Enfer pour femme au Paramundo T1 1° partie

mardi 8 décembre 2015
par  Henic
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Table des matièresPages
Jacinta2
Sotorriego9
La prison du palais Zorilla19
Felipe32
La Caraïbe40

1 - Jacinta

Le nom de la jeune femme est Jacinta Maria de Falcón y Riaza. Elle est amoureuse. Amoureuse d’un homme et amoureuse de la révolution qu’il représente. Le nom de l’homme est Ramón Diaz. Large d’épaules, taillé à la serpe, Ramón est un homme du peuple. Et la révolution ? Il s’agit de renverser le régime brutal du Général Sancho Sandoval.
Ceci explique pourquoi l’aristocratique Jacinta se trouve ce jour-là dans une maison sordide des bidonvilles de Veragonza, capitale de l’État du Paramundo, en Amérique Centrale. Car, assurément, son véritable habitat est dans les palais, villas et propriétés de son riche père et de ses riches amis, tous loyaux soutiens du Général.
Ramón l’a gagnée à tout cela. Elle représente un grand prix pour lui, un trophée. Grâce à elle, il est respecté parmi ses frères de la révolution. Non seulement Jacinta est la fille de l’ennemi mais en plus, elle est splendide. Incroyablement, même.
Elle n’est pas grande mais son corps souple, aux chairs fermes et aux mouvements déliés la font paraître plus grande qu’elle n’est. Elle a les hanches pleines et les seins également. Les longues jupes étroites qu’elle porte habituellement soulignent la pêche fendue de son derrière, et ses gestes vifs attirent le regard sur ses seins qui sous son chemisier ajusté. La masse de ses cheveux sombres est rassemblée sur sa nuque d’où elle s’évase sur son dos. Son visage allongé exprime la fierté jusqu’au bout de son joli et long nez. Ses yeux peuvent briller de fureur en un instant et se dissoudre en bassins d’une profondeur énigmatique et invitant à la fourberie l’instant suivant. Et sa bouche peut cracher la colère en des assauts choquants, puis soudain s’attacher avec une alarmante lubricité sur les lèvres d’un autre.
En un mot, Jacinta est capricieuse.
Ramón Diaz supporte ça depuis longtemps, bien plus longtemps qu’il ne l’aurait fait pour n’importe quelle autre femme. Mais il y a des moments où même un prix d’aussi grande valeur que Jacinta Maira de Falcón y Riaza est trop lourd à supporter.
Et on se trouve à un de ces moments.
Elle l’admoneste :
« Paresseux, gaspilleur, fils de paysan, bon à rien. Si on te la laisse, la révolution ne mènera nulle part. Tu me fais tout faire. Les riches doivent faire leur propre révolution, hein ? Tout faire pour toi, hein ? Te la présenter sur un plateau, hein ? Fainéant, vaurien, lâche ! Que ferais-tu si Sandoval en personne venait ici maintenant ? Le combattre ? Le tuer ? Non. Tu t’agenouillerais et tu tendrais ton cou, c’est ça que tu ferais. ¡ Maldito hombre ! »
Elle rejette sa tête vers lui d’un air de défi, s’interrompt momentanément pour respirer, puis reprend. Ramón n’écoute pas. Il a déjà entendu tout cela. Il attend le moment d’agir. C’est devenu une routine. Dans quelques instants, il va traverser la pièce et la giflera durement.
Elle peut réagir de deux façons. Soit elle le regardera d’un air furieux pendant une seconde, puis fera un bond en avant pour se jeter sur lui afin de l’embrasser, de le mordre et de baisser la braguette de son jean. Ou elle le regardera de la même manière mais se jettera sur lui les doigts en avant comme des griffes afin de le brutaliser vicieusement. Dans les deux cas, l’épilogue sera le même : ils feront violemment l’amour sur le sol, en travers d’une table, sur un lit…
Ramón prend une profonde inspiration, soupire d’un air résigné et se met à marcher vers elle. Sa voix devient plus aiguë, anticipant ce qu’il va faire. Mais, de manière inattendue, il s’arrête. Il lève la main et siffle :
« Ferme-la, femme ! »
Si surprise que soit Jacinta par cette attitude, elle s’arrête brusquement. A moins qu’elle soit momentanément alarmée par le ton de sa voix. Sa tête est penchée d’un côté, il écoute. Elle tend aussi l’oreille. Un camion s’approche de la colline. Même dans les bidonvilles de Veragonza, les camions sont assez fréquents mais ils reconnaissent tous deux le bruit de celui-là. C’est un lourd camion de l’armée. Ramón gronde :
« Attends ici. »
Il traverse la pièce, entrouvre la porte sur la rue et regarde dehors.
« ¡ Mierda ! »
Il jure, claque la porte et se précipite, en passant devant Jacinta qu’il renverse presque au passage. Il court dans la pièce de derrière et elle entend la fenêtre s’ouvrir brutalement. Au même moment, le bruit de lourdes bottes se fait entendre dehors, sur les pavés.
« Mon Dieu, dit-elle, Ramón, attends-moi ! »
Il est trop tard. Une crosse de fusil défonce le bois fragile de la porte de la rue et les silhouettes volumineuses des soldats de Sandoval se précipitent dans la maison. Ils se saisissent rapidement de Jacinta, la retournent, lui tirent les bras dans le dos et bouclent des menottes sur ses poignets. L’un des soldats, un sergent dodu, va faire un tour dans l’arrière salle et réapparaît en souriant et dit :
« L’oiseau s’est envolé »
Il saisit le menton de Jacinta dans sa grosse main et lui incline la tête de manière à pouvoir la voir de face.
« Mais il a laissé son joli petit poussin derrière lui ! »
Les trois autres soldats rient. Jacinta essaie de se dégager des bras des deux qui la tiennent.
« ¡ Cerdos ! ¡ Malditos bastardos ! Lâchez-moi ! Crie-t-elle. Ce sera pire pour vous si je suis blessée ! »
Le sergent rondelet prend ses deux seins dans ses mains et les serre fort, suffisamment pour la faire couiner. Elle se tourne vers lui et lui crache au visage. L’espace d’un instant, il fait la grimace. Il essuie lentement son visage avec sa manche.
« Merci, Señorita. C’est un honneur pour un pauvre homme de se faire cracher dessus par une salope d’aristocrate. »
Il lui sourit à nouveau.
« Faites tourner cette chienne. Laissez-moi tâter son cul. Tâter le cul dans lequel Sandoval mettra bientôt sa queue ! »
Malgré les mouvements de Jacinta qui se débat, elle se retrouve retournée et penchée en avant. De grosses mains lui serrent les fesses. Elle essaie de ruer mais sa jupe serrée l’en empêche. Le sergent s’adresse à ses hommes :
« Venez, nous allons tous tâter à notre aise. Peut-être que Sandoval nous laissera la baiser lorsqu’il en aura fini avec elle. C’est un bon chef. Il jette ses restes aux simples soldats. Tu savais ça, chienne ? »
Jacinta se redresse d’un mouvement brusque. Par-dessus son épaule, elle crie au sergent :
« Vous ne savez pas ce que vous faites ! Mon père des Don José ! Don José Maira Espinosa ! Vous ne comprenez pas ce que ça veut dire ? »
Une nouvelle voix parle derrière elle :
« Nous le savons, salope. Nous ne faisons pas d’erreur. »
La voix est basse et rauque, mais c’est indubitablement une voix de femme. Les soldats rectifient la position. Le sergent se met au garde-à-vous.
« Attention, Mi Commandante, celle-ci crache !
— Elles crachent toutes. Bâillonnez-la. »
On retourne Jacinta qui fait face à la femme. Elle est grande, svelte mais puissante, musclée. Elle porte une veste militaire, des gants blancs, une étroite jupe noire et des bottes de cheval. Ses cheveux noirs, lovés derrière sa tête, sont coiffés d’une casquette. Elle retire ses lunettes de soleil, dévoilant ses yeux bleus perçants et inquisiteurs. Un regard suffit pour plonger son opposant dans le désespoir. C’est une femme si assurée, si intrépide, elle n’a nul besoin de cacher ses pensées à quiconque.
Un des soldats essaie de pousser un gros bâillon dans la bouche de Jacinta. Celle-ci se détourne et l’évite.
« Je vous connais Ana Sandoval, espèce de vache ! Dit-elle en la regardant l’air furibond. Vous ne vous en tirerez pas comme ça. Mon père… »
Mais la voix de Jacinta s’éteint brusquement. Le soldat réussit à fourrer le gros bâillon de plastique entre ses lèvres, forçant ses mâchoires à rester grandes ouvertes. Jacinta sent ses dents cliqueter dans une rainure à l’avant du bâillon, ce qui le lui rend difficile à recracher avant que la lanière de cuir soir attachée autour de sa tête.
Le commandant Sandoval approche en enlevant son gant droit. Sans prévenir, elle gifle Jacinta avec force.
« Au contraire, ma salope, dit-elle, nous nous en tirerons aisément. Ton Père, Don José lui-même, t’a offert au Generalísimo pour sauver sa propre peau. Sais-tu quel problème tu représentais pour lui en rejoignant la révolution des gueux ? Plutôt que de perdre ses propriétés, ses contrats, sa position, il t’a livrée. Et pas seulement toi ! Penses-y, à cause de toi, ta pauvre sœur innocente, encore à l’école du couvent, va bientôt faire son entrée à la prison spéciale du Palais Zorilla. »
Avant que Jacinta ait pu prendre la complète mesure de ce que cela signifie, le commandant Sandoval ordonne :
« Emmenez la salope au camion. »
Les soldats traînent Jacinta vers la porte sur la rue.
« Non, attendez, dit le commandant. Celle-ci va filer si elle en a la possibilité. Entravez-la. »
Le sergent fait signe à un des hommes qui ouvre une sacoche pendue à sa ceinture d’où il sort une paire de menottes reliées par une courte chaîne. Il s’agenouille et les boucle autour des chevilles de Jacinta.
Le commandant jette un coup d’œil par la porte.
« C’est presque une foule qui s’est rassemblée pour te voir. Je crois que nous devrions leur donner quelque chose à voir, pas toi ? Donnez-moi votre baïonnette, soldat. »
Jacinta fait un bond en arrière mais le commandant se penche en avant et pose la baïonnette sur l’ourlet de la jupe de la prisonnière. D’un seul mouvement, elle taillade le vêtement jusqu’à la taille, l’ouvre en deux en dévoilant une culotte de dentelle blanche à jabot. Elle rend la baïonnette, tend la main et déchire le chemisier de Jacinta. Elle abaisse l’un des bonnets du soutien-gorge et découvre son sein gauche. Elle s’interrompt.
« Un nichon, est-ce que ça va satisfaire la foule, sergent ? »
Le sergent dodu lève les paupières et abaisse les coins de sa bouche.
« Deux, ce serait mieux, Mi Commandante.
— Pourquoi est-ce que je savais que vous diriez ça ? »
Le commandant Sandoval abaisse l’autre bonnet et Jacinta est traînée seins nus dans la rue.
Il y a vraiment foule. Une foule souriante, goguenarde, de paysans, de pauvres gens, de vieillards et de petits garçons, tous, les yeux écarquillés, reluquent la fille à moitié nue. Quelqu’un jette une pierre, non pas vers les soldats mais pour l’atteindre, elle. Mais Jacinta s’en aperçoit à peine. Elle voit un visage dans la foule, vers l’arrière. Ramón Diaz. Il n’est pas venu pour la secourir. Il est venu pour la regarder.

La rue, à peine plus qu’une allée entre des cabanes en bois, instables et délabrées, mène vers l’une des larges autoroutes que le Generalísimo a fait construire de force à travers les bidonvilles turbulents du Paramundo. Jacinta trébuche sur les pavés, à moitié traînée par deux grands soldats qui la tiennent par le bras de chaque côté. La foule la suit. Des petits garçons courent le long du groupe en montrant ses seins nus en criant :
« ¡ Vaya tetas más grandes ! Regardez la culotte de la pute ! »
Un garçon s’approche et lui pince les fesses. Les soldats ne font rien pour l’en empêcher. Enhardi, un autre s’approche et la pince également. Puis un autre, et encore un autre. Jacinta se tourne vers eux, furieuse, criant à travers le bâillon. Le sergent sourit.
« Laissez-les s’amuser. Regardez comme Sandoval est bon pour eux ! »
Sur la route goudronnée, un camion de l’armée et une jeep les attendent. Jacinta est presque soulagée de les voir. Une fois à l’intérieur, elle sera au moins débarrassée de ces petites guêpes qui la piquent. Une jeune femme en uniforme de la Guardia Femenina se tient à côté du camion et discute avec le chauffeur. Les Gardiennes sont chargées de la prison que Sandoval a fait construire à côté de son palais, le Palais Zorilla ; tout le monde les appelle les Putes de Sandoval. Elle se dirige vers l’arrière du camion pour rencontrer la prisonnière. Elle tient à la main un bâton d’un mètre de long au bout duquel est fixé un collier ouvert.
Sans un mot, elle lève son bâton et place habilement le collier autour du cou de Jacinta. Les soldats libèrent ses bras. Elle essaie de se dégager mais la femme la regarde, les yeux mi-clos, et ajuste la taille de la boucle en resserrant le collier autour du cou de la prisonnière. Jacinta, à moitié étranglée, gargouille, secoue la tête et cesse de se débattre.
Un autre des garçons s’approche et lui pince les fesses. La Gardienne décroche de sa ceinture un fouet aux nombreuses lanières et l’agite vers les garçons. Ils cessent, et la foule recule. Plusieurs soldats font de même. Peut-être sont-elles les Putes de Sandoval, mais personne ne discute avec les Gardiennes.
Le commandant Sandoval passe devant la jeep.
« Nous avons beaucoup à faire. Embarque la salope, Cabo.
— Si Comandante. Tout de suite. »
Incapable de monter la courte échelle jusqu’au hayon du camion, Jacinta se retrouve soulevée par les soldats. Lorsqu’elle attrape les lambeaux de sa longue jupe noire, La Gardienne achève de découper avec un couteau le tissu qu’elle jette, laissant la fille nue hormis sa culotte.
A distance de sécurité, la foule siffle et crie son appréciation :
« ¡ Qué culo ! »
Jacinta relève la tête et leur jette un regard de défi mais ils n’en sifflent que de plus belle. Elle est contente lorsque, quelques instants plus tard, elle disparaît à leurs regards au fond du camion. Perdue de vue pour la populace, peut-être. Mais lorsqu’elle s’est accoutumée à l’obscurité intérieure, elle trouve trois paires d’yeux qui la regardent. Trois femmes sont assises tout au fond du camion, deux sur le banc de gauche et une sur celui de droite. Toutes les trois sont bâillonnées comme elle et il lui semble qu’elles sont assises étrangement droites. Mais elle n’a pas le temps de se soucier de ça. La Gardienne la pousse en avant avec sa perche jusqu’à ce qu’elle soit à côté de la jeune fille seule sur le côté droit du camion et lui ordonne :
« Assise, putain ! »
Les bancs sont divisés par des morceaux de bois triangulaires en ce qui paraît être des sièges individuels. Mais il n’y a pas assez de place entre la fille et le triangle suivant. Poussée par la perche et déséquilibrée par le démarrage du camion, Jacinta s’assoit dans l’espace suivant.
« Non, imbécile ! Siffle la Gardienne et resserrant vicieusement le collier. Tu ne t’assois pas entre les arêtes. Tu t’assois dessus. Tu crois que c’est un car de touristes ?”
Les yeux écarquillés de fureur, les mains tordues comme des serres dans son dos, faisant en silence le vœu de se venger mais incapable de se débattre contre la prise d’acier de la perche au collier. Jacinta se relève et s’assoit délicatement sur l’arête. Le collier se resserre à nouveau.
« Juste sur l’arête, putain, pour que le bord entre dans ta chatte. Bien profond ! »
Elle la menace du fouet et siffle :
« Allez ! Fais-le ou tu vas sentir celui-là sur tes gros nichons tout ronds ! »
Jacinta secoue la tête. C’est plus qu’elle n’en peut supporter. Et l’inévitable se produit. Le fouet claque sur ses seins, dans un sens et dans l’autre, claquant sur la chair tendre. La fille est une experte pour le manier.
Jacinta s’assoit sur la crête aiguë comme on le lui a dit. Avec les pieds sur le plancher du camion, elle peut soulager suffisamment son poids pour que l’arête ne lui fasse pas trop mal.
« Bien. Tu apprends. Tu vas apprendre très vite.”
La fille fait signe aux deux soldats qui ont hissé la prisonnière dans le camion.
« Vous, attachez la en place. »

Les soldats n’ont pas besoin qu’on le leur répète. Ce sont de jeunes hommes avec des renflements évidents au niveau de l’entrejambe de leurs pantalons d’uniformes, on voit qu’ils savourent leur tâche. Sur les ridelles métalliques du camion, derrière chaque arête, pendent des boucles d’acier. Rapidement, un des soldats ouvre la plus grande boucle qui s’adapte parfaitement à la taille de Jacinta. Il n’aurait pas vraiment été humain s’il n’avait pas profité de l’occasion pour passer ses mains sur les cuisses de la prisonnière. Au même instant, l’autre soldat passe la boucle supérieure autour de son cou, non sans, bien évidemment, serrer au passage ces seins accueillants. La Gardienne ne fait pas de commentaire, permettant ainsi aux hommes de prendre autant de plaisir qu’ils le souhaitent. Elle détache la perche à collier et se dirige vers l’arrière du camion qui se balance. Elle s’assoit sur le banc. Mais pas sur une arête.
Jacinta se retrouve contrainte par les cerceaux dans une position droite fixe, tout comme les trois autres filles. Cependant, elle peut se soulever à moitié du siège malgré les mouvements du camion, et la position est plus inconfortable que douloureuse.
Mais ensuite, les deux soldats passent sous le banc et décollent ses pieds du plancher, attachant la chaîne de ses entraves à la ridelle du camion. Maintenant, elle n’a plus aucun moyen de s’empêcher d’être fermement appuyée sur la dure arête. Il n’y a qu’une culotte de fine dentelle entre sa tendre chatte et le bois.
Et ça fait mal.
Le moteur du camion gronde tandis que l’engin trace sa route vers le haut de la colline. Au bout d’un certain temps, il s’arrête. Les soldats en descendent. La Gardienne également. Les prisonnières restent seules.
Jacinta regarde les trois autres filles. L’une de celles assises en face d’elle, presque aussi nue qu’elle, est une fille qu’elle connaît vaguement. Elle pense qu’elles ont été à l’école ensemble. Elle ne peut pas tourner la tête vers celle qui est assise à côté d’elle, même si leurs corps sont serrés l’un contre l’autre. L’autre, toute habillée et avec un jean, sanglote pitoyablement. Sur quoi peut-elle pleurer, se demande Jacinta. Au moins, les autres, à moitié déshabillées, les seins nus, les jambes dénudées - la fille avec qui elle a été à l’école a même perdu sa culotte -, ont les yeux secs et restent stoïques. De vraies aristos. Celle qui pleure lui paraît être la fille d’une famille de parvenus, des gens qui ont de l’argent mais pas la moindre idée de la façon de se tenir.
"Mais", pense Jacinta, "au moins, il n’y a pas de métisses parmi elles. Ces dépravées, moitié Espagnoles, moitié Indiennes, qui ne peuvent servir que de servantes, de femmes de paysans ou de putains. Il n’y a pas beaucoup de confort mais certainement, les détenues de la prison du Generalísimo ne seraient que des femmes de classe."
A l’instant précis où elle pense cela, elle entend de l’agitation à l’extérieur. Une foule s’est rassemblée. Elle entend les moqueries, les huées, les sifflets. Elle entend aussi la voix d’Ana Sandoval.
Peu après, la Gardienne monte dans le camion en traînant derrière elle une jeune fille au bout de sa perche à collier. Après elle, trois filles supplémentaires sont hissées dans le véhicule, chacune enchaînée aux autres par le cou. Elles sont toutes bâillonnées, et menottées aux poignets et aux chevilles. Deux sont complètement nues. Les autres sont seins nus. Elles sont toutes splendides, chacune avec des traits marqués et une silhouette frappante. Elles ont les yeux noirs et leurs épaisses chevelures grossières se répandant sur leurs dos. Leurs seins sont pleins, ronds, lourds, aux bouts roses. Leurs ventres sont plats et fuselés.
La première s’assoit lourdement contre Jacinta, elle hurle lorsque l’arête de bois force le passage entre les lèvres de son sexe.
Le cœur de Jacinta sombre. C’est le pire.
Toutes les nouvelles venues sont des métisses. Il n’est pas possible qu’ils mélangent des aristocrates et des sang-mêlé Le Generalísimo ne le permettrait pas. N’est-ce pas ?
Le camion démarre. Il y a encore de nombreuses places à remplir sur les bancs. LIRE LA SUITE

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Tome 1 2° partie




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