Une autre histoire

Chapitre 2 à 4
mercredi 4 novembre 2009
par  Tuo
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Chapitre II

19h55…

J’y étais…J’avais fermé les 4 bracelets avec les cadenas ainsi que le large collier, qui m’obligeait à relever légèrement là tête. Sans être serrés, ils ne pouvaient pas bouger autour de mes membres. Chaque bracelet comme le collier était muni d’un large anneau du même métal. L’ensemble était très lourd à porter et ralentissait les mouvements de mes membres. Quant au collier, il avait plus tendance à me faire plier le cou…Debout devant mon miroir, le bandeau de velours dans une main, je me délectais de l’image de ce corps imberbe entravée. Mon ventre était en feu et je luttais de toutes mes forces pour ne pas me soulager. Les quelques doutes qui m’habitaient quelques jours auparavant avaient complètement disparues. Je me sentais terriblement excitée à l’idée de savoir que ces bracelets allaient être reliés les uns avec les autres, permettant à celui qui le ferait de disposer à sa guise de moi. J’étais résolu à vivre cette expérience d’esclave, bientôt offerte à un maitre que dont je ne connaissais ni le nom ni le visage, mais dont j’attendais l’aboutissement de tout ces fantasmes, dont je serais sa Ô…

Je m’agenouillai en face du miroir comme exigé, les cuisses ouvertes sur ce ventre lisse depuis peu. Je suis plutôt une jolie fille : 1m70, 55kg, une silhouette sportive due à plusieurs années de compétition de gymnastique et d’athlétisme, des cheveux bruns et courts au carré et des yeux noirs avec un regard dur dixit ce qu’on me disait. Des seins généreux, fermes et de longues jambes. Seules mes fesses manquaient de rondeur. Puis je me suis bandé les yeux avec le bandeau fourni, et j’ai posé mes mains sur mes cuisses, paumes en l’air, dans la première position que j’avais à garder. Mon ventre était noué mais j’aimais être dans cette situation, même si je n’avais pas la moindre idée de ce qui allait m’arriver.

Les minutes qui suivirent me semblèrent des heures, et j’avais beaucoup de mal à me tenir immobilisée. Puis j’ai entendu la porte de mon appartement s’ouvrir, ce qui me fit sursauter. Mon ventre me faisait mal. Et enfin cette voix : « bonsoir Léa »

Aveugle, je sentais néanmoins la présence de A, accompagnée d’une eau de toilette aux flagrances raffinées. J’avais également reçu comme consignes de rester muette.

« Je suis ravi de te voir tel que je te l’ai demandé. Tu sais que tu peux tout arrêter comme nous l’avons convenu dans ton contrat, n’est-ce pas ? »

Sa voix chaude et virile me rassurait. Mes craintes se transformèrent en impatience de débuter mon éducation. J’essayais de ne toujours pas bouger, sauf pour opiner de la tête, seule forme de communication avec mon maître qui m’était permise dans nos échanges une fois que je lui avais demandé de m’éduquer et de devenir son esclave.

En effet, après avoir reçu les photos d’Emilie, j’avais laissé passer quelques jours sans chercher à rentrer en contact avec lui. Il ne m’avait pas relancée. Puis après des nuits agitées peuplées de demi-sommeil où j’étais attachée et prise de toutes les manières possibles, je décidai à franchir le pas. Je lui écrivais alors un mail très court « Souhaiteriez-vous m‘éduquer ? Votre dévouée Léa. »

« Très bien. Je vais donc t’immobiliser. Tu ne verras pas mon visage ce soir, ni tout de suite d’ailleurs. Au départ, je t’utiliserai ou te tourmenterai avec les yeux toujours bandés. Ce sera une preuve pour moi de ta confiance et de ta détermination à vivre tes fantasmes de soumission. Maintenant, mets-toi debout que je contrôle si tu as bien respecté toutes les consignes. »

Maladroitement, je me suis levé et j’ai écarté légèrement mes cuisses bien humides d’excitation.

— Tes bras dans le dos »

Puis il relia les 2 bracelets et probablement à l’aide d’une corde, me lia les bras au dessus des coudes jusqu’à les joindre. Ca me tirait douloureusement dans les épaules et je ne pu m’empêcher de lâcher un petit cri de douleur…

— Contiens ta douleur et tes cris. Tu ne fais que commencer ton dressage. Tu te souviens pourquoi je suis là, n’est-ce pas ?

Je m’en souvenais en effet et à nouveau le doute m’habitait, même si la situation me plaisait de plus en plus, maintenant que je commençais à être vraiment entravée.

***

2 semaines en arrière…Sa réponse fut très rapide et assez longue :

« Très chère Léa,

Sachez que rien ne m’aurait fait plus plaisir que ces quelques mots et j’accepte sur le principe. Maintenant nos relations vont changer radicalement, à commencer par le fait que je vais te tutoyer mais que la réciproque t’ait bien sur interdite. Je suis très flatté et touché par la confiance en moi que tu peux avoir. Mais avant que nous allions plus loin il est pour nous d’être sur de ce que nous voulons. Tout d’abord ta détermination à vouloir t’engager sur la voie de la soumission telle que tu l’imagines. C’est une route faite de contraintes, de tourments, d’humiliations et de renoncements, à commencer par celui des moments de plaisir, car seul moi déciderait de quand tu pourras en avoir. La première consigne est donc une interdiction totale de te caresser sans ordre de ma part.

Ensuite, il m’est indispensable que physiquement tu me plaises. Pour cela, tu vas m’envoyer 4 photos de toi : une dans la tenue dans laquelle tu es en lisant ce mail, une autre avec tes vêtements d’hier, la 3eme sera en maillot de bains et la 4eme en robe de soirée. On devra te voir des pieds à la tête, et bien distinguer ton visage. Cet envoi sera une première preuve de ton engagement.

Tu vas également créer un agenda en ligne par lequel je serais au courant de tes moindres faits et gestes, et dans lequel je placerai des rendez-vous où je pourrais t’observer, habillée selon mes directives. Par la suite, je planifierai nos rencontres sur cet agenda.

Tu n’es plus également libre du choix de tes vêtements. Sache que tes tenues vestimentaires seront progressivement basées sur mes gouts ou mes envies. Pour commencer, par l’envoi de ces 4 photos, tu accepteras également de renoncer aux collants et aux pantalons. Sache que ce ne sera qu’un début, car je suis très exigeant en ce domaine.

J’ai besoin de tout connaître sur ton intimité et ton expérience sexuelle. Tu vas donc répondre aux questions du document joint, par écrit, et tu le signeras avant de me renvoyer scanné. Dans ce document, tu trouveras également une liste assez longue de situations et tu m’indiqueras si tu acceptes ou pas de les vivre.

Les limites à cette relation seront les tiennes, tu indiqueras donc dans le même document une groupe de 2 mots, qui si tu les prononces, mettront un terme à notre relation et à ton éducation.

Tu m’enverras l’ensemble de tes coordonnées téléphoniques et postales.
Enfin, pour apaiser les craintes que tu dois naturellement avoir : tout les rapports sexuels que tu auras seront protégés et d’autre part, je te conseille de parler de cette relation à quelqu’un de confiance.

Le parcours et le statut que je te propose est exclu de tout tourment qui laisserait des marques définitifs. Je ne te demanderai qu’une seule chose qui sera définitive pour toi, mais je t’en parlerai plus tard.

Je suis très impatient de commencer ton éducation. Je suis intimement convaincu que tu feras une magnifique esclave.

A »

Chapitre III

J’ai lu le même à plusieurs reprises, et mon ventre chauffait au fur et à mesure de mes lectures…Je devais sortir de ma torpeur pour m’attaquer aux taches qui m’étaient assignée, car malgré encore pas mal d’appréhension, j’étais décidé à avancer. Tout d’abord l’appareil photo, et le manuel pour savoir comment utiliser la fonction retardateur. J’ai commencé par me prendre dans ma tenue du moment, c’est-à-dire en nuisette. Je dus m’y prendre à plusieurs reprises pour trouver une photo acceptable. Je ne voulais pas le décevoir. Ma tenue du jour était un jean moulant et une tunique, avec des ballerines, tout en noir, rien de bien sexy…Puis je me déshabillai pour enfiler mon petit bikini noir de l’été dernier. Quant à la robe de soirée, ce fut plus compliqué, car je n’avais qu’une petite robe noire d’été que j’avais porté à un mariage, mais j’ai du la repasser pour être à mon avantage. Le tout avec les seules chaussures un peu habillées que j’avais, avec des talons de 3cm…Rien de bien féminin non plus.

Je dus plus me livrer dans le document qu’il me demandait de remplir : fellation, sodomie, masturbation avec ou sans gode, expérience à plusieurs, avec une femme, menottes, chaines, cordes, bâillon…Je ne pus répondre à plusieurs questions car je ne connaissais pas les termes….J’ajoutai les « mots de sureté » (ciel bleu), je signai le document, le scannai puis je l’envoyai au milieu de la nuit, épuisée mais satisfaite. J’ai du réprimer une énorme envie de rassasier mon ventre humide étant donné que cela m’était interdit et je m’endormis quasi aussitôt.

Le lendemain matin, je me suis trouvé face à un dilemme : plus de pantalons ni de collants…J’avais bien quelques jupes mais pas de dim up et encore moins de porte jarretelles…Je me suis alors résolu à désobéir un peu en enfilant des collants puis profiter de ma pause déjeuner pour acheter des bas auto-fixant.

Le soir venu, je faisais un peu durer le temps pour pouvoir encore plus apprécier le moment de ma connexion. Ce soir là, un mail de A m’attendait dans ma boite mail :

« Ma chère Léa,

Je suis ravi de ton envoi. Je te trouve ravissante et j’ai le sentiment que le terrain pour faire de toi une esclave docile semble bon. Je vois que ton expérience est très limitée, mais ta détermination semble importante. J’espère pouvoir te conduire au plaisir auquel tu aspires. Je souhaite donc poursuivre comme tu as pu le comprendre. Tu vas prendre 3 photos de toi : une dans tes vêtements d‘aujourd’hui, la même où tu auras retroussé ta robe ou ta jupe jusqu’à la taille, et enfin une de toi entièrement nue, tête baissée. Enfin, je souhaite te voir mais pour toi il est encore trop tôt. Tu te rendras donc dans 3 jours dans un café que je t’indiquerai plus tard, de 18h à 19h, en sortant de ton travail ; Tu seras vêtue d’une robe noire, de chaussures plates assorties façon ballerines et de bas les plus blancs possibles. Tu prendras un verre en lisant. Surtout, ne cherche pas à me remarquer.

J’attends très photos par retour. Très bientôt, nous nous rencontrerons physiquement et je ferai de toi l’esclave que tu a envie d’être.
A »

Rompu au fonctionnement de l’appareil photo, je pris la première photo de moi dans ma jupe du jour que je portais avec un petit cache cœur assorti assez décolleté. Les regards que mes collègues avaient portés sur moi m’avaient émoustillée, et je prenais conscience que j’avais vraiment un physique attirant lorsque que je prenais le temps de me mettre un peu en valeur. Puis la deuxième photo, où je tenais ma jupe au dessus des cuisses, découvrant la culotte noire et les bas auto fixant. Ainsi, je montrais à mon maitre que je voulais lui obéir. En regardant plus tard la photo, je me suis dit qu’il fallait peut-être que je fasse quelque chose pour mes dessous. Enfin, la photo nue, tête baissée…Je l’ai reprise à plusieurs reprises, car je ne me trouvais vraiment pas attirante. En particulier à cause d’une toison pubienne un peu trop fournie à mon gout.

J’envoyais ces 3 photos avec un commentaire :

« Cher A,

Comme demandé, je vous soumets les 3 photos de votre future et dévouée esclave. J’accompagne ces images d’une confession : faute de mieux, j’ai du sortir ce matin en collants, ne disposant pas de bas dans ma garde robe. Une fois passé dans une boutique, je me suis changé afin de vous satisfaire.

Votre dévouée Léa »

La réponse arriva le lendemain « Pour cette fois je te pardonne. La prochaine incartade à mes consignes quelles qu’elles soient se soldera par ta première punition ». N’oublie pas notre « rendez-vous » d’après demain. D’autres instructions suivront après ce jour. A »

Le ton était plus sec, et je décidai de le satisfaire à 100%. En plus, je préférais porter des bas que des collants, ce qui allait me faciliter les choses pour ne plus porter que des robes ou des jupes. Je me mis en chasse d’une robe noire type business et de ballerines neuves. Je fus plus ennuyée par les bas blancs, mais je finis par en dénicher dans une boutique de mariage. Le jour du rendez-vous, une fois habillée tel que demandé par A., j’ai hésité à sortir. J’avais une conception assez neutre de la mode, et le mélange entre la robe noire assez droite, longue jusqu’aux genoux et des bas blancs me gênait, surtout avec les chaussures plates. Une sorte d’air un peu adolescent, voir enfantin. Mais résolue à obéir, je me suis rendu à mon travail comme telle, avec une seule question dans mon esprit : vais-je le satisfaire ? En tout cas, les regards de mes collègues hommes et même femmes me laissait penser que je ne laissais pas indifférent…

Le soir, j’étais à l’heure pile au café qu’il m’avait indiqué. Je commandais un kir, puis sortis mon ordinateur pour finir une présentation. Je n’avais que cette solution pour ne pas passer mon temps à épier la porte d’entrée et deviner qui pouvait être celui qui me faisait porter une telle tenue et à qui je songeais à me livrer. Je suis restée plus longtemps que prévu occupée par mon boulot puis je suis rentrée chez moi où un message de A. m’attendait :

« Chère Léa,

Je t’ai trouvé absolument ravissante aujourd’hui et je suis résolu à t’éduquer si tu le souhaites toujours. La prochaine fois je te rencontrerai physiquement. Je te communiquerai la date via ton agenda. Tu devras t’être épilée intégralement, y compris ton pubis qui doit être parfaitement lisse. Tu n’as pas à savoir pour le moment comment tu seras utilisée. La seule chose que tu dois savoir, c’est que cela se passera chez toi et que tu auras les yeux bandés. J’espère que t’abstiens toujours de toutes caresses car ton plaisir ne t’appartient plus. A »

C’est comme ça que je me suis retrouvé nue, ligotée et aveugle devant un inconnu à qui j’allais livrer corps et esprit.

Chapitre 4

Puis il me caressa délicatement : ventre, seins, fesses, dos…J’étais parfaitement envoutée. Je sentis son souffle dans mon cou, sur ma poitrine, puis sa main a glissé entre mes cuisses pour des caresses de plus en plus fortes. J’étais dans un état second : un inconnu me caressait et je n’avais pas d’autre choix que de me laisser faire. Mon ventre était trempé, chaud et j’avais envie d’aller plus loin, d’être prise par cet inconnu, de lui laisser l’entière jouissance de mon corps.

— Tu vas t’agenouiller et m’offrit ta bouche »

Sa voix était irrésistible. J’essayais maladroitement de me mettre à genoux avec les bras liés et le bandeau sur les yeux. Une fois en position, je sentis son pied forcer l’ouverture de mes jambes

— Ouvre-toi.

J’écartai les cuisses et les chevilles. La position était très inconfortable, même si la souplesse acquise après des années de sport m’aidait bien.

Je sentis qu’il passait derrière moi et qu’il bricolait sur les bracelets de mes chevilles. En fait, il avait fixé une barre entre mes 2 chevilles, me forçant ainsi à rester ouverte. La douleur montait dans l’aine. Puis il accrocha quelque chose au lien reliant les poignets. Il tira dessus, me forçant à me cambrer vers l’arrière et m’immobilisa en fixant ce nouveau lien à la barre qui m’écartait les jambes. Toujours à genoux, j’étais en extension à peu prés partout. Je savais qu’il m’allait falloir le sucer, et les rares occasions qui m’avaient été donné de prodiguer ce genre de caresses ne m’avaient pas spécialement emballé. En plus, dans ma position, je ne pouvais bien évidemment pas me servir de mes mains. La caresse serait entièrement buccale, ce que je n’avais jamais fait, mais je voulais à tout prix lui montrer que je serais à la hauteur.

D’ailleurs, dés que j’ai constaté mon immobilisation quasi-totale, j’ai docilement ouvert la bouche pour prendre son sexe le plus goulûment possible. Je ne me connaissais pas ce type de comportement de dépravé. J’avais l’impression d‘avoir dans ma bouche quelque chose de plus gros que ce que j’avais pu connaître. Il ne bougeait pas alors que dans mes souvenirs, le garçon bougeait plus que moi ! Là, c’était à moi de tout faire.

Malgré mes entraves, j’allais et venais autour de son sexe, avec application, jouant de la langue autour de son gland. Je n’avais jamais été aussi excitée par le fait de faire une fellation. Et là, à un inconnu, pire, à quelqu’un que je ne voyais pas. Ces pensées me firent redoubler d’ardeur et d’application, malgré les liens qui tiraient sur l’ensemble de mes articulations, des épaules aux chevilles. Le sentir durcir dans ma bouche m’excitait aussi. J’avais chaud, j’étais en sueur et la frustration de ne pouvoir fouiller me mon ventre pour me soulager amplifiait toutes mes émotions.

Il éjacula abondement dans ma bouche. Jusque là, je m’étais toujours débrouillé pour éviter d’avoir du sperme à avaler, mais là, je déglutis avec plaisir sa semence, en continuant de le sucer goulument, voir de l’aspirer.

— Nettoie-moi

Je redoublais d’efforts pour obéir, comblée d’avoir dans ma bouche ce sexe encore dur. Une fois qu’il a estimé le travail terminé, il s’est retiré de ma bouche. Je l’ai entendu refermer sa fermeture puis s’éloigner. Visiblement, il n’avait pas l’intention de me libérer pour le moment. Puis j’ai entendu le bruit d’un appareil photos. Prise d’un moment de panique à l’idée de me retrouver sur Internet dans cette posture, je me suis mise à gigoter. Il m’a rapidement rassuré en m’assurant que ces photos ne seraient qu’à notre usage. Il en profita pour fixer quelque chose à mon collier, et repris ces photos. Puis il a libéré mes chevilles et j’ai senti une traction dans mon cou. J’ai vu après sur les photos qu’une longue chaîne de métal avait été fixé au collier toujours à l’aide d’un cadenas.

Je me suis levée sans hésitation. J’en voulais plus. Je suivais tant bien que mal les tractions sur la laisse puis je me suis retrouvé allongée sur la table en bois de mon salon, les jambes dans le vide. Je les maintenais ouvertes, dégageant l’entrée de mon ventre lisse à la vue de celui qui me possédait. Ma position était inconfortable au possible avec mes bras liés dans mon dos. Puis j’ai senti un lien passé plusieurs fois sur mon ventre et un autre savamment enlacé entre mes bras et mon buste. Il serra ces cordes, me plaquant ainsi contre la table mais pris la peine de glisser un coussin sous mon crane. J’avais le souffle court d’excitation. Il pouvait ainsi faire ce qu’il voulait de moi.
Les photos reprirent. Je m’habituais à ne rien voir. Mon odorat et mon ouïe s’était renforcé. J’entendais alors A ouvrir mes placards. Pas d’autre bruit, à part mon souffle court. Malgré mes entraves, j’étais bien, heureuse d’être ainsi offerte. Puis une douleur fulgurante due à un pincement sec d’un de mes seins déclencha malgré moi un cri strident. J’avais honte, envie de m’excuser…La douleur repris de plus belle, mais je me suis contenu.

— C’est bien, tu peux être silencieuse malgré ce que je t’inflige. Je vais utiliser maintenant ton ventre. Comme tu n’es encore qu’au prélude de ton dressage, tu as le droit de te laisser aller aux orgasmes que tu auras. Plus tard, tu ne jouiras que sur mon autorisation, ou bien à celle des personnes à qui je te prêterai.

Puis à nouveau le bruit de la fermeture de son pantalon. Il saisit mes jambes et les posa contre sa poitrine. Ainsi dégagée, mon ventre l’accueillit sans peine, lubrifiée par mon excitation. Me sentir remplie effaça les troubles qu’e sa dernière phrase avait jeté dans mon esprit : prêtée ? Mais le plaisir était trop fort. Je n’ai pas la moindre idée du temps où il est allé et venu en moi, mais je n’avais jamais connu tant d’intensité dans un rapport sexuel. Je me laissai aller à des cris que je n’imaginais possible que dans les films pornos. J’ai joui de manière très intense et rapprochée. Quand lui-même fini par se répandre en moi, j’avais perdu toute notion de temps ou de douleur due aux liens, ivre de ce plaisir insoupçonné.

Il me laissa quelque temps toujours attaché, et malgré mon inconfort, je reprenais mes esprits. Puis il me détacha de la table et me remis à genoux, sans la barre.

— Ta disposition et ta détermination dépasse mes espérances. Je souhaite continuer à te dresser par la suite. Je souhaite donc te revoir, mais tu ne verras toujours pas mon visage. Je vais détacher tes poignets et tes bras, mais tu n’enlèveras ton bandeau que lorsque j’aurais quitté ton appartement ; la clé des cadenas est sur la table. Es tu d’accord ?

J’approuvais d’un hochement de tête, heureuse de ces mots.

— Très bien. Tu recevras les photos demain et de plus amples instructions pour la suite plus tard. Mais à partir de maintenant, en plus des pantalons et des collants, tu n’es plus autorisée à porter de culotte, en toutes circonstances, exceptée lorsque tu n’es pas utilisable. Ta garde robe sera prochainement adaptée à mes gouts et à ce que je veux faire de toi. Je laisse ici un sac contenant divers accessoires nécessaires à ton éducation, mais en aucun cas tu ne l’ouvriras. Et lorsque tu es seule chez toi, tu vivras entièrement nue. Prends bien garde à être toujours lisse, sinon, ta première punition arrivera vite. Est-ce clair ?

Nouveau hochement de tête. J’avais vécu un moment d’une extrême intensité, particulièrement au niveau sexuel. J’avais atteint des niveaux de plaisir que je ne soupçonnais pas. Je n’arrivais pas à savoir pourquoi : être prise par un inconnu, être immobilisée pendant l’acte, le satisfaire…

Il me baisa le front et me libéra les poignets, puis sortit de mon appartement en silence. Je ne sais pas combien de temps je suis resté nue et à genoux dans mon salon, savourant les instants que j’avais vécu. Je me résignai à quitter le bandeau. Sans aucune inquiétude, je trouvais la clé des cadenas sur la table, mais je me refusais à quitter ces accessoires qui étaient pour moi synonyme de mon plaisir. J’ai donc décidé de conserver ces entraves autour du cou, de mes poignets et de mes chevilles. Je suis allée me doucher, longuement, luttant pour ne pas glisser ma main ente mes cuisses. J’étais sur une autre planète, toujours enivrée par ce nouveau plaisir. Je n’avais pas complètement réalisé ce que je venais de faire, mais j’étais résolu à faire tout ce que A m’imposait.

A commencer par être nue chez moi. Malgré ma pudeur naturelle, cela ne me déplaisait pas. Je m’imaginais être ainsi prête à une arrivée impromptue de mon dresseur comme je me plaisais à l’appeler. Cette nudité par contre m’excitait quasiment en permanence et je devais lutter pour ne pas désobéir.
Je réalisai aussi que je ne pouvais plus porter de culottes. Une séance de shopping devenait urgente, pour disposer de plus de 3 jupes. Je me rendis compte que A avait aussi fouillé dans le tiroir servant au rangement de ma lingerie et avait emmené la plupart de mes culottes et strings. Je n’en étais même pas choquée, car je ne voulais rien lui cacher. En plus, je me suis très rapidement résolue à être celle qu’il voulait que je sois, y compris au niveau de mes vêtements. De nature volontaire, je me disais que je n’avais pas trop pris soin de moi et de mon apparence ces derniers temps, et que, consciente d’un physique plus que favorable, une féminisation de ma garde robe me servirait par ailleurs.

J’étais plus gênée par être nue sous mes jupes ou mes robes. J’avais bien pris en compte que cette directive ne souffrait d’aucune exception. Donc cela signifiait dans la rue, au bureau…C’était complètement nouveau pour moi. Et à la salle de gym, quelles seraient la réaction des autres femmes, quand je baisserais ma jupe et me retrouverais le ventre lisse à l’air ?

Je me suis couchée ce soir là équipée ainsi de mes bracelets. Ma nuit fut hantée de rêves d’hommes sans visage tournant autour de moi qui était nue et enchainée.

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Commentaires

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jeudi 5 novembre 2009 à 11h09 - par  B

je confirme le commentaire précédent. C’est un excellent début. Vivement la suite avec de la perversité cérébrale et de l’humiliation publique...
bravo !!!!

mercredi 4 novembre 2009 à 19h29

Une très belle entrée en matière. Vivement la suite

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