Jusqu’au bout de la nuit

vendredi 13 janvier 2012
par  deshna
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« Déshabille-toi. Tu ne gardes que tes bas et tes chaussures. » Je t’ai prévenue que la soirée serait ponctuée par cette épreuve. Il est passé 4h00 du matin, nous sommes dans le garage. Nous revenons d’une soirée SM à Bruxelles. Ta première soirée. Même si dans un moment de rêve, tu as imaginé que je pourrais ne pas t’imposer cette promenade, tu te trouves face à la réalité. A cette heure, après une soirée intense, le retour est dur. J’ouvre le coffre de la voiture pour que tu puisses y déposer ta jupe en cuir, ta veste et ton top. J’attache la laisse à ton collier. Le claquement du coffre qui se referme sonne tel un coup de tonnerre. Son écho roule à travers l’ensemble des garages sous l’immeuble.

Comme il ne fait pas très chaud, tu places un bras sur tes seins et l’autre main sur ta chatte. « Garde les bras le long du corps. Tu n’as pas à te cacher. » Même si tu te dis qu’à cette heure, tout le monde dort, tu espères qu’il n’y aura personne entre le garage et l’appartement. Durant toute la traversée des garages, tes pas résonnent dans le silence étouffant de cet endroit clos. Je te semble distant, dur. « Allez avance ». Mes mots ne te réconfortent pas. Au bout de l’allée des garages, il faut monter un escalier. Ce n’est pas une épreuve en soit, si ce n’est que l’escalier donne vers l’extérieur. J’ouvre la porte et je tire sur ta laisse avec un autre « Allez, avance » qui te propulse sur le terre-plein menant à l’entrée du building. Le vent frais de la nuit t’enveloppe. Tes tétons durcissent un peu plus. Tu n’oses pas remettre tes bras devant ton corps. Tu sens la traction constante sur la laisse. Tu avances à petits pas sur tes chaussures à haut talons. Tu regardes devant toi en espérant qu’on ne rencontre personne. Lorsque nous atteignons l’entrée du building, tu pousses un léger soupir de soulagement.

L’attente de l’ascenseur te semble interminable. Je te serre dans mes bras. Lorsque la porte s’ouvre tu te précipites dans la cabine. A peine les portes se referment que tu te serre contre moi. Dans l’appartement, tu sens la chaleur monter en toi. Est-ce une réaction à toutes ces émotions ? Tu n’en sais rien. Tu m’en veux de t’avoir imposé cette épreuve en fin de soirée, mais en même temps tu sens une terrible fierté monter en toi.

Douze heures plus tôt

Même si la soirée ne commence qu’à 21 heures, tu penses déjà à te préparer. Entre ta douche, l’entretien de ta chatte, le vernis à ongles, le maquillage, tu sens ton estomac se serrer au fur et à mesure que tes préparations avancent. Malgré que nous ayons parlé longtemps de cette soirée, tu ne peux t’empêcher de te poser 1001 questions, selon ta bonne habitude. Tu essayes, autant que possible, de me cacher ton anxiété. Il n’y a rien à faire. Ta nervosité transparaît. Tu apprécies mon calme en ces circonstances. Rien ne serait plus agaçant qu’un Maître nerveux ou qui te ferait des remarques mettant en exergue la tension qui t’habite.

Un peu avant 20 heures, nous nous mettons en route. Tu es habillée d’une robe de soirée SM en cuir, très courte, avec un large décolleté, des bas à couture rouge, des chaussures à haut talons. Bien sur tu portes avec une fierté particulière ton collier avec ta médaille. La route est agréable. Tu es contente d’avoir un Maître bavard. Tu te laisses emporter par mes paroles, cela t’évite de trop penser à ce qui va se passer.

La distance entre le parking et la maison où se déroule la soirée est assez courte. Pourtant, elle te semble interminable, surtout juchée sur tes talons. Dans la rue, alors que nous passons devant un groupe de jeunes, l’un d’eux te hèle. « T’aurais pas pu trouver plus court ? » Tu te retournes et tu lui réplique « Tu veux voir plus court » en relevant un instant ta robe, dévoilant une fesse. Il reste bouche bée. Il lui faudra longtemps avant de s’en remettre. Arrivé à la porte, j’attache ta laisse à ton collier. Nous entrons, un couloir donne sur une grande pièce. Après nous être débarrassé de nos manteaux qu’un soumis de service recueille, nous pénétrons dans la pièce. Un autre soumis, nu me propose une boisson. Avec beaucoup de finesse, tu lui fais remarquer que tu es la seule à pouvoir me servir.

A peine ai-je le temps d’avaler mon premier Perrier rondelle de la soirée que déjà la salle se remplit d’une foule bigarrée au sein laquelle nous ne tardons pas à retrouver quelques connaissances. Certains des invités n’ont pas tardé à créer l’ambiance. C’est ainsi que tu vois B., qui est officiellement la soumise de Maître O., entièrement nue et sans collier, en train de jouer avec le sexe d’un autre homme que tu ne peux qualifier de soumis. Il est visiblement là pour le sexe. Point. Tu ne tardes pas à t’interroger sur Maître O. Il semble finalement tout à fait soumis aux désirs de B. même s’il donne l’apparence de l’inverse. Tu en auras la confirmation plus tard, lorsque tu le croiseras nu dans l’escalier qui mène aux étages supérieurs se plaignant du fait que B. est mécontente de ses performances.

Tu sens les regards se tourner vers toi. Sans trop savoir si c’est avec envie ou jalousie. Tu as pour instruction de rester à mes côtés. Tu n’as pas l’intention de t’éloigner. Peu habituée à la faune des soirées. A un moment donné, notre hôte me présente un certain Monsieur Bond. Mais son prénom n’est pas James. Dans un monde où tous les mâles dominants se font nommer Maître, même si dans certains cas, ils n’ont de maître que le nom, tu es surprise qu’un homme se revendique du seul titre de Monsieur.

Nous prenons un verre. Tu restes délicieusement à ta place en n’intervenant pas dans la conversation. Tu n’es pas sans remarquer les regards appuyés que Monsieur Bond te lance. J’ai l’impression qu’il prend mes mesures. Tu ne crois pas si bien penser. C’est exactement ce qu’il fait. Mais alors que son nom aurait dû te mettre sur la piste de son art, tu en es restée à 007 quand tu l’entends me demander : « Peut-elle se déshabiller ? » Tu es un peu surprise. Pour connaître l’endroit, tu sais que le donjon est à l’étage. Même si plusieurs soumises sont dans tes tenues qui ne masquent rien de leurs charmes, tu ne t’attendais pas à te retrouver dans la même tenue au salon.

Je t’invite à enlever ta robe. Tu obéis. A ce moment, M. Bond frappe deux fois dans les mains. Une sublime petite soumise asiatique apporte un grand sac. Elle l’ouvre et elle lui présente une première corde. Oublié le vieux James et son Walther PPK. Déjà, le Maître es Shibari opère sur toi. Même si tu ne peux voir le résultat, tu admires son talent. Sa façon de faire virevolter les cordes autour de toi, de faire des nœuds, de faire glisser les cordes sans te brûler la peau. En homme qui possède son art, il ne tarde pas à te ficeler de manière à ce que tu ne puisses rapidement plus bouger. Tu sens les nœuds se resserrer de plus en plus. Autour de toi, un cercle d’admirateur apprécie son travail et la mise en valeur de tes formes. LIRE LA SUITE



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Commentaires

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dimanche 15 janvier 2012 à 19h13 - par  deshna

Bonsoir crabou,

Je vous remercie pour votre commentaire.

La source de l’orgasme (l’arme fatale) dont mon Maître parle est en réalité une brosse à dent électrique. Quant à être flagellée, oui je l’ai été et même intensément. Mais Designer a estimé que dans ce récit, la flagellation était secondaire et donc n’est pas vraiment entré dans les détails.

Cordialement
deshna

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dimanche 15 janvier 2012 à 14h46 - par  Crabou

Intéressant mais la source de l’orgasme n’est pas très claire. La soumise a-t-elle était flagellée ? Si oui, on n’a pas de détail de la chose.
Pour le reste, l’ambiance est plaisante et la mise en scène soignée. il me manque pas grand chose pour en faire un très bon texte.