Chienne

6 - Epilogue
jeudi 18 novembre 2004
par  Monsieur Ange et petite soumise
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Le temps a passé depuis cette semaine mémorable. Pourtant elle est toujours vivace à mon esprit. Le lecteur attentif pourrait me reprocher d’afficher ainsi en titre "Epilogue", mais c’est bien de cela qu’il s’agit, car, le jour où ma soumise découvrit et accepta sa nature de chienne dans nos jeux montrait avec force qu’elle avait atteint son but, et même au-delà. Je pourrai dès lors vous raconter la fin de cette semaine ou même d’autres expériences formidables que nous avons vécues mais à quoi bon ?

Vous raconter comment elle se tient docilement à mes pieds, arborant fièrement son collier, devant nos amis communs, vous raconter comment elle s’allongea nue face a moi pour me servir d’assiette pour que je puisse savourer mon repas avec le goût particulier de sa peau délicate. Vous raconter chaque séance où la douleur est amour. Vous raconter chaque instant où la morsure est baiser. Vous raconter toute la docilité qui se dégage d’elle, vous raconter comment une à une ses barrières sont tombés, comment son amour a su s’exprimer autant que le mien… Je pourrai vous raconter tout cela, tout ce qui fait d’elle "petite soumise" et moi "M. Ange"… Mais à quoi bon ? À quoi bon raconter ces instants qui n’appartiennent qu’à nous deux à présent, qui n’a pas d’intérêt autre que pour les deux amants fous qui se sont perdus dans un jeu délicieux ?

Petite soumise est une chienne c’est un fait. Vous raconter le reste de la semaine viendrait à me répéter. Aussi conclurais-je ce récit par les retrouvailles de deux amants : les deux acteurs que vous avez suivis au fil de l’histoire.

Deux amants qui se sont épiés, regardés, enviés et désirés pendant une semaine. Deux amants perdus dans leur désir charnel, se laissant aller à tous leurs fantasmes. Deux amants qui vécurent l’expérience inédite et délicieuse de s’éloigner l’un de l’autre une semaine sans jamais se perdre sans jamais couper le contact.

Mais pourtant. Nous nous aimons d’une passion incandescente qui le dernier soir de notre périple brûla nos costumes de maître et de soumise.
Je me souviens de ce soir où nous étions allongé sur le lit, toi épuisée et moi repus. Nous avions cessé de jouer, heureux, tous deux la tête pleine d’images et le corps plein de sensations. C’était merveilleux.

Je me souviens nous regardions un film, un grand classique, Histoire d’O. Nous regardions les images mais sans trop nous y intéresser, bien trop heureux et curieux de retrouver nos corps l’un contre l’autre, mais c’était étrange car après tout nous ne nous étions pas quittés.

Toujours est il que tu étais là, contre moi, je sentais ton corps, je pense que nous étions tout de même enivrés par les images qui défilaient devant nos yeux. Je te caressais le bras, la tension du désir croissait à vive allure et le fait de croire que nous pourrions regarder ce film jusqu’au bout était alors de l’ordre de la démence. Oui nous n’avons fait que l’amour cette semaine, ou devrais-je dire au risque de froisser mon verbiage d’habitude si bien léché que nous avons baisé toute cette semaine et c’était justement cela dont nous avions besoin, mais c’est aussi cela qui créa ce désir fou de faire l’amour.

Nous avons été bestial et ce soir la nous avions besoin d’être humain. J’étais toute tendresse lorsque je te pris dans mes bras et tu te fis toute miel pour te glisser au creux de mon cou et y déposer un baiser. Ce baiser qui déclencha le brasier...Tu montais sur moi et m’embrasser à pleine bouche et moi je te rendais ce feu te tenant par la taille de peur que tu t’échappes. Tu m’enjambais, me chevauchais et moi je n’entendais plus que les "je t’aime" qui sortaient à l’unisson de nos bouches. C’était merveilleux et je le disais, je ne le criais pas, mais je le gémissais. Je sentais ton corps comme jamais… Il avait changé, je crois… Ou bien étais-ce l’effet conjugué de nos deux cœurs gorgés d’amour ? Tes hanches ondulaient sur mon sexe qui malgré tout ce qu’il avait servi se redressait fort et dur. Oui je te voulais à cet instant, ton clitoris venait s’écraser sur mon gland, c’est ainsi que tu me réclamais : dans le plaisir, dans le désir. Et moi j’avais envie de te satisfaire, j’avais envie de te combler, nous avions envie d’être uni au-delà des mots que nous pouvions nous dire et que nous ne cessions de dire.

Nos corps étaient encore trempés d’une douche chaude et salvatrice, tes cuisses glissaient alors sur mon bassin, tu te frottais de plus en plus vite, tu sentais déjà l’orgasme n’esse pas ? Mais nous étions tous les deux ensemble ici, ce n’était plus un jeu, c’était de l’amour, et tu n’aurais pas joui sans moi, aussi pris tu mon membre pour le glisser dans l’étui chaud et accueillant de ton sexe déjà trempé. Tu te délectas de ce présent, millimètre par millimètre alors que je te sentais me happer avidement en toi. Tes muscles se contractaient pour m’emmener toujours plus loin et tes hanches se cambraient pour que je touche le tréfonds de ton sexe bouillonnant.

Ce n’est qu’alors que nous commencions la danse de l’amour. comme je l’aime cette danse, comme elle m’enivre cette mélopée, tes gémissements de plaisirs rythmés par mes va et vient… Mes gémissements de plaisirs rythmés par tes contractions… Nous gémissons à l’unissons, nous crions nos noms et c’est cela qui est bon.

Je perds pied dans tout cela, j’ai l’impression de découvrir toutes les profondeurs du mot Amour...Comme il brille sur ta peau si délicate. oui "AMOUR !" "AMOUR !" Je le crie, ton nom, ton corps, ton âme, chantons dans notre chapelle intime ! C’est si bon sous tes ondulations, ton corps m’étreint, je t’étreins, nous nous éreintons, nous devenons frénétiques, nous qui prônons l’hérésie d’un amour magnifique. Que c’est bon, mes mouvements se font plus violents, je te sens venir, ton anneau se resserre, tu ne veux plus me lâcher, tu ne veux plus que je m’échappe de toi, je suis ton prisonnier tout dévoué, ta langue fourrage dans ma bouche entre deux halètements, entre deux gémissements…

Tu cries mon nom, je réponds le tiens. Nous sommes deux ici pour le plaisir de chacun, nous n’y tenons plus, l’immeuble ou nous nous trouvons se retrouve une nouvelle fois ébranlé, mais cette fois-ci le crie n’est pas le même, c’est un cri d’amour adresser à deux amants qui jouissent l’un dans l’autre dans un accord magnifique, chacun inondé du plaisir de l’autre.

Tu tombes, vaincu par l’amour qui est notre fardeau délicat, tu es rompue, je suis haletant, nous sommes heureux, c’est le printemps...Tu te couches, poses ta tête sur mon torse. Je la couvre d’une caresse, mes doigts se perdant dans tes cheveux. Puis nous nous regardons amoureux. Je crois qu’à cet instant nous avons tous deux compris que nous venions de vivre quelque chose d’unique et de puissant que nous ne serions dire avec des mots. Il n’existe pas d’adjectif, pas de commun, et nous n’aurons pas de commun accord pour trahir l’intensité de ce moment par un mot séditieux.

Ainsi l’histoire "Chienne" s’achève sur une énigme, un mystère dont nous espérons que nous vous avons donné le goût de le percer. Chercher, par tous les moyens, par tous vos moyens, votre amour, à le trouver. C’est le plus important que vous puissiez gagner : un amour sans frontière, sans limite et… Sans nom…

FIN








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Commentaires

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dimanche 24 avril 2011 à 18h40 - par  Le Mentor

Je viens de découvrir ce récit avec beaucoup de plaisir. L’histoire fait rêver et est bien racontée.
Bien sûr, elle me laisse un peu sur ma faim, mais c’est voulu semble-t-il.
Bravo, bonne continuation à tous les deux.

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