Frédérique

Paranthése
mardi 24 juillet 2012
par  nathykara
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Présentation

De naissance je suis un homme, pendant mon enfance mes parents ayant souhaité une fille m’ont habillé, coiffé comme une fille jusqu’à mon entrée à la maternelle, je l’ai su grâce aux photos de l’époque, même mon prénom était prédestiné Frédéric.

Puis tout sembla rentrer dans l’ordre des choses jusqu’à mon adolescence.
Vers l’âge de douze ans je récupérais les catalogues périmés des « 3 suisses » « la Redoute »

« Quelle » que ma mère recevait et je découpais les modèles de robes, de sous vêtements qui me plaisaient.

J’étais souvent seul à la maison et je furetais dans les placards de ma mère, lui empruntais des affaires pour les porter, premiers travestissements, premiers émois.

J’avais beaucoup plus d’amies filles que garçons, ma sensibilité me rapprochait d’elles et de plus appréciaient ma compagnie, un garçon qui acceptait de les suivre des après midi durant faire les boutiques et qui plus est donnait des avis appropriés cela ne courrait pas les rues en 1973.
Arrive le moment du choix de l’orientation, l’obligation de quitter la petite ville de Provence pour aller suivre ses cours à la faculté, le début de l’indépendance, l’emménagement dans une chambre d’étudiant.
En 1975 physiquement j’étais plutôt mince, 1m70 pour 50 kg, les yeux bleus et des cheveux longs châtains arrivant aux épaules, souvent dans les magasins et dans la rue on me prenait pour une fille. Je passe sous silence les moqueries et railleries que j’ai dû supporter de mes camarades masculins.

Là encore en faculté je me suis retrouvé entouré de jeunes étudiantes.
Un jour en traversant un marché je me suis trouvé devant l’étal d’un marchand de lingerie qui proposait à des prix sacrifiés des ensembles de « grand-mères à très coquins » me voyant intéressé il a cru que je voulais faire un cadeau à ma petite amie et il m’a proposé une parure string soutien-gorge et nuisette à un prix défiant toute concurrence et tout à fait adapté à la bourse légère d’un étudiant .

Le fait d’accompagner mes amies faire les boutiques j’étais au fait des différentes tailles et il me fût aisé de lui demander des articles pouvant m’aller.

J’eus du mal à suivre les cours ce jour là, il me tardait de rentrer dans l’intimité de ma chambre et de pouvoir essayer mes emplettes.
Il m’est difficile de décrire les sensations d’excitation et de bien être que j’ai pu éprouver ce soir là.

Je recommençais à me travestir et j’y prenais énormément du plaisir, je me sentais bien.

Au fil du temps j’ai peaufiné ma garde robe, une de mes amies m’avait fait découvrir deux magasins de fripes ou je trouvais à petit prix mon bonheur, des jupes, chemisiers, robes et surtout les accessoires, sacs et chaussures.
Je me déplaçais avec deux grandes valises, une contenant mes effets masculins et l’autre ma garde robe, heureusement que mes parents n’étaient pas très présents car ils n’en ont jamais rien su et je naviguais entre le domicile familial et ma chambre toutes les semaines.

Basculement entre les deux genres

Je continuais à accompagner mes copines dans leur après-midi shopping et je notais bien ce qui m’intéressait et je revenais plus tard pour pouvoir l’acheter discrètement.

Un jour que je fouinais dans une friperie et que j’avais choisi plusieurs jupes et chemisiers je ne me suis pas aperçu qu’une de mes amies, Nicole était dans les cabines d’essayages et qu’elle s’était aperçu de mon manège, intriguée elle est restée cachée jusqu’à mon départ.
Ce soir là je décidais de ne pas aller manger au restaurant universitaire pour pouvoir faire mes essayages tranquille.

J’étais habillé en femme et me regardais dans le miroir lorsqu’on frappe à ma porte, c’était Nicole, lui signalant l’impossibilité de la recevoir elle se fait insistante et me signale sa présence dans la friperie, quelques menaces de divulgation au groupe de garçons me font fléchir et lui ouvre ma porte.

Une discussion un peu animée au départ et tout à coup je me suis effondré en larmes, je pensais que tout basculait, que j’allais vivre l’horreur, l’humiliation, les railleries des autres.

Nicole fût formidable, elle sut utiliser les bons mots, les bons gestes pour me calmer et me mettre en confiance, elle promit de garder le secret, en contrepartie je devais devenir son petit ami vis à vis des autres. Étonné, dans un premier temps j’ai accepté, et là elle aussi m’a confié son secret.
Elle n’aime que les filles mais m’appréciait parce que je ne les draguais pas.

Importunée constamment, si je devenais son petit ami les garçons la laisseraient tranquille.

Nous sommes devenus inséparables et tantôt chez moi, tantôt chez elle nous passions beaucoup de temps on s’entendait bien, avions beaucoup de choses en commun, les mêmes goûts.

Les vacances de pâques arrivant Nicole m’invite chez elle, mes parents ravis que j’ai une copine ne s’offusquent pas de ne pas me voir.
Nous voilà partis tous les deux dans ma voiture, cadeau d’anniversaire de mes parents, dans le coffre nos trois valises (celle de Nicole et les deux miennes) car il n’est pas prudent de laisser quoique ce soit dans les chambres universitaires.

Une fois arrivés, Nicole m’apprend que nous serons seuls car ses parents sont partis au ski et que nous pouvons profiter de la maison. Elle m’installe dans la chambre d’amis et me propose de prendre une douche.
Quelle n’est pas ma surprise lorsque je sors de la salle de bain, Nicole a ouvert ma valise et à sorti mes vêtements féminins.

—  Nous sommes seules ici, tu sais que je préfère les filles, tu vas passer ton séjour ici en fille.

Elle s’approche de moi, retire ma serviette, je me trouve nu devant elle, je rougis jusqu’aux racines de mes cheveux, me cache pudiquement.

—  T’est pas mal fichu, ça va être facile de te transformer en femme, habille toi avec ce que j’ai posé sur le lit et rejoins moi dans ma chambre.
Sur le lit je découvre un chemisier, une jupe, un ensemble soutien-gorge,string et mes chaussures.

Une fois habillée je la rejoins dans sa chambre et la trouve affairée à trier ses produits de maquillage.

—  Assois-toi devant la coiffeuse, je vais te maquiller.

En un rien de temps je ne me suis plus reconnu dans le miroir, Nicole m’a totalement transformée, je vois le reflet d’une jeune fille, cela me trouble énormément.

—  Nous pourrons même sortir après que je t’ai appris à marcher et les manières féminines.
S’exclame Nicole, satisfaite du résultat.

J’ai passé une semaine formidable, nous sommes même allés faire les boutiques en ville, tout s’est bien passé.

—  Nicole je ne sais pas comment faire pour te remercier.

— Moi je sais, mais il faut que tu sois d’accord, cela fait plus de trois mois que l’on sort officiellement ensemble, on se fait des bisous devant les autres, on se tient par la main, ce soir je voudrais que l’on partage le même lit. Je veux te rejoindre dans la chambre d’amis et passer la nuit ensemble, je suis tombée amoureuse de la fille que tu est devenue. Mais je ne veux pas te forcer.

Interloquée, je reste sans voix quelques instants.

—  Nicole, je ne peux rien te refuser, je ne me force pas, je suis bien avec toi, mais tu sais aussi que je ne suis jamais sorti ni avec une fille ni avec un garçon…

—  Je le sais, ne t’inquiète pas, nous nous laisserons porter par nos sentiments et s’il doit se passer quelque chose entre nous ce ne sera uniquement parce que on l’aura souhaité ensemble.

Tout en parlant elle s’est rapprochée et le baiser échangé à une toute autre saveur, passionné, rien à voir avec nos chastes bises d’avant.
Ce soir là nous avons perdu notre virginité ensemble, avons découvert nos corps, avons franchi un grand pas en avant.

J’étais devenue sa Petite Amie avec quelque chose en plus.

Depuis je suis restée habillée en fille, sauf pour aller voir mes parents et pour les cours, nous avons changé de ville et de faculté l’année suivante, un étudiant s’est inscrit mais une étudiante suivait les cours pour le plus grand bonheur de Nicole.

Nous avons vécu heureux pendant trois ans et un après midi de décembre 1980 un chauffard ivre à renversé Nicole.

Dure réalité, le monde du travail

Cette dure épreuve passée, le deuil accepté, je finis l’année commencée en étudiante, passai les examens en garçon et mon diplôme en poche me mit à la recherche d’un travail.

Pas facile, la conjoncture était cependant bonne mais la concurrence rude et virile.

Au bout de quatre mois je décidais d’élargir mes champs d’investigation, je parcourais tous les journaux spécialisés à la recherche d’une entreprise pouvant m’accepter.

Malgré toutes les lettres de motivations et les Cv envoyés pas de réponse.
L’ANPE me signale un salon sur Lyon ou des entreprises cherchant à recruter seront présentes et feront passer les entretiens dans la foulée si le profil du candidat correspond.

Lyon, c’est un peu loin, l’ANPE prend en charge le billet de train mais la somme allouée à l’hébergement est ridicule.

Je me rappelle qu’une amie de fac habite Lyon et y possède un appartement, nous nous entendions bien et sortions souvent avec Nicole.
Elle pourrait surement m’héberger, mais elle ne connaît que Frédérique la compagne de Nicole.

Je me torture l’esprit pendant un moment puis décide de me jeter à l’eau, je me changerais en garçon pour aller au salon et Élodie retrouvera la Frédérique qu’elle a connue en fac.

Sans hésitation Élodie accepte de m’héberger contente de pouvoir revoir une amie car elle se trouve un peu seule suite à son retour à Lyon, me proposant même de rester quelques jour.

Sentant que cela lui ferait plaisir j’accepte d’autant plus que cela me permettra de rester en fille pendant le séjour.

Je vous passe les péripéties pour quitter le logement familial, m’habiller en fille, me maquiller et prendre le train.

C’est une Élodie radieuse qui m’attend sur le quai de gare, comme deux vieilles copines nous ne faisons que papoter, passons vite fait le douloureux deuil, comme elle le dit si bien la vie continue et Nicole veille sur moi.

Au cours de la soirée elle m’apprend que le lendemain elle m’accompagne au salon, catastrophe comment je vais faire.
Dure nuit, à réfléchir, à essayer de trouver une solution, peu importe je reste en fille advienne que pourra.

Ce sont deux copines qui partent bras dessous au salon Lyonnais.

Les refus s’enchaînent, puis un recruteur me regardant bien, consulte son répertoire et note un numéro de téléphone.

—  Appelez cette société de ma part, elle devrait vous convenir, bonne chance.

Élodie est radieuse, elle à décroché deux essais dans deux boîtes Lyonnaises.

Le soir en lui expliquant mon entrevue elle positive et s’emballe

—  Demain matin tu appelle, tu peux rester ici tout le temps qu’il faut. Je suis seule ici et maintenant tout comme toi suis célibataire, ta compagnie est bienvenue.

Élodie savait que nous étions en couple avec Nicole et c’est vrai que je ne l’ai jamais vue avec un garçon pendant les années fac. Dans quelle situation me suis-je mise, advienne que pourra.

Il à été difficile de faire patienter Élodie jusqu’à neuf heures et demie, heure que je m’étais fixée pour appeler cette entreprise.

L’accueil téléphonique est très commercial, la personne charmante et attentive à qui j’explique ma démarche, celle-ci me demande de patienter.

—  Bonjour, Andrée S. je dirige cette entreprise que j’ai crée, hier soir M. m’a prévenue de votre recherche d’emploi et m’a dit le plus grand bien de votre CV et m’incite à vous rencontrer.
Êtes-vous disponible en fin d’après-midi ? J’ai un rendez-vous sur Lyon et cela permettrait de se rencontrer juste après, vers 17h30 au bar le Cintra, 43 rue de la bourse, ça vous convient ?

Élodie saute sur place, excitée comme une puce, me faisant signe de oui et qu’elle connaissait le bar.

— Oui, très bien sans problème, j’y serais comment vous reconnaître ?

—  La première arrivée signale au serveur que l’on a rendez-vous Société Transaveurs, à demain bonne journée.

Une fois l’appel terminé Élodie me saute dessus pour m’embrasser.

—  Super, je t’emmène ce soir en voiture c’est assez loin d’ici dans le deuxième arrondissement, je t’attendrai à l’écart, je suis très heureuse pour toi, pourvu que ça marche. Tu peux rester ici autant de temps que tu veux, j’en serais la plus heureuse, la solitude me pèse.

— Merci Élodie, tu es très gentille, j’accepte volontiers. Cependant j’ai un souci, je n’avais pas prévu de rester si longtemps et je ne sais plus comment m’habiller pour le rendez-vous.

—  Pas de souci Frédérique, j’ai une robe portefeuille qui doit pouvoir t’aller sinon au pire j’ai dégoté à Lyon une friperie comme celle que l’on écumait à Aix, viens.

Les essayages faits me voilà prête et fébrile dans l’attente de cet entretien.
Je questionne Élodie pour savoir si elle connaît cet établissement Le Cintra.

—  Ce restaurant, piano bar situé juste à côté de la chambre de commerce et à quelques pas du métro Cordeliers, est le repère des amateurs de musique classique, on y retrouve une clientèle très variée : les banquiers du quartier y côtoient les étudiants et les Lyonnais fidèles à cette enseigne de renommée ! Le Cintra a été construit dans les années 20, époque à laquelle il était d’usage que les hommes d’affaires se rejoignent autour dʼun verre. Aujourd’hui, le restaurant a fait peau neuve et les femmes, comme les hommes, peuvent y passer d’agréables moments.

C’est avec presque une demi-heure d’avance que nous arrivons sur le lieu de rendez-vous, l’ambiance est feutrée. Je signale à mon arrivée au serveur que j’ai rendez-vous avec la responsable de la société Transaveurs.

—  Pas de souci je connais très bien Madame S. nous sommes clients de Transaveurs, je la dirigerai vers vous, je vous sers quelque chose à boire Mademoiselle ? pardon Mesdemoiselles ?

—  Je prendrai un Perrier rondelle mais je m’installe à une autre table j’ai juste accompagné mon amie qui n’est pas de Lyon.

—  OK, mettez-vous là bas dans le coin vous serez tranquille, sans indiscrétion c’est pour un entretien d’embauche ?

—  Oui

—  Installez-vous dans l’autre coin vous serez à l’aise pour discuter et je vous sers à vous aussi un Perrier rondelle comme votre amie et je vous les offre en croisant les doigts.

Il part en nous adressant un clin d’œil, Élodie me fait une bise et me dit :

—  Merde

Cela fait vingt bonnes minutes que nous sommes là, chacune attablée dans un coin de la salle, une vue imprenable sur le magnifique piano à queue.
Des couples vont, viennent, des hommes d’affaires serviettes ouvertes discutent autour d’un verre, j’arrive à me détendre l’ambiance est conviviale.

Perdue dans mes pensées je ne l’ai pas vu arriver, une grande belle femme dans la quarantaine, un tailleur chic mais sobre, sa prestance en impose, elle sourit, me tend la main.

—  Frédérique P. ? Andrée S. je dirige Transaveurs.

—  Oui, enchantée.

—  Julien s’il te plaît un gin tonic.

Le serveur s’empresse de la servir, en repartant dans son dos il me fait à nouveau un clin d’œil et il croise les doigts.
Elle sourit, boit une gorgée et

—  Vous lui avez tapé dans l’œil, en trente secondes il ne m’a fait que des éloges parce qu’il me semble que vous n’êtes pas de Lyon, M. m’a fait parvenir votre CV.

Aïe, ça se complique, sur tous mes CV il s’agit de Frédéric P.

Je ne peux m’empêcher de rougir, j’ai du mal à répondre. Elle a toujours ce sourire, comme quelqu’un qui fait une bonne farce à sa copine.

—  Frédérique, (elle insiste bien sur la terminaison du prénom) cela ne me dérange pas outre mesure si vos capacités professionnelles n’en pâtissent pas. M. ne m’a pas menti sur votre beauté féminine, je suis prête à vous prendre à l’essai pendant un mois, rémunéré cela va de soi. Pouvez-vous vous loger sur Lyon ?

—  Oui, Madame, je suis chez une amie lyonnaise et elle m’a proposé de m’héberger si notre entrevue était concluante.

—  Oui, la charmante jeune femme assise là-bas dans le coin qui nous dévore des yeux depuis mon arrivée, non ? Julien m’avait prévenue, dites lui de nous rejoindre.

—  Heu, Madame c’est qu’elle n’est pas au courant de ma véritable identité, c’est une amie de faculté, c’est difficile à expliquer en deux mots..

—  Ne vous inquiétez pas, rien ne filtrera et cela ne modifie pas ma décision. Mademoiselle joignez-vous à nous.

—  Élodie A. enchantée.

—  Andrée S. enchantée, vous pouvez accueillir Frédérique chez vous pendant son mois d’essai ?

—  Oui sans problème, vous la prenez à l’essai, c’est super.

—  Mon ami M. qui l’a reçue au salon m’en a dit le plus grand bien, elle a du lui taper dans l’œil comme à Julien il n’arrête pas de tourner autour de nous. Notez moi votre adresse comme cela j’enverrai tous les papiers à signer, vous commencerez dans dix jours au début du mois.
Ah très bien, vous habitez à côté d’un de mes collaborateurs je lui demanderais de vous prendre en charge pour les trajets, nous sommes adeptes du covoiturage, nous essayons de préserver notre planète. Et vous mademoiselle Élodie, vous cherchez aussi un travail ?

—  Au salon j’ai décroché deux essais dans deux sociétés Lyonnaises.

—  Si ce n’est pas concluant contactez-moi, vous avez suivi la même filière que Frédérique ?

—  Oui, avec Nicole et Frédérique nous avons suivi le même parcours, oh pardon, Frédérique excuse-moi je n’arrive pas à m’y faire, Nicole à été renversée par un chauffard et est décédée juste avant les examens de fin de cycle.

Sur ce nous nous sommes quittés rendez-vous pris pour le début de mois à Transaveurs.

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