Voyage vers l’inconnu

jeudi 9 décembre 2004
par  Christine Arven
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Je suis assise à côté de toi (de vous... ) dans la voiture qui m’emmène je ne sais où. A peine la voiture a-t-elle démarrée, tu m’as tendu un loup en velours noir que j’ai du placer sur mes yeux. Comme hypnotisée par ta voix aux chaudes intonations à laquelle je suis incapable de résister, je t’ai obéi oublieuse des passants et autres automobilistes qui pouvait me voir. "Une soumise n’a pas à savoir ni où elle va, ni où elle se trouve, ni avec qui elle est. Elle obéit c’est tout." Je t’ai regardé un instant et j’ai acquiescé à cette évidence qui fait naître en moi une intense jubilation. Quel soulagement de n’avoir plus à penser à rien. De n’avoir plus à décider de quoi que ce soit. De simplement se laisser guider. J’ai donc recouvert mes yeux me plongeant dans une obscurité à la fois rassurante et oppressante.

J’ai confiance en toi. Peut-être ai-je tort ? Peut-être un jour abuseras-tu de ton pouvoir sur moi ? Peut-être un jour te laisseras-tu entraîner trop loin par ce jeu auquel nous nous adonnons ? Par mon abandon chaque fois plus profond ? C’est toi qui impose les limites. Moi, je n’en ai plus et suis prête à tout accepter. Tout endurer. Jusqu’au vertige ultime. Alors que la voiture m’emporte je laisse divaguer mes pensées. Je suis bien. Détendue.

Je tressaille soudain lorsque je sens ta main se poser autoritaire sur mes jambes. Lentement tu fais glisser sur mes jambes ma jupe, simplement retenue par un bouton à la taille, découvrant mon pubis que rien ne recouvre. Même pas le moindre poil disgracieux. Ta main s’enfonce entre mes cuisses et je sens tes doigts s’affairer sur mon clitoris. Je ne bouge pas écartant simplement un peu plus largement les cuisses pour te faciliter le passage. Je ne dis rien. Je te laisse faire. Tes doigts se font plus insistants et font naître, quoique j’y fasse pour le retenir, un désir incoercible qui m’inonde d’une brûlante moiteur que je sens dégouliner le long de mes cuisses. J’aime sentir tes doigts me fouiller ainsi, sans aucune tendresse. Juste pour prendre la mesure de mon désir. Aussi brusquement ta main m’abandonne. Je suis à la fois soulagée et frustrée. J’étais si proche de la jouissance. Mais je sais qu’il n’est pas encore temps.

D’une voix douce, tu me demandes alors de dégrafer mon corsage. J’ai un léger mouvement d’hésitation. C’est le plein milieu de l’après-midi et au bruit de la circulation que j’entends, je sais que de nombreuses voiture nous entourent. Mais ta voix se fait plus insistante et je n’ai d’autre alternative que de t’obéir découvrant à qui veut les voir mes seins qu’aucun soutien-gorge ne dissimule. Tu m’as voulu ainsi aujourd’hui. Seulement vêtue d’une simple jupe et d’un corsage fluide sans aucun des apprêts que d’habitude (mais y-t-il habitude avec toi ?) tu affectionne que je porte. J’ai seulement serti mes mamelons des piercings que tu m’as offert. De lourds anneaux en argent martelé que transperce un fibule et reliés entre eux par une chaîne qui étirent douloureusement mes tétons et les rendent hypersensibles. D’une voix dans laquelle je sens poindre un léger regret, tu me murmures que tu vas, bien sûr, devoir me punir pour cette hésitation. "Tu dois comprendre, me dis-tu, que tu dois toujours m’obéir, immédiatement et sans réfléchir" Tu as raison je le sais et je te demande humblement de me pardonner. "Je te pardonne oui, me réponds-tu. Mais tu seras malgré tout punie ce soir." Cela est juste. Je sais que cette hésitation, selon le barème que nous avons établi ensemble me vaudra 20 coups de martinet bien appliqués sur mes fesses.

***

La voiture ralentit enfin. Bruit des roues sur une allée de gravier. La voiture s’arrête. La portière s’ouvre et une main que je devine féminine se pose sur mon bras et m’aide à descendre.

— Votre soumise est très belle, monsieur. Mon Maître et ses amis vont être très heureux de la rencontrer.

La voix est douce, respectueuse. Toi, tu ne daignes pas répondre.

Avec un frémissement, je comprends soudain que cette fois-ci nous ne serons pas, comme à l’accoutumée, seuls et que tu as décidé de me partager avec d’autres. Un souffle d’appréhension me parcourt et même temps qu’un immense bonheur. Tu me juges donc enfin digne de rencontrer tes semblables. Mais soudain je me dis avec angoisse que je ne seras peut-être pas à la hauteur de ce que tu attends de moi. Lors des nombreux après-midi que tu nous avons passé ensemble, tu m’as patiemment initiée aux joies de la soumission, faisant tomber les unes après les autres mes barrières et repoussant sans cesse mes limites. Je me suis prêtée, élève studieuse et appliquée, avec délectation à ce jeu qui m’a fait découvrir des aspects insoupçonnés de ma personnalité et fait connaître des instants de jouissance comme jamais je ne pensais en connaître. Des jouissances qui m’ont entraînée aux confins du plaisir dans des contrées d’où je n’avais plus envie de revenir. Je me souviens de cet après-midi où tu m’avais attachée nue bras étirés au dessus de ma tête et mes pieds ne reposant à terre que sur la pointe de mes orteils. Tu avais enfoncé dans ma chatte et mon cul un long god vibrant maintenu profondément en moi à l’aide de courroies en cuir attachées autour de ma taille. Tu avais mis le mécanisme en marche mais au plus bas niveau et des vibrations à peine perceptibles mais étonnamment présentes m’avait emplies. La sensation, légère, était si agréable que j’en avais oublié la douleur qui brûlait mes épaules et mes reins. Mais peu à peu j’avais pris conscience de ta perversité. Les vibrations était suffisantes pour faire naître le désir en moi mais trop faibles pour me permettre d’atteindre la jouissance. Toi, tu t’étais assis face à moi. Insensible à mes plaintes de plus en plus poignantes, à mes supplications affolées alors qu’un désir lancinant labourait mes reins d’une lance de feu. Tu m’avais laissé ainsi de nombreuses heures et j’étais tombé dans une étrange hébétude. Une douleur comme je n’en avais jamais connu m’avait étreinte. Une douleur faite à la fois de plaisir et de souffrance dont tu t’étais repu et que tu avais amplifié en te masturbant lentement devant moi exhibant devant mes yeux exorbités d’envie ton sexe. Je n’avais pu retenir des cris de frustration affolée quand j’avais vu ton foutre jaillir. Et moi totalement incapable de soulager cette tension que je sentais gonfler en moi, m’emplir à me faire exploser de dépit. Tu avais ri de mes insultes, de mes implorations à venir me soulager. Quand enfin tu avais consenti à me venir me délivrer, il n’avait fallu que le léger attouchement de tes doigts sur mon clitoris enfiévré pour que ma jouissance explose. Comme je t’en avais voulu pour cette épreuve que tu m’avais infligée. Comme je t’en avais été ensuite reconnaissante. "Maintenant, m’avais-tu dit, tu sais que les plus grandes jouissances ne naissent que de l’attente. Tu dois apprendre à contrôler ton plaisir, à ne pas le laisser se déverser de toi en un flot tumultueux mais au contraire le dompter et en être la maîtresse."

Mais déjà la main qui enserre en une douce étreinte mon bras m’entraîne à l’intérieur de la maison. Une brise légère fait virevolter autour de moi les pans dégrafées de mon corsage et je sens mes tétons se durcir sous le souffle frais qui m’enveloppe. Mais je n’ébauche aucun geste pour tenter de recouvrir mes seins maintenant largement découverts non plus que pour retenir ma jupe dont je sens les pans virevolter autour de moi découvrant mes cuisses et mon pubis. Je sais que tu n’apprécierais pas. Une légère angoisse m’étreint alors que je gravis d’une démarche que mes yeux bandés rend hésitante les larges marche du perron et pénètre dans la demeure. A l’écho que font mes pas sur le dallage, je devine que pièce où je viens de pénétrer est vaste. Il fait presque aussi frais qu’à l’extérieur et je sens un frisson me parcourir.

Je me laisse docilement guider par la jeune femme, le parfum sucré qui émane d’elle ne laisse aucun doute sur son sexe, au centre de la pièce. Je sens ses doigts esquisser subrepticement une caresse le long de mon bras, l’enserrer dans une douce étreinte comme si elle voulait, par ce simple geste, me rassurer. Je me dis que comme moi, elle doit être soumise et je lui suis profondément reconnaissante de son réconfort même si celui-ci, je le sais, est illusoire. Un murmure de voix me parvient qui s’interrompt alors que mon guide me laisse. Effrayée, tous mes sens aux aguets, j’essaye de deviner si tu es là. J’entends quelqu’un s’approcher de moi. Ce n’est pas toi. Ce n’est pas ton odeur reconnaissable entre toute. Je reste figée, le cœur battant la chamade et puis j’entends une voix s’élever :

— Votre esclave est très belle, Nicolas. Nous allons mes amis et moi-même prendre un extrême plaisir, ainsi que vous nous en avez donné l’autorisation, à user et abuser de son corps. Merci pour ce cadeau somptueux

Je frémis à ces mots qui ne laissent aucun doute sur ce que tu attends de moi en me livrant ainsi à ces inconnus à qui tu as donné toute licence d’abuser de mon corps. Mais je n’ai pas le temps de réfléchir plus avant, déjà des mains se saisissent de moi et, après avoir tirer mes bras dans le dos, menottent étroitement mes poignets. Ainsi menottée, mon torse est tendu en avant faisant saillir mes seins. Je ne peux réprimer un sursaut de douleur quand je sens des mains se saisir de mes tétons et les tordre violemment en tirant très fort sur eux.

— Serait-elle douillette ? Reprend la même voix

  • Elle craint la douleur c’est vrai, réponds-tu d’une voix qui me semble trembler imperceptiblement. Mais elle est endurante et ne se plaint pas trop.

— Le plaisir n’en sera que plus grand de la dresser, reprend la voix du maître de maison. Vous serez d’accord avec moi cher ami qu’une esclave doit apprendre à tout supporter sans se plaindre.

Alors qu’il dit ces mots ses doigts se font plus durs et j’ai l’impression que mes tétons sont broyés dans des étaux d’acier qui me mettent au supplice. J’ai le plus grand mal à retenir mes gémissements. La douleur devient franchement intolérable quand les doigts attrapant la chaîne accrochée aux piercings qui transpercent mes mamelons me tirent en avant et m’entraînent dans une autre pièce que je devine plus petite que la précédente. Sensation d’étirement qui me met au supplice. Je me mords les lèvres pour retenir mes gémissement alors que la tension sur mes seins se fait plus dure.

Enfin les doigts délaissent mes seins et je pousse un soupir de soulagement. Prestement on déverrouille les menottes et on me dénude de mes derniers vêtements. Je suis maintenant complètement nue entourée par je ne sais qui.

— Otez donc ce bandeau, me demande-t-on, que nous puissions voir vos yeux. Je trouve qu’il n’y a rien de plus excitant que de voir les sensations se refléter aux fonds des yeux et dévoiler sans qu’il lui soit possible de les cacher ce que l’esclave ressent.

***

D’une main dont j’essaye de réprimer le tremblement, j’ôte le bandeau qui voilait mes yeux. Je regarde autour de moi. La pièce relativement petite est plongé dans une semi obscurité seulement éclairée par des bougies plantées dans des chandeliers en argent. Les murs sont tendus de velours grenat sur lesquels jouent les reflets ondoyants des bougies qui accentuent le côté inquiétant de la pièce. Pas de fenêtre. Aucune ouverture hormis la porte par laquelle nous sommes entrés. Sur une des parois est disposée une croix de saint André munie de lourdes menottes en cuir sombre. Sur le mur qui lui fait face est suspendu tout un attirail dont la vision me fait frissonner : martinets aux longues lanières, badines en cuir souple, cravache, fouet, pinces, cordes, poire de lavement, chaînes... tout un attirail qui suscite en moi des images inquiétantes certes mais si excitantes aussi. Déjà, je me vois menottée à la croix, le corps lacéré. Déjà j’anticipe la douleur ressenti. Le plaisir aussi de cet abandon total qui seul me permet d’oublier qui je suis. Je crains autant que je désire cette violence à laquelle je me soumets en toute liberté. Dans un coin, une espèce de table gynécologique devant laquelle est disposé un appareil qui me fait frémir d’angoisse. Monté sur deux montants en acier est fixé un énorme phallus maintenu par un ressort qui, je le devine, l’entraîne mécaniquement d’avant en arrière ou de haut en bas. Mon regard accroche enfin une poulie accrochée au plafond dotée d’un crochet en acier avant de glisser sur l’assemblée qui m’entoure. Soudain affolée, je me rends compte que tu as disparu. Seul cinq hommes le visage recouvert de loup en velours noirs et les épaules recouvertes de longues cape en velours noir m’entourent.

— Inutile de chercher votre Maître, il nous a laissé pour d’autres occupations...Mais ne vous inquiétez pas, nous allons très bien nous occuper de vous, me dit un des hommes d’une voix qui quoique chaude a une intonation menaçante. Bien sûr nous comptons, dans votre intérêt, sur votre parfaite docilité pour vous plier à toutes nos fantaisies... quelle qu’elles soient et....quoiqu’il puisse vous en coûter. Mais nous ne sommes pas là pour bavarder, avancez-vous au centre de la pièce que nous puissions mieux vous voir et décider comment disposer de vous

D’une démarche que l’angoisse rend hésitante, je m’avance ainsi qu’il m’a été ordonné. Je t’en veux soudain terriblement de m’avoir laissée ainsi. Je me sens si vulnérable sans toi. Je réprime difficilement le tremblement incoercible qui m’agite. J’ai peur, terriblement peur et pourtant je sens l’excitation grandir en moi. Toujours, je serai étonnée par ce mélange d’aversion et d’attirance incontrôlable que je ressens pour ces situations où je perds tout contrôle. Où je sais que, pour mon plus grand bonheur, mon corps va être forcé. Où je ne suis plus, oubliant toute volonté, que désir et sensation. Comment peut-on à la fois refuser et désirer aussi ardemment cette obéissance auquel on va me contraindre. Comment peut-on à la fois se haïr pour cette soumission et l’accepter comme une évidence ? Chaque fois, je me dis que c’est la dernière fois que j’accepte cela et chaque fois je reviens plus consentante, plus docile, acceptant les coups, les injures, les humiliations, me délectant, après, à regarder les traces mordorés qui marquent mon corps. Il est un fait certain qu’aujourd’hui je ne saurai plus me contenter d’une sexualité dite"normale" qui me paraît bien fade. J’ai besoin, pour exprimer pleinement mes sensations de cette poussée d’adrénaline que fait naître l’angoisse de souffrir physiquement et psychologiquement.

D’un même mouvement les cinq hommes s’avancent vers moi et m’entourent étroitement. Je sens leur souffle chaud m’effleurer alors qu’ils me palpent sans ménagement. Une main agrippent mes cheveux et me tirent durement la tête en arrière alors qu’une bouche avide vient se poser sur mes lèvres et qu’une langue s’engouffre au fond de mon palais en un baiser où toute tendresse est exclue. Un cri de douleur m’échappe alors que des mains saisissent mes seins à pleines mains et les tordent violemment en tirant très fort sur les pointes. Mes mains se portent instinctivement vers mes fesses et je ne peux réprimer un mouvement de recul, vite arrêtée par une gifle magistrale, lorsque je sens des doigts s’introduire sans ménagement dans mon cul et le fouiller profondément sans souci de la douleur qu’ils m’infligent.

— Seriez-vous rebelle en plus d’être douillette ? Cela va être un plaisir supplémentaire que de vous mater, esclave. Attachez-la, ordonne l’homme qui paraît diriger la séance.

Les mots à peine dits, mes poignets sont étroitement enserrés de lourdes menottes qu’on accrochent au treuil. Un des hommes actionne alors un levier et je sens mes bras irrésistiblement attirés vers le haut. Je suis en quasi équilibre sur la pointe de mes pieds. Rapidement, mes chevilles sont à leur tour sanglées de cuir et écartées au maximum à l’aide d’une tige en acier. L’homme tire à nouveau sur le levier et mes pieds décollent complètement du sol. Je suis suspendue en l’air, jambes écartées, le poids de mon corps étirant douloureusement sur mes épaules. Perversement, le maître de cérémonie imprime un léger coup sur mon corps qui se met à tournoyer lentement dans les airs accentuant l’étirement qui enflamment mes épaules. De nouveau, je ne peux réprimer, malgré tous mes efforts, mes plaintes. Aussitôt, le maître de cérémonie ordonne qu’on fixe sur ma bouche un bâillon-boule estimant m’avoir assez entendue.

— Vos geignements sont intempestifs et très gênants.

Je reste ainsi pendant ce qui me paraît être une éternité à virevolter dans les airs, la bouche étirée par le bâillon. J’entends, comme dans un brouillard, les propos des hommes qui commentent le spectacle de mon corps. Chacun y va de sa proposition sur ce qu’il convient de me faire subir. Qui propose le fouet ou la badine, ou alors poser des pinces dentelées sur mes tétons et mon sexe, ou bien enserrer mon corps dans des cordes, des chaînes. Ou bien encore me dilater le cul à l’aide d’un spéculum. D’emplir mon ventre de liquide, de servir d’urinoir. Un va même jusqu’à proposer d’enfoncer dans mes seins de fines tiges d’acier. De les comprimer entre deux planches jusqu’à ce qu’ils éclatent tels des fruits trop mûrs. D’accrocher des poids à mes lèvres.... J’ai beau me dire que rien d’irréversible ne me sera fait, qu’aucune véritable blessure ne me sera infligée, je sens néanmoins mon ventre se tordre d’angoisse alors même, qu’à l’écoute de tous ces supplices possibles, une chaude liqueur sourd entre mes cuisses écartelées.

Mais le maître de maison a le dernier mot qui semble convenir à tous.

— Nous allons commencer par quelques coups de fouet bien appliqués, afin d’échauffer le corps de cette esclave et lui apprendre la docilité ensuite nous l’empalerons sur le pal mécanique.

Un des homme se saisit alors d’un lourd fouet. Je le vois s’approcher de moi présentant devant mes yeux apeurés mais brillant de convoitise l’objet de mon futur tourment. Le manche en bois brillant qu’un long usage a rendu lisse est finement ouvragé. A son extrémité pend une seule longue lanière de cuir au bout aplati. Un moment, il fait glisser sur mon corps en une caresse langoureuse la lanière. L’enroule autour de mon ventre. L’immisce dans ma raie culière. Je la sens m’effleurer doucement me faisant frémir de crainte et d’impatience. Il prend alors un peu de recul, lève lentement son bras et, brusquement, de toute sa force d’homme, abat une première fois le fouet sur mon dos. Je hurle sous la brûlure qui irradie soudain. Une zébrure de feu ardant sur mes épaules. Hurlement étouffé par le bâillon et qui ne résonne que comme le faible geignement d’une bête blessée. Commence alors l’envoûtante sarabande de la longue lanière de cuir qui s’enroulent en sifflant, infernale et délectable, autour de mon torse. Lacère mes seins offerts, strie mes fesses et mon ventre de sillons violacées. Interminable torture. Plaisir cruel des lacérations que je crains et que j’appelle. Je hais cette souffrance qui m’emporte pourtant au paroxysme de la jouissance. Qui me fait défaillir. La tête rejetée en arrière, je gémis doucement sous mon bâillon. Anticipant chaque nouvelle morsure qui va faire tressauter mon corps de bonheur. De douleur, de plaisir. Parfois la lanière, comme par hasard, retombe vibrante sur la fente de mon sexe. Souffrance intolérable qui irradie alors en ondes dans tout mon corps et me fait défaillir.

La flagellation s’arrête brusquement. Je suis soulagée, mon corps me semble être en feu, et pourtant dépitée par la brièveté de cette première épreuve qui m’a portée à la frontière de la jouissance. Mais je sens soudain des dents mordre sans trop appuyer la pointes de mes seins puis une main se poser sur ma chatte et me branler, et une première jouissance m’emporte enfin apportant à mes sens exacerbés le soulagement tant attendu. Fébrilement, une bite se frotte dans mon dos, cherche mon cul alors qu’une voix demande au Maître des lieux l’autorisation de me sodomiser.

— Tout à l’heure, répond-il. Ne soyez pas pressés , vous pourrez tous en profiter. Elle est là pour ça...

On fait alors redescendre mon corps pantelant jusqu’à ce que je sois à genoux et on le délie sans toutefois détacher les menottes de mes poignets. On m’ôte mon bâillon pour le remplacer par un mors qui m’oblige à garder la bouche ouverte. Puis un des hommes m’entraîne devant un grand miroir.

— Admirez votre corps. Ne trouvez-vous pas que ces zébrures sont du plus bel effet ?

Je frémis en découvrant mon corps lacéré. De longues zébrures violacées le strient de toutes part. Mes seins quand à eux ont pris une teinte mauve uniforme. Je m’observe un moment pétrifiée devant le spectacle que j’offre la bouche maintenue obscènement grande ouverte par le mors.

Sans me laisser le temps de réagir, une main saisit mon bras en m’entraîne vers la table gynécologique sur laquelle on me fait m’allonger. Quatre mains m’immobilisent fermement pendant qu’on me lie étroitement sur la table les jambes haut relevés et bien écartées aux étriers, mes bras en croix. Ma tête, seulement retenue au niveau de la nuque, bascule en arrière.

Je sens un des hommes soulever mes fesses pour aussitôt introduire en les vrillant, d’abord dans ma chatte puis dans mon cul, deux doigts. Un moment les doigts me fouillent, sans ménagement.

— Elle est trempée, dit une voix, et le cul est bien ouvert. Encore une qui a l’habitude de se faire enculer. Cela va nous faciliter la tache. Nous pouvons commencer.

J’entends un sorte de grincement puis un objet froid et lisse vient se poser à l’entrée de mon vagin. Un ronronnement empli soudain la pièce et je sens l’objet s’enfoncer lentement en moi. L’objet oblong est d’un diamètre conséquent et j’ai l’impression que les parois de mon vagin se distendent à l’infini sous la pénétration. Pourtant je n’éprouve pas de douleur. Je ressens au contraire une jubilation intense à être ainsi dilatée. Puis l’objet se retire avant de s’enfoncer à nouveau. Un mouvement régulier et continu qui alternativement m’emplit et me vide. Chaque fois plus profondément. Une douceur intolérable m’envahit à sentir coulisser en moi ce pal. De léger cris de plaisir m’échappe vite étouffé par un premier sexe qui s’engouffre dans ma bouche ouverte et s’y répand rapidement alors que des mains impatientes tordent sans ménagement mes mamelons augmentant la sensation de plaisir que je ressens. Un bref instant, la machine infernale s’arrête. Un deuxième god est placé à l’entrée de mon cul. J’éprouve soudain une légère appréhension. J’ai beau certes être habituée à être enculée, je sais qu’au début, surtout quand mon vagin est déjà empli, cela me fait toujours mal.. Le temps que mon cul se dilate suffisamment. Mais je n’ai pas le temps de penser plus avant. La machine est remise en marche et je sens le god forcer mon anus. Je me crispe, mais d’un mouvement inexorable le god s’enfonce dans mon ventre. Sensation de déchirement. Douleur brutale quand mon anus cède et s’ouvre sous la poussée inflexible. Je retiens à grand peine un cri. Puis le god ressort et c’est au tour de mon vagin d’être à nouveau empli. Alternativement, ma chatte et mon cul sont ainsi pénétrés par les deux gods. La sensation est terrible. Je n’ai pas le temps d’assimiler une intrusion que déjà l’autre arrive. Je n’en peux plus. Je sens la jouissance monter. Incontrôlable. J’éprouve un plaisir brutal d’être ainsi prise par mes deux orifices. Mes trois orifices plutôt puisque ma bouche accueille à tour de rôle les hommes qui sont dans la pièce. Rapidement, ils font aller leur queue dans ma bouche et gicle au fond de ma gorge. Le mors qui maintient ma bouche grande ouverte, m’empêche de déglutir et je sens leur sperme couler le long de mes joues, humecter mes cheveux. Le ronronnement de la machine s’amplifie et je sens le mouvement des gods s’accélérer. La sensation est extraordinaire et une première jouissance m’emporte. Je me tords dans mes liens alors que je sens un orgasme formidable me submerger. Les hommes sont autour de moi et me regardent. Plus aucun ne me touche. Juste leur regard sur moi alors qu’une nouvelle vague encore plus puissante que la précédente me fait gémir et me tordre dans mes liens. Dans un brouillard, je sens qu’on place des pinces sur mes tétons ce qui a pour effet immédiat d’amplifier mes sensations. Mon sexe est un brasier. Une pompe à god. A sexe. Qui aspire les gods qui, tour à tour, m’empalent sur un rythme de plus en plus rapide. Le vagin. Le cul. De nouveau le vagin. Puis le cul. Mouvement infernal. Je jouis sans discontinuer. Une jouissance qui devient brûlure. Une jouissance qui devient douleur. Mes cris d’extase emplissent la pièce. Cri de jouissance qui se transforme en râles de souffrance. Le plaisir est trop violent. Trop intense. Mon cœur bat à tout rompre. Je voudrais leur dire d’arrêter cette torture mais le mors que j’ai toujours dans la bouche m’empêche d’articuler le moindre mot audible. Ils sont toujours là à m’entourer. Silencieux. Ils se branlent. Je me débats. Affolée par l’intensité de ce que je ressens. Je les regarde se branler. Leurs queues tendues vers moi. Raides. Si tentantes. J’essaye de me soustraire à l’intrusion des gods. Mais je suis trop étroitement attachée. Ne plus regarder ces sexes.... Ne plus penser au plaisir que je ressens et qui me met maintenant au supplice. Ces mains qui vont et viennent... Je ne peux que subir encore et encore cet empalement qui me ravit et me tourmente sans relâche. Qui déclenche en moi orgasme sur orgasme. Mon ventre est un volcan en irruption. Sur mes cuisses dégouline un torrent de lave en fusion.... Je coule. Je me liquéfie de bonheur. De douleur. M’abstraire de cet embrasement... Je vois leur foutre jaillir. Je sens leur sperme couler sur mon ventre, mes seins. Sur mon visage. Je suis au bord de l’évanouissement. Mes yeux sont révulsés et spasmodiquement, mes ongles griffent la table. Et toujours ces gods diabolique qui vont et viennent sans relâche en moi, me maintiennent à la crête d’un plaisir qui devient torture. J’ai perdu toute notion du temps et tombe dans un état d’hébétude. Le corps traversé d’élancements. Mes muscles tendus à se rompre. Comme si j’étais en transe. Je n’en peux plus. Les sensations se mêlent. Je suis plaisir pur. Je suis souffrance absolue. Je suis jouissance. Je pleure. Je ris. Je crie. Et toujours je jouis sans que je puisse retenir ce flot inextinguible et brûlant de plaisir qui me terrasse. Je sombre dans l’inconscience le corps traversé de soubresauts incontrôlables alors que toujours la machine continue son inexorable mouvement en moi m’emportant, écartelée, toujours plus loin au sein d’une extase infinie dans laquelle je me perds. Dans un brouillard, je sens qu’on me manipule. Qu’on triture mes seins auxquels on accroche de lourdes pinces. Que des sexes remplacent la machine. Des sexes qui se succèdent en moi. Dans mon cul béant. Jets de spermes onctueux. Jets chaud d’urine qui me font hoqueter. De nouveau des coups de martinets. Je ne suis plus qu’un jouet dont on s’amuse et jouit à satiété. Je ne suis plus qu’une esclave au service de ses maîtres. Je suis heureuse. Au delà de toute douleur. De tout plaisir. Corps offert.

Lorsque enfin je reprends conscience, je suis toujours allongée sur la table mais je suis détachée. Vous êtes à coté de moi. Auprès de vous une jeune femme, peut-être celle qui nous a accueillis tout à l’heure, à laquelle vous ordonnez de me nettoyer du sperme qui me macule en une croûte maintenant sèche. Je me sens comme engourdie. J’ai l’impression que mon sexe a doublé de volume et que mon cul n’est plus que béance. Tout mon corps me fait mal, les muscles encore tétanisés par la tension qu’ils ont subi. Tendrement, vous me prenez dans vos bras et m’aidez à me rhabiller.

— Je suis très fier de toi ma soumise. Ce sera tout pour cette fois... mais nous reviendrons pour d’autres jeux.

Je te regarde reconnaissante pour ce bonheur que tu m’as offert.

Puis me soutenant, nous partons

***

Tu me fais remonter dans la voiture. Nous roulons quelques kilomètres puis la voiture s’arrête sur un parking isolé où sont néanmoins garés quelques camions. Tu mets le siège passager en position couchette, puis tu te jettes sur moi. Presque sauvagement et pourtant avec une extrême tendresse. Fugitivement je pense que des camionneurs pourraient très bien nous voir et profiter du spectacle que nous offrons. Mais que m’importe, après tout. Sans doute y as-tu également pensé... Ta bouche cherche avidement ma bouche. Tu m’embrasse passionnément et je ne pense plus qu’à toi. Je frémis de bonheur. Nous nous aimons comme deux amants « normaux » hurlant notre jouissance alors que par trois fois tu gicles en moi, au fond de ma chatte, au fond de mon cul et enfin, plaisir suprême pour moi, au fond de ma bouche.



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