Balade aux Philippines 4

Chapitre 4 - Pleasure island
dimanche 5 février 2006
par  Alex Cordal
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Martin Golden se dirigea vers les écuries. Trois mois qu’il n’était pas venu à Pleasure-Island ! Ce délassement commençait à lui manquer. Débarqué ce matin du bateau, il avait choisi Laura comme compagne pour son séjour, une hôtesse qu’il connaissait bien. Elle était belle, faisait merveilleusement l’amour, et ses origines mélanésiennes apportaient une touche d’exotisme très appréciée par le riche invité.

Martin était ravi. La fellation offerte par Laura à la fin du repas avait été sublime. La promenade en sulky qu’il avait commandée devrait continuer à le détendre. Il n’y avait vraiment qu’à Pleasure-Island qu’il pouvait évacuer le stress des affaires !

Tang le palefrenier avait déjà tout préparé. Le véhicule à deux places était attelé à la ponygirl. Il n’attendait plus que ses passagers. En approchant, Martin ne reconnut pas Flora qui le promenait habituellement. Troublé par ce changement inattendu, il alla regarder d’un peu plus près celle qui remplaçait sa ponygirl attitrée.

Le harnachement de cuir était le même, le plumet aussi. Les mains étaient classiquement attachées dans le dos. De derrière, quoique charpentée, la silhouette paraissait moins large que celle de Flora, le fessier notamment. Martin s’approcha, avança la main et palpa les fesses qui s’avérèrent fermes. Il reconnut que son jugement avait été un peu hâtif, la croupe était bien rebondie et n’avait finalement pas trop à envier à celle de Flora. Tout au plus était-elle un peu moins imposante. Il remarqua autre chose : la fesse droite n’était pas estampillée de la marque PI qui ornait habituellement la croupe des ponygirls de l’île.

– Elle s’appelle Princesse ! annonça Laura à son invité. C’est une nouvelle, enfin… elle est quand même là depuis trois mois. Mais tu verras, elle est aussi puissante que Flora.

– C’est vrai, elle a l’air robuste. Je t’avoue que j’étais un peu inquiet avant de la regarder de près. Tu comprends, je ne tiens pas à gâcher ma balade comme la dernière fois avec cette pouliche incapable.

Il faisait allusion à Nancy qui n’avait pas réussi à faire grimper le sulky dans la montée du cap des requins. Lui et son hôtesse avaient dû descendre de la petite voiture et terminer à pied. Un comble ! Il s’en était d’ailleurs plaint à Wuong.

Martin poursuivit son inspection. Sous la têtière, les cheveux étaient coupés courts et de couleur brune. Il passa côté face. La fille se tenait droite. Elle était grande. Comme toutes ses congénères, un anneau métallique lui traversait la cloison nasale. Derrière les œillères, son regard était fuyant comme toutes les ponygirls bien dressées. Aucun sentiment ne transparaissait. Les yeux de Martin se fixèrent sur la poitrine. Les mamelons étaient percés et supportaient les traditionnelles clochettes, pourtant ce n’était pas ces ornements qui captaient son attention, mais l’opulence de la poitrine. Les seins étaient à la fois lourds et agressifs, et privés de tout soutien, ils s’affaissaient quelque peu en raison de leur poids. Martin glissa sa main sous l’un d’eux pour le soupeser.

– Côté poitrail, Flora ne peut pas rivaliser, commenta-t-il. J’espère pour elle que ça ne l’encombre pas trop.

– J’en sais rien, répondit Laura. En tout cas, c’est une bonne jument. Allez ! Viens ! Monte ! Tu vas voir.

Martin lâcha sa prise et termina l’observation de l’anatomie de la ponygirl. Le pubis était impeccablement épilé et les cuisses paraissaient musclées. Après un bref regard sur les pieds nus, Martin rejoignit enfin son hôtesse sur le siège du sulky. Pendant tout son examen, Princesse n’avait pas remué le moindre muscle. Au cours de son dressage, elle avait appris à rester immobile tant que l’ordre de départ n’était pas donné. Par contre, maintenant, elle se préparait. Dans quelques secondes, le fouet allait cingler ses épaules ou ses fesses, et elle devrait faire appel à tous ses muscles pour entraîner le sulky et ses deux passagers.

Un claquement sec ! Le cuir venait de toucher l’épaule de la ponygirl. Princesse serra son mors avec les dents pour être plus forte. Elle tira. Le petit véhicule s’ébranla et se mit à avancer. Le démarrage s’était réalisé sans trop de difficultés Au fil des jours, les départs étaient de moins en moins pénibles. Princesse en éprouvait de la satisfaction. C’était loin d’être évident, quand elle était arrivée.

En effet, la grande brune ne savait pas, il y a trois mois qu’elle allait devenir une ponygirl rebaptisée du nom de Princesse. Car Princesse n’était autre que Valérie Berthier ! La pauvre Valérie qui avait abandonné tout espoir de liberté depuis son enlèvement par les guérilleros philippins et son transfert à Manille dans le coffre de la Toyota.

Martin observa l’arrière train de sa ponygirl, un peu déçu tout de même que le balancement de la croupe n’ait pas la même ampleur que les mouvements produits par le postérieur de Flora. Il était toutefois impressionné par l’aisance dont faisait preuve Princesse pour gravir les montées des différents chemins qui menaient à la partie sud, la plus haute de l’île. Il attendit le test décisif de la grimpette du cap des requins avant d’ajouter définitivement Princesse à la liste des ponygirls par qui il acceptait d’être véhiculé.

Après une demi-heure de promenade, le paysage devint plus rocailleux. Le panorama sur la mer était sublime. La pente se fit plus raide, Valérie peinait, elle transpirait sous l’effet conjugué du soleil et de ses efforts, mais elle continuait à avancer, plus lentement certes, mais elle progressait. Sa démarche devenait toutefois plus incertaine. La dure côte n’y était pour rien, c’était ses pieds qui la faisaient souffrir à chaque pas. Les cailloux du chemin, plus anguleux dans cette partie de l’île, lui enflammaient la voûte plantaire.

– Elle n’est pas encore complètement habituée à marcher sans
chaussures ! dit Laura à son invité. Mais la plante de ses pieds va s’endurcir avec le temps. Dans quelques mois, elle trottera sur ce chemin comme sur de la pelouse.

°°°°°°°

Comment Valérie s’était-elle retrouvée ponygirl à Pleasure-Island ? Un bref retour arrière va nous l’expliquer :

Tout avait commencé quatre mois plus tôt quand Marco avait informé son boss que les guérilleros avaient enlevé, en plus de Brigit Fergusson, une fille dont personne ne réclamait la libération. Il lui fit aussi part de ses interrogations : cette femme n’était-elle pas une aventurière ou une espionne à la recherche d’informations sur le NAKA ?

– Je pense que tu as trop d’imagination, Marco, répondit le boss. Mais cela n’empêche pas d’être prudent. Elle est bien foutue ?

– Une belle plante ! Peut-être un peu trop en chair à mon goût, mais parfaitement baisable ! Et une poitrine phénoménale !

– Dans ce cas, comme on ne peut pas, par sécurité, la mettre sur le trottoir dans un de nos quartiers, tu vas la foutre à poil et la prendre en photo sous tous les angles. Dans moins d’un mois, j’aurai trouvé un client qui en donnera un bon prix.

Dans son nouveau lieu de détention, la cave de la villa de Marco, Valérie avait retrouvé un peu de confort. Elle pouvait se laver, s’habiller convenablement avec de nouveaux vêtements. Marco semblait ne pas être un tortionnaire. Peu à peu, elle oubliait les sévices des guérilleros, et attendait que les évènements décident de son avenir.

Sans être dupe, elle se prêta de bonne grâce aux séances de photos. Ça lui rappela même le casting chez Homère Belbit. Il y eut les séries habillées, et les séries à poil, certaines furent même très pornographiques. Au point où elle en était, elle accepta tout : se mettre à quatre pattes, écarter les jambes devant l’objectif, ouvrir largement les fesses. Celui qui regarderait les photos connaîtrait tout de son intimité.
Puis les jours passèrent. Un soir, le boss arriva dans la villa, accompagné d’un chinois. Marco les reçut dans le salon

– Fais monter la fille ! ordonna le boss à Marco. En petite tenue ! Monsieur Wuong veut juger la marchandise sur pièce. Il y a encore besoin de l’attacher ?

– Non, non ! Il y a longtemps que ce n’est plus la peine, répondit Marco. Elle est docile comme un agneau. Vous allez voir.

Marco descendit à la cave et remonta avec Valérie. La grande brune était nue comme un vers. Marco la fit se placer au centre du salon et se recula. Wuong sortit des lunettes de sa poche et les mit sur le nez. Il se leva et s’approcha de Valérie.

Le Chinois mesurait une tête de moins que la grande brune, et son physique malingre contrastait avec l’anatomie robuste exposée. Il s’accroupit et serra entre ses doigts tour à tour les mollets et les cuisses qu’il avait devant les yeux. Puis il se releva et palpa les fesses avant de poser les mains sur les hanches de la prisonnière pour en évaluer la largeur. Il fit un pas en arrière pour prendre du champ et jauger avec du recul la marchandise qu’on lui proposait. Après quelques instants, il retourna s’asseoir dans son fauteuil sans se préoccuper d’examiner l’autre côté. Visiblement le visage, la poitrine pourtant exceptionnelle et le bas-ventre, ne suscitait pas l’intérêt du Chinois.

– Combien ? demanda Wuong.

Valérie entendit cette question avec horreur. Elle comprit qu’on était en train de la vendre. Elle n’en sut pas davantage, car Marco la remmena immédiatement dans la cave, laissant les deux caïds poursuivre la tractation.

– Trois mille dollars ! Et c’est une affaire, Wuong. Les Européennes, ça coûte plus cher sur le marché. Tu as vu, elle est belle, saine, robuste…

– Arrête de me faire l’article, coupa Wuong. Je ne conteste pas que cette fille a de la valeur. Mais si j’ai bien compris, tes guérilleros l’ont enlevée, et je risque d’avoir la police ou l’armée sur le dos s’ils retrouvent sa trace.

– Pas de danger ! Personne ne l’a réclamée.

– C’est quand même un risque, ça réduit le prix… Mille dollars !

– Ça va pas ! répondit le boss, malgré tout conscient de la moins value apportée par la situation que Wuong avait parfaitement compris.

Il fallut moins de cinq minutes pour trouver un terrain d’entente. Les prétentions de chacun se rejoignirent à deux mille dollars. Wuong eut vraiment le sentiment de réaliser une bonne affaire, et le boss de Marco n’était pas mécontent d’être débarrassé de cette prisonnière encombrante. Le prix n’était pas à la hauteur de ses espérances, mais la fille ne lui avait rien coûté, alors c’était tout bénéfice, et toujours plus que s’il l’avait fait disparaître comme il l’avait envisagé au début. Il ne savait pas à quoi le Chinois destinait la fille, mais ce n’était plus son problème. LIRE LA SUITE

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