Fantasme pour Rêves de femme -3

Le harem de Madame
jeudi 28 août 2008
par  Perverpeper
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L’amour est-il un mal dont on puisse guérir ?
D. A. F. Marquis De Sade.

Chapitre 3

Le Harem de Madame

« Approche-toi un peu jeune fille… Que je puisse voir de plus près à quoi ressemble mon nouveau jouet. » Son ton glacial et impératif ne souffre aucune contradiction. Bouger un peu me soulage car cette position inconfortable commençait à me provoquer des fourmis dans les jambes. Confiante dans mon "relooking", je m’avance vers elle, à genoux, évitant soigneusement de la regarder. La proximité de Sylvie et Ghislaine me rassure un peu, bien leurs yeux bandés les empêche de soupçonner de ma présence. Elles ne semblent pas avoir été maltraitées, au contraire, vu le plaisir qu’elles prennent à se dégrader ainsi.

« Que tiens-tu dans ta bouche, ma jolie ? » Nous y voilà… Je sens mes joues rougir. Elle s’est assise en face de moi. « Plus près, ne sois pas timide. Viens entre mes jambes. » Dès que je suis à portée de main, elle se saisit du sous-vêtement et l’extirpe de ma bouche en le tenant dédaigneusement entre le pouce et l’index. « On dirait une culotte. » Les mots claquent dans mes oreilles. « Quelle drôle d’odeur. » Elle la porte à ses narines. « Beurk ! Ça empeste l’urine. » Chaque remarque me fait l’effet d’une gifle. J’imagine sa moue dégoûtée. Elle me la réintroduit sans ménagement entre les lèvres, après me l’avoir frotté sur le nez.

Lisette revient. Elle porte un plateau de rafraîchissements duquel provient un joyeux tintement des glaçons. Je lève les yeux vers elle. Avec distinction, elle le dépose sur la petite table et sert un verre de soda à sa patronne. Puis elle retourne s’agenouiller au même endroit que précédemment. Malgré ma gorge complètement desséchée, j’en salive d’envie. Je me sens misérable, agenouillée là, avec cette culotte infâme dans la bouche. Je me surprends à espérer un peu de mansuétude de la part de cette femme si détestable et si fascinante à la fois.

Ma tourmenteuse se retourne vers moi. Je baisse les yeux. « Regarde-moi dans les yeux, Sandrine. » J’obéis. Elle darde sur moi un regard hypnotique auquel j’ai du mal à résister. « Je vois que tu as bien appris ta leçon. Ça mérite une récompense. » Elle me fixe, avec un petit sourire de contentement. Son visage finement ciselé, ses seins parfaits, ni trop gros ni trop petits qui se dressent fièrement sans pendre sur sa poitrine, contrastent avec les miens que je trouve si petits. Ses grands yeux bleus parfaitement maquillés me mettent mal à l’aise. Je détourne le regard pour fixer le verre qu’elle tient à la main.

« Lisette ! »

« Oui Madame. »

« Sert un soda à notre amie s’il te plaît. »

« Bien Madame. »

Je n’en crois pas mes oreilles. Ma soif se fait encore plus pressante.

« Joli travail, ma fille, elle est ravissante. »

« Merci Madame. »

La blonde se lève et fait le tour de ma nudité. « Vraiment ravissante. Elle est à croquer. Redresse toi, Sandrine. » Le même ton, impératif. Partagée entre le plaisir que me procurent les compliments et l’appréhension, je me redresse tant bien que mal. Du bout du doigt, elle essuie une goutte de sueur qui ruisselle le long de mon cou. Distraitement, elle effleure ma poitrine en me contournant une nouvelle fois. Elle flatte mes fesses. Un cliquetis, quelques secousses sur les bracelets qui m’entravent et mes mains sont libres. Mon moral remonte en flèche. « Les mains derrière la tête, jeune fille. » Déçue, je m’exécute. Un nouveau cliquetis et mes mains sont attachées à mon collier. Son souffle me chatouille dans le creux du cou. Elle s’empare de mes seins et les caresse doucement, s’attarde sur mes tétons, s’amusant à les tirer à les pincer entre le pouce et l’index. Plus forte que la douleur, une onde de plaisir irradie depuis ma poitrine jusqu’à mon bas-ventre. Elle se replace devant moi et m’agace les pointes, du bout de ses ongles, en me regardant dans les yeux. Je n’arrive pas à soutenir son regard. Pieds nus, elle me domine de cinq bons centimètres.

« Ça vient Lisette ! » dit elle sans cesser de me fixer.

« Voilà Madame. » Répond la petite bonne en lui tendant un grand verre de soda rempli de glaçons.

Sans un remerciement, la blonde attrape le verre et me le présente sous le nez. « Ça doit avoir meilleur goût que ta culotte. Tu ne crois pas. » J’acquiesce de la tête, m’apprêtant à cracher le morceau de nylon mais, d’un doigt, comme si elle lisait dans mes pensées, elle m’en empêche. « Je te dirais quand tu pourras la lâcher. » Et elle repousse le sous-vêtement un peu plus loin dans ma bouche. Au supplice, je regarde le verre s’approcher de ma poitrine. Un peu de condensation s’est formée sur les bords et je trésaille lorsque l’humidité glacée entre en contact avec le bout de mes seins. Il me semble qu’ils s’allongent encore.

« Écarte les jambes. » J’obéis autant que me le permet la chaîne qui bloque mes chevilles. Le verre glisse le long de mon ventre, toujours plus bas. La sensation, désagréable au début, me rafraîchit. Frissons sur frissons me parcourent de la tête aux pieds. Soudain, une bouffée de chaleur explose dans mon ventre. Sa main libre a pris le verre de vitesse et s’est faufilée entre mes cuisses. Un index inquisiteur s’introduit entre les lèvres de mon sexe et élit domicile au cœur de mon intimité. Une décharge électrique explose dans mon clitoris. Elle explore quelques instants l’entrée de mon vagin avant de remonter jusqu’à mon petit organe devenu hypersensible. Une nouvelle secousse tétanise mes muscles. « Lisette, détache ses chevilles et bande lui les yeux. » La soubrette se précipite. « Petite dépravée. » Me dit elle en étudiant ses doigts luisants. « Tu mouilles comme une fontaine. » Son sourire moqueur ne tempère pas mon désir.

« Écarte tes jambes mieux que ça. »

Le retrait de son doigt a fait naître en moi un immense sentiment de frustration. Mon cerveau ne m’appartient plus tant le désir me taraude les reins. Avec empressement, je déplace mes pieds de part et d’autre afin de lui offrir le meilleur accès possible à mes parties intimes. « Penche la tête en arrière, petite dévergondée. » Telle une droguée, je m’offre intégralement, coudes écartés au maximum, bassin cambré en avant, écartelée. Un foulard apparaît comme par enchantement dans mon champ de vision et vient obstruer ma vue. Plus rien ne compte. Seul un désir brûlant comme de la lave m’obsède.

Une brûlure sur les lèvres me fait sursauter. Je réalise qu’elle se sert d’un glaçon pour me caresser. D’un coup sec, elle m’arrache la culotte prisonnière de mes dents et la remplace par le verre qu’elle verse très lentement dans ma bouche. Je bois goulûment jusqu’à la dernière goutte. Le morceau de glace glisse le long de mon cou, atteint ma poitrine où il se cantonne, alternant d’un téton à l’autre. La brûlure initiale se transforme en plaisir. Le monde cesse d’exister autour de moi. Je ne vis plus que pour cette caresse étrange qui me met dans tous mes états. J’attends, j’espère, je prie pour que sa main revienne entre mes jambes. Tous mes nerfs sont à fleur de peau. Telle un volcan qui menace d’entrer en éruption, une monumentale vague de plaisir monte du plus profond de mon être.

Soudain deux lèvres chaudes se posent sur mes lèvres. Sensation exquise. Frissons et bouffées de chaleur se succèdent à un rythme infernal. Au même moment, la paume de sa main s’applique sur mon pubis, emprisonnant le glaçon contre mon clitoris… C’est trop… Mes jambes se mettent à trembler et mon corps m’échappe. Je suis submergée par l’orgasme ravageur qui explose en moi. Sa langue se mêle à la mienne, étouffant les râles de plaisir que ma gorge n’arrive plus à contenir. La notion de temps disparaît, remplacée par un besoin irrésistible de profiter de chaque centième de seconde. Le glaçon pénètre l’entrée de mon vagin. Un torrent en fusion dévaste mes veines, semblant ne jamais finir. La morsure de ses ongles sur un de mes tétons déclenche une nouvelle bourrasque de plaisir qui m’engloutit.

J’ai dû perdre mes esprits pendant quelques instants car lorsque je reprends contact avec la réalité, je suis étendue sur le transat de Madame. Jamais, pendant mes longues masturbations solitaires, je n’ai vécu un orgasme aussi dévastateur, aussi total. Mes poignets sont toujours attachés derrière ma tête. Mes jambes sont en coton. Le moindre mouvement me fait trembler de tous mes membres. Je m’abandonne à cette béatitude qui suit le plaisir. Le tissu de soie qui obstrue ma vue exaspère mes sensations. La caresse du soleil me délasse progressivement. Une constatation implacable m’assaille : Ma vie vient de prendre un tournant. Rien ne sera plus jamais comme avant…

Un claquement de talons me tire de ma rêverie. « Tu dois avoir faim, Madame t’attend dans le bureau. » Susurre la voix de Lisette. Elle m’ôte mon bâillon, et avec une douceur toute féminine, m’aide à me relever. Elle a glissé son bras autour de ma taille pour me soutenir. Incapable de marcher droit, j’avance comme un boxeur groggy. Le soleil me fait mal aux yeux. Vue de la piscine, la maison paraît gigantesque. En face de nous, une baie vitrée du double de la taille de celle par laquelle nous sommes sorties, entièrement ouverte elle aussi, semble nous inviter à entrer.

La luminosité extérieure m’empêche de distinguer la pièce dans laquelle nous pénétrons. Il me faut quelques secondes pour que mes yeux s’habituent à la différence de clarté.

Je me vois comme une esclave antique que l’on offre à une reine cruelle. Une pulsation presque imperceptible se déclare entre mes cuisses. À croire que l’humiliation accroît mon désir. Je commence à avoir des doutes sur ma santé mentale.

À l’extrême droite de la pièce toute en largeur, Madame trône sur une estrade. Elle est allongée dans un petit canapé en cuir rouge dont le dossier évoque la forme d’une bouche. Tout à fait le genre de fauteuil qu’on pourrait s’attendre à rencontrer au "Crazy Horse Saloon". À sa droite, un écran plasma, intégré au mur, semble retenir toute son attention. Derrière elle, Christelle et une femme d’origine asiatique m’évaluent avec insistance. Nous avançons. Deux colonnes en marbre se dressent au milieu de la pièce, à quelques mètres de l’estrade. Chacune est équipée de bracelets en cuir.

« Tiens, revoilà notre petite obsédée sexuelle. » Lance la blonde à la cantonade, d’un ton sarcastique. Elle n’a pas quitté le téléviseur des yeux. Je pique un fard. Mes pointes de seins s’érigent. L’inconnue, aux traits très fins, est vêtue d’une blouse blanche et un stéthoscope pend à son cou. Le canapé m’empêche de la voir entièrement, mais son décolleté, très échancré, révèle la naissance de ses seins. Ses yeux étudient mon corps sans aucune retenue. Ma nudité semble la captiver.

Madame est vêtue d’une superbe robe en cuir vert bouteille, très courte, qui dévoile ses jambes immenses, gainées de nylon noir. Ses pieds sont chaussés d’escarpins rouges, à talons aiguilles, assortis au canapé. Jambes croisées, elle tient à la main son fume-cigarettes, au bout duquel une cigarette achève de se consumer. Son port altier lui confère une beauté renversante.

« Fais-la asseoir à côté de moi. » Ordonne-t-elle à la petite bonne, parlant de moi comme si j’étais un objet.

Servilement, la soubrette me pousse vers sa patronne et m’aide à prendre place à côté d’elle. Devant mes yeux ébahis, l’écran diffuse une vidéo dans laquelle je tiens le premier rôle. Brusquement, la sensation de chaleur, qui m’habitait jusqu’alors, disparaît. Mon sang se glace dans mes veines. La scène qui vient de se dérouler à côté de la piscine, filmée avec profusion de gros plans sur mon visage et mon corps, dévoile de façon irréfutable le plaisir fantastique que j’ai éprouvé en me faisant humilier et malmener. Le sang quitte mon visage et un tremblement incontrôlable s’empare de mes membres. Sur l’écran, Madame exhibe le glaçon avec lequel elle me caressait les seins et le tend vers la caméra avec un sourire malicieux, avant de le plaquer sur mon sexe. Le râle de plaisir que je pousse en arquant mes reins à la rencontre de sa main démontre indéniablement que je suis parfaitement consentante.

« Tu as un potentiel énorme, ma chérie. » Me dit la blonde en posant sa main sur ma cuisse. « Tu joues avec un naturel inouï. » Le monde s’effondre autour de moi. La pièce se met à tourner. L’air me manque. Ma vision se brouille. Tout devient noir.

Une odeur très amère, insupportable, me fait reprendre mes esprits. Je suis allongée sur le canapé rouge, les pieds en hauteur. On m’a retiré mes entraves, ne me laissant que le collier de cuir qui enserre mon cou. Le visage de l’asiatique occupe tout mon champ visuel. Ses grands yeux noirs me fixent avec un intérêt troublant. Elle range la boîte qu’elle vient de placer sous mon nez et me parle d’une voix calme. « Ne t’inquiètes pas, je suis médecin. Tu as fait un petit malaise. Probablement parce que tu n’as rien mangé depuis hier. Cette idiote de Lisette devait te faire manger avant de t’emmener au soleil. » Sa voix s’est durcie en parlant de la petite bonne. « Cette petite sotte n’a pas plus de jugeote qu’une dinde. » La douceur avec laquelle elle caresse mon visage, contraste avec son ton sévère. « Je t’ai fait une injection qui va te remettre sur pied dans quelques instants. » Ses lèvres se posent sur les miennes. « Tu es vraiment très belle, Irène a beaucoup de chance. » Son visage est très gracieux, et ses paroles me réconfortent quelque peu. J’hésite à lui donner un age. « Et puis tu as eu beaucoup d’émotions aujourd’hui. »

« Où suis-je ? » Ma voix ressemble à un râle tant j’ai la gorge sèche. Elle me tend un verre avec un sourire attendri. « Tu as l’honneur d’être hébergée par la duchesse Irène de Villemonble. J’avale goulûment le liquide sucré qui me laisse un petit arrière-goût amer. N’oublie pas que, pour toi, elle s’appelle Madame. C’est un conseil que je te donne. »

Petit à petit, mes forces reviennent. « Pourquoi me garde-t-elle prisonnière ici ? »

« Ça ma petite, ça n’est pas à moi de te le dire. Une chose est sûre, tu n’es pas prisonnière, même si les apparences te laissent penser le contraire. Madame de Villemonble t’expliquera cela tout à l’heure. » Elle place son stéthoscope entre mes seins. « Respire profondément. » J’ai le souffle rauque. « Détends-toi ma belle. » Elle prend mon pouls. « Bien, tu vas beaucoup mieux. Ouvre la bouche s’il te plaît. » À l’aide d’un bâtonnet en bois, elle explore ma gorge. « C’est parfait. Assieds toi maintenant. »

Elle s’agenouille entre mes cuisses et enfile une paire de gants en caoutchouc. « Mets tes pieds sur le bord du canapé et écarte les cuisses. » La température de mes joues monte d’un cran. D’une main experte, elle écarte les lèvres de mon sexe. Je sursaute, son doigt vient de se poser à l’entrée de mon vagin. « Laisse-toi aller, ça ne te fera pas mal. » Pendant un instant, elle explore délicieusement l’intérieur de mon sexe. « Petite vicieuse, tu es drôlement sensible. » Elle plonge son index dans un petit récipient. « Écarte tes fesses s’il te plaît. » Sans un mot, je m’exécute. Son doigt brille d’un produit gluant. Elle l’appuie contre mon anus. Un réflexe contracte mes muscles intimes. « Pousse. » Dit-t-elle en l’introduisant progressivement en moi. Pour la deuxième fois de ma vie, mon sphincter anal doit livrer le passage à un doigt inquisiteur. Plus que le désagrément, le viol de cet interdit, solidement ancré dans mon subconscient, me procure une sensation étrangement excitante qui me laisse perplexe. Je l’observe sans perdre une miette des manipulations qu’elle me fait subir. Une humidité révélatrice est apparue entre les lèvres ouvertes de mon sexe. « Ça te fait de l’effet, petite cochonne. » Elle se penche sur mon entrejambe et sa langue trace un sillon humide sur toute la longueur de mon sexe. « Tu as bon goût. »

Je n’en reviens pas. Ces femmes me font subir les pires outrages et j’y prends du plaisir. Si j’avais pu imaginer, il y a quelques jours, ce que j’allais devenir : Je me serai sauvée en courant. « Voilà, c’est terminé. » Me dit-elle sans plus d’explications. « Lève toi maintenant. Si Madame te trouve sur son canapé, ça va la mettre en colère. Cette pauvre Lisette est suffisamment en mauvaise posture, ce n’est pas la peine d’en rajouter. » Elle prend ma tête entre ses mains et m’attire vers elle pour m’embrasser à pleine bouche. Sa langue caresse longuement la mienne avant de m’abandonner, pantelante de désir. « Allez, dépêche-toi, elles ne vont plus tarder. » Elle ponctue sa phrase d’une petite tape sur les fesses.

« Est-ce que je peux aller aux toilettes s’il vous plaît ? J’ai envie de faire pipi. »

« Pas pour l’instant ma jolie. Seule Irène peut t’y autoriser. Attend bien sagement ici. » Et elle me laisse, seule au milieu de l’immense pièce.

Son ton sans appel me fait prendre mon mal en patience. Des picotements irritent mes jambes au fur et à mesure que ma circulation sanguine se rétablit. Mes yeux errent, sans but, autour de moi tandis que mes pensées s’égarent. Je contemple rêveusement les deux colonnes, écartées l’une de l’autre de près de deux mètres, m’imaginant attachée là, nue ; écartelée ; offerte. La pièce est immense, décorée avec énormément de goût. L’opulence des lieux dénonce le luxe dans lequel vit mon hôtesse. Les peintures qui ornent les murs ne représentent que des femmes dont certaines ont été immortalisées dans des positions suggestives. Sur l’une d’elles, un portrait d’une grande beauté me fascine. Une jeune femme à la bouche bâillonnée, semble me fixer avec des yeux irradiant un bonheur infini. Sur un autre, deux jeunes filles très jeunes et à peine vêtues, s’embrassent du bout des lèvres. Elles sont légèrement voilées par un flou artistique rappelant une photo de David Hamilton. Au fond de la pièce, un peu à la manière d’une reine, sur une toile grandeur nature, une représentation de Madame occupe une bonne partie du mur. Mains sur les hanches, jambes écartées, coiffée d’une casquette noire, elle est campée dans un ensemble composé d’un pantalon et d’une veste en cuir assortis, très moulants, de longs gants de la même matière et d’une paire de bottes en cuir verni à très hauts talons. Du haut de sa place, son regard arrogant et si sévère que j’en frissonne, embrasse toute la pièce, comme si elle me surveillait. Les spots braqués sur la peinture lui confèrent une présence presque vivante. Le sol en marbre est recouvert d’un splendide tapis rouge, en laine exotique, tout en longueur, qui traverse la pièce et s’étire de l’estrade jusqu’au tableau, en passant entre les deux colonnes de marbre blanc. En son centre, un deuxième tapis, identique, le croise et relie la baie vitrée à une porte d’entrée. Si je me suis bien orientée, elle doit donner sur le couloir que nous avons emprunté tout à l’heure. Perdue dans mes pensées, j’imagine le tableau prendre vie et la duchesse s’avancer vers moi en foulant avec distinction le long tapis rouge.

Un claquement suivi d’un cri étouffé me font sursauter. « Avance plus vite petite mollassonne ! » Madame vient d’entrer dans la pièce, suivie par Lisette. Ma raison vacille. Elle porte exactement la même tenue que sur la peinture que je contemplais auparavant. À croire qu’elle vient de surgir du tableau.

Je remarque alors, à côté du tableau et donnant sur le centre du tapis, une double porte que la décoration confond avec le mur. La petite bonne n’a plus sa robe noire et il ne subsiste de sa tenue de soubrette, que la coiffe et le tablier blancs qui contrastent avec ses bas noirs et son porte-jarretelles. Elle avance à genoux, les bras attachés dans le dos et progresse difficilement sur le tapis. Des larmes brillent sur ses joues. Un curieux entrelacs de courroies en cuir lui cerne le torse, de la poitrine jusqu’à la taille. Armée d’une cravache, Madame avance d’un pas décidé en tirant sur une laisse fixée à un collier de cuir identique au mien. Malgré tous ses efforts, le rythme est trop rapide et la pauvre Lisette chute en avant.

« Maladroite ! As-tu décidé de systématiquement me contrarier aujourd’hui ? » Deux nouveaux coups de cravache vifs comme l’éclair atterrissent sur la pauvre fille. Un entrecroisement de marques qui rougissent à vue d’œil se mêle aux anciennes traces, plus sombres, qui constellent son corps. « Redresse-toi vite ou il va-t’en cuire. » Galvanisée par la douleur, la soubrette roule sur le dos et se tortille énergiquement pour se redresser. Deux petits anneaux pendent des pointes de ses seins qu’elle a aussi ridiculement petits que moi. Une rougeur suspecte, qui tranche avec la pâleur de son corps, colore son sexe imberbe.

Mon envie devient pressante. Timidement, je fais quelques pas vers les colonnes. Au prix d’un effort suprême, j’arrive à vaincre ma timidité et j’ose m’adresser à Madame qui vient droit vers moi. D’une toute petite voix, je lui demande :

« Est-ce que je pourrais aller aux toilettes s’il vous plaît Mad… » Une gifle me fait valser la tête sur le côté.

« De quel droit m’adresses-tu la parole, petite effrontée ? »

J’étouffe un sanglot en baissant précipitamment les yeux.

« Faut-il que je te fasse prendre la place de cette gourde de Lisette pour t’apprendre à respecter les quelques misérables consignes que je t’ai fixées ce matin ? »

« Pardonnez-moi Madame, ça ne se reproduira pas. » Courbée par le poids de la culpabilité, je m’agenouille à ses pieds.

« Je préfère ça. Je veux bien te pardonner, mais… » Elle s’interrompt un instant, comme pour réfléchir. « À condition que tu me donnes une preuve de ta bonne volonté. Une vraie preuve. Pas simplement un petit baiser comme ce matin… »

Sa phrase restée en suspens tourne dans ma tête. Plus je réfléchis, plus mon esprit se vide. Le challenge me paralyse. J’ai l’impression de replonger quelques années en arrière, lorsque petite fille, prise en faute, je ne trouvais rien à dire pour me justifier. Des larmes de dépit viennent se mêler à celles causées par la gifle. Désespérée, accablée par mon impuissance, je fonds en larmes. Courbée sous le poids du chagrin qui me ravage, mon visage se trouve à quelques centimètres de ses bottes.

Je me jette à ses pieds et j’enlace ses chevilles. La joue appuyée contre le cuir verni, je plaide désespérément ma cause. « Je suis vraiment désolée Madame. Pardonnez-moi, je vous en prie. » Pour donner plus de poids à mes suppliques, je dépose un baiser sur le bout de son pied.

« Pas mal, jeune fille. C’est un bon début. Je suis sûre que tu peux être encore plus convaincante. »

Encouragée par ses propos, je redouble d’efforts. L’odeur du cuir pénètre mes narines. Avec dévotion, je dépose mille baisers sur ses bottes. Je frotte mon visage contre le cuir brillant.

Réconfortante, sa voix rauque me parvient du haut de ses longues jambes. « Bien, tu commences à comprendre, Sandrine. Tu y es presque. » Du bout de sa cravache, elle me caresse la joue.

Prête à tout pour calmer son courroux, je lèche avec veulerie les pointes de ses bottes sans prêter attention au goût du cuir qui envahit ma bouche.

« Enfin… Nous y voilà. » Dit-elle avec douceur. « Tes mains maintenant. »

Sans une hésitation, je les croise dans mon dos et continue, humblement, à rendre hommage à ses pieds, les noyant de salive et de larmes.

Elle m’interrompt en reculant d’un pas.

« C’est bien, tu es pardonnée. Veille à ce que cela ne se reproduise pas. » Tirant d’un coup sec sur la laisse, elle me contourne en entraînant Lisette à sa suite et se dirige vers le canapé. « Avance, toi ! La récréation est terminée. » Son ton s’est à nouveau durci.

Je reste bêtement entre les deux colonnes, assise sur mes talons. Mon envie d’uriner s’est calmée. Le désintéressement dont elle fait preuve à mon égard me blesse plus que la gifle et l’humiliation d’avoir du lécher ses bottes. De quels pouvoirs, cette femme dispose t-elle pour me fasciner à ce point. Mes tétons sont durs comme du bois une frustration terrible ravage mon ventre.

« Sandrine ! Viens près de moi. » Avec un immense soulagement, je m’empresse de les rejoindre. L’idée qu’elle puisse s’occuper de Lisette sans plus m’accorder d’attention m’était insupportable. Sans quitter Lisette des yeux, elle tapote distraitement le cuir à côté d’elle pour m’inviter à m’asseoir.

Debout devant sa patronne, les jambes écartées et les yeux baissés, la jeune fille attend le bon vouloir de sa Maîtresse. Je constate avec effarement à quel point la chair tendre de son pubis et son sexe est rouge et boursouflée. L’idée d’avoir reçu un coup de soleil à cet endroit me paraît pourtant saugrenue. Visiblement, elle souffre car ses mâchoires, soudées par l’effort qu’elle fait pour retenir ses gémissements, font blanchir ses lèvres. Nos regards se croisent, mais elle détourne aussitôt le sien. Ses paupières sont rougies par les larmes et son rimmel, qui fait de longues traces noires sur ses joues, ne parviennent pas à l’enlaidir.

« Tourne-toi Lisette. Position n°5. » La petite bonne nous présente son dos, se penche en avant et, jambes largement écartées, place ses mains sur ses fesses pour les étirer en présentant son anus. Madame taquine le petit orifice du bout de sa cravache. « Je me demande si je ne vais pas t’en mettre ici aussi. »

« Pitié, Madame. » Sa petite voix est pitoyable, entrecoupée de sanglots. Je ne comprends pas de quoi elles parlent. « Je vous en supplie, pas dans le cul… » Un coup de cravache cinglant lui coupe la parole. Une nouvelle marque rouge apparaît.

« Quand vas-tu comprendre que tu ne dois plus t’exprimer de cette façon ordurière ? Si tu crois que c’est comme ça que tu vas réussir à m’amadouer, tu te trompes lourdement ma fille. » Elle se tourne vers moi. « N’est elle pas ridicule ? » De nouveau, son regard me subjugue. Je ne sais quoi répondre. « Il faudrait savoir ce que tu veux, jeune fille. Tu parles sans y être autorisée et quand je te questionne, tu ne réponds pas. Je trouve ça contrariant ! »

« N… Non, non, Madame. Je suis désolée. C’est que je ne sais pas quoi dire. »

« Un bon point pour toi, ma belle. Quand on n’a rien à dire, il vaut mieux se taire. »

Mon cœur s’accélère. Son ton blessant ne fait qu’ajouter à mon humiliation.

« Lisette, va me chercher cette sauce que tu aimes tant s’il te plait. Et ne traîne pas. » Sanglotant de plus belle, la jeune fille quitte la pièce en courant sur ses hauts talons.

« Alors Sandrine, te sens-tu mieux maintenant ? »

« Oui Madame, je ne sais pas ce qui m’est arrivé tout à l’heure. »

« Tu n’y es pour rien. Cette tête de linotte avait pour consigne de te faire manger quelque chose cet après-midi. Mais rassure toi nous n’allons plus tarder à passer à table. »

Elle caresse ma joue de sa main gantée. « Ce soir, tu partages ma table. Le temps que je finisse de m’occuper de cette idiote et nous pourrons nous restaurer. Demain tu retournes chez toi. »

Cette révélation me fait l’effet d’un coup de massue. « Vous voulez dire que vous allez me libérer ? »

« Bien sûr, petite sotte, tu apprendras que je ne force personne. Je n’ai aucun besoin de garder ici des gens contre leur volonté. Je connais Ghislaine et Sylvie depuis plusieurs mois par le biais de mon agence de mannequins. C’est là-bas que nous nous sommes rencontrées. Christelle leur a fait un "book" et je pense qu’elles feront partie du prochain défilé de Karl. »

« Karl… Karl Lagornfeld ??? »

« Lui-même ma chérie, c’est un de mes bons amis. "Angels" lui fournit l’essentiel de ses mannequins depuis près de vingt ans. »

Angels… Je n’en reviens pas. C’est une agence de mannequins de renommée mondiale.

C’est lui qui m’a présenté Lisette. Il l’a remarquée lors d’une visite dans un lycée professionnel de la région parisienneoùil était l’invité d’honneur. Il assistait à une présentation des métiers de la mode. Cette petite sotte s’imaginait qu’un jour, elle défilerait. Comment peut-on être stupide à ce point. Elle s’imaginait que son joli minois, sa taille fine et son mètre cinquante-cinq lui suffiraient pour devenir mannequin. À sa décharge, elle a passé toute son enfance dans une cité de banlieue. Ceci expliquant cela, j’ai eu toutes les peines du monde à lui inculquer les bonnes manières… »

Le retour de Lisette, toujours en larmes, l’interromps.

« Ce n’est pas trop tôt. J’ai bien cru que j’allais devoir aller te chercher. »

Sans répondre, la petite bonne reprend sa position. Elle tient entre ses mains entravées, un tube de sauce "harissa" dont Madame s’empare et me le tend, tandis que la jeune fille écarte à nouveau les globes parfaitement ronds de ses petites fesses.

« Cette petite pimbêche est à mon service à plein temps depuis plus de trois ans maintenant. Crois-tu que ces trois longues années, au cours desquelles j’ai consacré un temps infini à lui inculquer les bonnes manières, aient porté leurs fruits ? »

Sans me laisser le temps de répondre, elle enchaîne. « Même pas. Il faut toujours qu’elle trouve quelque chose à oublier. Dès que j’ai le dos tourné, elle se laisse aller, elle s’exprime aussi vulgairement qu’un charretier. »

Les reniflements de Lisette me font mal au cœur.

« Mais tout cela n’est qu’une comédie. En fait cette petite n’est qu’une vicieuse qui adore souffrir. »

« Non Madame je… »

« Tais-toi petite effrontée. Je ne t’ai pas donné la parole. »

Elle fait glisser son index ganté contre le sexe de la soubrette et me le tend, humide, trempé par les sécrétions de Lisette.

« Regarde, elle est tellement mouillée que c’en est une honte. Cette petite dévergondée adore se faire malmener. Plus elle souffre, plus elle aime ça. »

Elle a saisi une de ses lèvres intimes entre le pouce et l’index et la pince en l’étirant cruellement.

« Sandrine, met moi un peu de sauce piquante ici s’il te plaît. » Dit-elle en me tendant son index. »

Avec un mélange de d’horreur et de curiosité, je dévisse le tube et fais ce qu’elle me demande. Un petit colombin de sauce rouge s’enroule sur le bout de son index.

« Un peu plus, s’il te plaît. Voilà, parfait »

Lisette sanglote de plus en plus bruyamment, ses reniflements emplissent la pièce. Ses mains sont crispées sur ses deux globes fessiers et j’ai l’impression qu’elle les écarte un peu plus, comme pour faciliter l’accès à son anus. De l’index de sa main libre, Madame agace le sphincter de sa bonne.

« Pousse, ma chérie, tu ne voudrais pas que ça déborde et que ça tache le tapis, j’espère ? »

« Non, Madame. »

D’un petit mouvement musculaire, le rectum se détend pour accueillir l’index ganté de la blonde qui, par petites rotations, pénètre légèrement, avant de ressortir et prélever un peu de sauce sur le colombin rouge sang. Ce spectacle obscène me captive. Une excitation proche de celle que j’ai ressentie précédemment à la piscine commence à me torturer. Une goutte de cyprine s’échappe du sexe de Lisette et pend au bout d’un petit fil gluant. Délicatement, procédant par petites touches, Madame enduit l’anus de sa bonne avec la sauce pimentée. Un profond soupir nous parvient de la gorge de la soubrette.

« Regarde le bon côté des choses, ça va te lubrifier. »

Je n’ose m’imaginer la brûlure que ressent Lisette. Le piment doit lui irriter les muqueuses de façon infernale. Le doigt est maintenant engagé profondément dans les entrailles de la jeune fille. Méthodiquement, elle fait pénétrer l’intégralité de la sauce dans le sphincter. Les gémissements de la suppliciée se font de plus bruyants. Sa respiration s’accélère.

« Maintenant, tu as une bonne raison d’avoir le feu aux fesses. »

De ma place, je vois son corps se couvrir de transpiration. De grosses gouttes coulent sur son front.

« Il est temps de passer à table. »

Elle se lève et détache les poignets de la petite bonne.

« Interdiction de te nettoyer pour l’instant. Je demanderai à Christelle de vérifier tout à l’heure. Compris ? »

« Oui Madame. »

« Parfait, dépêche-toi de préparer ton service et de mettre la table. Je te donne dix minutes »

Lisette nous quitte en courant. Elle trébuche sur ses talons en sortant de la pièce. Un peu hagarde, je me lève moi aussi.

« Approche toi, jeune fille. » Me dit la blonde en se rasseyant.

Comme une obsession, le spectacle auquel je viens d’assister se répète inlassablement dans ma tête. Je m’approche avec méfiance.

« Je veux vérifier tes capacités à t’adapter au mode de vie en vigueur ici. Position n°1, entre mes jambes, immédiatement. »

Mon cerveau ne fait qu’un tour. Je m’agenouille aussitôt, cuisses écartées, bras croisés dans le dos, face à elle. La scène avec la sauce piquante me donne des ailes.

« Bien Sandrine. »

Je n’avais aucun mérite, avec la 5, c’était la seule que je connaissais.

« Plus difficile maintenant : Position n°2. »

Un vent de panique tourbillonne un instant dans ma tête. La séance au bord de la piscine me revient à l’esprit tandis qu’un frisson exquis me parcourt le bas-ventre. Dans le doute, je croise mes mains derrière ma nuque.

« Bravo, ma jolie »

Sa voix rauque, empreinte de douceur, me réconforte.

« Approche toi un peu plus. »

Un peu rassurée par mon succès, je m’avance entre ses jambes.

« Cambre toi, tête en arrière… Bien. Écarte tes coudes et tes genoux… Plus que ça. Voilà. Les yeux fermés maintenant… Parfait. »

Je lui offre mon corps écartelé, offert, intégralement soumis à tous ses caprices. La promptitude avec laquelle j’exécute ses ordres me sidère. Je me demande si c’est la peur ou le désir de lui plaire qui me motive le plus.

« Excellent Sandrine. Tu apprends vite. »

Elle flatte mon menton, caresse mon cou.

« N’aie pas peur ma jolie, je n’ai pas l’intention de te punir pour l’instant. »

Mes pointes de mes seins sont tendues, dures comme du bois. Elle s’en empare des deux mains et les roule entre pouces et index. Je sens mon sexe s’ouvrir pour une quête silencieuse. Un râle s’échappe de ma gorge avant que j’aie pu le réfréner.

« Tu me plais beaucoup. Je vais avoir du mal à te laisser partir. »

La pression de ses doigts gantés s’accentue. Mon désir s’impose encore plus à ma raison. Un contact froid et dur me surprend entre mes lèvres intimes. Indécise, je laisse mon esprit vagabonder, imaginant qu’elle vient de glisser un vibromasseur entre mes jambes. L’intrus se fait plus pressant. Plus impérieux et force doucement mais fermement l’entrée de mon sexe. Je me cambre d’avantage. La pression se transforme en frottement d’avant en arrière. L’objet parcourt ma fente sur sa longueur. Le pincement devient douloureux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, mon désir s’accroît d’autant. Plus la morsure augmente, plus j’offre mon sexe à la caresse insolite qui le ravage.

« Il suffit. Regarde-moi. »

Une immense frustration s’empare de moi. La brusquerie avec laquelle, elle se désintéresse de mon corps est presque douloureuse. J’ouvre les yeux en poussant un gémissement de frustration. Christelle et le docteur Lee sont toutes deux assises sur le canapé, de part et d’autre de Madame. Une honte terrible m’envahit.

« Petite cochonne ! Tu m’as trempée. Nettoie moi ça immédiatement. »

Elle pointe sa cravache sur le bout de sa botte luisant de mes sécrétions intimes. Les deux autres femmes me regardent avec un air entendu.

« Dépêche toi, nous allons passer à table.

Je ne sais plusoùj’en suis, frustration, honte, plaisir et douleur valsent dans ma tête. Un coup de cravache me cingle la hanche.

« Je n’ai pas l’habitude de me répéter. Serais-tu devenue sourde ? »

Il ne m’en faut pas plus. Je me penche à quatre pattes pour lui obéir.

« Position n°1. »

Servilement, je croise mes mains dans mon dos. la quantité incroyable de cyprine dont j’ai maculé la pointe de sa botte me surprend. Avec veulerie, j’entreprend de lécher le bout de son pied sous les yeux des trois femmes. Mon avilissement est complet. Je suis maltraitée, humiliée et plus on me rabaisse plus mon excitation augmente. Quelle espèce de dépravée suis-je donc ?

« Lisette ! En as tu encore pour longtemps ou allons nous y passer la nuit ? »

« C’est prêt Madame. »

Sans un mot, elle me repousse du plat de son autre semelle et se lève. Puis, se ravisant, elle se rassoit.

« L’autre. » Dit-elle en me tendant son pied gauche

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