Fired ou le plus vieux métier du monde

vendredi 24 juin 2011
par  alab
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Francine est licenciée.

J’ai peu parlé de mon travail…On comprend pourquoi…lol….

Mais ce qui m’est arrivé mérite sans doute cette petite histoire….J’exagère à peine, un peu seulement, pour vous distraire…

Je suis depuis 15 ans dans la même société….Import-export….Qui marche bien : tous les ans les résultats sont meilleurs…D’ailleurs les bureaux ont déménagé deux fois, à chaque fois plus grands et un peu plus beaux.
Je suis rentrée comme « agent administratif ».

Et c’est sans doute parce que je suis restée célibataire et seule, hélas, qu’à force de volonté et de travail, d’obstination aussi, je suis devenue chef de service….Mais oui…Et c’est pratiquement toute seule que j’ai mis en place le virage du papier à l’informatique..
Mon dada…

C’était trop tard : je me suis aperçue que j’étais devenue directement responsable du licenciement de 4 personnes dont le travail était aisément rempli par l’ordinateur !!....

C’est une leçon que je n’ai jamais oubliée.

Méritocratie.

J’ai fait partie de la commission informatique, défendant bec et ongles mon pré carré, refusant d’intégrer mon programme dans celui, général, que l’on mettait en place….On trouve toujours de bonnes raisons.
Sous mes ordres directs, treize personnes….Et je relevais hiérarchiquement du Directeur général….Et comme c’était moi qui faisais rentrer les sous…Avec talent, disait-on…

A cette époque, j’étais plutôt falote….Une femme parmi tant d’autres…A part la place que j’occupais, rien ne me distinguait du commun…Quelques amies dans mon service, épisodiques…Une au service commercial avec laquelle je suis devenue intime…Marie…Jolie femme…Primesautière…Qui faisait ressortir la gravité de mon maintien et la pauvreté de mes tenues….Qui s’étonnait de ma solitude….Alors qu’elle me racontait en riant ses aventures…Le plaisir….

Allais-je lui dire…

Deux autres, des amies de toujours, avec qui j’avais fait mes études.
Il m’arrivait bien d’être « sollicitée »…

Il paraissait que ma silhouette quand j’habillais mon corps d’un tailleur à la mode (je ne portais que des tailleurs, informes la plupart du temps) était « bandante » …sic… Voulais-je prendre un pot ?

La première fois qu’un homme m’a proposé la « botte », je ne savais pas où me mettre…Oh, je n’étais pas pucelle, quand même…Ce pucelage, je l’avais perdu à 18 ans, dans les bras de mon fiancé, avant qu’il ne meure dans un accident imbécile. Pour ne pas paraître dinde, j’ai accepté les yeux baissés….

Ça a été vite, très vite…Un flirt dans la voiture : un baiser rapide, des mains qui pressaient mes seins, qui les pressuraient, il m’a tourné contre la portière, baissé mon slip et m’a enfilée…15 secondes….peut être moins…J’ai senti le sperme et il s’est reculotté…a allumé une cigarette…Je n’avais rien senti, ou si peu !

- C’est bon un petit coup sauvage comme ça, non ?...Tu es bonne, tu sais…Allez, on y retourne….

Plus ou moins, c’est ce qui m’est arrivé pendant 21 ans !!!….Avec un peu plus d’égards toutefois, un semblant de cour…Mais le résultat, lui, était invariable….

Une vingtaine d’hommes, peut être plus, mariés pour la plupart, certains agréables…D’autres dont je serais bien tombée amoureuse…
Mais qui me quittaient vite…très vite…

Oh, je savais bien ce qui n’allait pas….Mes lectures et les vidéos qui nourrissaient ma libido m’avaient bien plus que renseignée.

Je n’étais pas excitante…Je ne suçais pas…Je…

Oh, j’aurais bien voulu…Mais rien à faire, je n’osais pas faire le premier geste, j’étais une poupée de son, un coup qu’on tire….Me déshabiller, être nue devant un homme ?...J’aurais voulu le noir, fermer les volets, éteindre les lumières…

Voilà : j’étais peut être bandante….mais pour le reste, nada….paralysée…

Dans le silence de mon appartement, de celui que je partageais avec ma sœur, la routine…Un maigre repas…La couette…Un roman cochon et là, je commençais à devenir éclectique : aucune des perversités sexuelles ne m’était inconnue…Ah comme j’aurais voulu être à la place de ces femmes…sucer ces bites dressées, appétissantes, me faire enculer… Oui ça j’en avais envie à hurler… Crier, jouir…. Boire un homme : son sperme, son urine aussi, pourquoi pas… Je soupirais en me caressant… LIRE LA SUITE




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Commentaires

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mardi 28 juin 2011 à 12h49 - par  Henic

Voilàun texte cynique et et un rien désabusé qui change quelque peu de l’enthousiasme que l’on trouve souvent.
Il y a tout de même un point commun avec le BDSM : en réalité, c’est l’esclave qui est le maître. Là, c’est Francine.