Sévère compagnon

vendredi 10 mars 2017
par  Sylvain de Perry
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— Suce !
L’ordre a claqué comme un coup de fouet.
J’ai soixante-six ans, suis veuf, mesure un mètre quatre-vingt-dix pour cent cinq kilos, yeux verts, nez avec une légère bosse, bouche gourmande, ce qui me reste de cheveux est blanc, forme une couronne avec le dessus du crâne chauve.
Le garçon qui vient de me donner cet ordre est grand, mince, âgé de vingt-trois ans, blond, yeux bleus nez droit, bouche aux lèvres sensuelles.
Il sort comme moi de X-Mines, je l’ai recruté deux mois plus tôt, car je cherchais un collaborateur prêt à prendre en main l’agence de Tokyo pour l’Extrême Orient de ma compagnie d’aviation : « Luxe Air ». Pour les lecteurs qui ne la connaîtraient pas, elle s’adresse à des voyageurs qui ont de l’argent : hommes d’affaires, directeurs de société (CAC 40 ou Nasdaq ou City), etc.
Rien ne nous prédestinait à avoir des relations autres que laborieuses. Si ce n’est le jour où je l’avais convié à un concert à l’auditorium de Radio France. J’étais abonné de l’Orchestre National de France depuis des lustres. Depuis le décès (deux ans déjà !) de mon épouse, j’avais gardé sa place pour qui voulait m’accompagner, en général un de mes cadres.
Cette fois, David s’était porté volontaire.
Quelle ne fût ma surprise, lorsque l’attendant dans le hall, je le vis débarquer avec une chemise bleu ciel à col ouvert, sous une veste blanche, et un pantalon de cuir moulant, mais pas trop.
Et, une fois près de moi, il m’entoura les épaules d’un bras possessif, me chuchota à l’oreille :
— Ma tenue te plaît ?
J’aurai dû le virer, illico.
Mais… Je ne l’ai pas fait.
Pendant la première partie du concert, par deux fois, sa main est venue sur ma cuisse pour la serrer doucement mais fermement pendant quelques secondes. A ma grande surprise cela me provoque un début d’excitation.
Du coup, j’en fais autant, car j’adore le cuir.
Pendant l’entracte, j’offre une coupe de Champagne millésimé à mon compagnon, lequel m’entraîne vers un coin du hall et me glisse froidement à l’oreille :
- Je peux t’étreindre la cuisse… Toi non !
Je me recule, le regarde, sourit, insiste :
— Si je te le fais aussi ?
— Je te fesserai… Cul nu !
Et comme la musique du rappel vers la salle se fait entendre, il me tourne le dos, va reposer sa coupe sur le bar Je le suis avec un temps de retard, la tend au barman qui me dit :
— Bonsoir Monsieur Gilles.
Je l’entends à peine, me retourne, dit :
— Excusez-moi, Louis. J’ai la tête ailleurs.
- J’avais remarqué, Monsieur.
Mais je ne peux pas lui en indiquer le motif.
Semyon Bichkov nous interprète une sublime symphonie Manfred de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Le programme initial a été changé, mais ça valait le déplacement.
Une ovation salue le Chef et l’O. N. F.
A la sortie, je commande une voiture par Le Cab, propose à David, qui m’étreint toujours les épaules :
— Je t’invite à souper chez Bofinger si tu n’as rien de prévu.
Le regard moqueur de ses yeux bleus me « fusille » :
— Tu peux retarder la punition dont je t’ai parlé, mais je n’oublierai pas. Que ce soit chez toi ou chez moi.
Sa main me serre juste un peu plus l’épaule.
La 508 nous récupère devant la sortie de la gare RER.
Pendant le trajet, à l’insu du chauffeur, David met sa main sur ma cuisse, la remonte vers mon pubis.
Je ne dis rien, me crispe juste quand les doigts s’appesantissent sur ma braguette. Je ne peux malheureusement pas empêcher un début d’érection d’être palpable.
David ne s’attarde pas, s’empare de ma main, la pose sur sa braguette. Au travers du cuir fin, je sens sa bite en pleine érection. Il ne porte pas de slip. Il se penche vers moi, commande :
— Dès que nous serons au restaurant, tu iras aux toilettes, ôteras ton slip et me le rapporteras.
— Mais si le serveur le voit ?
David glousse :
— Dommage pour ta réputation !

Pierre, le maître d’hôtel au service duquel je réserve toujours une table, nous salue sans cérémonie, il sait que je n’en suis pas fana, nous donne les cartes, menu et vins, s’éclipse.
A 23h, il n’y a pas trop de monde comme toujours le jeudi soir.
Comme j’ajuste mes lunettes de lecture, David me tapote le bras :
— Aurais-tu oublié ce que je t’ai ordonné de faire ?
Le rouge me monte aux joues (à mon âge !). Je repousse la table et descend au petit coin.
Cinq minutes plus tard, je rejoins la table, tenant mon slip bien serré dans ma
Main enfouie au fond de ma poche.
David tend sa main ouverte au-dessus de la table, mais Pierre surgit, carnet de commande en main :
— Avez-vous choisi ?
Je regarde David, croise ses regard et sourire ironiques, dit :
- Le plateau Royal Bofinger, si ça te convient ?
Il acquiesce, Pierre note, me propose :
— Votre blanc habituel, Monsieur Gilles ?
— C’est parfait, Pierre. Avec une bouteille d’eau gazeuse, s’il vous plaît.
— Bien, Monsieur.
Pierre s’éloigne, David remet sa main ouverte sur la table.
De ma poche, j’extraie mon slip roulé en boule, l’y dépose ; David le porte à son nez, comme un mouchoir, le hume ostensiblement, le met dans sa poche.
Comme nous sommes assis de quart, lui à ma gauche, il passe sa main sous la nappe, serre ma cuisse.
Pierre revient avec la bouteille de vin dans son seau à glace. Je tremble qu’il voit le bras de David alors que la main remonte sur la cuisse jusqu’à mon bas ventre, ouvre prestement ma braguette, s’immobilise sur mon sexe en légère érection.
Pierre demande :
— Désirez-vous goûter le vin, Monsieur Gilles ?
« Merci, Pierre, je vais pouvoir me débarrasser des doigts qui presse ma bite ! »
— Faîtes goûter à mon invité, Pierre.
Impavide, comme s’il ne passait rien sous la nappe, David lâche, alors que ses doigts manquent de me faire crier sous leur plus forte pression :
— Non, merci, Gilles. Je ne m’y connais pas assez.
Pierre verse un peu du breuvage dans mon verre.
Les doigts augmentent leur pression m’arrachant une grimace alors que je déguste le délicieux vin.
Pierre se méprend :
— Un souci, Monsieur Gilles ?
— Non, Pierre. Le vin est parfait.
Je porte ma main gauche sous la table pour ôter les doigts mais David augmente encore la pression m’arrachant un « Aie ! ».
Interrogatif, Pierre demande :
— Ça ne va pas, Monsieur ?
— Une douleur dans ma cuisse, Pierre. Merci !
Pierre s’éloigne, David me lâche enfin, me dit à mi-voix :
— Laisse ta braguette ouverte, sauf si tu dois quitter la table.
L’arrivée de l’écailler avec notre plateau m’évite de répondre.
Pendant le repas, David s’est diverti à me presser la bite. Alors que je viens de donner ma carte de crédit à Pierre, avec un pourboire de 30€ en liquide, David a pris un glaçon dans le seau et attrape mon sexe entre ses longs doigts. Le contact de ma chair chaude avec le glaçon m’arrache un hoquet.
Pierre revient avec le bloc, tourne la tête pendant que je fais mon code, tout comme David, demande :
— Dois-je vous appeler un taxi, Monsieur Gilles ?
— Merci, Pierre. Nous allons marcher un peu et j’appellerai Le Cab.
David remonte sa main, me laisse reprendre une tenue correcte.
Cinq minutes plus tard, nous marchons côte à côte sur le trottoir du boulevard Beaumarchais. David me dit :
— Merci pour ce souper.
— C’était un plaisir… A tous points de vue. Où va-t-on chez toi ou chez moi ?
— Chez moi. Sinon, tu aurais trop de repère.
J’appelle Le Cab, donne mon code d’abonné prioritaire.

Vingt minutes plus tard, la 508 s’arrête rue Chenaleilles. Je suis David au troisième étage où nous dépose un ascenseur poussif. Apparemment, un seul appartement par étage.
David verrouille la porte dans mon dos, m’ordonne :
— Met toi à poil. (Il me désigne la cathèdre à ma droite) Dépose tes affaires ici. Je viendrai te chercher.LIRE LA SUITE




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