Noël en surprise

Sortilège
dimanche 7 janvier 2007
par  Sortilège
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Les jours de Noël réservent bien des surprises. Le temps n’est plus linéaire, rien n’est ce qu’il semble être, sauf le plaisir.

Il lui avait promis un Noël en surprise, comme on dit une caille en papillote.

Il lui avait demandé de partir vêtue seulement d’une combinaison de ski, et rien d’autre.

Elle l’avait laissé tout organiser, elle voulait une surprise totale.

Le petit avion chaussé de patins les attendait sur le lac gelé.

Elle avait deviné qu’ils allaient dans leur petite maison de rondins au bord d’un lac dans les étendues désertes et glacées du Haut Maine. Ils n’y allaient qu’en été, elle était curieuse de la voir dans ses habits d’hiver.

Ils survolaient les montagnes arrondies des Appalaches, la civilisation, les villes, le quotidien étaient quelques centaines de kilomètres derrière eux. Appuyée à la fenêtre, le bras de son amant autour de ses épaules, elle regardait le paysage blanc se dérouler sous eux.

Forêts qui ondulaient, lacs par millions, rivières, autant de colliers lisses et blancs. Pas la moindre fumée qui signalerait une présence humaine.

Quand leur avion se posa sur un lac, elle savait qu’ils iraient à skis rejoindre la cabane en rondins comme elle aimait l’appeler. Elle était enchantée.

Le froid lui gifla le visage quand il l’aida à chausser ses skis. L’avion repartit immédiatement, et reviendrait les chercher dans trois jours.

Le temps d’ajuster les poignées des bâtons, elle le suivit.

La neige profonde était d’une poudre qu’elle n’avait jamais encore skié.

Au sommet d’une colline, ils s’arrêtèrent. Elle n’avait plus froid. Elle lui souriait.

La fourrure autour de son visage était transformée en aiguilles de glace.

Elle dévorait des yeux l’immensité de mille tons de blanc piquée de sapins noirs se dérouler devant eux.

Il la prit par les épaules, l’embrassa doucement au coin des lèvres et lui murmura :

- Nous sommes à l’aube des temps, tu es la première femme, Dieu que tu es belle !

Ses yeux gris lui promettaient tout le bonheur du monde.

Elle le suivait, s’amusait de croiser sa trace, d’ouvrir des vagues de poussière d’une neige si froide qu’elle scintillait comme des diamants sur le ciel bleu foncé.

Juste avant la petite falaise qui dominait la maison, elle le laissa prendre un peu d’avance, et laissa couler.

Elle arriva très vite, se laissa porter par sa vitesse, comme un oiseau qui décolle.

Un instant, elle se sentit en apesanteur, légère comme un flocon au dessus du vide, le temps suspendu.

Elle atterrit souplement dans la neige profonde et fine.

Il fut auprès d’elle, la déchaussa, lui ôta sa combinaison sans même lui retirer les chaussures.

Elle était nue dessous, resplendissante dans les paillettes de soleil glacé.

Appuyant sur ses épaules, il l’allongea sur le ventre dans la neige. Elle cria sous la morsure du froid sur sa peau.

Il lui écarta bras et jambes. Elle ne bougerait pas.

Elle sentit ses doigts élargir son cul, et son bassin alla à sa rencontre. Il introduit sans ménagement un plug métallique glacé. Le froid brutal dans ses reins lui fit serrer les fesses.

Elle pensa qu’il n’allait pas du tout aimer cette réaction de refus.

Il la voulait ouverte. Ses doigts maintenant lui remplissaient le vagin de neige. Elle gémit sous la sensation inconnue. Un glaçon promené à l’entrée de sa vulve à la maison n’avait pas la même intensité sauvage.

Il poussa la neige jusqu’ à ce qu’elle soit non seulement remplie mais distendue. Elle ne pouvait pas en recevoir plus, elle essaya de fuir la brûlure de glace en bougeant ses hanches. En sachant que la punition suivrait.

Il s’éloigna et elle entendit des craquements. Le fouet de branches de bouleaux enrobés d’une gangue de glace s’abattit sur ses cuisses, remonta sur ses fesses, ses épaules. Des milliers de coupures brûlantes de froid sur sa peau. Elle suffoquait, hurla. Elle pleurait.

Il la mit debout contre un arbre, et elle sentit son vagin couler de la glace fondue, et le poids énorme du plug peser sur son périnée. Pourvu que je ne le perde pas. Elle se contracta, leva les bras. Offrit son ventre et ses seins au fouet de branches.

Les yeux grands ouverts, elle regardait le soleil, un halo autour de la silhouette de son amant, éblouissant.

Elle atterrit dans la neige profonde, qui lui arrivait jusqu’en haut des cuisses, et resta debout sur ses skis, riant en tendant les bras à son amant qui courait vers elle dans une vague de neige poudrée.

Il la déchaussa, la porta dans ses bras jusqu’ à la maison, dont il ouvrit la porte d’un coup de pied.

La pièce était chaude, le feu jouait dans la cheminée, des bougies partout éclairaient le bois rugueux des murs. De gros bouquets de sapin noués de rubans décoraient toute la pièce.

Une petite table était mise devant la cheminée, recouverte d’une lourde nappe rouge jusqu’au sol, un bougeoir d’argent au milieu de fine porcelaine.

Les flammes dansaient dans les cristaux. Elle restait sans voix devant cette splendeur.

Il lui passa un diamant au doigt en lui murmurant

  • Joyeux Noël, mon épouse !

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