8- L’Hétaïre

Chapitre 8 - Travaux-pratiques
samedi 2 avril 2011
par  herpin
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Bien qu’à priori réticente pour ne pas dire écœurée à l’idée de se livrer à une telle caresse, Florence avait constaté que les deux jeunes femmes y avaient pris un plaisir non feint ; la fougue dont elles avaient fait preuve pour se partager la chaude semence était une réalité qu’il lui fallait admettre. Elle en était là de ses réflexions lorsqu’elle fut ramenée à la réalité par la voix autoritaire de Madame.

— Ma chère Florence, c’est à ton tour maintenant…montre-nous ce que tu sais faire…et que ce charmant garçon n’ait pas à se plaindre de ta prestation.

Disant cela, elle lui désigna le deuxième inconnu, qui était resté discrètement en retrait pendant que son compagnon bénéficiait des caresses conjuguées de Sabrina et de Yasmina. Désœuvré et délaissé, il avait beaucoup perdu de sa superbe ; bien que de bonne dimension son sexe pendait maintenant, reposant mollement sur les bourses. Docile, Florence vint s’agenouiller à ses pieds, et levant vers lui un regard qu’elle s’efforça de rendre le plus candide possible, elle pointa l’extrémité de sa langue, la promenant lentement sur ses lèvres, comme une promesse de la caresse attendue. De sentir la proximité de cette verge, lui fit prendre conscience que pour s’être abandonnée depuis quelques temps de façon plus ou moins consentante au ébats saphiques, elle en avait presqu’oublié le plaisir que pouvait procurer un beau membre viril. Tout en gardant les yeux fixés sur l’homme, elle avança une main, lui caressant doucement l’intérieur des cuisses pour remonter jusqu’aux couilles qu’elle découvrit gonflées et durcies ; les soulevant dans sa paume, elle avança l’index, parcourant le sombre sillon séparant les fesses, l’irritant de son ongle acéré.

Ce simple attouchement sembla réveiller l’organe viril qui commença à se déployer. Appréciant ce moment où le sexe masculin se gorgeant de sang, enfle et se redresse pour prendre sa forme altière, elle le saisit à pleine main, le pressant, le pétrissant, pour mieux en apprécier le durcissement. Le jugeant parvenu à son déploiement et à sa raideur maximum, elle joignit sa deuxième main à la première et enserrant l’orgueilleuse tige de ses doigts réunis, elle débuta une lente masturbation, profitant du moment où le gland apparaissait pour venir l’humecter d’une langue gourmande. L’odeur âcre qui s’en dégageait et qui autrefois l’indisposait, l’attirait maintenant. Les narines dilatées pour mieux profiter des effluves musquées, elle léchait voluptueusement le champignon ; après quelques minutes de ce préliminaire que son partenaire semblait apprécier au vu des soubresauts qui agitaient son membre, elle laissa couler un long jet de salive qu’elle étala tout au long de la colonne de chair ; alors entrouvrant la bouche, elle absorba le gland, s’arrêtant au bourrelet qu’elle enserra de ses lèvres, lui faisant un pulpeux collier, massant le nœud d’une langue virevoltante.

Puis poursuivant sa progression, elle engloutit la plus grande partie du membre, ne cessant que lorsqu’elle sentit l’extrémité du sexe venir buter contre sa luette ; au bord de la nausée, elle fit l’effort de gagner les derniers centimètres, avançant ses lèvres jusqu’à venir les écraser contre la toison pubienne de son partenaire. Alors seulement elle déglutit, libérant le pénis qui ressortit luisant de salive, pour aussitôt replonger et l’absorber à nouveau. Sans cesser de le masturber, elle joua avec le gland, alternant les succions et les léchages, s’amusant à le mordiller. Aux tressaillements qui agitaient le membre et aux gémissements de son partenaire, elle sut que ce dernier n’allait pas tarder à jouir ; gardant le nœud prisonnier dans sa bouche, elle aspira comme pour mieux faire venir le sperme qu’elle sentait prêt à jaillir ; délaissant l’orgueilleuse verge, elle vint presser les couilles pour en extraire le jus ; mais alors qu’elle s’attendait à l’irruption de la semence dans sa bouche, elle eut la surprise de voir l’homme se retirer brutalement. Lui maintenant la nuque d’une poigne ferme, il se masturba quelques instants avant de libérer son sperme dans un râle victorieux. Un premier jet vint heurter le front de Florence, puis souiller ses cheveux ; avant qu’elle n’ait pu réagir, de nouveaux flots de semence s’écrasèrent sur son visage s’écoulant sur ses joues en gluantes trainées. Secouant sa verge pour en extraire les dernières gouttes, l’homme en parsema le visage de l’adolescente avant de s’éloigner satisfait du devoir accompli. Alors qu’elle cherchait de quoi s’essuyer, Florence vit ses deux compagnes venir s’agenouiller à ses côtés, et se partageant la tâche, laper d’une langue gourmande les coulures de sperme, qu’elles régurgitèrent ensuite, en soudant leurs lèvres à celles de Florence, pour forcer le barrage de ses dents et déposer leur précieux fardeau, la contraignant à tout avaler.
Ce tableau final sembla plaire à Madame qui félicita les participantes avant de les congédier.

— Vous étiez très belles à voir, toutes les trois….maintenant, vous pouvez disposer. Emmenez donc cette enfant faire un brin de toilette…et si vous voulez vous amuser un peu avec elle, je n’y vois pas d’inconvénient, mais ne la fatiguez pas trop, elle a encore plein de choses à apprendre.

De fait, les journées suivantes furent pour Florence l’occasion de prendre conscience que les rapides étreintes qu’elle avait pu connaître avec ses camarades de collège n’avaient rien de comparable avec les expériences qu’elle fut amenée à faire. Que ce soit avec un seul partenaire, ou bien en groupe, avec des hommes ou encore des femmes, elle découvrit des pratiques qu’elle n’avait jamais envisagées. Prise par tous ses orifices, parfois simultanément, elle dut accepter les pires obscénités, et se livrer à des débauches dégradantes. D’abord réticente devant les postures qu’elle devait prendre ou les caresses que l’on exigeait d’elle, elle dut bien vite se soumettre sous la menace du martinet brusquement ressurgi. C’est le corps rougi par les cruelles lanières qu’elle devait alors accepter de s’avilir en se laissant saillir comme une femelle soumise.

Elle dut également apprendre à utiliser un vocabulaire nouveau pour elle. Les hommes ne lui faisaient pas l’amour, ils la défonçaient… ils ne la sodomisaient pas, ils lui éclataient le cul… ils ne se faisaient pas faire une fellation, elle devait leur sucer la queue…elle ne léchait pas le sexe de ses amies, elle leur bouffait la chatte. Mais cette docilité même ne parvenait pas à lui épargner les cuisantes corrections. Sous le prétexte qu’elle présentait ses seins de façon trop arrogante ou bien encore que sa croupe était un véritable appel à la flagellation, elle était à nouveau battue, alors même qu’elle était en train de livrer son corps aux appétits sexuels de ses partenaires. Combien de fois, alors qu’elle était prise en levrette ou bien sodomisée, dut-elle se redresser pour offrir sa poitrine aux lanières qui lui meurtrissaient alors cruellement l’épiderme.

Ou bien encore, penchée en avant, suçant un membre ou léchant une fente baveuse, elle sentait tout à coup ses fesses s’embraser sous les morsures du martinet. Elle n’était toutefois pas dupe des raisons invoquées. Elle savait très bien que ces prétendues punitions n’avaient pour but que d’entretenir l’excitation de ses partenaires, mais aussi de l’habituer à associer la douleur de ces flagellations aux plaisirs que les assauts et caresses auxquels elle se livrait, ne manquaient pas de provoquer en elle. Elle dut bientôt reconnaître que ces sentiments contradictoires la conduisaient à des jouissances qu’elle ne pouvait nier.

Dans sa quête de plaisirs toujours plus forts, il lui arrivait alors de réclamer elle-même des traitements plus sévères déclarant « qu’une petite pute comme elle, méritait de se faire cingler le cul ». Le soir venu, seule dans son lit, pourtant anéantie par les orgasmes successifs, elle devait lutter contre l’envie de se masturber en pensant à ce qu’elle venait de vivre, mais aussi en rêvant aux nouvelles perversités que la journée du lendemain ne manquerait pas de lui apporter. Elle s’endormait alors en se demandant si elle n’était pas en train de devenir un peu vicieuse. Jour après jour, elle progressait ainsi sur les chemins de la dépravation. Son corps s’endurcissait pendant qu’elle puisait dans les sévices toujours plus rudes qui lui étaient imposés, la source de plaisirs plus violents, plus intenses, parce que nés au plus profond de son être de cet étrange mélange de souffrances, d’humiliations et stimulations sexuelles qu’elle n’aurait même pas imaginées peu de temps auparavant.

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