Les mots de Christine

samedi 14 juillet 2007
par  Deserrance
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Lorsque je l’ai rencontrée ce sont ses propres mots qui ont formé en moi la grammaire d’une langue lointaine, profondément mienne et pourtant jamais verbalisée. Pour la première fois je savais esquisser les contours d’un monde étranger jusqu’alors. Un monde où la majuscule habille le D, et la minuscule dévoile le s. Tous ces codes je les découvrais en lisant les récits qu’elle savait si bien conter. Elle couchait sur l’écran qui nous séparait ses plus profonds désirs, celle d’une femme en quête d’absolu, celle d’une femme qui devenait femme aux yeux du Maître. C’était un texte écrit à deux, elle, la fascinante soumise, lui, le Maître ébloui, fasciné. A chaque suite donnée à l’histoire, cette femme s’engageait vers un chemin sans retour. J’ai marché avec elle, j’aurais pu lui tenir la main. Parfois j’imaginais être son tourmenteur, d’autres j’étais son jumeau, une plaie qui ne tient pas à cicatriser. Ce n’étaient que des prémices, mais déjà je savais que les eaux qui sommeillaient là au plus profond deviendraient un jour tumultes et fracas. Le cours de ma vie s’accélérait en un flot continu de fantasmes alors refoulés.

Ses récits devenaient une évidence, faire offrande de mes pensées, de mes gestes, de mon corps, de mon essence, devenir quintessence. Ne plus être que pour l’autre, et paradoxalement être soi plus que tout par le choix d’un sacrifice consenti, réfléchi, abouti. Fusionner à jamais par le sceau d’un rituel magnétique. Se donner l’un pour l’autre, l’un à l’autre, l’un par l’autre. Etre son objet, son seul et unique jouet et ainsi posséder sur elle le pouvoir d’une attraction fascinante et troublante, lumineusement sombre. Sacrifice et profit, n’être plus que pour l’autre suggérant que l’autre ne soit que par moi… addicted to… Je devais être sa drogue, être certain d’une union à jamais, lui donner ce pouvoir de me dominer. Cheval de Troie d’un pouvoir dévastateur. Par ce don elle acceptait d’être l’unique maîtresse de mes plus profondes pensées, c’était pour moi ouvrir en elle une porte dont je serais la clef, elle serait ma maîtresse je serais son unique sujet... addicted to… elle serait le verbe et pour se conjuguer à jamais d’elle je serais le sujet absolu.

Voilà ce que Christine a fait naître en moi, un trouble irréversible, un véritable cataclysme. Ensuite elle nous a offert sa vie, fini le rêve fantasmagorique, bienvenue aux actes, aux pleurs, aux joies, aux peurs, toujours intenses, sensualité dépravée, amour magnifié, superbe chienne guidée par un Maître pilleur. Elle a trouvé celui qui devait être son Maître, imposture ou pas elle s’est littéralement donnée corps et âme, pulvérisant un à un des barrages toujours plus difficiles à franchir. Nous, nous l’avons accompagnée, épaulée tant que possible, mise en garde à mots couverts. Une véritable passion, une impasse, trop forte, impossible à dépasser si ce n’est peut être dans un ailleurs inexistant.

Les mots de Christine devenaient alors simplement Christine. Pour moi elle incarne ce rêve d’absolu qu’elle a su vivre. Une sorte d’icône silencieuse… le temps a rendu cette icône humaine, accessible. Nous échangeons peu, mais je crois que nous nous comprenons sans mot dire. En tout cas, j’ai l’impression de la comprendre, de la connaître. Lorsqu’elle l’a rencontré lui, elle semblait si surprise qu’il la connaisse si bien. Moi j’avais envie de lui crier : « Mais nous te connaissons tous, toutes ces fictions, elles ne font que parler de toi, de nous, de tes craintes, de tes puissants désirs, de nos rêves ». Seule toi ne le comprenais pas, il était si simple de relier les points entre eux pour dessiner la vraie Christine, fragile, aimante, celle qui voulait courir plutôt que marcher, vivre plutôt que sommeiller. Tu attendais ce révélateur, j’ai rêvé être ce révélateur. Mais pour moi tu étais l’Icône... la source… jamais je n’aurais osé… j’en ai seulement rêvé.

Aujourd’hui je ne rêve plus, tu es entrée de plein pied dans ma réalité. Le hasard d’un déplacement a fait d’une vague discussion une rencontre espérée de part et d’autre. BOUM, en plein cœur, elle souhaite me rencontrer, mes textes l’ont émue…le pouls s’accélère, sensation oppressante, là autour de mon cœur, difficulté à respirer, est-ce simplement possible ? Comment se peut il qu’une telle femme puisse désirer me voir ? Encore une fois j’entre dans le monde des possibles. Elle dit avoir « beaucoup apprécié tout ce que j’ai pu écrire », elle qui a libéré ma plume. Elle se « souvient de certains messages qui l’ont émue »… Voilà elle me donne son adresse, ses coordonnées… sans masque elle se dévoile simplement, naturellement. Elle qui a tant de succès sur la toile, elle qui a offert aux lecteurs que nous sommes un espace convivial devenu incontournable. Et moi dans tout cela ? Que dois je faire, accepter, refuser… que se passera-t-il ? De quoi allons-nous parler ? Allons-nous seulement parler ? Que sera ma vie après… faudra-t-il à nouveau tout reconstruire ? Si le barrage cède, comment résister à la vague ? Après tout n’est-ce pas moi qui lui ai tendu la perche ? Si, bien sûr, « Fut un temps où j’aurais certainement fantasmé à l’idée de pouvoir te rencontrer en chair et en os... quoique ce temps n’est peut être pas tout à fait révolu », voilà ce que je lui ai dit tentant le diable, testant par ces mots pas si innocents l’existence d’une relation qui pourrait être.

Alors oui, finalement pourquoi résister, pourquoi avoir peur ? Peur de quoi au juste ? Peur de déplaire, peur de se sentir maladroit ? Peur de n’être que moi-même et non celui qui se cache derrière son clavier ? Crainte de ne plus pouvoir magnifier les mots, juste être moi avec elle. Je suis dans la voiture, j’avale les kilomètres distrait pendant tout le trajet par sa pensée. Je crains qu’une rencontre ne me propulse dans un ouragan que je ne saurais maîtriser. Je suis tenté de la voir, je crois que je suis tenté de la séduire tout simplement car je désire pertinemment qu’elle me séduise. Evidemment je ne fais que rêver, alors à quoi bon se confronter à la réalité ?

Me voilà dans ma chambre d’hôtel, la rencontre, s’il y a rencontre se passera demain. La nuit risque d’être longue. Déjà je l’imagine là avec moi… il suffirait qu’elle frappe à cette porte, je lui tends la main, l’invite à rentrer. Elle dépose sa main dans la mienne, une main aux ongles longs, paré d’un rouge chaleureux, plusieurs bagues illuminent ses doigts d’un or pur. Tout de suite électrique, elle fait quelques pas, je referme la porte, elle me regarde avec un sourire franc, un peu gênée peut être. Je n’ai pas lâché sa main. Je m’approche, me rapproche, passe ma main dans ces cheveux mi longs et l’embrasse délicatement comme l’amant d’une première fois. Je me recule légèrement, son regard trahi une légère surprise, mais le sourire est toujours là, plus doux que jamais.

J’imagine ce monde des possibles, je fais passer une par une des perles de nacre dans un fil imaginaire. Chacune de ces perles représente un monde de possibles… Cette fois je l’ai rejoint dans sa boutique, j’arrive, elle est occupée avec une cliente, ce qui me donne le temps de la détailler. Elle est vêtue d’une jupe de lin simple dans les tons ocres, un chemisier sans manche assorti avec un léger décolleté, ses jambes ne sont pas contraintes, une ouverture met en valeur la couleur de sa peau satinée, caressée par un soleil généreux. Des images me reviennent, je sais qu’elle ne porte parfois pas de culotte, je cherche à en juger, oui c’est possible, je ne vois nulle trace en surimpression, l’a-t-elle fait juste pour me provoquer ? Cela ne m’étonnerait pas après tout, en tout cas je l’imagine avec beaucoup de plaisir et mon visage s’illumine d’un sourire discret. Nos regards se croisent à cet instant, je sais qu’elle a deviné qui je suis, elle me répond, ses yeux reflètent une lueur que je crois mutine. La cliente est partie, je me présente, nous engageons la conversation. Finalement le courant passe facilement, les mots viennent naturellement, à peine 10 minutes que nous discutons et déjà les sujets se font plus intimes. Je lui parle de ses textes, des effets qu’ils ont eu sur moi, d’un air faussement détaché sur le ton de la plaisanterie je lui dis que j’ai souvent rêvé caresser son corps, titiller ses anneaux, je lui glisse d’une voix basse qu’il m’est même arrivé de désirer la posséder, la fesser ! Silence, elle ne répond pas, je rougis mais ne sais que dire, je la vois se diriger vers la porte du magasin, je comprends que je suis allé un peu trop loin. Mais au lieu d’ouvrir la porte pour me montrer la sortie, elle la ferme à clef en retournant le petit écriteau « fermé ». Je n’ai plus redit un mot depuis ma dernière déclaration, elle se dirige vers moi, passe sur mon côté me regarde déterminée et me glisse au creux de l’oreille « je m’offre à toi, suis-moi ».

Nous allons passer de l’autre côté, je rassemble le peu d’assurance qu’il me reste pour tenter de faire bonne figure, je sais être capable de beaucoup, je dois composer un visage, un personnage, je n’ai que quelques secondes pour cela. Mais que vais-je faire ? Certes j’en ai rêvé toute la nuit, mais sans y croire. Ce personnage je ne l’ai jamais joué. Elle marche devant moi, nous nous dirigeons certainement derrière l’arrière boutique, au calme, loin de tout regard. Cette fois je sais qu’elle est nue sous sa jupe, elle m’attendait et elle savait précisément où elle voulait m’emmener dès le début. La Salope ! Et moi qui depuis plusieurs jours suis complètement englué dans mes atermoiements ! Son cul me saute subitement aux yeux, elle balance ses hanches ostensiblement, féline et absolument féminine voilà ce qu’elle est, une chatte en chaleur et moi un mâle en rut. Je dois me dominer, je vais la dominer. Je prends les choses en main. Je l’appelle, elle se retourne d’un air quelque peu interrogateur, s’arrête, figée. Elle doit penser que j’hésite à la suivre. Elle se trompe, j’ai fait mon choix. Je fais quelques pas, mon visage s’approche du sien, je la regarde intensément, je sens son souffle m’envahir, son parfum m’envelopper, l’intimité s’est faite, ça y est le contact est noué. Je lui fais face, l’une de mes mains se pose sur sa hanche gauche, je vois qu’elle sourit, rassurée sans doute de me voir entreprendre les prémices d’une balade exaltante, je remonte ma main, dépose l’autre à l’opposé, rapproche mes lèvres des siennes. Son rouge à lèvre me toise, il me provoque, tu vas voir… Ma main est désormais dans ses cheveux, je sens sa poitrine contre moi… souvenir… je l’ai vu harnachée, pincée, tiraillée, percée, ornée, qu’elle était belle cette lourde poitrine ainsi torturée, des chaînes, des pinces, des anneaux… ses lèvres laissent passer une langue délicieusement humectée, sa langue est prête à faire les présentations d’usage. Je choisis ce moment pour affirmer ma prise sur sa nuque, je saisis une poignée de sa chevelure châtain foncé, presque brune, stoppant fermement l’élan qui la poussait à unir nos lèvres. Je ne dis toujours rien, j’ai l’impression que le temps est suspendu, je lui souris, elle me répond plus mutine que jamais, cette fois c’est mon visage qui parcourt les quelques centimètres qui séparent nos lèvres, sa langue tente une nouvelle sortie, en vain elle ne peut m’atteindre.

J’ai mon scénario en tête, je n’ai plus qu’à suivre ce que me dicte mon nouveau personnage. Ma prise est assurée. Deuxième attaque, cette fois verbale « Je peux savoir où tu vas ? » Je crois qu’elle ne sait plus trop sur quel pied danser, elle se met à bafouiller légèrement, elle sent qu’elle est en position de faiblesse, je viens d’allumer la mèche, elle sait qu’elle ne peut que s’enflammer, il n’y a rien à faire, pas de lutte, ni d’issue. Ce n’est pas tant le rôle que je joue qui la condamne, non, c’est ce qui brûle en elle, elle et personne d’autre. Elle me répond toutefois, « nous serons plus tranquille dans la remise, pourquoi… tu ne veux pas ? », une voix hésitante à l’opposé de cette voix chaude qui avait accompagné son invite. Elle renonce au contrôle, sa voix me rappelle celle d’une petite fille, étonnant pour une femme de plus de 20 ans mon aînée. Cette pensée me plaît plus qu’aucune autre. « Mais tu crois quoi ? Tu crois que je vais te sauter ? Là ? Comme ça ? Sur le pouce ? Simplement parce que Madame le désire ! » A peine fini mon reproche qu’elle me répond un « oui, pardon Raphaël, vous avez raison ». Je suis assez surpris par la facilité avec laquelle Christine endosse ce costume face à moi qui ne suis qu’un quasi inconnu, elle me vouvoie et par là même m’incite à fouler tous mes tabous.

J’essaie toutefois de cacher mon étonnement au mieux. Je dois poursuivre pour ne pas rompre ce qui me semble relever d’un enchantement tout à fait aléatoire, elle se donne, je dois donner le change. Je relâche ma prise, nos deux corps restent en contact, elle se redresse les yeux dans le vague, prête à aller jusqu’au bout. « Je veux que tu ailles te mettre derrière ton comptoir de paiement de façon à regarder vers la vitrine chacun des passants qui traverse la rue, tu remonteras ta robe sur tes cuisses de chienne » j’ai hésité à prononcer ce mot, il me semble déplacé, cela ne me ressemble pas, pourtant elle ne paraît pas choquée. Je dois m’en assurer, file directement à son entrejambe en passant par la ceinture élastique de sa jupe de lin. Rien, aucun sous-vêtement, pas de poil, une peau douce qui appelle les caresses, presque attendrissante, deux anneaux magnétiques, mes doigts touchent enfin leur cible, un marais inespéré. Je ne peux plus douter de sa réaction, non aucun doute… beaucoup trop invitant pour ne pas s’y attarder… Christine s’accroche à mes épaules pour ne pas vaciller sous une onde de plaisir qui la fait chanceler, non sans mal elle articule « arrête, pas ici… »

« Ne t’inquiète pas, personne ne peut te voir, je te cache en partie et nous sommes derrière tes présentoirs, et puis tu n’as pas vraiment le choix, n’est ce pas ? » « Ouiiii, vous avez raison » « Allez va te préparer, vilaine petite chatte ». Je la regarde se déplacer, contemplatif, serein. Elle ne correspond pas aux canons de beauté, pourtant elle est sublime, femme, oui femme, purement femme. Elle est belle ainsi soumise et résignée, prête à tout pour vivre ne serait ce qu’une petite once de plaisir. J’ai l’impression que son pas est lent, elle arrive derrière le comptoir, me lance un regard, comme une bouée pour un dernier sauvetage. Mais je la laisse naufragée, ses yeux glissent sur mon visage, j’ai envie de lui offrir un sourire réconfortant, de la prendre dans mes bras, de l’aimer tendrement comme chacune des femmes que j’ai connues. Elle ne sait pas à quel point je suis ému, là en cet instant magnifique, mon personnage est sur le point de quitter la scène avant le lever de rideau. Ses yeux se baissent vers le sol, elle se met en position, docilement, relève sa jupe, lentement, subtil effeuillage, me dévoile un cul bien large, un appel à toutes les orgies romaines ou grecques, orgies de tous pays, deux globes opulents, charnels, grivois. Elle pose une main sur le comptoir, puis la seconde, et enfin oriente son regard en direction de la vitrine. J’attends, je la laisse cogiter un peu sur la suite des évènements, qu’elle laisse aller son imagination fertile dans les directions que prendront ses pensées coquines. Je n’ai que quelques pas à faire, mais cela me semble une distance sans fin, enfin je suis là à ses côtés, mes mains parcourent la surface de ce cul fertile, je vais le cultiver, le caresser, le choyer, je n’oublie pas son antre, chaud, inondé, mes caresses remontent à la recherche de son clitoris, petit, presque insignifiant au toucher, pourtant paradoxalement réactif. Je reviens vers la face nord, mes doigts sont souillés, un parfum d’épice envahit ma sphère, odeur de souk, musc, ambre, cumin… je prends à pleine main son cul de débauche, « écarte les jambes ! Soit une vraie pute ! » « Oui, je suis une vraie pute ». Il n’en faut pas plus pour me déconnecter de la réalité, ma main s’abat promptement sur son cul, elle sursaute, se cambre d’avantage, appelle la fessée de tout son corps, je recommence, naturellement, instinctivement, première fois pourtant, j’aime ce son, CLACK, j’aime voir ses chairs onduler à chaque impact, CLACK. Trop facile, trop simple, je lui demande de faire quelques efforts d’imagination, je lui demande de me décrire les hommes et les femmes qui passent devant la vitrine, de m’inventer leur sexualité, nous partons dans un délire complet, elle se lâche, les mots sortent en flux ininterrompus, elle me raconte des anecdotes toutes plus vicieuses les unes que les autres, je mets un point d’honneur à les ponctuer à chaque fois par une fessée qui fait monter la chaleur d’un cran. Nous délirons, le rythme de la punition est devenu presque ininterrompu, je décide de ne plus lui laisser de repos, mes deux mains sont en action, l’une sur chaque face, sur chaque mont. Elle, s’agrippant au comptoir, essayant en vain de préserver un visage neutre pour les amateurs de lèche vitrine. Quelques badauds regardent la devanture, sans la voir semble-t-il. Dernier coup, dernière caresse, je vois son corps se crisper, sa peau décorée de frissons, son cul rougeoyant, son visage empourpré, ses mâchoires se crispent, et enfin en un râle magnifique son corps perds tout son maintien, elle s’accoude désormais, sa jouissance m’a surpris, elle me ramène à la réalité…

Ici dans cette chambre d’hôtel où la nuit devient longue… bien trop longue… je me lève, décide d’aller prendre une douche pour me détendre un peu, trouver un peu de sommeil. Mais mon esprit encore drogué poursuit son rêve éveillé, et si les rôles étaient inversés, si c’était elle qui devait conduire la danse. J’aimerais qu’elle prépare mon cul de sa langue experte… oui… je l’entends… plus chienne que jamais « je vais m’occuper de toi mon chaton », glisse un doigt là où personne d’autre n’en a glissé… je suis dans la salle de bain, mon regard se pose sur le boîtier de ma brosse à dent… je le prends dans ma main… cette fois c’est à moi de jouir.




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Commentaires

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mardi 14 mai 2013 à 18h42 - par  Henic

C’est une manière originale de faire une déclaration d’amour, mais elle est fort bien tournée !

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