La poudre

mardi 1er mai 2007
par  Bablao
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I° partie

Lise ouvrit la petite boîte en or. Depuis sa rencontre avec monsieur Georges, la jeune femme avait basculé dans la folie. Elle devait au photographe de presse à la retraite de lui avoir révélé sa vraie nature : une sexualité débridée dont elle ne soupçonnait rien quelques mois auparavant, mais aussi et surtout des penchants profondément masochistes.

En peu de temps, la petite ménagère avait brûlé les étapes qui conduisent à la dévotion absolue. Son maître savait tout obtenir d’elle. Il ne s’en privait d’ailleurs pas, la sollicitant souvent, à l’improviste, et exigeant des actes dont elle ne se serait jamais cru capable. C’était au cours d’une mise en scène dont le sexagénaire lubrique avait le secret qu’elle s’était fait surprendre par son mari. Pour son malheur, Philippe avait regagné inopinément le domicile conjugal, à l’heure d’une grève surprise de la fonction publique à laquelle il était rattaché. L’instituteur avait trouvé sa femme pâmée dans la baignoire, les seins saucissonnés par de la ficelle de boucher, les tétons, les petites lèvres et le clitoris mordus par des pinces crocodile qu’elle s’était elle-même posées.

Hallucinant !

Le téléphone portable calé au creux de l’épaule, devançant les ordres de monsieur Georges, la belle venait de s’offrir un orgasme monstrueux qui l’avait laissée anéantie. Elle avait été bien incapable d’expliquer son comportement. En catholique frustre et péremptoire, son époux avait immédiatement décrété qu’il s’agissait d’une forme de possession satanique. Le diable lui avait volé sa femme ! Qu’il la garde ! Les enfants étaient en danger. Il fallait sans délai les soustraire à l’influence malsaine de leur mère.

Quelques semaines plus tard, l’instituteur obtenait la séparation et la pleine autorité parentale, même si le juge avait eu du mal à avaler cette histoire de fou. Mais du moment que Lise n’en contestait pas l’effrayante version, il ne pouvait que donner tort à la femme et raison au mari.

Heureusement, il y avait la poudre blanche. Lise en raffolait. Avec elle, la mère de famille qu’elle avait cessé d’être oubliait Philippe, les enfants, la précarité de sa situation et sa dépendance envers monsieur Georges pour ne plus songer qu’au plaisir de sniffer qui exacerbait ses sens et décuplait ses orgasmes. Une autre découverte ravageuse à laquelle le retraité de l’attique n’était pas étranger. C’était même lui qui l’approvisionnait quand elle venait à en manquer. Et justement, ô ! Horreur, la petite boîte était vide. Alors, comme à chaque fois depuis bientôt un mois, elle allait devoir gagner sa “ pitance ”...

“ Allô, maître, c’est Lise ! Pourquoi je vous appelle ? Pour la poudre, bien sûr. Pour vous voir aussi. Vous me manquez terriblement. Ca fait deux jours que vous refusez de répondre à mes appels ! ”

A l’autre bout du fil, monsieur Georges jubilait. Sa petite esclave était à point, comme il aimait. En manque, psychologiquement aussi bien que physiquement. Donc prête à toutes les bassesses, à toutes les turpitudes pour assouvir sa nouvelle passion.

Il fallait bien tout ça, parce que ce soir, précisément, le photographe avait décidé de la mener un peu plus loin sur le chemin de la servitude et de la déchéance.

“ Tu vas te préparer comme la dernière fois. Et dans mon salon à 22 heures précises. Compris ? ”

Lise consulta sa montre. Elle avait deux bonnes heures devant elle. Ce n’était pas de trop pour respecter à la lettre le scénario conçu par Monsieur Georges.

Tout de suite, elle se coula un bain, sortit la pince d’orthodontiste et les minuscules élastiques, alluma une bougie rouge, avant de se précipiter vers sa baignoire.

* * * *

Quand elle retrouva l’appartement de son maître, deux heures plus tard, Lise n’avait plus rien d’une jeune femme au foyer. Robe de soirée extra-moulante au décolleté vertigineux, longs gants de velours, étole de vison sur les épaules, collier à double rangée de perles, escarpins vernis, bas à couture ! Madame Grammont, habillée par monsieur Georges, ressemblait à une star de cinéma des années cinquante. Tout y était, même les faux cils. Seule la perruque couleur platine jurait avec le personnage qu’elle s’était composé. Mais c’était la volonté de son maître qui, disait-il, avait un faible pour les girls du Paradis latin. D’ailleurs, avec son mètre soixante-quinze pour cinquante-cinq kilos, la dernière recrue du photographe à la retraite supportait parfaitement la comparaison avec les demoiselles de feu monsieur Bernardin. Il n’y avait que son hypertrophie mammaire qui eût pu constituer un obstacle majeur à son engagement dans la célèbre troupe parisienne, sachant que les danseuses lui rendaient bien chacune en moyenne une dizaine de centimètres de tour de poitrine.

“ Vous êtes sublime, ma chère. Tout simplement sublime ! ” Devant cette insolente beauté, Monsieur Georges avait retrouvé le vouvoiement. Il aimait bien alterner le “ vous ” et le “ tu ”, la distance affectée et la familiarité extrême, bref souffler le chaud et le froid. Cela faisait partie du jeu. Mais, ni elle ni lui n’étaient dupes. Et comme chacun paraissait y trouver son compte…

Dans le salon, Lise était restée debout, attendant que son hôte lui propose un siège. Le sexagénaire ne semblait pas pressé de rompre le charme, ayant encore du mal à s’imaginer que la superbe Mme Grammont était désormais entièrement à sa botte.

La jeune femme regarda nerveusement autour d’elle, cherchant à deviner quel programme lubrique le photographe lui avait concocté. La dernière fois, pour obtenir sa poudre, elle avait été contrainte de se masturber interminablement, d’abord avec une plume d’oie, ensuite avec une brosse à cheveux, enfin avec une brosse à dents… électrique. Ce n’est qu’au quatrième orgasme qu’elle avait eu droit à une première ligne. Après, cela avait été beaucoup plus facile. Beaucoup plus hard aussi. Elle ne se souvenait pas vraiment de toutes les horreurs exigées par son maître, sauf la séance d’orties : la tige urticante qu’elle avait dû longuement promener sur son clitoris et son anus et dont le cuisant souvenir hantait encore douloureusement sa mémoire. Cette simple évocation eut cependant pour effet de tendre un peu plus la pointe de ses seins qui menaçaient de percer la soie dans laquelle ils étaient emprisonnés.
Monsieur Georges, à qui rien n’échappait, fit un geste de la main. Aussitôt Lise se débarrassa de son étole de fourrure et de la robe qui l’épousait comme un gant.

Maintenant, sous sa perruque aux paillettes argentée, avec ses talons aiguilles et ses bas à couture tendus par un porte-jarretelles de cuir noir, elle ressemblait vraiment à une amazone du Paradis latin. Obéissant à une nouvelle injonction, la jeune femme pivota sur elle-même pour faire admirer sa plastique insolente. Lise possédait d’interminables jambes qui soutenaient un cul étonnamment cambré. La finesse de la taille jurait avec l’abondance d’une poitrine aux tétons extraordinairement développés. Le traitement auquel leur propriétaire les avait soumis, avant de rejoindre l’antre du photographe à la retraite, contribuait sans doute à ce surprenant contraste. Les bouts étaient emprisonnés dans de minuscules élastiques que les orthodontistes utilisent pour redresser les dents de leurs patients. Le résultat était aussi saisissant qu’indécent : étranglés à leur base, les mamelons de Lise, déjà développés de nature, formaient comme de formidables excroissances qui attiraient autant la main que l’œil. Hypertrophiés, hypersensibles aussi, ils étaient d’ailleurs devenus, au fil des séances de dressage, la cible privilégiée de Monsieur Georges. Il faut dire que la petite ménagère ne détestait pas qu’on s’en occupe de très près, surtout si c’était de manière brutale.

“ Lequel choisis-tu ? ” Le sexagénaire montrait à sa protégée cinq tabourets de bar en skaï rouge alignés devant la cheminée. Plus bas que la moyenne, plus volumineux aussi, chacun d’eux était percé en son milieu d’un trou d’où sortait, prisonnier d’une cloche de verre, un godemiché de taille, de forme, de matière et de couleur différente. Un subtil dispositif actionné par un piston permettait à chaque bite de disparaître à la commande dans l’épaisseur du siège.

Lise frémit. Elle avait compris que son maître lui proposait un nouveau jeu qui devait lui permettre, si elle se montrait suffisamment habile, de remplir sa petite boîte en or.

Du menton, Lise désigna le troisième tabouret. Son siège lui arrivait à peine à la taille, mais c’était le seul dont le verre opaque lui interdisait toute vision. Que cachait-il réellement ? Elle allait le savoir très vite….

II° partie

“ A toi de jouer ! ” lança simplement l’homme à sa visiteuse.

Comme si elle n’attendait que cela, Lise franchit précipitamment la distance qui la séparait de la lignée de tabourets. Devant sa cible, la jeune femme marqua un temps d’arrêt, avant de soulever précautionneusement, malgré tout, la cloche protectrice, un peu comme un artificier devant une bombe qui pourrait lui exploser au visage. Monsieur Georges s’était déplacé lui aussi. Pour rien au monde, il n’aurait voulu manquer la réaction de Lise au moment de découvrir son “ cadeau ”. Madame Grammont ouvrit grand la bouche. “ Oh ! Non ! Pas ça ! ” murmura-t-elle comme pour elle-même. Mais la flamme qui brillait au fond de ses pupilles attestait du contraire. Derrière son regard de braise, l’égérie de Monsieur Georges venait de découvrir le plus gros sexe qu’elle ait jamais vu. Il mesurait une quarantaine de centimètres de hauteur et son diamètre avait l’épaisseur d’un poignet d’adulte. Ce phallus monstrueux, criant de vérité, avait été façonné par un véritable artiste. Avant de réaliser son moulage, le sculpteur s’était amusé à en reproduire les moindres détails. Tout y était, y compris le frein qui retenait un gland menaçant aux allures de massue. Mais le plus étonnant, c’était la couleur de l’objet. Elle était blanche ou plutôt transparente : la couleur de la glace, d’un pin de glace aux formes et aux dimensions de cet extraordinaire pénis d’où s’échappait maintenant une fine vapeur d’eau qui montait en volutes concentriques vers le plafond de la pièce.

Lise ne résista pas à la curiosité de toucher la queue de glace. Malgré les gants de chevreau qu’elle avait conservés, elle ressentit le froid traversé sa main comme une brûlure.

“ Quand tu veux ! ” lança ironique le sexagénaire à son hôtesse.

“ Où ? ” interrogea-t-elle simplement.

“ Dans la chatte, tout au fond de la chatte. Ton cul, je me le réserve. Et, puis, si tu m’as bien obéi, ta rondelle doit être cachetée, non ? ”

Pour raffiné qu’il passait, le sexagénaire ne détestait pas, à l’occasion, user d’un langage cru, surtout quand il s’agissait de fesses, de celles de Lise en particulier. Mais là, ce n’était plus franchement la préoccupation essentielle de Madame Grammont. Elle grimpa sur le tabouret. Jambes écartées, ventre en avant, en équilibre précaire, la belle cherchait à prendre la meilleure position possible au-dessus du redoutable pic glacé, usant comme un escabeau de la barre métallique circulaire qui reliait les pieds du tabouret. Concentrée à l’extrême, redoutant la blessure, Lise posa précautionneusement sa vulve brûlante sur la pointe du gode, avant de s’essayer à une lente, très lente descente. Les dimensions monstrueuses du phallus constituaient un obstacle majeur à sa progression dans le ventre de la jeune femme. Muscles tendus, elle tremblait sur ses jambes, sans parvenir vraiment à engager l’énorme gland dans son intimité. De dépit, Lise poussa un petit cri, tout en cherchant à s’empaler davantage. La moule anesthésiée par le froid, elle ne put retenir quelques gouttes d’urine qui coulèrent, jaunes et acides, le long de la bite de glace, attaquant sa surface polie. “ Vous trichez, ma chère ; je devrais vous punir, vous ne croyez pas ? ” souffla entre les dents le photographe. Pour la perturber davantage, il s’était mis à flatter le cul de Lise, vérifiant d’un doigt inquisiteur la présence du bouchon de cire sur et dans l’anus de sa visiteuse.

Toute à son introduction, Lise ignora le geste et les propos de son hôte. Elle ahanait en jouant des hanches à l’aplomb de la fausse queue. S’aidant des mains, la jeune femme parvint enfin à se loger la pointe de l’énorme gland dans le sexe. Mais le plus difficile restait à faire. Tétanisée, elle s’accorda un bref répit. Puis, le corps arqué, le ventre en avant, elle se laissa empaler sur l’impressionnante hampe, cherchant à voir, les yeux écarquillés, son vagin avaler littéralement le monstre de glace.

Monsieur Georges ne put retenir un sifflement admiratif. “ Bravo, ma petite Lise. Je n’en attendais pas moins de vous. ” De la main droite, le sexagénaire gratta la cire que sa victime obéissante s’était fait couler sur la pastille anale. Refusant de céder à la précipitation, Monsieur Georges extirpa de son pantalon une bite brûlante qu’il enfonça d’une seule poussée dans le cul de sa voisine. Le photographe n’était pas au fond des reins de la jeune femme qu’il éjaculait en d’interminables saccades…
Très vite il s’en voulut d’avoir cédé aussi vite à ses sens exacerbés. S’emparant de la généreuse poitrine que Mme Grammont, roulant des hanches, lui tendait malgré elle, il en pinça les pointes avec une violence contenue. “ Je vous interdis de jouir sans mon consentement, compris, petite salope ! ”

Mais Lise n’entendait plus rien. Le plaisir arrivait, irrépressible. Perdue dans son délire masochiste, la mère de famille indigne poussa un long feulement, frottant à toute allure un clitoris rougi autant de froid que d’excitation contre la hampe de glace. Sous l’effet de la chaleur ambiante, le bloc perdait peu à peu de son monstrueux volume. Pourtant, en quelques instants, Lise s’offrit ce qui ressemblait à des orgasmes en cascade qui ne s’achevèrent qu’avec l’évanouissement de la jeune femme.
Heureusement, Monsieur Georges veillait au grain. Il retint sa proie inconsciente contre sa poitrine. Puis il l’extirpa de sa délicate position à califourchon sur un tabouret de bar, la pine de glace enfoncée dans la chatte. Le satyre déposa prudemment Lise, toujours « absente », sur le canapé du salon. Avant de murmurer à son oreille, comme pour lui-même : « Bien joué, délicieuse petite pute ; mais tu ne perds rien pour attendre ! »





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