1 - Le plaisir dans la soumission

mardi 30 janvier 2007
par  Pégase
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J’ai fait la connaissance de Sabrina il y a six ans environ à l’occasion d’un cocktail. Je l’ai aimée dès le premier regard. C’est une grande fille brune aux yeux verts très expressifs, à la poitrine pulpeuse et aux jambes élancées. Elle portait ce soir-là une robe moulante qui lui allait à ravir et de très hauts talons. Sa croupe opulente et ronde ondoyait à chaque pas. En voyant les regards concupiscents de tous les mâles présents autour d’elle, je me dis que je n’avais sans doute aucune chance. Je lui fis pourtant la cour et le miracle se produisit : J’eus le bonheur de lui plaire, ce qui prouve au moins qu’on doit toujours croire à sa bonne étoile et ne jamais partir battu d’avance.

Nous avons fait l’amour quelques jours plus tard. J’étais émerveillé par son corps absolument parfait et je me dis que, si elle l’avait voulu, elle aurait pu être sans problème un top model de renom. Malgré une érection persistante qui devenait presque douloureuse, je pris le temps d’embrasser et de lécher chaque centimètre de sa peau. C’était un régal. Je l’entendais gémir sous ma langue et, quand je faisais semblant de m’arrêter, elle me demandait dans un murmure de continuer. Je considérais ce corps comme un véritable cadeau des dieux. Entre ses fesses rondes, j’explorai et je fouillai le sillon avec délectation. Entre ses cuisses, je m’abreuvai de son plaisir. Je la pénétrai enfin et restai en elle de longs moments, allant et venant, avant de l’inonder de ma jouissance. Je fus cependant frustré car elle n’avait pas atteint l’orgasme. Je l’interrogeai et elle se voulut rassurante.

— Si, si, disait-elle, c’était très bon, c’était délicieux, ne t’inquiète pas !

Mais je n’étais pas tranquille. Les fois suivantes, je fis durer davantage encore les préliminaires et, ayant pris soin de me masturber avant de la retrouver, je restais en elle le plus longtemps possible. Le résultat fut le même.

Comme elle me voyait de plus en plus inquiet, Sabrina décida un soir, après l’amour, de m’expliquer ce qui se passait.

— Je vais t’avouer une chose que je n’ai dite à aucun de mes amants. Mais comme tu es le plus tendre et le plus attentionné de tous et que je te sens malheureux, je vais tout te dire. Lorsque j’avais quinze ans, je suis allée faire du baby-sitting chez un notaire de la région. Un soir, les bambins étant tout à fait charmants et ne posant aucun problème, j’ai cherché quelque chose à lire dans la bibliothèque. Je suis tombée sur un livre relié de soie bleue et qui portait comme seule inscription " HISTOIRE D’O " . Je l’ai ouvert. Je l’ai lu d’une seule traite. J’ai adoré cette histoire et, en m’identifiant à l’héroïne, j’ai joui sans même avoir besoin de me toucher. Je n’ai pas hésité à voler le livre et, pendant des semaines, il a été mon plus fidèle compagnon. Arrivée à l’âge adulte, aucun de mes amants ne m’a jamais procuré d’orgasme comparable à ceux que j’ai connus en lisant l’histoire d’O qui trouve le bonheur dans l’esclavage. Et je crois que je ne serai vraiment capable de jouir à nouveau que si j’arrivais à vivre une situation comparable. Tous mes amants sont trop doux, trop tendres. Il me faudrait peut-être un maître.

J’étais étourdi par cet aveu. Je connaissais bien le livre pour l’avoir lu à peu près au même âge qu’elle. Je m’étais volontiers imaginé, à l’époque, que je faisais partie des invités du château et que, comme eux, je flagellais de belles esclaves. A chaque fois, cela me faisait bander. Mais entre ces fantasmes d’adolescent et la réalité d’aujourd’hui, il y avait un monde. Sabrina n’était pas une créature inconnue que j’aurais pu, sans problème et même avec plaisir, fouetter jusqu’au sang. Elle était une femme ravissante et que j’aimais de toutes mes fibres. Comment aurais-je pu la faire souffrir ? Affreux dilemme : c’était cela ou risquer de la perdre car je sentais bien que, tôt ou tard, elle partirait à la recherche de son rêve.

Le lendemain, ma décision était prise. J’allai acheter dans un sex-shop le matériel indispensable : un martinet au manche de bois et aux lanières de cuir, des menottes, des chaînes, un bâillon. Je partis dans ma maison de campagne, une ancienne ferme isolée et entourée de prés. J’explorai les dépendances et trouvai une pièce qui pourrait convenir. On avait dû jadis y attacher des chevaux car plusieurs anneaux étaient encore fixés au mur et il y en avait même un au plafond. Je vérifiai la bonne tenue de son ancrage et fis un peu de ménage. Je découvris un chevalet qui avait dû être utilisé pour scier des bûches et je le laissai en place.

Quelques jours plus tard, j’amenai Sabrina dans ces lieux qu’elle ne connaissait pas encore. Dans la voiture, je lui offris une boîte rectangulaire couverte de velours noir. Elle l’ouvrit et elle comprit. C’était le martinet.

— Oh oui ! dit-elle. Merci, mon amour. Vite ! Vite !

La flamme que je vis dans son regard me mit mal à l’aise, mais il n’était plus question de reculer. Quand nous arrivâmes, je la conduisis sans un mot dans la pièce que j’avais préparée. Je pris ses poignets, fixai les menottes et les attachai à l’anneau du plafond. C’est à peine si elle touchait encore le sol sur ses talons aiguilles.

— Tu veux toujours ? Lui demandai-je.

— Plus que jamais, répondit-elle, haletante.

Sortant un canif de ma poche, je glissai la lame aiguisée sous la robe que je coupai depuis les seins jusqu’en bas. Comme d’habitude sa superbe poitrine dénudée me bouleversa ! J’eus envie de la prendre dans ma bouche pour la caresser avec ma langue, comme chaque fois. Mais non, aujourd’hui, il fallait se montrer sévère. Je pris donc ses seins à pleines mains. Je me mis à les palper, les pétrir, les serrer jusqu’à ce qu’elle crie. J’arrachai ensuite son slip et fis claquer ses fesses jusqu’à ce que ma main me fasse mal. Mais cela ne lui suffisait pas.

— Le martinet ! cria-t-elle, folle d’impatience.

J’utilisai le bâillon pour l’empêcher de crier davantage et me déshabillai entièrement. Quand je fus nu, sexe dressé à la vue de ce corps superbe et sans défense, je décidai de lui donner ce qu’elle demandait avec tant d’insistance.

Je pris le martinet et passai derrière elle. Je lui effleurai le dos puis les fesses avec les lanières de cuir, m’amusant à les glisser dans la raie de sa croupe. Puis je la contournai et caressai de même le ventre, le devant des cuisses et les seins. La tension nerveuse de Sabrina devenait presque palpable. Malgré l’étirement de son corps, sa poitrine se gonflait et frémissait de plus en plus vite. Pour cette première séance, je décidai d’épargner ses seins et revins vers son dos. Et soudain, je me déchaînai : les lanières s’abattirent sur sa croupe cambrée. Elle fit un bond de côté, mais je repris avec plus d’intensité. Elle vacillait sur ses talons trop hauts. Chaque fois que le cuir lui mordait les fesses, sa croupe bondissait et cela m’excitait au plus haut point. Les lanières s’abattaient en sifflant, entourant les globes de chair de leur réseau cuisant, amenant le rose sur la peau nacrée. Le corps oscillant se tordait, secoué de spasmes. Des stries rouges apparurent sur les fesses. Je l’entendais hurler malgré le bâillon. Inquiet, je le lui retirai et lui demandai :

— Tu veux qu’on arrête ?

— Non ! Non ! Les seins ! Les seins !

Je me mis alors à flageller sa poitrine et c’était si excitant que je crus un instant que j’allais jouir avant qu’elle ne me demande de cesser. Ses seins rougirent sous les morsures du cuir. Peu à peu, ses cris de douleur se muèrent en hurlements de plaisir et, pour la première fois depuis longtemps, Sabrina connut l’orgasme. Je laissai tomber le fouet. Je me plaçai devant elle et écartai ses cuisses. Son sexe était trempé. Je la tins sous les fesses, elle m’entoura la taille de ses jambes, j’enfonçai en elle mon épieu de chair et ma jouissance se mêla à la sienne.

Quand je la libérai, elle s’agenouilla devant moi, couvrit mon corps de baisers et me dit qu’elle avait enfin réalisé son rêve, qu’elle avait joui pour la première fois depuis son adolescence, qu’elle voulait être mon esclave. Que ces paroles étaient douces à entendre ! Je voulus cependant la tester. Il y avait une chose que je n’avais jamais osé demander à mes maîtresses mais dont j’avais vraiment envie. Je me forçai à prendre un ton assez dur pour lui dire :

— Puisque tu es mon esclave, je t’ordonne de me lécher les fesses et surtout la raie, au milieu.

Sans attendre sa réponse, je lui tournai le dos et lui présentai ma croupe. Elle obéit aussitôt. Je sentis sa bouche sur mes fesses et sa langue qui étendait la salive. Lorsqu’elle l’introduisit dans la raie, je me penchai en avant pour mieux savourer la caresse et mon anus s’ouvrit presque malgré moi. La pointe de sa langue s’y introduisit. C’était divin ! Comme s’il était monté sur un ressort, mon sexe se dressa instantanément. Je dus faire un effort pour ne pas me retourner et la pénétrer de suite. Je dégustai des sensations inconnues jusqu’alors et fis durer le plaisir autant que je pus.

Enfin, n’y tenant plus, je me retournai, la relevai et la conduisis vers le chevalet. J’obligeai Sabrina à s’y placer de façon à me présenter son dos et surtout sa croupe et je l’attachai aux quatre pieds de bois. Ainsi immobilisée, elle était à ma merci. Jusqu’alors, elle avait toujours refusé la sodomie que ce soit avec moi ou avec ses anciens amants. Le moment était venu de lui imposer cette humiliation suprême. Mes mains palpèrent ses fesses toujours rouges et mon pouce s’enfonça sans douceur dans l’orifice que je voulais forcer.

— Ah non, pas ça ! cria-t-elle. Je te l’interdis.

Le corps entier se cabra, entraînant le lourd chevalet dont il était solidaire. Mais n’était-elle pas mon esclave ? Je poursuivis donc mon exploration, m’étonnant de la sentir si étroite. Je plaçai ensuite mon sexe dans son ventre afin de le lubrifier, puis entre les globes. En sentant le gland sur sa bouche secrète et plissée, Sabrina se remit à crier :

— Non, non, je ne veux pas !

Alors, dans un souffle rauque, les jambes tremblantes de désir, les mains crispées sur les hanches de ma superbe esclave, je forçai la rosette à s’ouvrir en y enfonçant mon gland lentement. Ses cris redoublèrent. Centimètre par centimètre, je réussis à faire pénétrer le sexe tout entier dans l’étroit canal et, bientôt, mon bas-ventre vint se plaquer à ses fesses. Douce contraction des muscles sur le pal de chair ! Elle hurlait toujours, mais au bout d’un certain temps, la gaine étroite s’étant habituée à la présence de ce cylindre dur, elle se calma un peu. Je commençai lentement mes mouvements de va-et-vient. Puis la croupe de Sabrina, telle une fleur, s’ouvrit davantage. Je pus pénétrer au plus profond. Ses plaintes se transformèrent peu à peu en gémissements de joie et de volupté. Au moment même où mon sperme giclait dans son cul, Sabrina atteignait une nouvelle fois l’orgasme !

Je la libérai et l’emmenai dans ma chambre afin d’enduire son corps d’un lait apaisant. Elle me confia n’avoir jamais autant joui. Après ce jour, nous nous sommes livrés à toutes sortes de jeux qui nous ont apporté le plaisir et l’apaisement. J’étais donc un homme heureux. Pas tout à fait, pourtant. Je restais inquiet car, dans le roman de Pauline Réage, son amant livre O à ses amis et l’offre à des inconnus. J’espérais que Sabrina ne me demanderait jamais d’aller jusque-là car je pensais que ce serait au-dessus de mes forces.



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