Claire et son Maître

CHAPITRE 1
mardi 3 mai 2016
par  WoodsRaven
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Cette première partie, est un chapitre de présentation et de mise en place de l’histoire, je vous conseille de le lire si vous voulez en savoir plus sur Claire, et comprendre comment tout a commencé il n’y a pas de scènes explicites, celles-ci viennent néanmoins dès le chapitre 2.

Cette histoire est vraie... Ou peut être pas.

Autant que je me souvienne, et depuis que j’ai conscience de la sexualité, j’ai toujours eu des fantasmes de soumission. Je me voyais attachée, humiliée, fessée, utilisée de toutes les manières imaginables, sans possibilités de me soustraire, sans possibilités de résister,… et adorer ça. Je me voyais chienne, je me voyais au pied de cet homme qui serait mon Maître, prête à subir ses envies les plus perverses et lubriques, fière d’être sienne.
Pour être clair, je n’ai subit aucun traumatisme dans ma vie, je n’ai pas été maltraitée par un oncle ou un voisin, ou abandonnée par mon père, j’ai même eu une enfance heureuse.
Mes fantasmes sont donc purement sexuels, ils ne sont pas un moyen d’échapper à une douleur enfouie ou dus à un manque de confiance. Je tiens à le préciser car beaucoup imaginent que le BDSM est forcément conséquent à quelque chose de négatif, qu’aimer se faire pincer les seins, se faire fouetter, ou humilier n’est pas normal, alors qu’en fait c’est tout à fait le cas.

Mais bref là n’est pas le sujet, ce qui l’est en réalité c’est mon histoire, celle que j’ai vécu avec celui qui a été mon Maître pendant 4 ans.
Je l’ai rencontré à 24 ans, comme je l’ai écrit plus haut ça faisait un certain temps que je me savais attirée par le sado-masochisme. Depuis mes 16 ans pour être exacte, et précisément depuis que j’étais tombée sur une vidéo porno BDSM sur internet.
Pour revenir à ce moment précis ça ne faisait pas très longtemps que j’étais consciente de ma sexualité, et comme pour beaucoup de jeunes le porno est un moyen d’en savoir « plus ». C’est comme ça, qu’au milieu de vidéos de masturbation, je suis tombée par hasard sur cette femme qui, attachée debout au milieu d’une pièce sombre, se faisait prendre par derrière, devant une foule de personne. Dans cette vidéo il y avait un homme qui menait le jeu, qui décidait qui dans la foule pouvait la toucher, qui parfois la fessait si il considérait qu’elle ne faisait pas les choses « correctement ».
Je n’avais jamais été autant fasciné par quoi que ce soit. J’ai du la voir au moins 10 fois d’affilée. J’étais captivée. Jamais je n’aurais à l’époque pu imaginer que moi j’allais vivre une telle expérience un jour.
A partir de ce jour, j’ai cherché à savoir ce que c’était que « ça », internet m’a été d’une grande aide, bien évidemment. Regardant d’autres vidéos, surfant sur à peu près toutes les pages d’informations sur le sujet. Entrant peu à peu dans un monde qui plus tard deviendrait le mien.

Cette passion ne m’a pas quittée jusqu’à mes 18 ans. Je savais que je devais attendre cet âge pour enfin prétendre pouvoir essayer ce qui me fascinait tant, et qui me faisait tellement mouiller la nuit.
Mais j’ai finalement attendue mes 22 ans pour m’inscrire sur un site de rencontre BDSM, pour « voir » à la base. J’ai tout de suite eu pléthore de messages : jeune, novice, prête à essayer, j’étais un peu la « cible idéale » si je puis dire. Certains m’intéressaient vraiment. D’autres avaient une manière d’aborder les choses que je jugeais « bizarre » ou qui en tout cas n’était pas la mienne. Et c’est ainsi que je me suis mise à discuter avec 3/4 personnes en même temps qui me proposaient d’être leur soumise, et de m’apprendre.

J’ai toujours plu aux hommes, j’ai assez confiance en moi et en mon physique, je suis blonde aux yeux clairs, assez grande (1m72), avec un physique « fit », j’ai de beaux seins ronds, fermes avec de petites auréoles roses et des tétons sensibles qui pointent à chaque coup de vent. J’ai de belles fesses, que j’aime mouler dans des jeans slim, ou des short.
Bref je ne vais pas me plaindre, et je crois que ces hommes ne se plaignaient pas non plus de mon physique.

Nos discussions commençaient toujours de la même manière : quelques messages sur le site, puis un échange de photos par mail, et selon si la personne me plaisait, nous allions discuter sur skype. C’est par ce moyen surtout que je jugeais si la personne me conviendrait ou pas, et si j’accepterais une rencontre en « vrai ».
J’ai donc rencontrer quatre hommes en un peu plus d’un an, mais ces rencontres n‘étaient pas à la hauteur de ce que j’avais passé des nuits à fantasmer.
Déçue, je pensais même arrêter mes recherches, jusqu’au message de celui qui quelques mois plus tard serait mon Maître.

Il n’était pas comme les autres, je l’ai su directement. Il m’a écrit un très long message, me parlant de lui, m’expliquant sa recherche. En guise de signature un J. et son numéro de téléphone ainsi que ces mots « si tu veux que je te montre ce que tu as toujours voulu connaître, si tu veux que tes fantasmes, ceux qui te hantent depuis si longtemps deviennent réalité, appelle moi demain soir à 20h. Ne sois pas en retard. ».
Ce message m’a troublé, je ne savais vraiment pas quoi faire. Appeler ? Pas appeler ? La question a tourné dans ma tête toute la journée. Finalement je me suis dit qu’il n’y avait aucun risque : au pire la conversation tournerait court, et s’en serait fini.

A 20h03 je composais son numéro, il décrocha dès la première sonnerie :
- Tu es en retard.
Sa voix était calme, grave, quelque chose en elle m’électrisa. Je m’excusais aussitôt alors que nous n’avions même pas échangé de message au préalable. Nous avons parlé plus de 3h au téléphone, discuté de moi, de mes attentes, de mes connaissances en la matière, de ce dont j’avais envie, de mes fantasmes. Il pris également un moment pour m’expliquer ce que lui attendait, qu’à ses yeux ce type de relation demandait du temps, et surtout de la confiance. Et que cela il fallait le construire. Il m’a expliqué ses règles (l’usage du vouvoiement et du Monsieur, l’honnêteté en tout circonstance et la ponctualité) le temps de cette « construction de liens ». Puis nous avons décidé de nous rappeler le lendemain.
A partir de cet appel nous avons parlé tous les jours, soit par texto, soit par skype soit directement au téléphone. Je me suis sentie rapidement très à l’aise avec lui, je n’avais pas honte, je me sentais bien. La seule question qui restait en suspend était : qui se cachait derrière cette voix ? En effet nous ne nous sommes jamais « vus » (pas de photo, pas de vidéo sur skype, pas de liens sur les réseaux sociaux, bref aucune information) avant notre rencontre « en vrai ». Je savais qu’il avait 40 ans, qu’il était chef d’entreprise dans le bâtiment, qu’il avait deux enfants, de 14 et 12 ans qui vivaient avec son ex-femme dans le sud de la France (nous habitons tous les deux à Paris), qu’il avait une certaine expérience dans le BDSM,… Mais pas à quoi il ressemblait. Il ne voulait pas non plus me voir moi, il considérait que le physique est accessoire dans ce type de relation, et que le lien que nous allions créer était plus important que cela.

Nous avons passé ainsi 4 mois à nous découvrir, à nous confier, à partager nos envies et nos fantasmes, à s’envoyer des vidéos porno qui nous plaisaient, à écrire des textes érotiques à 4 mains… Puis un soir il me jugea enfin prête à passer à l’étape supérieure : celle de la rencontre.

Il me proposa un bar du 17ème arrondissement de Paris. Me demanda de mettre une robe moulante noir, des bas, des talons et me dit de ne pas mettre de culotte. Il me demanda également d’acheter un plug anal que je devais mettre dans mon sac (je lui avais confier ma peur de la sodomie, et nous en avions longtemps discuter).

Nous étions un samedi soir, du mois de mai, et c’était la première fois de ma vie qu’un premier rendez-vous me faisait aussi « peur ». Je n’avais pas « peur « de ce qui allais arriver, mais plutôt « peur » que ça n’arrive pas, je me demandais ce qui allait se passer ensuite, si je ne lui plaisais pas, ou si ce premier rendez-vous se passait mal.

C’est avec angoisse donc que je me préparai pour cette rencontre. Après un saut chez l’esthéticienne, et un bon bain, je me suis maquillée, et finalement je mis la tenue demandée, même si je n’étais pas très à l’aise de sortir ainsi sans culotte. En toute honnêteté je me trouvais vraiment « bonne » en sortant de chez moi, et j’espérais vraiment que ce serait également son cas.

A 19h55 j’arrivais donc devant un petit bar assez sympa, ambiance lounge, avec assez peu de monde. Ca m’allait parfaitement.
Et puis je le vis arriver. Oui je savais que c’était lui au premier regard : séduisant, avec un corps bien entretenu, une petite barbe de 3 jours, bien habillé.
Il me sourit en me voyant, j’étais heureuse : visiblement je lui plaisais ! Il s’approcha de moi, me prit dans ses bras comme pour me faire la bise. Il ne me relâcha pas, profitant de cette étreinte pour me chuchoter à l’oreille :
- Tu vas entrer dans ce bar, aller aux toilettes, et mettre ton plug, quand ce sera fait tu viendras t’asseoir avec moi. Pendant ce temps là je commande à boire. C’est clair ?
Sur ces mots, il relâcha son étreinte, et nous sommes entrés dans le bar.
Je m’exécutai sans me poser de question, me dirigeant vers les toilettes, la chatte trempée par cette seule phrase.
Je savais à ce moment là que c’était Lui.




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Commentaires

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jeudi 5 mai 2016 à 16h40 - par  Magister52

Un bon début qui laisse présager d’un récit fouillé. Vivement la suite !

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