La vie de 69 - Le temps d’après

3 - Permanente douleur
vendredi 25 mars 2016
par  kingliart
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Je suis accroupie dans la pièce qui me sert de chambre. Je voudrais méditer mais tout m’en empêche. Mes entraves me bloquent, non seulement le corps mais aussi l’esprit. Je ne pense littéralement à rien ou alors à comment éviter l’accentuation d’une douleur ou une gène nouvelle. Je dois attendre, attendre qu’on m’utilise à nouveau, que mes orifices soient remplis ou vides, je dois attendre qu’on s’en serve, en dépit de moi, de ma volonté devenue inexistante. Mais non seulement j’attends, mais je le fais douloureusement.

Mon visage est recouvert d’une cagoule, encore et toujours, ma bouche tenue ouverte, en « O », les lèvres gonflées et proéminentes, la clé attachée à mon cou pour que quiconque puisse ouvrir et fermer ma bouche à sa volonté. Lorsque je suis ainsi, ma bouche est douloureuse de cette position inconfortable. Mes mâchoires semblent bloquées. Ce mécanisme qui me maintien touche ouverte est ainsi fait que plus l’ouverture est grande et moins je peux bouger les mâchoires. Ma bouche ouverte entièrement, ma gorge est en ce moment offerte pour le prochain maître qui trempera littéralement sa bite en moi m’obligeant à avaler le sexe qui envahira le fond de mon larynx provoquant mes larmes, les cris, mes vomissements même, à la plus grande joie de mes bourreaux.

Ensuite, je porte une corde qui tire entre mes lèvres du sexe, s’enfonçant en moi, me coupant en deux. J’ai découvert aussi à mes dépends, que la partie de la corde qui s’enfonce en moi, a été traitée avec je ne sais quel produit comme un papier de verres. Les deux cordes m’arrachent la peau tendre des parois de mes lèvres gonflées entre mes cuisses. Ma position à genoux et le noeud qui retient mon corps est ainsi fait que si je pose mes pieds au sol pour me tenir stable, alors la corde se tend entre mes lèvres et la douleur est extrême. Je relève instinctivement les pieds et je me balance alors sur mes genoux. Je ne peux pas endurer longtemps le poids de mon corps, je dois reposer mes pieds au sol, ou alors je dois rester en équilibre.

Mais je perds souvent l’équilibre et alors un noeud coulant se resserre dangereusement autour de mon cou. Je ne vois personne à cause de ma cagoule, je ne sens personne aux alentours. La porte de ma chambre est désespérément fermée. Je ne sens personne qui pourrait venir me sauver. Ce soir en effet, mon maître l’avait précisé, je serais seule à la maison et je serais gardée en cette position douloureuse pour tester mon endurance. Si je ne veux pas mourir étouffée je dois absolument poser mes pieds au sol et endurer la douleur de la corde me pénétrant. Si au moins je pouvait voir la situation… Je sens la corde qui est attachée à mon cou et mon maître m’a expliqué qu’elle est assez courte pour m’empêcher de poser mes fesses sur mes talons, ce qui soulagerait ma douleur.

Mes seins sont aussi entravés, étroitement serrés dans une autre corde, gonflés et douloureux. On m’a épargné les pinces ! Je m’en réjouis, comme une gamine idiote, contente d’avoir gagné cette faveur. Ces pinces sont si douloureuses que j’en suis venu à les détester comme une personne, un tortionnaire particulièrement cruel. Mon anus est plein aussi avec un vibreur qui grince entre mes fesses. Malgré la douleur, cela finit par m’exciter. Mon m’a aussi précisé que je pouvais jouir si je le voulais. Cela me sembla ridicule mais après quelque temps —combien de temps au juste ?— cette vibration me sert de dérivatif à la douleur entre mes cuisses et j’espère cette jouissance qui va irradier mon corps. La bave coule de ma bouche ouverte, sous la cagoule et curieusement je la sens couler le long de mon ventre. Combien de temps dois-je attendre ? et de ne rien voir, je suis dans cette noirceur terrible et je lutte contre la fatigue.

Un premier orgasme me lessive littéralement et je suis rappelée à la réalité par la coupure de mon corps en deux par la corde qui me traverse le sexe. La vibration continue son travail insidieux. Je défaille, je me penche en avant en relevant mes pieds, le noeud coulant se resserre légèrement, je panique. Dans ma cagoule je hurle !

Je reprends appui sur mes pieds, tant pis pour ma fente déjà largement blessée.. je dois saigner là-dessous… je reprends mon souffle. la vibration me tanne le cul ! Je reprends un rythme, je soulève légèrement mes pieds, je me balance sur mes genoux. Et-ce que je vais mourir ce soir ? je sens mes écoulements poisseux entre mes cuisses. J’aimerais savoir si c’est mon sang ou mes fluides vaginaux. Je pousse mon cul pour tenter d’extraire le vibreur. Peine perdue, il est évidemment retenu en moi. Je recommence à me balancer légèrement. Ah, si je pouvais voir mon entre-jambe…. est-ce que c’est du sang ? Mais je ne peux rien voir avec cette cagoule.

Mon maître veut que je continue à porter une cagoule lorsque je suis seule. Il m’a fait la leçon en revenant ici, chez nous, dans ma maison qui est aujourd’hui aussi ma prison : "A la maison, tu porteras cette cagoule même si personne n’est là pour t’utiliser. ça te réduit à ton véritable état de poupée que l’on ne regarde que lorsqu’on veut la voir mais qui d’elle même ne peut rien voir ! Tu resteras impuissante la tête recouverte … ça m’excite. Je me demande si je ne te ferais pas confectionner un masque permanent… Un masque qui recouvre entièrement ta tête et ton visage et que tu ne pourrais pas retirer… l’inconvénient, c’est je ne verrais plus les expressions de ton visage, oui, ce serait dommage… j’aime bien te voir souffrir lorsqu’on te baise ou te fouette. Bon, on verra, je vais y songer. Ça va dépendre de toi finalement…"

C’est peut-être ça ? Il veut savoir si ce soir je vais survivre ? Je me mets à délirer. Je n’en peux plus et ce soir la chaleur de ma cagoule m’est insupportable, j’ai la respiration ralentie par la corde au cou. Je m’imagine portant un masque impossible à enlever. Cette pensée m’affole. J’essaie de reprendre ma respiration. Mon visage de toutes façons est recouvert par la cagoule la plus étroite, la plus dure à porter, celle qui moule mon visage et en épouse tous les contours, qui me recouvre la tête entière qui me serre le haut de la tête et les mâchoires. Deux petits trous et des minces tuyaux qui s’enfoncent profondément en moi, jusqu’au sinus, pour s’assurer que je pourrais toujours respirer. enfin, respirer, …. si mon cou n’est pas trop serré. La première fois qu’il m’a parlé de cette cagoule permanente, je n’ai pas eu l’impression qu’il s’adressait à moi. Et là en ce moment en train de m’étrangler seule dans ma chambre, c’est pareil. Ce n’est pas moi qui meurt, mais une autre, une poupée que j’ai peut-être connu. Ce sentiment d’être détachée, que tout m’asphyxie, que tout m’est étranger, c’est un sentiment qui m’est devenu permanent depuis que j’ai été ramenée à la maison - cela fait … longtemps. Je ne sais plus, car depuis la deuxième semaine, je ne compte plus les jours. Aujourd’hui je serais bien incapable de dire quel jour nous sommes. Et à quoi cela servirait-il ? Une table se demande-t-elle quel jour on est ? Une femme peut-être mais moi ? Suis-je encore une femme ? Ne suis-je pas morte ?

Après la deuxième semaine, j’avais compris que ma vie à la maison allait être aussi douloureuse et humiliante que lors de mon long séjour là-bas, entre les écuries et les salons peuplés de pervers qui usaient mes trous ou qui jouaient avec mon corps en profitant de mes entraves. LIRE LA SUITE




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