pendant que mes mains courent sur ton corps de rêve. Puis,
mutine, tu vas observer la belle excitation que tu me procures.

Tu couvres de bisous mon bout pas mou du tout. Puis en me regardant droit dans
les yeux, ta bouche pulpeuse et chaude glisse lentement jusqu’à la base de ma
hampe. Alors que je suçais tes tétons tel un nouveau né affamé, avec frénésie, tu
suces avec délicatesse, telle une fillette savourant patiemment sa sucette.
Puis tu enserres sévèrement entre pouce et index la base de mon sexe. Tu
aspires alors puissamment, pendant que lentement ta bouche remonte, puis libère
ma hampe. L’aspiration à la jouissance contre carrée par l’implacable garrottage
de ma verge déclenche un délicieux supplice.

Tu déposes moult bisous sur ma poitrine qui bat la chamade. Lorsque mes
palpitations se calment tu desserres ton étau. A l’extrémité de ma tige, toujours
aussi raide, perle juste une goutte de sperme.

Puis sans hésitation, alors que je suis allongé sur le dos, tu me chevauches.
Tétanisé par l’envoûtement de ce chaud et humide écrin mon cœur repart en
pâmoison. Tu restes immobile. Tu guides ma main gauche sur ton sein droit et
mon autre main sur ton clitoris. Du bout de mes doigts je roule ton
impressionnant téton et ton phénoménal bouton, osant même parfois de légers
pincements.

Je sens tes cuisses vibrer contre mes flans. Tu fermes les yeux. Où es-tu belle
Dominique ? Je ne suis que l’instrument de ton plaisir ? A quoi penses-tu ? Ainsi à
califourchon sur mon ventre toute tremblante, que tu es belle, majestueuse et
mystérieuse !

Ta jouissance explose entraînant la mienne tout aussi fulgurante.

Dominique je suis amoureux de toi.

Et me voilà, saoul de toi, découvrant le Camponi, sous une chaleur lourde et sous
un tunnel de verdure ébouriffante.

Tiens première confluence. Je vais rester sur la rivière principale. Testons le
pendentif. Je le plonge dans le courant. Aïe rien ne se passe. Bon allons remonter
le petit affluent. Essayons de nouveau. Magnifique ! Le bijou s’illumine d’une
éclatante lueur verte, je suis sur la bonne voie.

Voilà maintenant plusieurs heures que le pendentif me guide dans ce dédale
d’eau et de végétation, et toujours aucun signe de présence humaine ! Le ciel
gronde, l’averse drue tombe. Tout s’obscurcit, tout se brouille. Mais que fais-tu
Tintin dans cette galère ? A cinquante balais tomber amoureux, mais quel imbécile
tu fais ! Je n’y vois goutte, il me faut accoster et bivouaquer. « A une journée de
pirogue », tu parles Dominique tu me mènes en bateau !

Ouille ! Quelle est cette vive douleur à mon épaule gauche ? Une flèche vient de
me clouer sur un tronc d’arbre ! Aïe ! Une autre flèche me cloue la cuisse droite
sur le tronc d’arbre.

Pourquoi suis-je venu me perdre en pleine Amazonie ? Me voilà fléché sur ce tronc
comme le magnifique papillon bleu brésilien, Morho Rhetenor, de ma collection
épinglé sur une plaque de liège.

Après une foultitude d’aventures sur tous les continents du monde, me voici seul,
le cœur transpercé, cloué au cœur de cette sombre et ruisselante forêt vierge.
Tous contes faits Tintin c’est un bel épilogue...

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