Sur la plage abandonnée

samedi 17 septembre 2011
par  Baron rouge
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Chaque après-midi devait à présent m’offrir une opportunité. Les mômes avaient été confiés au centre de loisirs. Je m’étais ostensiblement signalée sur la plage, seins nus et string minimal. À la mine offusquée des épouses, je savais que je n’avais pas raté mon effet. En effet leurs conjoints mâles fort émoustillés ne laissaient pas de m’adresser un grand sourire sans équivoque. Tous ces mâles devaient avoir bavardé à mon propos. Une sorte de lutte sournoise s’était instaurée entre eux pour savoir lequel le premier me culbuterait dans les rochers ou dans une voiture. Il était patent que j’avais le feu au cul et que l’absence de mon mari avait été comme le signal de l’hallali.
J’avais rapidement photographié, évalué chacun des prétendants. Étrangement mon goût n’allait pas aux beaux gosses ; ces derniers avaient donc tort de s’élire favoris. Je me savais sans conteste la plus belle dans la résidence. Soit que mes rivales fussent trop vieilles et abîmées par les ans, soit que les autres fussent par trop gamines ou niaises réellement. Bref je jetais vite mon dévolu sur deux quinquagénaires machos et veules à tous points. Je vis bientôt que malgré mes grands sourires ils ne parvenaient pas à se persuader que je pus leur donner ce dont ils rêvaient secrètement. Ils prenaient cela sûrement pour de l’insolence ou de la moquerie de ma part.
Le pas décisif advint lorsque je me résolus à aller bronzer sur la petite plage naturiste fréquentée par trois quatre homos affichés et une vieille post-soixante-huitarde puérile qui nous infligeait beaucoup de sa viande bronzée. Je pressentis le jour de ma victoire lorsqu’un des quinquagénaires vint se montrer nu au risque d’être repéré par les homos. Détail savoureux, car je le percevais plutôt homophobe. De par son vice il avait dû surmonter beaucoup de sa répugnance. Il s’était installé à trois mètres de moi avec son journal. Sa femme devait n’être pas au courant. Il me démangeait presque d’aller l’en informer. Son macho converti d’un coup au nudisme et à la fréquentation des gays. Quel scoop c’eût été ! Derrière ses lunettes noires, je devinais qu’il matait sans relâche mes seins et sûrement ma chatte épilée, exhibée. J’eus l’effronterie à un moment de me retourner. Couchée sur le ventre, je lui offrais le spectacle de mon cul. Celui-ci était ferme et bronzé depuis peu. Tout cela agrémenté tandis que j’affectais de somnoler, d’un petit jeu de jambes et de pieds se balançant en l’air. Art inimitable d’allumer n’importe quel mec. Point n’est besoin de vous révéler que ce con n’avait pas de maillot de bain et que rapidement la partie basse du ventre accusa l’effet escompté. Du reste avec son journal il s’ingéniait de n’en rien montrer. Ces contorsions m’amusaient et cependant je voulais voir davantage de son sexe dans la mesure où celui-ci n’apparaissait qu’au travers de mes lunettes noires. Aussi quelle ne fut sa surprise quand soudain me dressant sur mon séant j’enlevai rapidement les lunettes découvrant alors mon regard bleu intense empli de défi à seule fin d’examiner ce sexe en érection ? Ainsi ajoutais-je à son humiliation de devoir subir la présence des pédés, celle d’une femme dévoilant l’effet compromettant qu’elle suscitait. Il ne sut me rendre qu’un vague sourire contraint et idiot. LIRE LA SUITE



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Commentaires

Logo de baron rouge
samedi 17 septembre 2011 à 20h56 - par  baron rouge

Oui il faut fermer les yeux sur le négligé de la forme voire des fois certains maniérismes. Quant au fond il faut concéder que l intrigue en peut être vraisemblable. N’est-il pas qu’une mère puisse un temps mettre en parenthèses ses vertus maternelles pour se relâcher et du même coup se ressourcer. D’autant qu’elle crée des heureux autour d’elle.

Logo de henic
samedi 17 septembre 2011 à 17h48 - par  henic

Sur la forme, le « satisfasse » est parfait pour un grammairien exigeant, on eût attendu de même un « j’avouasse », mais il ne faut pas être trop gourmand.
Sur le fond, on ne peut qu’admirer le sang-froid manifesté par cette chaude salope, alors que le soir tombe et que les devoirs familiaux reviennent manifester leur dû...