Gâteries d’un soir d’hiver

dimanche 1er août 2010
par  VieilAmi
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J’arrivais au rendez-vous donné. 23h00 devant la grande porte aux têtes forgées. Une nuit d’hiver presque douce malgré les flocons qui tombaient doucement dans cette petite rue du centre ville. Les passants n’étaient pas nombreux. Pour dire je n’avais croisé qu’une seule personne, une vieille dame emmitouflée dans sa doudoune très 70’s et bottes en fourrure, elle tenait en laisse son petit chien assorti aux bottes, comme à la fourrure, tons blanc-beige. Yeah !!! Gimme somme looooove, je suis sur que cette vieille dame était une fan du grand Julio Iglesias depuis des décennies. Le grand chic ! Moi aussi j’étais chic, j’avais gardé ma tenue du jour, un costume de soie gris, un pull col roulé en cachemire noir, mon manteau noir arrivant mi-cuisse et des chaussures de cuir noir, bref j’étais plutôt e. J’avais besoin de me rassurer, cette armure très classique m’avait toujours donné beaucoup de charme et d’assurance. Quelque part, l’idée de devoir absolument maîtriser les évènements qui allaient suivre ne cessait de trotter dans ma tête. Voilà plusieurs mois que je jouais sur le fil avec Angélique, plus jeune que moi d’une génération, elle semblait depuis longtemps sous mon charme. Plusieurs mois à jouer sur du velours, à la laisser venir doucement, jamais un mot déplacé, jamais une ouverture trop flagrante. Je maîtrisais mes désirs comme le musicien apprivoise son instrument, avec patience, avec humilité. Certains pensent que le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder, moi je serai plutôt d’avis que le meilleur moyen de céder à la tentation, c’est d’y résister le plus longtemps possible, et peu importe le prix ! J’avais résisté longtemps, il était temps.

Malgré son jeune âge, Angélique n’était pas une jeune première loin de là ! Je l’enviais un peu pour tout ce qu’elle semblait vivre, moi qui n’avait jamais vécu une telle jeunesse (Affaire de génération ?). Elle était plutôt du genre à cultiver un jardin de mâles vigoureux. Je crois que ce qui lui plaisait en moi était ce côté un peu féminin, esquivant ses tentatives pour mieux faire fructifier mon avance, laissant entrevoir une douceur infinie teintée d’une assurance mature, donnant à mes caresses le goût de l’éternel et la brulure des morsures. Angélique était prête. La chasse pouvait commencer. Je ne lui avais dit qu’une chose « rendez-vous dans une semaine à 23h00 devant la grande porte aux têtes forgées ». Rien d’autre. Elle était là. Des cheveux de jais, des lunettes très strictes, un long manteau noir ne dévoilant rien d’autre que des bottes de cuir encore plus sombres. Délicieuse proie que je voyais là. Notre tout premier rendez-vous. J’approchais doucement, un sourire satisfait, sur de mon fait et de ce que j’allais faire. Un baiser sur ces lèvres rouges, doucement, tout doucement, comme une plume voletant à l’air libre, je déposais mes lèvres sur les siennes et n’oubliais pas de glisser ma main dans l’ouverture de son manteau. Nos visages s’étaient figés, seules nos respirations trahissaient une tension délicieuse. Ma main échouait sur la peau de ses jambes nues, je remontais, soulevais le tissu de sa jupe, continuais, parachevais ce chemin dans un lieu inondé d’une belle chaleur. Je l’entendis gémir doucement. Fin du baiser. Ma main reprenait son souffle à l’air libre.

J’ouvris la grande porte et lui glissa à l’oreille.

« Suis-moi petite Angélique »

Le porche fut franchi main dans la main, j’avais l’impression de retrouver mes vingt ans. Derrière la porte régnait le noir complet, et une peur enfantine me saisit dans l’instant. Angélique eu tôt fait de me faire vieillir en l’espace de quelques secondes, cette fois c’était sa main à elle qui s’était posée au plus proche de mon entrejambe, je me sentis grandir de quelques chaleureux centimètres, rassuré de retrouver tous mes moyens et de quitter l’enfance. Mes yeux s’habituaient à la nuit noire, je distinguais formes et reliefs. Elle continua sa ligne d’avantage, je me retrouvais plaqué contre le mur. Cette fois c’est elle qui susurra à mon oreille quelques mots doux.

« Donne-moi tes mains, laisse-toi faire »

J’obéis, docile et conquis pour l’instant, je décuplerai ma fougue plus tard. Elle saisit une première main, la glissa dans mon dos. Clac. Petit bruit métallique, le froid sur mes poignets. J’étais menotté. Deuxième main. Clac. Un étonnant retournement. Les menottes étaient visiblement attachées à une autre chaîne, cette fois accrochée au mur. Petit stress... après tout... je m’étais peut être trompé sur son compte, je ne la connaissais pas vraiment cette jeune femme... frisson... grand stress. Sa voix me rassura.

« chut... caaalme... » alors que sa main réchauffait à nouveau mon sexe au travers du tissu. Je bandais peut être plus que je ne l’avais jamais fait... finalement la situation me plaisait. Elle dégrafa mon pantalon, le laissa choir à terre, posa ses mains sur mes hanches et tira rapidement vers le bas, libérant mon sexe turgescent. Elle le saisit d’une main ferme qui me branla sans façon. Pas de doute, j’étais fou de désir, je n’avais qu’une envie : rompre mes chaînes et la baiser comme un fou. Elle se plaqua contre moi, je sentais la douceur de sa poitrine contre mon torse. Son visage se cala au creux de mon épaule, et tandis qu’elle me caressait les bourses, sa langue lapait le lobe de mon oreille par intermittence. C’était bon, j’avais l’impression non pas d’être sa chose, mais d’être honoré comme un roi décadent.

C’est à ce moment là, qu’en un souffle elle me dit :

« Je vais te présenter quelqu’un. Ma Maîtresse ... Elle m’a ordonné de te piéger ainsi... »

J’allais parler lorsqu’elle glissa un doigt sur mes lèvres.

« Chuuutt, écoute moi, tu n’as rien à craindre, ma Maîtresse veut juste nous regarder, je vais te sucer, elle nous regardera. Ensuite lorsque nous aurons fini, je te libèrerai et promis, nous vivrons d’autres rendez-vous en tête à tête. Tu me plais trop pour ne pas profiter un peu de toi. D’accord ? ».

Sa main continuait à me caresser. Je n’avais pas faibli d’un cran, j’avais même l’impression de m’être amplifié. Je ne su lui répondre autre chose que « avec plaisir ».

Elle s’écarta de moi, laissant ma queue dans un état érectile proche du summum. Elle ouvrit la grande porte que nous avions franchie quelques minutes auparavant. Une femme entra. Je ne distinguais que sa silhouette dans un premier temps. Une femme petite, elle me semblait un peu ronde. Elle appuya sur l’interrupteur, je découvris une femme proche de la cinquantaine, très belle, des cheveux roux, des yeux pétillant, l’allure très bourgeoise, genre Boulevard des Belges. Angélique et cette femme s’embrassèrent d’un baiser passionné. Je vis une main baguée d’or prendre le chemin que j’avais exploré peu de temps avant. Elle la caressa longuement. Je ne perdais rien du spectacle, les yeux d’Angélique partirent dans un lieu qui m’était interdit, son souffle était saccadé, perturbé par des gémissements de chienne en chaleur. J’aurais pu en être jaloux, j’étais en fait fasciné par cette scène. Angélique et sa Maîtresse ne se ressemblaient pas du tout, pourtant elles formaient un tout magnétique. J’entendis pour la première fois la voix de cette femme inconnue.

« Tu es une véritable petite salope, regarde comme tu mouilles ».

Elle sortit sa main du manteau d’Angélique, la porta au visage de celle que j’avais pris initialement pour ma proie, et sans qu’aucun ordre ne lui soit donné, Angélique se mit à lécher son propre suc d’un air tout à fait soumis et pervers.

« Maintenant suce-le, montre moi ce que tu vaux en la matière. »

Voilà un défi qui faisait plus que me ravir. Je devenais le joujou extra de ses dames (Ma notice technique disait : « à ne pas mettre entre toutes les mains, mais peut-être bien entre toutes les femmes »). Sa langue vint se déposer à la base de mon sexe, elle remonta doucement, appliquée vers mon frein, et recommença l’opération plusieurs fois. Je regardais cette fille me lécher. Voilà que j’étais l’obligé d’une fille de 15 ans ma cadette alors qu’une femme peut être de 15 ans mon aînée n’en perdait pas une miette. Cette pensée m’excita encore d’avantage. Angélique s’affairait à me lécher les couilles, alors que ses mains caressaient mon cul, elle tâcha de remonter le chemin pour viser le centre, sa langue parvenait délicieusement à l’orée de ma face nord. C’était bon. Sa main glissa doucement vers ce point là pour y poser un doigt doux et ferme appuyant doucement sans vouloir pénétrer. Un délice, un supplice, les deux étant intimement liés. Ses lèvres se mirent à happer mon gland, gonflé comme jamais il ne l’avait été. Je sentais la sève proche.

Sa Maîtresse avait glissé une main sous la ceinture de sa robe rouge pour des caresses machinales alors que ses yeux étaient rivés sur sa soumise et donc sur ma queue. Il m’était de plus en plus difficile de résister. Les lèvres d’Angélique glissaient sur mon membre, sa langue caressant mes muqueuses délicatement, les vas et vient étaient lent, langoureux, plus la lenteur de ses gestes s’accentuait et plus je sentais mon sexe se tendre à l’extrême. Je me mis à vouloir échapper à la prise pour prolonger encore le plaisir. En vain. J’entendais Angélique gémir intérieurement. Je voyais cette autre femme dans une position indécente, oublié la bourgeoise, la femelle était elle aussi en rut, jambes écartées, bassin vers l’avant, mains fourrageant, à un rythme diabolique, elle gémissait elle aussi. Le doigt d’angélique me pénétra par surprise, comme si mon muscle avait lâché.

Est-ce le geste ? Est-ce la scène ? Qu’importe ! L’explosion fut déchirante, j’eus l’impression d’une longue décharge électrique bandant tous mes muscles. Angélique accéléra ses mouvements, retira son doigt de mon antre et saisit des deux mains la base de ma queue tétanisée par le plaisir. Je jaillis dans sa bouche par saccade violentes et ininterrompues. Je n’arrivais plus à supporter les décharges que ses lèvres provoquaient en moi et je tâchais de me reculer pour échapper à sa prise. Angélique dut comprendre qu’elle devait cesser là. J’avais l’impression de me réveiller d’un rêve, après mon orgasme, je reprenais conscience de l’environnement, les yeux fermés pendant la tempête j’en avais presque oublié la petite bourgeoise au manteau rouge.

Pourtant elle était toujours là, elle aussi semblait parcourue d’une onde de choc silencieuse tant je distinguais ses yeux convulsés malgré le masque de ses longs cils noirs. L’instant me parut durer une éternité. Angélique se releva, les lèvres closes, ses yeux me disaient merci agrémentés d’un sourire tendre et sincère. Elle se retourna et se dirigea vers sa Maîtresse qui reprenait peu à peu de sa stature de Domina. Angélique était plus grande et plus fine, la petite bourgeoise plus petite et plus ronde. A la démarche d’Angélique, j’eus l’impression fugace que finalement c’était elle qui menait la danse. Elle plaqua son corps de chatte contre sa séduisante perceptrice. La main d’Angélique vint saisir le menton de sa Maîtresse, lui faisant pencher la nuque vers l’arrière. Angélique inclina son visage vers le bas. Sans un mot sa maîtresse ouvrit la bouche comme pour recevoir une offrande, tendant la langue vers le ciel et.. c’est ma semence que je vis s’écouler d’une langue à l’autre avant de disparaître dans un baiser sensuel et dépravé. Mon corps me rappela à la réalité, je bandais à nouveau, les mains menottées... une pensée en tête « La vengeance est un plat qui se mange froid ».



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