Fantasme pour Rêves de femme -1

L’enlèvement
dimanche 11 mai 2008
par  Perverpeper
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Adressez-vous plutôt aux passions qu’aux vertus quand vous voulez persuader une femme.
D. A. F. Marquis De Sade.

Chapitre 1
L’enlèvement

Protagonistes (Par ordre d’apparition) :

Sandrine : Jeune lycéenne âgée de 18 ans depuis quelques jours.
Madame : Jolie blonde d’une quarantaine d’années Maîtresse de Lisette.
Lisette : Petite soubrette vicieuse, d’une vingtaine d’années, au service de Madame.
Christelle : Âme damnée de Madame. Elle fait office de chauffeur et prend beaucoup de plaisir à faire souffrir.
Ghislaine : Amie de Sandrine.
Sylvie : Amie de Sandrine
Lee : Doctoresse, amie de Madame

Je me réveille avec une douleur lancinante dans le crâne. J’ouvre les yeux, mais une obscurité totale m’empêche de distinguer quoi que ce soit. Une panique terrible s’empare de mon esprit et je tente brutalement de me redresser lorsqu’une douleur plus terrible encore me traverse les épaules.

Mes poignets sont prisonniers… J’ai les bras attachés au-dessus de la tête… Même constatation pour mes jambes. En fait je suis immobilisée à l’horizontale sur un revêtement inconfortable. L’effort a ravivé mon mal de tête et je n’ai d’autre possibilité que de relâcher la tension de mon corps.
« AU SEC… » Aucun son ne sort de ma bouche. Un linge est enfoncé entre mes dents, solidement maintenu en place par un bâillon qui me scie la nuque. Un silence assourdissant règne. Pas un bruit de voiture, d’oiseaux ou de voix ne me parvient.

Où suis-je ? Quelle heure est-il ? Mes souvenirs sont confus, j’ai passé la journée au Lycée… Mais c’est tout ce dont je me souviens. Un frisson me parcourt de la tête aux pieds. On m’a enlevée. Je me suis fait kidnapper.
Je tente de pivoter sur mon dos avec toute la force dont je dispose mais les bracelets qui m’entravent les poignets et les chevilles sont solidement fixés et m’écartèlent implacablement.

Un désespoir profond m’envahit. Que va-t-il m’arriver ? Quel horrible monstre peut commettre un acte aussi terrible ? Je sais que mes parents ont du mal à boucler leurs fins de mois et que jamais ils n’auront les moyens de payer une rançon.

Je ne me connais pas d’ennemis, au contraire. La classe de terminale dans laquelle je me trouve est une des plus sympas de toute ma scolarité. Tous les garçons me courtisent et… C’est ça… Mon ravisseur est forcément un lycéen que j’ai dû éconduire d’une façon qu’il n’aura pas supportée. Aussitôt, je pense à Julien qui passe son temps à me faire des avances et que j’ai remis à sa place un peu vertement la semaine dernière. Une poussée d’adrénaline me fouette le sang. Il va prendre par la force ce que je lui ai refusé. Pourtant, il avait l’air plutôt gentil, et amoureux aussi … Il me court après depuis le début de l’année, mais c’est plus fort que moi, les garçons ne m’attirent pas du tout…

Un bruit lointain m’interromps dans mes pensées. Un claquement de talons retentit et va croissant, accompagné par un faible cliquetis que je n’identifie qu’au moment où une clé est introduite dans la serrure. Mon sang se glace dans mes veines. La porte s’ouvre en grinçant et je dois me tordre le cou pour distinguer mon ravisseur. Malheureusement, la lumière qui s’engouffre par l’ouverture m’éblouit. Je ne parviens à distinguer qu’une ombre.

« Alors Sandrine réveillée ? »

Une voix de femme… C’est une femme qui m’a enlevée. Un peu rassurée, je m’étire dans mes liens pour distinguer l’arrivante, mais une lumière insoutenable me fait grogner dans mon bâillon en me brûlant les yeux. La pièce dans laquelle je suis emprisonnée est équipée de lampes très puissantes.

« Ne t’inquiète pas, je ne te veux pas de mal. » Dit-elle d’une voix étrangement grave.

Elle s’approche de moi et penche son visage vers le mien, atténuant mon éblouissement. C’est une femme d’une quarantaine d’années, assez séduisante. Son visage me paraît familier, sans que je puisse savoir pourquoi. Elle pose sa main sur mon front et me caresse doucement tandis que mes yeux s’habituent à la clarté. Je suis étendue à hauteur de son bassin et je l’observe, les yeux écarquillés d’horreur.

« Tu te souviens de moi ? » me demande-t-elle en posant ses lèvres sur mon front.

Je rue dans mes liens pour échapper à son contact.

« Doucement ma belle, il n’y a que toi et moi ici, et je viens de te dire que je ne te voulais pas de mal. »

Je grogne de plus belle.

« Allons, soit patiente, jeune fille, dès que tu seras calmée, j’ôterai ce bâillon immonde de ta jolie bouche »

Sa main continue à effleurer mon front. Des milliers de questions tourbillonnent dans ma tête : qui est elle ? que me veut-elle ? pourquoi m’a-t-elle amenée ici ? Sa bouche s’approche à nouveau de mon front. Je me dérobe une nouvelle fois, mais une gifle cinglante me fait fondre en larmes.

« Je t’ai dit que je ne te voulais pas de mal mais il va falloir que tu veilles à ne pas dépasser les bornes ma chérie. Au cas où tu ne l’aurais pas compris, ici, c’est moi qui décide, c’est moi qui te nourris, c’est moi qui choisis quand tu peux te rendre aux toilettes. Bref, tu es entièrement à ma merci. Personne ne sait ou tu te trouves et cet endroit est suffisamment isolé pour que nul n’ait l’idée de venir t’y chercher. »

Elle attrape quelque chose derrière ma tête et le passe autour de mon front. Il doit s’agir d’une courroie fixée au meuble sur lequel je suis immobilisée, car, une fois la lanière en place, il me devient impossible de remuer la tête.

J’ai fermé les yeux et le contact de sa langue sur ma joue me fait sursauter. Elle est en train de lécher mes larmes.

« Dommage que tu ne sois pas plus raisonnable, ma belle. Ton séjour ici risque de devenir très désagréable si tu n’y mets pas du tien »

J’ai l’impression d’être en enfer. Écartelée, entravée, à la merci d’une folle que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam. Son visage austère est coiffé d’une queue-de-cheval impeccable qui tire ses cheveux blonds en arrière et dégage ses deux grands yeux bleus qui me fixent impitoyablement. Elle me fait l’impression d’un prédateur contemplant sa proie. Sa voix, au ton posé, contraste avec son expression sévère. Incapable de tourner la tête, je détourne les yeux comme une gamine prise en faute pour fuir son regard.

Soudain, je suffoque. Elle m’a pincé le nez entre le pouce et l’index et m’annonce en articulant lentement chacun de ses mots.

« Tu sais ma chérie, je peux faire tout ce que je veux à ton joli corps. J’ai pouvoir de vie et de mort sur toi… »

En pleine panique, je n’écoute pas la fin de sa phrase. Mes poumons se mettent à me brûler abominablement. Elle va me tuer, c’est sûr. Un essaim de petits points lumineux voile ma vue. Je hurle dans mon bâillon qui glisse vers le fond de ma bouche, aspiré par ma gorge. J’étouffe. C’est la fin.

« Alors, Sandrine, es tu décidée à devenir raisonnable ? » demande-t-elle en me permettant d’aspirer une grande bouffée d’oxygène. Sa voix me semble parvenir d’un autre monde. Haletante, je reprends ma respiration avec toutes les difficultés du monde.

C’est à bout de forces que j’acquiesce en émettant des sons inintelligibles et en tentant de remuer la tête malgré la courroie qui la bloque.

« À la bonne heure » Ajoute t-elle en s’inclinant pour cueillir une nouvelle larme du bout de la langue.

« J’obtiens toujours ce que je veux. Tu apprendras ça. »

Elle ôte délicatement mon bâillon, avant d’extraire de mes lèvres le morceau d’étoffe tout chiffonné et complètement détrempé par son séjour dans ma bouche.
Je suis en nage, la transpiration ruisselle le long de mon visage exsangue. Des gouttes sillonnent mes tempes et mon cou.

« P… Pou… Pourquoi ? » Dis-je en bégayant, le souffle saccadé.

« Qu… Qui… Qui êtes-vous ? »

« Tu n’as pas besoin de savoir ça. » Me répond-elle d’une voix sèche. « Pour toi, comme pour les autres, je suis "Madame". J’espère que tu t’en souviendras. » Conclut-elle en posant délicatement ses lèvres sur les miennes.

Puis, sans un mot, elle se retourne et quitte la pièce, me laissant seule en plein cauchemar, tandis que le claquement de ses talons va, décroissant, vite absorbé par le silence de la pièce.

Je réalise que je suis épuisée. Mes muscles sont aussi raides qu’après une journée d’éducation physique. La maison de mes parents, mon année scolaire, mon baccalauréat, tous mes tracas habituels me paraissent soudain très lointains et complètement secondaires.
Mon dos et mes épaules me font souffrir contre la surface rude sur laquelle je suis étendue. Une pensée m’obsède : Que me veut-elle ?
Une nouvelle vague de désespoir me submerge. Les larmes noient mon regard posé sur le haut-plafond. À travers un voile trouble, je distingue à peine le carrelage blanc qui le recouvre entièrement. Je suis anéantie. J’ai beau étirer mes yeux sur les côtés, je ne distingue pas grand-chose. La froideur du revêtement qui recouvre le plafond et les murs, l’éclairage qui ressemble à celui d’une salle d’opération me donnent l’impression de me trouver dans un hôpital.

****

Inconsciemment, je laisse mon esprit vagabonder. Je me revois au lycée à la sortie des cours. Nous étions toutes les trois et nous marchions sur le trottoir en discutant de la proximité du Bac, une de nos préoccupations principales. Sylvie et Ghislaine, mes deux amies d’enfance m’accompagnaient.

"Ghis" est aussi brune que moi, tout l’opposé de la blondeur de "Syl". Nous croisâmes un groupe de garçons et quelques sifflements retentirent dans notre dos. D’un commun accord, il y a belle lurette que nous ne retournions plus dans ce cas. Seul un mot ressemblant à "bêcheuses" ou "prétentieuses" me parvint. Il faut dire que mes copines n’y allaient pas avec le "dos de la cuillère" en ce qui concerne la séduction. Toutes deux étaient vêtues de minijupes et "Ghis" portait des escarpins à talons aiguilles de quatre centimètres. "Syl", quant à elle portait son éternelle paire de bottes noires à talons plats.

Mes deux amies sont deux beautés sulfureuses et malgré leurs résultats scolaires médiocres, je ne me fais pas de soucis quant à leur avenir. Elles ont toutes deux pris des contacts avec une société de mannequinat qui leur a déjà fait faire un "book" à chacune.
Contrairement à elles, je n’aime pas mettre mon corps en valeur. Ma tenue de prédilection reste, depuis mon enfance, le traditionnel "Jean Converses noires". Cependant, ma fierté fût flattée par les regards éloquents des garçons qui m’avaient tous dévisagée de la tête aux pieds avec insistance.
Les hommes n’étaient pas ma "tasse de thé". Au plus profond de mes secrets intimes, je savais avec certitude que c’étaient les filles qui m’attiraient. "Syl" me fascinait et "Ghis" m’attirait presque autant qu’elle. Pourtant, jamais, au grand jamais je n’aurais osé leur avouer la flamme qui consumait mon âme depuis quelques années. Probablement l’éducation que m’avaient donné mes parents que j’adorais, même si aujourd’hui je ne les voyais plus que les rares fois ou je ne découchais pas.

« Allez, les filles, je vous offre un rafraîchissement ». Nous dit Sylvie.

Elles étaient toutes deux issues de familles aisées et j’admirais la désinvolture avec laquelle elles affichaient, discrètement, leur opulence. Jamais l’une d’entre elles ne m’aurait laissé entendre que je ne faisais pas partie de leur milieu social. Heureusement car je ne l’aurais pas supporté.
Sous un soleil de plomb, nous prîmes place sur la terrasse du café, heureuses d’échapper à l’ambiance lourde du "bahut". Ce début de Week-end de juin s’annonçait radieux.

Soudain, un flash me revint à l’esprit : Quelques tables plus loin, un groupe de femmes d’affaires, du moins c’est ce que leurs tenues laissaient entendre, discutaient à l’ombre d’un parasol. L’une d’entre elles, la plus élégante, me fixait avec un intérêt qui me fit rougir.
C’était elle…C’était cette femme qui m’avait enlevée… Les derniers évènements étaient si fous que j’en avais occulté le souvenir.
Prise dans la conversation avec les filles, je n’y avais plus prêté attention. Nous avions bu nos consommations et là… Le trou noir… A croire que je n’avais jamais quitté cette terrasse de café.
Ce souvenir me fait l’effet d’une douche froide et me ramène brusquement à la dure réalité. Voilà pourquoi cette femme m’a demandé si je me souvenais d’elle. D’autres larmes noient ma vue. Un chagrin incontrôlable s’empare de moi. Je me mets à sangloter en reniflant bruyamment.

****

Une terrible envie d’uriner me fait brusquement émerger de ma torpeur. Éreintée, j’ai dû m’endormir quelques instants… Ou quelques heures. J’ai complètement perdu la notion du temps, et l’envie tourne vite au cauchemar. Depuis combien de temps suis-je retenue prisonnière dans cet endroit horrible ? Il faut absolument que j’aille aux toilettes dans les plus brefs délais. "C’est moi qui choisis quant tu peux te rendre aux toilettes" La phrase résonne dans mon pauvre crâne.

Toute fierté abolie, je me mets à hurler :

« AU SECOURS !!! SORTEZ-MOI DE LÀ… VOUS M’ENTENDEZ ? IL Y A QUELQU’UN ? »

J’ai beau m’escrimer de la sorte pendant un long moment…

« MADAME !!! JE VOUS EN SUPLIE !!! AU SECOURS !!! »

Personne ne répond à mes supplications. Mon supplice prend des proportions dramatiques. Si elle ne me libère pas immédiatement, je vais faire dans ma culotte comme une petite gamine.
Mais, mes implorations restent vaines. Ma vessie est devenue si douloureuse, qu’au comble de la honte, je m’abandonne comme une petite fille, inondant mes sous-vêtements pour prix d’un soulagement sans pareil. Je sens l’humidité progresser entre les jambes de mon pantalon, bientôt remplacée par une sensation de froid provoquée par l’évaporation. Les minutes s’égrènent et la forte odeur de ma transpiration est supplantée par celle, plus acide, de mon "pipi".

Je ne compte plus mes crises de larmes. Jamais dans ma vie, je n’ai éprouvé une telle humiliation. Je frissonne. Je sens mes pointes de seins se tendre comme si elles allaient percer mon soutien-gorge.
C’est l’horreur intégrale. Ne pouvant cesser de sangloter, je plonge à nouveau dans un sommeil agité peuplé de rêves étranges qui ne me laisseront qu’un souvenir diffus.
Mes vêtements ont fini de sécher pendant mon sommeil. L’odeur plus tenace que jamais m’emplit les narines. La température de la pièce est chaude et je n’ai plus froid, mais curieusement, mes pointes de seins sont toujours aussi dures.

J’ai dû dormir longtemps car je me sens reposée. Seule la douleur de mon dos et de mes bras m’indisposerait, si ce n’était cette odeur entêtante à laquelle j’ai du mal à m’habituer. Ma gorge est sèche et je commence à avoir soif.
Une chaleur inaccoutumée s’est épanouie dans ma poitrine, un peu comme une démangeaison très légère. Un besoin de massage s’impose à mon esprit. Ça n’est pas la première fois que ça m’arrive mais je suis étonnée que cela puisse se produire dans de pareilles circonstances. J’ai déjà ressenti la même chose un soir où j’étais seule dans ma chambre. Je pensais à Sylvie, à son corps admirable, ses grandes jambes et son buste parfait. Ce jour, nous étions allées à la piscine. Il n’y avait que nous deux et, après avoir longuement nagé et papoté, nous avions pris notre douche ensemble. Sûre de ne pas être dérangée, elle s’était mise entièrement nue et, pendant qu’elle se faisait un shampooing, j’en avais profité pour l’observer discrètement.

Elle est blonde des pieds à tête et j’ai profité délicieusement de la vue qui s’offrait à moi… Le bruit de pas et de clés approchant de ma prison m’interrompit dans mes pensées.
C’est la folle qui revient. Je ne peux m’empêcher d’espérer que cette situation ne va pas durer et que l’heure de la délivrance approche. Elle pénètre dans la pièce et avance vers moi d’un pas mesuré.

« Coucou, Sandrine » dit-elle en s’avançant. Son timbre de voix est grave, rauque, impératif. « Beurk… Ça sent la petite fille qui se néglige ici. »

J’en rougis de honte. Bien sûr, elle a remarqué le "petit accident" dont j’ai été victime tout à l’heure. Sa main caresse doucement mes joues.
« J’espère que maintenant, tu as compris qui décidait ici » Son regard vert me transperce. Elle porte une robe de cuir noir qui tranche avec la blondeur de ses cheveux et renforce sa sévérité naturelle.

« Oui, oui, je vous en supplie ! détachez-moi ! »

« Bien ma chérie, tu as l’air d’être revenue à de meilleurs sentiments. C’est vrai que ça n’est pas très confortable ici. Je te propose un marché… »

« Tout ce que vous voulez, mais je vous en prie, détachez-moi ! »

« Soit. C’est moi qui commence » dit elle en détachant la courroie qui immobilise ma tête avant d’ajouter « C’est ton tour maintenant. Qu’as-tu à me proposer ? »

La question me surprend, je ne sais quoi répondre. « Ben… Heu… Je ne sais pas… »

Un sourire narquois s’affiche sur son visage. « Tu pourrais me faire un petit baiser... Sur la bouche.. » Dit-elle en se penchant sur moi.

Son odeur est un plaisir : à la fois fraîche et subtile. Un parfum discret mais entêtant. J’en oublie l’odeur d’urine dans laquelle je suis immergée depuis si longtemps.

« Si… Si vous… Si vous voulez » bafouille-je avec une toute petite voix.
Elle a pris soin de maintenir son visage à une dizaine de centimètres du mien. Je dois tirer durement sur mes entraves pour atteindre ses lèvres et y déposer fugitivement les miennes.

Elle éclate d’un rire franc. « C’est ça que tu appelles un baiser… Tu pourrais au moins faire semblant si tu veux être convaincante.

Mes joues deviennent cramoisies. Cette femme prend plaisir à m’humilier. Je dois faire un effort surhumain, en tendant tous mes muscles ankylosés, pour poser mes lèvres sur les siennes et y déposer un baiser un peu plus appuyé.

« C’est mieux » dit elle en reprenant son sérieux. « À mon tour. »

Elle s’éloigne de quelques pas et appuie sur un bouton placé près de la porte d’entrée. J’en profite pour explorer la pièce dans laquelle je suis emprisonnée. C’est entièrement carrelé de blanc et, si ce n’était cette robuste table en bois sur laquelle je suis écartelée, on dirait une infirmerie. De longs lavabos blancs sont fixés au mur de droite et une quantité phénoménale de meubles et d’étagères blancs fait tout le tour de la pièce…

Un nouveau claquement de pas vient de résonner dans le couloir, se rapprochant rapidement.

« Ça doit être désagréable ce pantalon. Quelle odeur épouvantable. » Dit elle en revenant vers moi. « Le mieux serait de l’enlever, tu ne crois pas ? »

« Mais… Vous aviez dit que vous alliez me détacher… »

« Tu as la mémoire courte, je t’ai proposé un marché que tu as accepté » me coupe-t-elle d’une voix tranchante. « C’est donnant-donnant. À toi de faire un geste maintenant. »

Elle a allumé une cigarette blonde qu’elle fume à l’aide d’un porte cigarette long et effilé, semblable à ceux du début du siècle.

« Madame m’a demandée ? »

À ma grande surprise, c’est une petite brune de mon age qui s’est immobilisée sur le pas de la porte. Elle est très fine et son tablier blanc met en évidence sa taille très marquée. Elle a une vingtaine d’années tout au plus, et porte une tenue de soubrette qui donne l’impression qu’elle sort tout droit d’un film de luis Buñuel.

« Oui, Lisette, débarrasse cette jeune fille de son pantalon, veux-tu. Elle empeste. »

« Bien Madame. »

Je rougis de plus belle. Non seulement je suis à la merci de cette folle, mais en plus, elle demande à une inconnue de me mettre nue.
Visiblement aux ordres, la petite soubrette se hâte vers un tiroir duquel elle extrait une paire de ciseaux et entreprend de découper mon pantalon. Quelle déception…

Pendant que l’autre s’escrime avec ses ciseaux, la blonde m’interroge à nouveau avec le même sourire narquois.

« Je t’écoute Sandrine » La fumée de sa cigarette me pique les yeux.

« Si vous me détachez et me laissez partir, je vous promets de n’en parler à personne »

Nouvel éclat de rire. « Ne t’inquiètes pas ma jolie, je te laisserai partir… Quand je l’aurai décidé… » Elle se tait un instant, rêveuse, avant de reprendre d’un ton glacial. « Pour l’instant j’attends ta proposition. »

Jouer au chat et à la souris avec moi semble beaucoup lui plaire. Mon problème est que je ne sais vraiment pas quoi lui proposer.

« Alors Sandrine, tu es à court d’idées ? Tu pourrais me faire un autre baiser, avec la langue cette fois ci… »

Sans me laisser réfléchir ou protester, elle m’attrape le visage entre ses deux mains et m’embrasse longuement. Sa langue explore longuement ma bouche, se mêle à la mienne avant de m’abandonner et me laisser pantelante, essoufflée. Curieusement, je n’éprouve aucun dégoût.
Pendant ce temps, petite bonne a fini de m’ôter mon pantalon.

« Madame à-t-elle encore besoin de moi ? »

« Oui Lisette, mais ce sera surtout notre jeune amie qui aura besoin de tes services. Reste un moment avec nous » Elle tend sa cigarette, dont la cendre menace de tomber, à la jeune fille qui, précipitamment, offre sa main en guise de cendrier.

« Bien Madame. » Répondit-elle, tête baissée.

« Sert lui un verre, ça fait bientôt 12 heures qu’elle est ici et elle doit être assoiffée. Tu en profiteras pour m’apporter ma cravache. »

« Une cravache !!! de mieux en mieux !!! mais vous êtes folle à lier. » Hurle-je avec l’énergie du désespoir.

Une paire de gifles me dévisse la tête. « Ça ma fille, c’est un langage que tu n’emploieras plus jamais avec moi. » Ses yeux lancent des éclairs. « Tu m’entends ? Plus Jamais. »

Je détourne les yeux et acquiesce de la tête en reniflant.

« Je pense que tu as besoin d’une petite leçon… Lisette le tee-shirt et le soutien gorge. »

« Bien Madame. »

Pendant qu’elle s’active avec dextérité et découpe en lambeaux le peu de vêtements qu’il me reste pour préserver ma pudeur, je remarque à quel point la petite brune ressemble à Inès, la soubrette du film "Le charme discret de la bourgeoisie".

Soudain une douleur cuisante, à la cuisse gauche, me fait me tordre dans mes liens en hurlant.

« Les sangles. » Rajoute la femme en levant une nouvelle fois sa cravache. »

Le deuxième coup me scie la cuisse droite. Je hurle de plus belle.

« Pour toi, je suis "Ma-da-me." Dit elle en ponctuant chaque syllabe d’un nouveau coup sur chaque cuisse et sur mon ventre. « C’est compris ? »

« Oui Ma… Madame. J… J’ai comp… J’ai compris. Arrêtez ça. Je… Je vous en supplie. »

Ma voix est presque inaudible, tant les sanglots me font bafouiller.

« Je préfère ça. Maintenant, plus un mot tant que je ne t’y invite pas. Sinon… »

Et elle agite la cravache dans l’air, la faisant siffler près de mes oreilles.
Je suis maintenant crucifiée sur la table. Des courroies enserrent mes cuisses, ma taille, mes bras et mes avant-bras.

La femme s’approche de ma nudité et promène ses mains sur mon corps. Du bout de ses ongles parfaitement manucurés, elle suit les brûlures qu’elle vient de me causer. Je gémis le plus silencieusement possible. Très lentement, elle caresse mon ventre, tourne autour de mon nombril et fait remonter sa main, bien à plat, jusqu’à mes seins. Elle procède avec douceur et ses caresses me réconfortent.

« Je peux te donner du plaisir… Ou de la douleur. » Elle saisit le téton de mon sein gauche entre le pouce et l’index et le tord furieusement. De l’autre main, elle approche le bout incandescent à quelques centimètres de ma chair sensible. Je me tétanise dans mes entraves. « Du plaisir… » Elle fait glisser sa main le long de mon ventre et effleure délicatement mon entrecuisse « Ou de la douleur… » Une chiquenaude du bout de son ongle heurte mon autre téton. « Ton corps m’appartient intégralement, comme tout ce qui se trouve ici. N’est ce pas Lisette ? »

« Oui Maîtresse. » Répond la soubrette, les yeux baissés. Elle est agenouillée dans une curieuse position au pied de la table : Ses bras sont croisés dans son dos et elle garde en permanence les yeux baissés sur le sol, quelques centimètres devant ses genoux écartés. La blonde me contourne et, de toute sa hauteur, me fixe droit dans les yeux et lui tend une main sur laquelle la petite bonne dépose un long baiser.

« Que choisis tu, Sandrine ? Le plaisir ou la douleur ? »

« Le plaisir !!! » m’exclame-je sans réfléchir.

Un nouveau coup de cravache en travers du ventre m’arrache un cri.
« Le plaisir, QUI ? »

« MADAME !!! le plaisir Madame ! » rajoute-je précipitamment.

« J’en étais sûre, petite vicieuse ! Bien, la leçon est terminée. » Me dit-elle en me proposant ses lèvres. Je l’embrasse avec un empressement veule, décidée à faire mon maximum pour ne pas m’attirer ses mauvaises grâces. Ses mains reprennent l’exploration de mes seins. Je gémis interminablement à travers sa bouche.

C’est une sensation incroyablement forte, sa langue et ses mains expertes me transportent dans un univers inconnu. Mes idées se brouillent et j’oublie tout pour me concentrer sur le plaisir qui progresse sournoisement entre mes cuisses. Elle s’aventure jusqu’à ma culotte, entre mes cuisses, revient sur mes seins, alternant caresses superficielles et profondes avec expertise, pour, enfin, me procurer un orgasme d’une intensité prodigieuse. Une immense frustration s’empare de moi lorsqu’elle m’abandonne, pantelante, dans mes liens. Jamais je n’ai connu un plaisir aussi complet, aussi dévastateur.

« Il faut que tu saches qu’il y a d’autres règles. Elles sont nombreuses et toute transgression sera châtiée avec sévérité.

—  Pour commencer, tu ne dois jamais me regarder dans les yeux.
—  Tu t’adresseras toujours à moi avec respect.
—  Tu ne parleras que lorsque je t’interrogerai.
—  Tu obéiras à tous mes ordres.
—  Pour le reste, Lisette t’expliquera. Tu dois lui obéir autant qu’à moi. Elle a tous pouvoirs pour te corriger si cela s’avère nécessaire. »

A cet instant, ma frustration est telle que je ne réalise pas toutes les implications de ce qu’elle m’annonce.

« Lisette ! »

« Oui Madame ? »

« Je te la confie. D’abord, fais lui prendre une douche complète. » Elle insista lourdement sur le mot "complète". Ensuite, tu l’habilles, tenue n°1, et tu viens me la présenter dans le petit salon à midi et demi. Gare à toi si le service n’est pas parfait… »



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