Le jardin

vendredi 6 juin 2003
par  Christine Arven
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Un endroit clos situé derrière notre maison. Il est petit .

Du gazon. Beaucoup de fleurs, de plantes.

Très ensoleillé. Ciel bleu, pas un nuage.

L’endroit idéal pour me prélasser au soleil sans être inquiétée par quoi que ce soit et laisser vagabonder mon imagination…

Je suis allongée dans un transat, entièrement nue. Il n’y a pas un souffle d’air. Dans le jardin d’à coté, que je ne vois pas, des enfants jouent. J’entends leurs cris et leurs rires. Cela ne me dérange pas.... Les yeux clos, je me laisse envahir par la touffeur ambiante. Le soleil darde sur moi des rayons impitoyables qui me transpercent de leurs flèches brûlantes. Je suis bien. J’ai laissé glisser au sol le livre que je lisais. Je m’enfonce dans une douce torpeur.

Mes yeux sont fermés. Je suis allongée sur le dos, mes jambes légèrement écartées, mes bras étirés en arrondi au dessus de ma tête. Ainsi, je suis complètement offerte à la brûlure du soleil. Mes pensées s’envolent. Le soleil sur moi est comme une caresse brûlante et fait naître au fond de mon corps un émoi diffus. Des images surgissent, des pensées, des sensations aussi.

J’écarte plus largement mes jambes découvrant entièrement mon sexe. Je sens la chaleur du soleil sur mes lèvres, s’insinuer au creux de moi telle la main d’un homme qui s’aventure dans le secret de mon corps. Je sais ma pose lascive. J’imagine un homme posté à l’entrée du jardin m’observant sans bruit, sans esquisser le moindre mouvement. Il est habillé d’un pantalon en coton écru, sa chemise légère est entrebâillée sur son torse. Il est grand, brun, des yeux clairs. Il me regarde et je sens son regard sur moi. Je ne bouge pas. Mon attitude devient simplement plus alanguie. Plus offerte. Je me soumets à ce regard.

Je soupire d’aise. Je suis si bien ainsi. Au fond de mon corps naît une douce moiteur. Ma main se pose sur mon sein droit et commence doucement à en triturer le bout. Lentement. Une caresse très douce qui ne fait qu’effleurer sans vraiment toucher. Je sens le mamelon réagir sous mon doigt, durcir et commencer à se dresser. Je passe à l’autre sein et recommence la même caresse insistante, langoureuse. Je plie légèrement une jambe m’offrant ainsi encore davantage au regard de mon homme-soleil dont je devine le trouble. Son regard s’insinue plus loin en moi, me fouille. De la main, j’entrouvre mes lèvres pour faciliter cette inquisition qui me remplit de bonheur. Le soleil me brûle. Images de fournaise, de brasier.

Ma main descend jusqu’au centre de mon corps et commence un lent mouvement de va et vient sur ma fente, mon bourgeon, étalant ma liqueur. Mon sexe brille au soleil, parfaitement huilé. Mes doigts s’insinuent plus encore, descendent en des lieux profonds et insondables, pénètrent. Un doigt d’abord, puis deux. Ils tournent à l’intérieur de moi enserrés dans un fourreau de soie. Mon pouce est posé sur mon clitoris, s’y appuie fermement, le compressant. Des tressaillements naissent au creux de mes reins. J’arrête. Pas encore. Faire durer cet instant magique qui surgit avant le plaisir.

Je m’ouvre encore davantage. Mes deux jambes sont maintenant repliées, largement écartées. Je suis prête ainsi à l’assaut d’un homme que mon corps réclame. Je vois cet homme. Je sais son désir. Je m’offre à ce désir. Je me caresse pour lui.

Défaire entièrement sa chemise et poser mes lèvres sur son torse, lui mordiller le bout des seins, descendre jusqu’à son nombril, y insinuer ma langue, y tournoyer. Je déboucle sa ceinture, dégrafe son pantalon. J’introduit ma main à l’intérieur, trouve le passage. Ma main est à l’étroit mais arrive malgré tout à se saisir de son membre déjà gorgé de désir. Sa peau est douce. Mes doigts s’attardent à la base de son gland, cet endroit que je sais être si sensible, l’agace du bout des ongles. Son pantalon tombe à ses pieds libérant son sexe. Il bande. Pour moi. Ma main entreprend un long voyage de va et vient sur sa queue étirant très bas la peau qui l’entoure et dénudant complètement son dôme. Il est mordoré, rose très pale et irisé de légers reflets mauves. Il m’offre son sexe comme un offrande. Ma langue vient tendrement s’y poser comme un baiser.

J’ai envie de cet homme. Le sentir me pénétrer, s’enfoncer en moi, me labourer à grands coups de reins. En vouloir plus encore. Toujours plus. N’être plus que plaisir. M’empaler sur son pieu, très loin. Toujours plus loin. Aller et venir sur lui. Monter, descendre, ses mains sur mes hanches, mon dos, mon ventre. Sa bouche dans le creux de mon cou me murmurant des mots interdits. Mon corps n’est plus que chaleur. Je me liquéfie sous le soleil.

Allongée sur le dos, bras et jambes écartés, je m’offre à ses ardeurs indécentes et incandescentes. Il est au dessus de moi, penché sur moi, en moi. Ses bras m’encadrent. Il me regarde et lit dans mes yeux le désir impudique et violent qui m’habite. Il descend vers moi. Je sens son sexe frôler mon clito, glisser entre mes lèvres déjà luisantes de plaisir, il est à l’entrée de mon corps frémissant et consentant. Il pousse, s’introduit, s’enfonce. Mes jambes relevées se nouent dans son dos, l’enserrent et l’emprisonnent dans leur étau, l’attirent. Accord de nos corps qui ondulent au même rythme lent et se confondent. Notre souffle s’accélère, devient haletant sous le plaisir qui nous submerge et nous entraîne loin, très loin.... au cœur du soleil

Ma main a repris sa caresse. De plus en plus vite. Je sens le plaisir jaillir au creux de mes reins, bondir comme une boule de feu et m’embraser entièrement.




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