Tranches de sexe : 1- La promenade de Nickie

vendredi 28 avril 2006
par  Alex Cordal
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Avant-propos : En matière de sexe, n’avez-vous jamais imaginé des situations ponctuelles, précises, fantasmantes, un peu hors normes ? Bien sûr que si. Pour ma part, il me suffit parfois d’observer un objet, même anodin, de réfléchir à un contexte particulier, de prolonger une expérience passée, et le film apparaît et se joue dans ma tête.

Ces histoires sont courtes, souvent axées sur un fantasme. Elles se déroulent hors de la vie de tous les jours, parfois hors du temps. Des tranches de vie en quelque sorte, mais pour lever toute ambiguïté, j’ai préféré les intituler « Tranches de sexe ». Je vous en proposerai régulièrement, et j’espère aviver vos fantasmes. N’hésitez pas à m’apporter vos commentaires par forum ou courriel. Et si vous imaginez des compléments, des suites à certaines, des situations précises, faites moi part de vos idées. Si elles concordent avec les miennes, je me ferai un plaisir de continuer mon récit qui deviendra aussi votre histoire.

*****

Christel guettait l’arrivée de son Maître. Sensation de bien-être et d’inquiétude, comme à chaque fois qu’un nouveau scénario l’attendait. C’était plus fort qu’elle ce besoin de soumission qu’Alban lui avait fait découvrir. Après avoir tenté de rejeter cet état de dépendance, elle avait finalement accepté de s’abandonner totalement à Alban, devenu son Maître, et elle ne le regrettait absolument pas.

Comme chaque fois qu’il concevait un nouveau jeu, Alban avait pour habitude de fournir quelques indications à Christel, juste ce qu’il fallait pour déclencher en elle le feu de l’excitation accompagné de cette légère inquiétude qui donnait ce mélange explosif qu’elle aimait tant.

– Aujourd’hui, tu seras ma chienne, lui avait annoncé Alban. Plus que d’habitude.

C’était ce « plus que d’habitude » qui tiraillait le ventre de Christel, car le jeu du Maître et de la chienne, les deux amants s’y adonnaient régulièrement pour la plus grande satisfaction de chacun.

Christel s’était vêtue d’un simple paréo. Aucun sous-vêtements. Elle respectait ainsi les consignes fournies par Alban au téléphone, la veille au soir. Elle avait chaussé des escarpins, et s’apprêtait à parer son cou du collier de chien qui lui donnerait la touche finale. Elle regarda la médaille accrochée par un anneau au cuir rouge. « Nickie propriété de A. ». Elle connaissait cette phrase par cœur, mais elle avait toujours plaisir à la relire. Nickie, c’était le nom de chienne dont Alban l’avait affublée, Nickie, sa dalmatienne. Elle adorait.

°°°°°°°

Alban avait garé sa voiture au fond de l’impasse, dans le sens du départ. Il entraîna Christel vers l’arrière de l’Audi. Il ouvrit le coffre et ordonna :

– Commence par te déshabiller ! Ne garde que ton collier ! Je t’emmène en promenade Nickie.

Malgré son excitation, Christel se crispa. Elle regarda autour d’elle. Bien sûr l’endroit n’était guère fréquenté, c’était une voie sans issue. Il n’en restait pas moins que deux femmes et un homme discutaient devant leur portail à quelques mètres devant la voiture. Et puis, il y avait les maisons, juste à côté. Et si quelqu’un sortait…

– Oh non, supplia Christel, pas ici, pas en pleine rue !

Le regard sévère d’Alban lui fournit la réponse qu’elle avait déjà anticipée. Elle n’insista pas et quitta ses escarpins, puis dénoua son paréo, en prenant soin de se pencher un peu. Ce geste lui donnait le sentiment très subjectif de se protéger des éventuels regards des riverains.

– Monte, sale chienne ! Et dépêche-toi si tu veux partir en promenade ! poursuivit Alban

Le qualificatif de « sale » déplaisait à Christel. Mais, elle se garda bien de faire le moindre commentaire à son Maître. Au contraire, elle s’empressa d’enjamber la jupe du coffre et s’installa sur le tapis de caoutchouc, trop contente d’échapper aux possibles regards qu’elle aurait eu honte de supporter. Elle se coucha en se recroquevillant pour tenir compte de l’exiguïté de l’endroit habituellement réservé aux bagages. Elle eut juste le temps de baisser la tête avant qu’Alban ne referme le coffre. Une fois dans le noir, elle prit conscience que son ventre la serrait. Ce mélange de peur et d’excitation qu’elle aimait tant. Elle entendit le vrombissement du moteur. L’Audi venait de démarrer.

Alban sortit de la ville. Il parcourut quelques kilomètres. Le panneau routier annonçait une petite agglomération, idéale pour la première étape. C’était jour de marché. L’Audi s’engagea dans une petite rue perpendiculaire. Alban trouva une place en créneau, suffisamment à l’écart, tout en étant assez proche du marché. Il coupa le contact et descendit de la voiture.

Lorsqu’il entrouvrit le coffre, il découvrit Christel dans sa position de chienne prostrée. Elle releva la tête et comprit immédiatement la situation en apercevant dans l’entrebâillement les passants qui circulaient. Alban se pencha vers elle.

– Non, je t’en prie, n’ouvre pas plus ! murmura-t-elle.

La honte l’avait envahie. Elle se voyait déjà offerte à la vue de tous. Elle se disait que non, Alban n’ouvrirait pas davantage le coffre, qu’il ne ferait pas cela, et puis, en même temps, qu’il en était bien capable. Tout le monde allait la voir nue avec son collier de chienne. Non, elle ne le voulait pas, et pourtant… Le couvercle métallique se soulevait progressivement, imperceptiblement. Cela dura quelques minutes pendant lesquelles Christel sentit son corps se contracter. Puis Alban referma brusquement le coffre. Immense soulagement pour Christel qui relâcha ses muscles. Elle glissa sa main entre ses jambes, et découvrit sans surprise que l’intérieur de ses cuisses était trempé sous l’effet de l’incroyable excitation que lui procurait son début de promenade de chienne.

°°°°°°°

Après avoir quitté le village, Alban prit la direction de la forêt. Il engagea l’Audi sur le chemin de terre en évitant difficilement les ornières laissées par les tracteurs lors des dernières pluies. Confinée dans son coffre, sa chienne ressentait encore plus durement les secousses de la voie forestière. Ce fut un soulagement pour elle quand la voiture s’arrêta.<

Cette fois, Alban ouvrit le coffre en grand.

– Descends, Nickie ! On est arrivé ! On va se promener !

Christel se releva et sortit de son antre. Elle sentit le sol meuble sous ses pieds nus. Elle se mit droite face à son Maître et attendit les ordres. Alban la contempla quelques instants. Il ne se lassait jamais de l’admirer quand elle était nue. Il tenait une laisse à la main. Une vraie laisse en cuir brun achetée dans une animalerie. Christel vit la main de son Maître s’approcher de son cou. Son excitation augmenta fabuleusement quand elle entendit le clic du mousqueton s’attacher à l’anneau du collier.

Le couple s’engagea dans un petit sentier au milieu des noisetiers. Quand les arbres n’étaient pas trop serrés, Nickie marchait à côté de son Maître qui tenait la laisse suffisamment court pour ne permettre aucun écart à sa chienne. Il arrivait parfois qu’Alban donne un petit coup sec pour empêcher Christel de s’écarter de lui. Lorsque le sentier se rétrécissait, Alban décidait tantôt de faire marcher Nickie devant lui, tantôt derrière selon son désir. Le geste qui accompagnait la laisse était le seul indicateur. Christel devait gérer l’amorce d’étranglement en accompagnant le mouvement. Parfois quelques cailloux sur le sentier venaient ajouter une douleur supplémentaire transmise par la voûte plantaire peu coutumière de la marche pieds nus en pleine nature.

Quand ils arrivèrent dans la clairière, Alban décida quelques exercices de dressage :

– À quatre pattes, Nickie !

La chienne obtempéra, et la promenade se poursuivit ainsi, moins rapide certes. Christel avait craint un instant que ses genoux remplacent ses pieds comme réceptacle de la douleur, mais heureusement dans la clairière, l’absence de cailloux et le tapis de mousse qui recouvrait le sol l’affranchissaient de ce tourment. Elle pourrait donc consacrer totalement son esprit au ressenti des humiliations que son Maître n’allait pas se priver de lui faire subir.

Après un tour de clairière, Alban défit la laisse. Il se recula pour admirer sa chienne.

– Ecarte plus tes pattes arrière, Nickie ! ordonna-t-il.

Christel éloigna ses genoux l’un de l’autre. Le plus possible. Elle savait combien son Maître aimait ce panorama. Elle lui offrait la vue de sa grosse croupe, énorme, ouverte. Il adorait. Il décrivit un grand cercle pour admirer le reste de l’anatomie de sa chienne. Les seins pesants qui pendaient lourdement sous la poitrine, les bourrelets du ventre qui dessinaient un arrondi supplémentaire sur la plantureuse anatomie. Et enfin le visage au regard absent, signe que Christel se concentrait sur son état qu’elle appréciait particulièrement.

– Pisse, sale chienne ! ordonna Alban en retournant à sa place initiale derrière son animal.

Christel s’y attendait. Elle ferma les yeux, se concentra et détendit ses sphincters. Elle sentit sa vessie se libérer. C’était plus facile qu’au début. Moralement, mais aussi physiquement. Les premières fois qu’Alban lui avait demandé de réaliser cet exercice, elle n’y était pas arrivée. Pisser accroupie, ça allait, mais à quatre pattes, ça bloquait, sans raison. Ce qui lui avait valu quelques coups de laisse bien assénés sur les fesses. Alors, elle s’était entraînée, et maintenant, elle se soulageait à quatre pattes avec le plus grand naturel.

L’urine jaillit entre les cuisses avec une puissance inhabituelle qui surprit Alban.

– On dirait une vache qui pisse, déclara le Maître à sa chienne. Je me demande si je ne devrais pas changer ton nom. Blanchette ou Noiraude au lieu de Nickie !

Nickie ne répondit pas. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit de parler. Cette comparaison bovine l’humiliait. Pourtant, elle aimait que son Maître la traite ainsi. Pendant que les dernières gouttes d’urine s’écoulaient, Nickie sentit le plaisir l’envahir. Elle savait que ce n’était que le commencement. Son Maître lui avait réservé d’autres réjouissances. Elle n’en avait aucun doute. Malgré l’interdiction qu’elle avait de s’exprimer sans y être autorisée, la chienne Nickie ne put se retenir d’affirmer une nouvelle fois son amour :

– Je t’aime mon Maître, osa-t-elle déclarer.

Elle entendit Alban s’approcher. Elle avait deviné qu’il venait de ramasser la laisse dont le cuir allait s’abattre dans quelques instants sur ses épaules, son dos et sa croupe pour la punir de son impudence. Seule inconnue, le nombre de fois que la laisse la fouetterait.

Elle en bavait de plaisir par avance.



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