La jeune mariée livrée à son voisin de palier

vendredi 16 janvier 2009
par  Posillipo
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En rentrant du bureau, ce soir-là, j’ai trouvé ma chérie passablement excitée.

"- Figure-toi que notre voisin de palier est technicien en informatique. Il s’est proposé de réparer notre ordinateur."

Elle s’est collée contre moi, comme elle le fait souvent quand elle a besoin de petits câlins. Dans ces moments-là, elle est attendrissante à souhait et ses sourires me transportent de bonheur.

"- C’est bien, ai-je répondu en caressant ses longs cheveux blonds et en déposant de petits baisers sur ses joues délicates.

Elle s’est mise à rire contre ma poitrine. Je sentais son parfum exquis, la chaleur tiède de sa peau, le léger tremblement de son corps.

“- Pourquoi ris-tu ?”

“- Tu ne devineras jamais…”

“- Dis-moi !”

“- Il m’a fait…”

Elle hésita, leva son regard bleu vers moi, bleu comme la mer Egée, ce merveilleux regard qui me faisait fondre à chaque fois, et finit par annoncer d’une façon un peu timide :

“- Il m’a fait des propositions.”

Elle s’est serrée davantage, en m’enlaçant la taille. Son corps semblait se dissoudre dans le mien.

“- C’est-à-dire ?” ai-je demandé avec douceur.

“- Oh ! Pas tout à fait des propositions… Disons qu’il m’a fait comprendre que je lui plaisais bien.”

“- Mais c’est un vieux ! me suis-je exclamé.”

Laurella et moi étions un jeune couple. Nous avions aménagé depuis quelques semaines à peine. J’avais croisé à quelques reprises ce voisin. C’était un homme petit, à l’air assez timide, un peu rondouillard, avec quelques rares cheveux blancs sur la tête. Il devait avoir au moins cinquante ans, c’est-à-dire deux fois plus que ma mie.

Il n’était vraiment pas le genre à faire rêver ma petite Laurella, si jolie, si fleur bleue. Non, son prince charmant, elle l’avait déjà trouvé. C’était moi. Etant donné que j’écris cette histoire, je pourrais raconter n’importe quoi, dire que je suis un homme merveilleux, très beau, à faire craquer toutes les demoiselles. Eh bien non, je vais dire la vérité. Je suis un homme qui entre tout à fait dans la norme, ni très grand, ni play-boy. Mon atout, il paraît que c’est dans mon regard qu’il faut le chercher. Des yeux noirs, plutôt sombres, qui font leur petit effet auprès des dames. D’ailleurs ils ont séduit Laurella. « Ils pourraient séduire des tas de femmes », m’a-t-elle dit souvent. Eh oui ! Laurella, si réservée, si bien élevée par des parents catholiques pratiquants, a un fantasme. Elle aimerait me voir faire l’amour avec une autre femme.. De mon côté, je ne suis pas en reste, j’aimerais qu’elle se fasse prendre par un homme. Ces fantasmes s’invitent dans notre lit dans les moments les plus chauds. Nous les accueillons toujours volontiers. Souvent nous imaginons qu’un homme, ou même plusieurs, partagent nos plaisirs. Je raconte à Laurella qu’ils la prennent de tous les côtés, et la simple évocation de toutes ces queues qui nous frôlent la fait jouir. Cette nuit-là, elle a voulu que nous pensions à notre voisin. « Mais il n’est pas beau », ai-je soufflé. – « Je sais, mais ça ne fait rien. Je suis tellement cochonne que j’adorerais qu’un vieux comme lui… tu comprends, n’est-ce pas ? » Ces simples mots m’ont excité, et je l’ai labourée comme un sauvage, et elle a joui dans des cris superbes. C’était merveilleux.

Pendant plusieurs nuits, nos étreintes furent pimentées par la présence imaginaire du voisin. Je n’ai pas tardé à me rendre compte qu’il n’était pas un fantasme comme les autres. Car jusqu’ici nous avions imaginé des hommes qui n’existaient pas dans la réalité, nous nous étions mêlés à des corps virtuels. Cette fois, il s’agissait d’un être en chair et en os qui habitait à quelques mètres de nous à peine.

J’aimerais à présent ouvrir une parenthèse dans ce récit. Puisque je viens d’évoquer nos fantasmes communs, je dois préciser que celui que nous aimions le plus avant que cette histoire de voisinage ne surgisse, concernait un récit que nous avions lu dans « Rêve de femme » : l’histoire de Lucile et ses bourreaux, par Aliamet. On s’échauffait comme des fous ma femme et moi en imaginant les belles amazones qui avançaient avec fierté sur les lieux de leur supplice. Nous vivions réellement ces scènes terribles, si excitantes et si bien décrites, et nous jouissions ensemble au moment où les archers décochaient leurs flèches dans les ventres et les poitrines de ces demoiselles nues.

Un soir, j’ai trouvé Laurella toute gaie.

“- Qu’y a-t-il ?” ai-je demandé.

Elle riait :

“- Il est revenu.”

Devant mon air un peu ahuri, elle a ajouté :

"- Le voisin, pardi ! Si tu l’avais vu, il était dans tous ses états, surtout que j’avais mis “une jupe au ras des fesses. Il n’arrêtait pas de lorgner mes cuisses en suant à pleines gouttes.”

J’ai souri :

“- Et ça te fait plaisir, petite coquine, d’exciter un pauvre vieux. C’est pas très gentil.”

“- Si, si. J’ai été très gentille. J’avais même un peu de peine pour lui, alors je l’ai laissé me frôler à plusieurs reprises.”

“- Frôler ?”

“- Oh ! Rien de bien méchant. Nous étions assis côte à côte devant l’ordinateur, et il en a profité pour serrer sa cuisse contre la mienne. Je l’ai laissé faire. Je ne me suis pas retirée.”

“- Mais… c’était un encouragement.”

Laurella a ri encore.

“- Je crois que c’est ce qu’il a pensé. A un moment, il s’est permis de poser sa main sur ma cuisse.”

“- Et… Qu’as-tu fait ?”

“- Je l’ai retirée, voyons !”

Comme je la regardais sans rien dire, elle précisa :

“- Mais pas tout de suite. J’ai fait comme si je ne m’apercevais de rien. C’est seulement au bout de quelques secondes que je l’ai grondé.”

Toujours en riant, elle ajouta :

“- Je suis coquine, non ?”

J’ai ri moi aussi :

“- Tu mérites la fessée… D’autant que tu me sembles très excitée. Qu’as-tu ressenti quand il a mis sa main ?”
Un peu de rouge a coloré ses belles joues pâles.

“- Tu veux la vérité ?”

“- Bien sûr”

Elle s’est à nouveau blottie contre ma poitrine.

“- J’ai envie de faire l’amour avec toi. Maintenant.”

Je l’ai dévisagée avec un peu de surprise :

“- Tu es sûre que vous n’êtes pas allés plus loin ?”

“- Non, je t’assure. Mais j’avoue que sentir sa main sur moi m’a procuré des picotements dans le ventre.”

Cinq minutes plus tard, nos corps dénudés se livraient à de chauds ébats. « Oh, je suis excitée ! Je suis excitée ! », n’arrêtait pas de répéter Laurella. Je l’avais rarement vue aussi chaude, en vérité. C’était magnifique. Après, nous sommes restées étendus, rompus par nos jouissances, et j’ai dit, en essayant d’être le plus tendre possible :

“- Sincèrement, tu aimerais qu’il te baise ?”

Elle n’a pas répondu tout de suite. Ce n’est qu’au bout de deux minutes au moins qu’elle a murmuré d’une voix à peine audible :

“- Pourquoi pas, Pierre, j’aimerais… Et toi ?”

Elle a posé une main délicate sur mon ventre. Il n’était pas nécessaire que je réponde. Ma verge avait repris en un éclair une vitalité incroyable. Elle m’a embrassé la bouche, puis :

“- Je te choque, mon chéri ? Nous avons toujours dit qu’un jour ou l’autre il faudrait vivre nos fantasmes, n’est-ce-pas ? Cette fois…”

Je ne l’ai pas laissée terminer. Je me suis entendu dire :

“- J’y réfléchirai, mon cœur”.

J’avais peur. Il me semblait qu’un fossé existait entre les fantasmes et leur réalisation. Oui, j’adorais jouer au cocu dans nos divagations érotiques. Mais dans la réalité, ce rôle me plairait-il ? Je passais des lendemains difficiles, tiraillé par mes pulsions d’un côté et par mes réserves de l’autre. Je savais bien qu’un jour où l’autre Laurella et moi mènerions une vie dissolue. J’en avais très envie même. Mais n’était-il pas trop tôt ? Trois mois de mariage seulement. A ce rythme qu’adviendrait-il de nous dans dix ans ? Notre couple serait-il toujours uni ? Pourrions-nous encore nous aimer ? Quand j’approfondissais ma réflexion, je me rendais compte que mes hésitations n’avaient qu’une seule source : la peur de perdre Laurella. N’allait-elle pas trouver mieux que moi ? N’allait-elle pas s’amouracher du premier venu ?

Je me dis finalement que je devais prendre le risque. Après tout, la quasi-totalité des gens qui divorcent n’ont jamais fait une partouze de leur vie. Peut-être d’ailleurs est-ce pour cela qu’ils ont tant envie de quitter femmes, époux, enfants, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Pas pour des partouzes, bien sûr. Non, tout simplement pour connaître d’autres corps, d’autres jouissances. Ils explosent, à la longue. Ils ne sont pas équipés d’une soupape de sécurité, c’est-à-dire de la possibilité d’une infidélité libre, consentie et partagée.

En fait, ma décision n’a pas tenu compte particulièrement de ces considérations. Je crois que ce qui m’a poussé à jeter Laurella dans les bras du voisin, c’est la conviction que j’allais satisfaire un de ses plus grands désirs. Je l’aimais tellement Laurella que je lui aurais apporté un amant sur un plateau d’argent si elle me l’avait demandé. La savoir heureuse, même dans la couche d’un autre, me comblait de joie. Je voulais me sacrifier pour elle, comme les chevaliers d’autrefois qui mouraient parfois en joutes pour leur belle. Je voulais m’effacer, ne plus exister. Seul son plaisir comptait.

“- Tu veux vraiment te sacrifier ? me demanda-t-elle un dimanche après-midi, alors qu’il pleuvait à verse dehors et que nous n’avions aucune envie de nous promener en ville.”

Elle avait posé la question avec un regard coquin qui me signifiait de répondre oui.

“- Alors viens ! me dit-elle. Laisse-toi faire !”

Elle me conduisit sur la terrasse baignée par la pluie.

“- Avance ! dit-elle.”

“- Sous la pluie ?”

“- Bien sûr. Où serait le plaisir, sinon ?”

J’ai obéi. L’eau coulait drue. Ma chemise et mon pantalon furent trempés en quelques secondes.

“- Enlève tout ça ! fit-elle. Mets-toi à poil !”

Je l’ai regardée, médusée. Son regard trahissait son excitation. J’ai obtempéré, et je me suis retrouvé nu devant elle. Elle a attaché mes poignets à l’aide de cordages reliés à des anneaux fixés au mur. J’avais les bras en l’air, comme un supplicié, mon corps offert à son regard et à la pluie qui le fouettait. Je ressentais une merveilleuse excitation. Elle a passé ses mains sur ma poitrine, mon ventre et sur mon sexe raide comme une barre de fer. Puis, elle m’a embrassé avec fougue, avant de se reculer et de saisir d’une verge de roseau. En m’a vu frémir.

“- Ne crains rien ! Je ne te ferai pas mal… du moins pas trop. Mais je ne vais pas te frapper maintenant. Je vais attendre qu’on te voie.”

Je savais qui était ce « on ». De l’immeuble d’en face, on pouvait nous apercevoir d’un seul appartement. Il était occupé par un jeune couple, et nous ne nous gênions jamais pour paraître nus sous leurs yeux. Mais cette fois, c’était différent. Ils ne nous avaient jamais vus en train de nous livrer à des jeux érotiques.

“- Quand ils apparaîtront, tu recevras quelques coups. Je suis sûr que ça leur plaira, et qu’ensuite, en faisant l’amour, ils penseront à toi, à tes cris, au bruit de la verge sur ta peau, à ton beau corps exposé sous la pluie et livré au sadisme de ton épouse.”

J’ai adoré. La femme nous a vus en premier. Elle a appelé son mari, et ils sont restés sans rien dire pendant toute la durée de mon si agréable supplice. Plus tard, une fois rentrés dans l’appartement, ma femme et moi, nous nous sommes branlés, l’un en face de l’autre, tout en nous racontant des histoires bien fortes, bien troublantes. Des images nous hantaient. Les amazones que l’on attachait aux poteaux, sous les regards de la foule excitée, sous les regards de Lucile se réjouissant de ce merveilleux spectacle. Elles étaient belles ces amazones au moment où les archers pointaient leurs flèches, dignes, magnifiques, et elles s’offraient à tour à tour aux flèches mortelles sans une plainte.

Le voisin de palier revint au bout de quelques jours voir Laurella. Bien sûr, il avait attendu que je sois parti pour venir frapper à la porte. Il avait attendu aussi que sa femme - une sorte de matrone qui vous disait bonjour du bout des lèvres quand vous la rencontriez dans l’escalier – soit partie elle aussi. Laurella m’a raconté qu’elle a laissé Antoine seul devant l’ordinateur pendant un long moment, histoire de le faire languir, avant de lui demander s’il voulait boire quelque chose.

“- Volontiers, a-t-il dit.”

Elle lui a servi un whisky et elle est venue s’asseoir près de lui. Elle portait un jean cette fois. Ce qui n’a pas gêné notre homme de glisser une main sur ses cuisses.

“- Mais que faites-vous ?” s’est-elle exclamée.

“- Oh ! Chère voisine, je ne fais pas grand mal. Laissez-moi s’il vous plaît vous caresser gentiment. J’ai tellement besoin d’affection, savez-vous.”

“- Mais vous avez une épouse ?”

Il a haussé les épaules.

“- Nous nous parlons à peine. Alors, pour ce qui est de l’affection… Vous m’avez compris.”

Laurella m‘a dit que le pauvre vieux lui a fait de la peine. Elle est comme ça, Laurella, très sensible, la larme à l’œil pour un rien. Lui, il a dû en remettre deux ou trois couches pour se faire plaindre. Toujours est-il qu’elle a accepté qu’il laisse sa main.

“- Il t’a caressée comment ?” ai-je demandé.

“- N’aie crainte ! J’ai simplement ouvert un peu mes cuisses. Si tu l’avais vu ! Il était cramoisi, le malheureux, il respirait avec effort.”

“- Sa main est remontée jusqu’où ?”

Laurella a enlacé mon cou et déposé un baiser sur ma bouche.

“- Ben, là où tu penses, pardi ! Mais c’est pas grave, il y avait le pantalon pour me protéger.”

Elle s’est détachée pour observer mon expression. Je ne devais pas avoir l’air très ravi, car elle a demandé d’une voix timide :

“- Tu es fâché ?”

Non, après tout, je n’étais pas fâché. Ou du moins je me disais que je ne devais pas l’être. Le voisin ne pouvait constituer une menace. Trop laid, trop vieux. Ce n’est pas pour lui que Laurella ferait ses valises. Et puis cette histoire commençait vraiment à me plaire. J’adorais voir Laurella si excitée. Sa libido faisait de la cavalcade, et en fin de compte c’est moi qui en profitais. D’ailleurs, ce soir-là, au lit, nous avons encore parlé du voisin (au fait il s’appelle Antoine). Parlé, n’est pas l’expression qui convient. Disons qu’il nous a hantés. Il était là parmi nous, invisible, impalpable, mais il était là quand même. Nous étions trois. J’enfonçais Laurella par devant, et lui arrivait par derrière, pour une impeccable prise en sandwich. Bref, nous avons imaginé plein de choses, et après l’amour, ma petite épouse adorée m’a chuchoté à l’oreille : « Tu vois que ça te plaît quand il me baise. »

OK. Elle avait gagné. « Va avec lui, si tu veux », ai-je répondu.

Elle m’a regardé avec des yeux incrédules, avec ses beaux yeux bleus qui étaient à moi jusqu’ici et qui bientôt plongeraient dans le regard d’Antoine quand elle lui dirait : « C’est bon ! Encore ! Prends-moi ! » ou d’autres mots semblables.

“- C’est vrai ? C’est bien vrai ?” s’est-elle exclamée avec une joie enfantine, comme si je lui avais promis un diamant ou un séjour aux Seychelles.

Ça m’excitait de sentir son désir, son avidité de sexe.

“- Je suis fier de toi, de ta décision,” m’a-t-elle dit.

Moi aussi j’étais fier d’elle. Laurella était vraiment la femme de mes rêves. Gentille, adorable et terriblement salope. Une perverse. C’est ça que j’aimais. Je bandais en pensant qu’elle rêvait de la bite du voisin, qu’elle rêvait de ses couilles et de son cul. Souvent, quand nous étions chauds, elle me criait : « Je suis une petite salope, ta vicieuse, ta pute. »

Et à présent, elle me le disait encore.

“- Tu verras, m’a-t-elle susurré. Tu verras que je suis une bonne, une vraie.”

Je l’ai serrée contre moi et nous n’avons pas tardé à dormir. Le lendemain, le voisin est revenu. Laurella avait mis un short minuscule pour l’accueillir, un short qui laissait voir ses longues et fines jambes et qui serrait bien son ravissant derrière. Elle avait enfilé aussi un tee-shirt très moulant, sans soutien-gorge. Je dois dire que quand je la vois comme ça, elle me fait sacrément de l’effet. Elle a un petit corps splendide et on a envie d’y mettre ses mains partout. Elle m’a dit qu’Antoine a failli s’étrangler quand elle lui a ouvert la porte. Il n’a pas tardé à se précipiter sur elle, mais elle l’a retenu, pas assez cependant pour l’empêcher de glisser les mains sur sa poitrine. « Si tu avais vu, m’a raconté Laurella, il était tout tremblant. Moi, ça me faisait mouiller. J’ai résisté bien sûr. Mais il était tellement entreprenant, tellement nerveux. Et puis c’était bon de sentir ses mains sur moi. J’avais envie au fond qu’il me fouille partout. C’était dur de résister. A un moment, il a collé sa bouche contre la mienne. J’ai fini par lui céder et on s’est roulé une pelle pas possible. »

Bon sang, comme ce récit m’a chaviré ! J’étais assis sur le divan quand elle m’a raconté cela. J’ai posé une main sur mon sexe à travers le pantalon. Il était devenu tout rigide, et je l’ai caressé un peu. Laurella est venue s’asseoir contre moi. Elle m’a embrassé, en chuchotant : « Tu vois que ça te fais de l’effet ! Tu vois que tu aimes ça ! »

J’ai voulu savoir jusqu’où ils étaient allés. Laurella m’a raconté qu’elle avait consenti quelques baisers seulement, des baisers bien chauds quand même, et qu’elle s’était laissée peloter pendant un petit quart d’heure, le temps pour lui de glisser une main sous le caleçon dans l’entrejambe et d’introduire un doigt dans son sexe humide.

“- Mais tu es une vraie salope ? ai-je murmuré. Tu l’as laissé faire ?”

Elle riait :

“- Oh ! Ce n’était pas si méchant. Et puis, ça me faisait tellement de bien.”

“- Et toi ? Qu’as-tu fait ?”

“- J’ai posé une main sur sa queue. A travers le pantalon, bien sûr. Il a voulu que je déboutonne sa braguette, mais j’ai refusé. Alors, il a commencé à enlever son pantalon. Mais je me suis levée, en faisant semblant d’être fâchée et je l’ai mis à la porte.”

Je n’étais donc pas encore cocu. Mais j’avais conscience que les choses allaient se précipiter. Au prochain rendez-vous, Antoine obtiendrait davantage, et ainsi de suite, jusqu’au moment final, jusqu’à l’apothéose. En tout cas, ça me plaisait bien tout ça, même si ça me faisait un peu peur. Et le lendemain, au bureau, je n’ai pas arrêté de penser à ce que Laurella aurait à me raconter à mon retour. J’étais certain qu’ils allaient franchir de nouvelles étapes. Je me sentais vraiment heureux de la sorte. J’avais l’impression de vivre mieux, d’une façon plus large, plus forte, comme si mes poumons respiraient un air nouveau et tonifiant. En fait, j’étais en plein tourbillon. J’assistais avec un certain délice à l’effondrement de mes repères, comme si j’avançais en pleine ivresse au bord d’un ravin, les yeux bandés. J’avais conscience de vivre dangereusement, et cela me procurait d’agréables décharges d’adrénaline. Je quittais avec délice les rives tranquilles d’une existence médiocre pour m’aventurer dans des espaces plus vastes, mais pleins d’embûches peut-être, bâtis à la mesure de mes attentes. Je savais que j’allais être cocu. Et ce terme de cocu, que je méprisais tant autrefois, devenait comme une sorte de trophée. Je le savourais avec bonheur. J’en prononçais les deux syllabes avec délectation. Le mot qui me faisait si peur, je l’aimais désormais. J’imaginais bien que ma salope de femme – excusez-moi cette expression, mais le mot salope, je l’emploie ici comme un compliment - j’imaginais bien, donc, que la salope ne s’arrêterait pas à Antoine, et qu’elle me cocufierait encore et encore, toujours avec mon assentiment. Depuis peu, je m’étais mis en tête que ce serait bien qu’elle « se fasse » tout l’immeuble. Oh ! Ce n’était qu’un tout petit immeuble. Une de ces demeures bourgeoises construites juste avant la guerre de 14, avec quatre étages et deux appartements à chaque palier (pour la petite histoire, nous habitions au quatrième). Oui toute la maison forniquant avec ma tendre et si charmante épouse. Quelle aventure ! Quel bonheur ce serait !

Pendant la semaine qui a suivi, Antoine est revenu cinq fois. Il a livré cinq batailles et il est reparti chaque fois avec une toute petite victoire supplémentaire. Laurella lui abandonnait son corps au compte-goutte. Un jour, il lui a demandé d’enlever son tee-shirt. Elle a refusé. Elle l’a laissé simplement caresser ses seins à travers le tissu, puis, juste au moment où il allait partir, elle l’a ôté. Il s’est jeté sur elle. Il a pétri ses seins comme un fou. Elle l’a laissé faire pendant une ou deux minutes, puis elle l’a repoussé sur le palier.

Ce soir-là, j’ai dit à Laurella :

“- Le moment approche. Tu ne peux plus le faire tourner en bourrique comme ça. Il doit se branler tout seul chez lui.”

“- - Oui, c’est ce qu’il m’a dit. Il ma confié qu’il n’arrêtait pas de se masturber dans la salle de bains en pensant à moi. Il devait faire attention pour que sa femme ne s’en aperçoive pas.”

“- C’est normal, le pauvre.”

“- Le pauvre ? Il a bien de la chance de pouvoir me peloter !”

Elle m’a regardé droit dans les yeux, soudain sérieuse, presque grave :

“- A présent j’aimerais bien qu’on passe à la vitesse supérieure.”

Je l’ai serrée contre moi et nous avons échangé un long baiser passionné, un de ces baisers bien profonds et pleins de désirs enfouis, comme en ont les couples en proie à par leurs pulsions les plus folles. J’ai murmuré : « Oui, j’ai envie désormais. Je n’arrête pas de penser à vous deux. Je bande comme un malade chaque fois que je vous imagine en train de faire l’amour et de souiller notre lit conjugal. » Elle m’a enlacé, en répétant : « Oh ! Merci chéri, j’en ai tant envie, si tu savais. Tant envie. » Elle a hésité avant d’ajouter en me regardant d’une façon presque maternelle : « Cela ne te choque pas au moins ce que je te dis, que j’ai envie d’un autre ? Tu ne seras pas malheureux, n’est-ce-pas ? Tu sais, ce n’est pas de ma faute si je suis comme ça. Quand que je vois un homme qui me plaît, certains jours, je ressens des fourmillements dans le ventre. Si je pouvais, je me ferais baiser par la terre entière ! » - « Non, j’adore que tu sois une salope, j’adore que tu veuilles me tromper. » - « Mais je ne te trompe pas. Je le fais avec ton accord… » - « Je sais, je sais bien. Mais je porterai les cornes quand même. » Elle a ri : « Oh oui, mon chéri, je veux que tu portes de belles cornes, toujours. »

Nous avons décidé que demain serait un grand jour. Je ne voulais pas qu’ils couchent déjà. Non, mais je voulais que la frontière soit irrémédiablement franchie et qu’Antoine sache que désormais Laurella allait vraiment baiser avec lui, et même que la chose allait se produire bientôt.

“- Demain, ai-je dit à Laurella, tu l’accueilleras avec un visage assez sévère, presque hostile, et tu lui demanderas avec fermeté de s’asseoir devant l’ordinateur. Tu lui diras que tu attendais mieux de lui et que ton mari n’est pas content parce que l’appareil a encore des problèmes et qu’il a menacé de faire venir un vrai réparateur.”

C’est ainsi que Laurella a agi. Et tandis que le pauvre Antoine se mettait au travail, elle s’est absentée dans la salle de bains. Quand elle est revenue, cinq à dix minutes plus tard, le pauvre voisin a failli s’écrouler sous l’effet de la surprise. Jamais il n’aurait pu penser que la scène qu’il avait sous les yeux aurait pu se produire. Là, à trois mètres de lui, dans l’entrebâillement de la porte, venait de surgir une apparition, un spectacle à peine croyable, un spectacle qui éblouissait ses yeux et le frappait en pleine poitrine comme un coup de poing : Laurella le regardait, debout, immobile et nue, oui complètement nue, sans le moindre voile pour couvrir sa peau. Les épaules nues, la poitrine nue, le ventre nu, les jambes nues. Elle se tenait les mains derrière le dos, les cuisses légèrement écartées, exhibant sans pudeur le triangle doré de son sexe.

“- Il n’a pas bougé, m’a raconté Laurella. On aurait cru qu’il avait été saisi par la foudre, paralysé en somme, la bouche ouverte, les yeux exorbités. Alors, coquine comme je suis, je me suis approchée, histoire qu’il en prenne plein la vue, pour qu’il me voie en gros plan, qu’il me mate bien. Je voulais que ses yeux me boivent, me dévorent, qu’ils ne perdent pas une parcelle de ma peau. C’était bon, tu ne peux pas savoir, de sentir son regard lubrique sur moi. Je mouillais, je mouillais… Une vraie fontaine. « Vas-y, je lui ai dit, profite ! Mate ! Régale-toi ! Je veux que tu me scrutes complètement. Mais attention. Cette fois, défense de toucher. Ne fais pas l’imbécile ! Si tu fais un geste vers moi, c’est fini, je te chasse pour toujours. » Le pauvre, il était bien incapable de faire quoi que ce soit. Il suait à grosses gouttes, il haletait, et même il bavait un peu. C’est à ce moment-là que la sonnerie du téléphone a retenti. Je me suis tournée pour aller prendre le combiné sur le guéridon. J’ai marché lentement pour qu’il ait le temps de bien me voir de dos. C’était toi à l’autre bout du fil. Tu m’annonçais que tu rentrais plus tôt que prévu, que tu allais arriver d’ici cinq minutes.”

Ce coup de téléphone n’était pas innocent. Avant de sortir de la salle de bains, Laurella m’avait envoyé un sms. Je savais que dans cinq minutes à peu près, le temps qu’elle se fasse admirer par Antoine, je devrais l’appeler. Antoine est donc rentré chez lui dans l’état qu’on devine. Mais auparavant, il a demandé à Laurella de lui jurer qu’elle recommencerait.

“- Oui, a-t-elle répondu. Et tu auras peut-être plus la prochaine fois”.

“- Plus ?”

“- Sois patient ! Attends quelques jours ! Et tu ne le regretteras pas.”

Il était inutile de se raconter des histoires. Nous savions que le moment fatal était imminent.

“- Arrêtons de le faire marcher, ai-je dit. Donne-lui ce qu’il veut !”

Laurella s’est jetée sur moi avec passion.

“- Oui, oui, s’est-elle écriée. Cette fois, je dois y passer. Il faut qu’il me baise. J’en ai terriblement envie, tu sais.”

Je l’ai serrée très fort pour lui murmurer entre deux baisers sur son cou :

“- Tu veux sa queue, n’est-ce pas. Tu veux qu’il te la mette…”

“- -Oui, oui, oui. C’est ça. Oh, Pierre, je mouille fort rien que d’y penser. Quand veux-tu que je le fasse ? Quand veux-tu que ta petite femme chérie te fasse enfin cocu ?”

“- Pas demain. Laisse-moi accomplir un travail d’abord.”

“- Mais quoi ?”

“- Tu verras.”

J’ai pris un petit air mystérieux, et elle n’a pas cherché à en savoir davantage. Ce travail, j’y songeais depuis quelques jours déjà. Il allait me permettre de profiter à merveille de la situation. Car si j’appréciais l’idée que ma femme puisse jouir dans les bras d’un autre homme et qu’elle me raconte ensuite son aventure, je préférais de loin assister moi-même aux ébats. Oui, je suis voyeur, je le confesse sans honte. J’ai toujours rêvé de voir un couple faire l’amour, d’admirer deux êtres collés l’un à l’autre et sombrant, au milieu de leurs gémissements, dans un océan de plaisirs. Mais comment voir ma femme et Antoine ensemble ? Comment savourer leur spectacle ? Elémentaire, mon cher Watson. Il faut savoir que notre chambre communique avec une penderie très vaste, presque aussi grande qu’une vraie pièce. Et que le haut de la porte de cette penderie est percé d’un rectangle muni d’une vitre translucide.

Le lendemain, je suis donc allé chez un miroitier, j’ai fait tailler une glace sans teint à la dimension de la vitre. Ensuite, j’ai enlevé la vitre et je l’ai remplacée par la glace.

“- Viens admirer mon œuvre Laurella ! En me plaçant derrière la porte, que j’aurais soin de fermer à clef, je dispose d’une vision parfaite de la chambre, et je demeure invisible.”

Elle a vérifié. Il était impossible de me voir, il était impossible de savoir qu’il s’agissait d’une glace sans teint.

“- Tu ne peux pas savoir comme ton idée me plaît, m’a-t-elle confié. Comme ce sera bon de savoir que tu me regardes, comme ce sera délicieux d’offrir mon corps à ta vue, mon corps pris par un autre, souillé par un autre, mon corps qui se tordra de plaisir.”

La nuit précédant la grande rencontre fut une des plus belles de notre union. Nous nous sommes aimés comme jamais. Le simple fait de savoir que dans quelques heures mon voisin serrerait contre lui cette femme que j’aimais tant me remplissait d’une excitation étrange, inconnue jusqu’ici et terriblement bonne. Quand je glissais mes mains sur ses seins, son ventre ou sa croupe, j’imaginais Antoine qui allait faire les mêmes gestes, je pensais à la joie qu’il en retirerait. Quel plaisir il aurait de sentir cette chair si tendre et si ferme à la fois au bout de ses doigts, quel plaisir de la pétrir jusque dans les endroits les plus intimes ! C’était tellement bon de posséder Laurella que j’aurais voulu que le monde entier ressente ce que j’éprouvais avec elle, un peu comme un riche collectionneur qui tire sa satisfaction dans l’exhibition de ses œuvres d’art. J’étais sûr qu’Antoine m’envierait d’avoir une femme comme ça, aussi belle, aussi voluptueuse ; et c’est lui qui serait jaloux, pas moi.

Je pensais aussi au plaisir de Laurella. Comme ce devait être bon pour elle d’avoir un corps nouveau contre soi, de pouvoir toucher une autre peau, de sentir une autre bite, une autre paire de couilles ! Comme elle serait bien, abandonnée aux caresses et aux coups de boutoir de ce nouvel amant ! J’aurais donné une fortune pour qu’il existât un appareil branché sur Laurella et moi pour me transmettre toutes les émotions qu’elle éprouverait, qui me donnerait l’illusion que ces émotions étaient aussi les miennes.

Nous nous sommes endormis très tard dans la nuit, repus, les sens engourdis. Au matin, j’étais dans un état d’euphorie. Je n’étais plus moi-même. C’est comme si un autre avait pris ma place, un autre Pierre surexcité comme jamais, ivre du bonheur de livrer bientôt sa femme à toutes les débauches. Je me disais : « Plus que quelques heures à attendre, et je jetterai ma chérie dans les bras du voisin, je la verrai jouir, je la contemplerai tout mon saoul. Quel extraordinaire moment ce sera ! »

J’ai réveillé Laurella doucement, avec de petits baisers sur ses joues et sa poitrine. « C’est le grand jour, lui chuchotai-je, le jour le plus intense, le plus dangereux aussi, que notre couple a vécu. » Elle souriait. Je la sentais planer dans un nuage rose. Elle a dit :

“- Pourquoi dangereux ? Tu sais très bien que ça ne changera rien à mes sentiments pour toi. Je t’aimerai toujours. Quelle merveilleuse complicité nous avons !”

“- Oui, oui, une complicité délicieusement perverse.”

Et j’ai recommencé à bander. Je l’ai embrassée partout et je l’ai de nouveau chevauchée en lui disant : « Dans quelques instants, c’est Antoine qui fera ça, c’est lui qui sera à ma place, tu auras sa queue dans le con, tu te rends compte ? Tu réalises ? » Elle n’arrêtait pas de jouir. Je me suis arrêté parce que je voulais qu’il lui reste assez d’énergie pour le voisin. Je l’ai aidée à se lever afin de la conduire dans la salle de bains.

“- Non, a-t-elle protesté, il faut que j’aille aux toilettes d’abord.”

Je l’ai donc emmenée aux toilettes, comme si elle avait été un enfant et je l’ai assise sur la cuvette. Laurella n’a pas de fausse pudeur. Elle fait souvent ses besoins en laissant la porte ouverte. Elle n’est pas gênée par les bruits qu’elle peut faire. Moi, c’est pareil. Je trouve ça très bien de ne pas être coincé sur ce plan. Il faut savoir ne rien se cacher quand on vit ensemble, il faut savoir aussi accepter son corps, l’accepter totalement, avec tous ses aléas ; et « faire caca », contrairement à ce qu’on nous a enseigné dans notre petite enfance, n’est pas un acte sale, du moins c’est mon opinion, c’est un acte naturel, voilà tout. Pendant qu’elle a fait ses besoins, je suis resté là, près d’elle, et elle m’a dit :

“- Approche-toi ! Donne-moi ta queue !”

Elle l’a prise dans sa bouche, et j’ai songé qu’elle allait faire la même chose à Antoine dans pas longtemps. Du coup, j’ai bandé encore plus, mais je me suis retiré bientôt pour ne pas jouir, car je savais que la matinée serait longue et chaude et que je devais me réserver.

“- Tu vas prendre un bain relaxant, ai-je dit. Je le ferai couler, je déposerai des sels odorants dans l’eau tiède, je te laverai, je te sècherai. Je veux te préparer amoureusement. Je veux prendre le plus grand soin de ton corps avant de l’offrir à cet homme. J’hydraterai ta peau avec tes meilleures crèmes et je te parfumerai comme une déesse.”

Jamais je n’ai pris autant de plaisir à laver Laurella. Ce bain était plus qu’un bain, c’était un acte érotique. Tout d’ailleurs devenait érotique entre nous depuis quelques jours, tant nous étions imprégnés par la douce perspective du coït adultère. Qui a pu penser que ce que nous nous préparions à commettre pouvait anéantir un mariage, assassiner un amour ? C’était tout le contraire. Jamais, je crois, Laurella et moi nous nous étions autant aimés. J’avais l’impression que nous étions deux piles électriques, et qu’entre nous passaient une toute l’énergie et tout l’amour du monde.

Je tremblais presque en nettoyant sa peau. J’ai glissé mes doigts savonneux dans sa chatte. « Il faut que la prépare bien pour Antoine », lui ai-je dit en souriant. « Oui, chéri, me répondait-elle, prépare-la bien car tout à l’heure il va y enfiler sa grosse queue. » Nous avons ri en évoquant son engin. « Il doit être assez gros, m‘a-t-elle dit, si j’ai pu en juger en le caressant à travers le pantalon. » - « J’espère qu’il sera plus gros que le mien et qu’il te donnera plus de plaisir encore. »

J’ai glissé aussi un doigt dans son anus, et j’ai pris du plaisir à bien le nettoyer. Je savais que ce trou-là serait interdit à Antoine, du moins cette fois. « Je ne veux pas lui donner tout le premier jour », m’avait dit Laurella. J’étais bien d’accord.

Ensuite, j’ai passé de la crème hydratante sur sa peau. Je voulais que son corps soit le plus agréable possible au toucher, je voulais que les mains d’Antoine glissent sur ma femme comme sur un tissu de soie fine et légère. Je voulais que mon voisin éprouve le plus de désirs possible, qu’il bande sans retenue et qu’il enfourche bien ma mie pour lui arracher les plus beaux cris de jouissance.

Bon, maintenant je crois que je vais m’arrêter là. Je comptais raconter la suite, c’est impossible. Comment pourrais-je transmettre dans mon récit toute l’intensité, toute la force des sensations que j’ai éprouvées devant le spectacle que m’ont offert Laurella et Antoine ? Même l’écrivain le plus doué, même le peintre le plus fin, le plus précis, le plus talentueux ne pourrait décrire ce que fut le flot riche et puissant de mes émotions. Il faudrait posséder la plume du diable pour cela, et encore !

Quelques jours après que ces deux la eurent fait l’amour – l’expression « faire l’amour » ne convient pas ici, il vaudrait mieux dire baiser – Laurella me dit : « Mais pourquoi t’arrêtes-tu d’écrire ? Pourquoi ne poursuis-tu pas ton histoire, notre histoire ? » Je lui ai répondu : « Désolé chéri, mais ne je peux pas, et je lui ai expliqué pourquoi. Elle m’a traité de fou, et même de joyeux imbécile. « Alors, s’est-elle exclamé, tu vas stopper le récit au moment crucial ? Au moment où tous les gens attendent de lire ce qui va se passer ? » - « Oh, ai-je fait, tous les gens, c’est beaucoup dire. Je ne pense pas que ce que nous avons fait intéresse grand monde. C’est banal, au fond. » J’ai vu une larme percer au coin de son œil. « Banal pour les autres, a-t-elle dit, mais pas pour nous. Moi qui croyais t’avoir offert quelque chose d’unique, de si précieux ! C’était tellement fort, tellement beau ! » - « Oui, et bien c’est justement pour cela que je ne peux pas écrire, parce que c’était si fort et si beau que je suis bien incapable de faire partager cela au lecteur. » Elle a haussé les épaules, dégoûtée, et elle est allée s’enfermer dans la chambre, cette chambre qui pour moi, quelques jours auparavant, avait été le centre du monde, le point de gravité de l’univers visible et invisible.

« Très bien, me suis-je dit, je vais continuer, pour lui faire plaisir. Je vais raconter la suite. » Mais qu’on ne compte pas sur moi pour entrer dans les détails, pour expliquer que le pénis était comme cela ou comme ceci, mesurait tant de centimètres, et pour énoncer toutes les acrobaties auxquelles un couple se livre dans ces cas semblables. Le style une jambe par-dessus, une jambe par-dessous, en haut, en bas, par-devant, par-derrière, et toutes ces descriptions de positions physiques ça m’assomme vraiment. Chaque fois que je lis un truc comme ça, je passe au paragraphe suivant, parce que je ne comprends rien. C’est comme les descriptions détaillées de mouvements de gymnastiques qui illustrent les croquis dans les livres. Ça me prend la tête, et au bout d’un moment je décroche.

Bref, replongeons-nous donc dans l’ambiance de cette belle matinée. Après le bain de mon épouse, j’avais mis le nez dehors quelques instants sur le balcon. Un chaud soleil de fin d’été baignait la façade ocre, un soleil du sud de la France qui brillait dans un ciel d’un bleu intense. Des grillons chantaient dans les arbres, et je me dis que j’avais de la chance de vivre là, dans cette région magnifique, aux côtés de cette femme si belle et si chaude et si particulière. Laurella avait mis une robe blanche. « C’est à dessein, m’avait-elle expliqué. Le blanc évoque la pureté. J’ai l’impression d’être très pure, en vérité, parce que les sentiments qui m‘animent, les pulsions qui surgissent en moi semblent relever d’une vérité profonde et sans tache. »

Quelques minutes avant dix heures (l’heure du rendez-vous), je me suis enfermé dans la penderie, non sans avoir déposé un dernier baiser sur les lèvres de ma chérie. Mon cœur battait la chamade quand la sonnette retentit. Très vite, ils sont entrés dans la chambre.

“- Reste-là, debout !a dit Laurella à Antoine, en le maintenant à distance près du lit. Tu vois, le moment que tu attendais tant est arrivé. Tu vas parvenir à tes fins, car c’est bien cela, n’est-ce pas, tu as envie de me prendre ?”

Antoine, le visage écarlate, fit oui de la tête.

“- Alors, mon bon ami, je vais exaucer ton désir. Mais tu devras m’obéir. Ainsi, je te demande de ne pas bouger pendant que je vais me dévêtir. Oui, j’enlèverai moi-même mes vêtements, sans que tu me touches. Je veux que tu me regardes, que tu me mates comme hier. J’adore m’exhiber. Je mouille déjà en sachant que je vais me dénuder.”

Je les regardais tour à tour. Antoine fixait Laurella avec un regard lubrique, tandis que les yeux de ma chérie brillaient d’un éclat particulier et que son teint pâle avait cédé la place à un rose étincelant, aussi lumineux qu’un pétale de fleur. Laurella défit quelques boutons, avec une lenteur délicate, et la robe tomba à terre. Puis, assez vite, elle retira la haut et le bas. Je n’avais que très rarement eut l’occasion de la contempler à cette distance. Elle me parut plus belle encore que d’habitude. C’est comme si je la voyais pour la première fois. Ses formes avaient une grâce infinie, presque magique, qui remuaient en moi de brûlants désirs. Oui, on ne pouvait qu’avoir envie d’attirer à soi ce corps si bien fait, on avait envie de le prendre et de s’y blottir, d’en caresser tous les contours et d’en saisir les chairs à pleine main ou à pleine bouche.

Ce corps si parfait s’approcha du petit homme moche et vieux. « La belle et la bête », ne puis-je m’empêcher de penser.

“- Me voilà, dit Laurella au voisin pétrifié. Mon corps sera à toi dans un moment. Mais auparavant permets-moi de te déshabiller moi-même.”

Avec une lenteur calculée, pleine d’une tension érotique, elle a retiré un à un tous ses vêtements. Quand Antoine s’est retrouvé en caleçon, elle s’est agenouillée devant lui et elle a enlevé ce dernier morceau de tissu, découvrant une pine énorme. Elle a saisi l’engin dans la main en poussant un petit cri d’admiration. « Comme il est beau ! Quelle bonne trique tu as là ! Si mon mari te voyait, il serait jaloux. » Et elle a glissé un regard coquin dans ma direction. Elle a enveloppé la queue de ses mains, arrachant des cris de bonheur à notre Antoine, puis, sans prévenir, elle l’a englouti dans la bouche. Moi, derrière la glace sans teint, j’étais au paradis. Je bandais comme un fou. Voir ma femme gober la queue du voisin, c’était quelque chose d’énorme. Je n’en revenais pas. Je me disais que c’était trop bon, trop fort, que je devais réaliser à fond ce que je vivais. Mais en même temps, je ressentais des sentiments contraires. J’éprouvais une certaine jalousie. Assister en direct à son cocufiage, même si on l’a souhaité, désiré, voulu, ce n’est quand même pas facile. Cependant je fis en sorte de refouler ces éléments négatifs qui, si je les avais laissé m’envahir, m’auraient volontiers gâché la fête.

Elle a sucé Antoine avec un appétit féroce. On voyait qu’elle aimait ça. Elle enfonçait le dard jusqu’au fond de la gorge et elle le retirait tout baveux dans des mouvements parfois doux et lents, parfois frénétiques. D’autrefois sa bouche lâchait un moment la pine toute raide au gland bien dur et bien violacé, pour s’emparer des couilles. Elle les avalait avec gourmandise, ou plutôt avec frénésie, comme une affamée qui se jetterait sur un plat succulent. En même temps, elle glissait les mains sur ses fesses. Tout ça me plongeait dans des états démentiels. Ma queue était sortie de la braguette et je l’astiquais comme il faut. Je savais que je ne devais pas jouir afin de garder ma semence pour mon épouse adorée, mais c’était impossible. Tôt ou tard, ça partirait malgré moi. Jamais, me semblait-il, je n’avais connu une pareille excitation.

Laurella reçut en pleine figure de bonnes giclées de sperme. Elle en avala une partie.

“- J’espère, dit-elle, que tu en as gardé pour tout à l’heure. Parce que je veux que tu m’inondes le con, je veux ton jus dans mon trou.”

Elle l’emmena sur le lit. Elle était déchaînée

“- Viens, fit-elle. Viens baiser ta voisine ! Viens te la faire ! C’est ce que tu voulais n’est-ce pas depuis le début, quand tu me lorgnais dans l’escalier ou dans la rue ? Tu voulais, mais tu ne pensais jamais y arriver, non ? Tu me prenais pour une jeune femme bien sage qui adore son petit mari, incapable d’être infidèle. Eh bien non ! Ta voisine est une pute ! Une vraie chienne, et tu vas la baiser. Viens ! Monte-moi ! Et dis-moi des insanités ! J’adore ça. Dis-moi que je suis une salope, une grosse salope, une putain, la dernière des putains !”

Je n’en revenais pas de ce vocabulaire. Mon petit amour était devenu une bête folle. Bien sûr, c’était des mots qu’elle me disait souvent, mais là, d’emblée, avec le voisin, ça me stupéfiait. Elle lui montra notre photo, la photo de mariage, posée sur un guéridon.

“- Tu vas le faire cocu, n’est-ce pas ? Tu remarques, je ne tourne même pas le cadre. Ça m’excite de me faire baiser devant lui, devant ce cliché qui symbolise tant de choses. Ça m’excite aussi que tu m’enfonces ici, comme une chienne, sur le lit conjugal, dans les draps où il dort, où il me baise, où il m’a baisé ce matin et où il me baisera ce soir…”

J’ai eu peur que Laurella, sur sa lancée, ne dérape bientôt et ne lui avoue que j’étais caché derrière la porte. Mais non, elle s’est arrêtée de parler, elle s’est mise à quatre pattes et elle s’est bien ouverte pour se faire enfiler. Mon Dieu ! La queue d’Antoine dans le con de ma femme ! C’était magique, ahurissant. Je me pinçais pour constater que je ne rêvais pas, tant cela me paraissait irréel, surréaliste. Des émotions terribles me submergeaient comme si tout à coup les murs s’étaient ouverts sous la puissance de torrents qui emportaient tout sur leur passage. Je me retenais pour ne pas crier. Je croyais devenir fou. Vous pensez que j’exagère ou que je suis trop sensible ? Mais non. Vous ne pouvez pas savoir ! Imaginez un instant, un tout petit instant, votre femme à la place de la mienne, mais imaginez-le vraiment, et peut-être vous comprendrez ce que pouvaient être les sensations qui se bousculaient en moi, qui me soulevaient la poitrine et m’entraînaient vers des abîmes infinis.

Antoine, qui s’était montré un peu timide au début, devint un amant diabolique. Il enfonçait Laurella d’une façon divine, avec une force insensée, arrachant des cris démentiels à mon épouse. « C’est bon ! C’est bon ! Oh ! n’arrête pas ! », répétait-elle souvent avec sa petite voix chantante. Une fois, elle a dit : « ça n’a jamais été aussi bon. Jamais je n’ai connu ça. »

“- Ton mari ne t’a jamais fait un tel effet, n’est-ce-pas ? a surenchérit Antoine.”

“- Oui, oui, tu me baises terriblement bien. Jamais Pierre ne m’a baisé comme ça. Oh ! Antoine chéri, tu es le meilleur.”

Je savais que Laurella voulait s’amuser en disant cela, qu’elle voulait m’exciter aussi. Elle me regardait d’ailleurs, avec des petits sourires en coin. Ces propos m’ont fait un peu de peine cependant mais ils m’ont fouetté agréablement aussi. Allez comprendre pourquoi ! L’homme est ainsi fait, tiraillé entre ses contradictions. C’est quand ils ont pris la position du missionnaire que j’ai souffert le plus. Parce qu’elle le regardait avec ces mêmes yeux si reconnaissants et si empreints de bonheur qu’elle avait pour moi d’habitude. Elle avait les mêmes petits cris, les mêmes gémissements, et je voyais bien qu’ils n’arrêtaient pas de se regarder au fond des yeux et qu’ils communiaient ensemble intensément. Elle l’embrassait à pleine bouche, avec la même fougue. Mais c’était une souffrance que je pourrais qualifier de plaisante, au risque de paraître masochiste. De toute façon, souffrance ou pas, une seule chose comptait : le bonheur de Laurella, et j’étais content de lui en avoir donné beaucoup ce matin-là, par procuration. Ils ont joui tous les deux comme des bêtes. C’était un spectacle unique, à couper le souffle.

Une fois que ce fut fini, elle a demandé à Antoine de se rhabiller en vitesse et de déguerpir.

“- On se reverra bientôt ?” a-t-il demandé à voix basse, comme un garçon timide.

“- Oui, oui,” a fait Laurella un peu agacée.

Elle était redevenue froide, presque glaciale, comme si elle avait parlé à un étranger, et Antoine est reparti un peu penaud. J’ai alors ouvert la porte et elle m’a sauté dans les bras.

“- Oh, mon chéri, mon petit chéri, ne cessait-elle de dire. Comme j’ai été heureuse, comme j’étais bien ! Merci, merci. Oh ! comme j’ai bien baisé ! Si tu savais ! Tout ce que j’ai éprouvé ! C’était merveilleux. Et toi, et toi, raconte mon chéri, raconte ! Mais viens d’abord !”
Elle a ouvert ses cuisses. Son con était encore tout ouvert, dégoulinant de sperme.

“- Le jus d’Antoine, dit-elle, le jus tout chaud de ton voisin. Viens le lécher ! Viens ! Je veux que tu mettes ta langue dessus, je veux que tu le lapes comme du bon lait et que tu l’avales !”

J’ai obéi. J’étais fou de joie, fou d’ivresse. Ma tête tournait. J’étais au septième ciel. Ensuite, je l’ai enfoncée, j’ai trempé ma bite dans la crème d’Antoine, dans le trou chaud que sa queue venait de quitter. Et nous avons fait l’amour comme des dieux.

Voilà le résumé de l’histoire. Ah ! J’oubliais ! Je dois ajouter un autre élément. Il y avait longtemps que je n’avais plus était en présence d’un sexe d’homme - en dehors du mien, bien sûr – et je dois dire que cela ne m’a pas laissé indifférent. Quand Laurella l’avait caressé puis pris entre ses lèvres, j’ai eu pendant un court instant la vision que c’était moi qui faisait ses gestes, moi qui avait cette belle queue en bouche. Je n’ai pas peur de l’avouer : la nudité d’Antoine, même si elle n’avait rien de particulièrement attirant, m’avait troublé. Ai-je des tendances, comme l’on dit ? Evidemment oui. Je me suis dit alors, du fond de ma penderie, qu’il faudrait qu’un jour je goûte aux joies de la bisexualité.

Comme par hasard, quelques jours plus tard, Laurella m’annonça : « Tu sais, les pédés italiens de l’étage au-dessous, ils ne sont pas si pédés que ça. J’étais dans l’ascenseur avec eux, et il faut voir comment ils ont mis les yeux dans mon décolleté. J’en avais des frissons. »

Il y a longtemps que Laurella rêve, lors de nos étreintes, que des hommes se mêlent à nos jeux, des hommes qui ne seraient pas là uniquement pour elle, des hommes auxquels nous goûterions tous les deux.

Antoine, quant à lui, a pris une sorte d’abonnement chez nous. Au moins deux fois par semaine, il frappe à la porte. Laurella le fait entrer. Elle a su tirer parti de la situation. Elle attend qu’il sorte un billet de cinquante euros de la poche, elle s’en saisit, va les introduire dans une tirelire, puis elle baisse sa jupe ou son pantalon, selon le cas, afin d’offrir sa croupe. Et il la prend comme ça, debout, tandis qu’elle se penche, appuyée à la table de la salle-à-manger. « Vas-y ! Tire ton coup ! », lui dit-elle dans un souffle. « Viens vider tes couilles ! » Evidemment, elle garde tout le jus dans sa chatte pour m’obliger à le lécher à mon retour. Elle fait ça d’ailleurs le soir peu avant mon arrivée, afin que ce soit encore bien chaud. « Tu comprends, me dit-elle, je ne le fais pas payer parce que je suis vénale. Non, ce n’est pas ça du tout. C’est parce que j’aime jouer à la pute, j’aime qu’on paye pour me baiser. C’est mon côté pervers. »

Moi, quand elle me dit ça, je grimpe au plafond. Je bande comme un âne. Délicieuse Laurella. Je crois que j’ai épousé la femme la plus merveilleuse du monde.




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Commentaires

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jeudi 26 février 2009 à 16h35 - par  Septenity

Merci pour la beaute de l ecrit.
la plume entre vos mains ainsi que cette femme que vous nomme SALOPE merite bien son nom de vous.
merci pour votre temoignage

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