Douleur et reine

lundi 15 août 2011
par  deshna
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Cela faisait des mois que tu cherchais à me rencontrer. Enfin, le jour est arrivé. Minijupe, chemisier de soie, bas auto-fixants, hauts talons, collier ras du cou de fantaisie. Tu promènes tes yeux verts d’eau dans la salle de la brasserie avant de me repérer. Ton port altier et ta grande taille font que quelques regards suivent ta progression à travers les tables. Tu t’apprêtes à t’asseoir, lorsque tu te rends compte d’un détail. Un temps d’arrêt. "Puis-je… ?" Depuis le temps que tu me connais, tu es habituée à mes goujateries. Au début, tu pensais que je faisais cela dans le but de te rabaisser, puis, tu as compris qu’il n’en était rien. Il ne s’agit pas de chercher à m’imposer. Juste marquer la différence entre les personnes. D’un signe de tête, je t’indique de prendre place.

Le moment est arrivé. Tu plantes ton regard dans le mien. Tu veux savoir. Savoir si tout ce dont nous parlons depuis si longtemps est réel. "Les yeux ne mentent pas" a-t-on l’habitude de dire. C’est cette vérité que tu es venue chercher au fond des miens. Je soutiens ton regard sans ciller, longtemps. Très longtemps, une éternité. Tu finis par abdiquer, par baisser les yeux. Nous prenons un café et nous entamons une conversation qui semblerait bien anodine à qui l’écouterait. Nous ne traînons pas dans la brasserie, nous ne sommes pas venus pour passer la journée à faire causette. Au moment de te lever, je t’indique un sac au pied de ma chaise. Encore une de mes goujateries. Sans un mot, tu l’attrapes par la poignée et tu me suis.

Arrivés dans la chambre d’un hôtel proche, je te fais mettre en position d’attente. Aucune marque d’affection, ni baiser, ni geste. Faut-il en attendre d’un goujat ? Je passe mes mains sur tes vêtements, puis sous tes vêtements. Je presse tes seins sans insister. Je passe sur ta chatte. Malgré que je ne fasse que l’effleurer, elle est trempée. Je n’insiste pas. Je passe mes mains sur tes fesses. Tu crains une remarque de ma part. Une autre goujaterie, mais je ne dis rien. Cette rapide inspection terminée, je prends une chaise pour m’asseoir devant toi. "Enlève ton chemisier" Comme tu ne portes pas de soutien-gorge, tes seins en forme de poire sont exhibés dès que tu écartes les pans du chemisier. "Retire ta jupe" Tu défais la tirette de ta minijupe et tu la laisse glisser le long de tes jambes fuselées.

Il ne reste plus que tes bas et tes chaussures. "Présente tes seins" Tu passes les mains sous tes seins pour me les présenter. Je laisse passer quelques secondes. "Montre ton clitoris" Tu laisses retomber tes seins pour écarter les lèvres de ta chatte. Lorsque je suis satisfait de ton exhibition intime, je t’ordonne "Tourne-toi, penche-toi en avant écarte les fesses avec les mains" Tu t’exécutes sans attendre. Satisfait, je donne une légère claque sur ta fesse. "En position d’inspection" Pour la première fois, tu me vois plonger la main dans le sac. J’en ressors une paire de gants de chirurgien. Je les enfile avant de recommencer à te palper les seins. Avec plus de vigueur cette fois, les pinçant et les étirant entre mes doigts. Lorsque je caresse ton pubis, je te fais une première réflexion qui te rempli d’horreur "Ta chatte n’est pas assez lisse. Nous allons y remédier dans un instant." Ma main poursuit sa progression, cette fois mon doigt ouvre les lèvres de ton sexe. Je recherche le clito que je caresse sans vraiment insister. Je te sens nerveuse et tremblante. Mon doigt te pénètre avec facilité tellement tu dégouline. A cet instant, je te relève la tête et je plante de nouveau mon regard dans le tien.

Ce que tu y lis est beaucoup plus intense que la première fois. Presque violent. Tu as l’impression que mon regard pénètre ton âme comme mon doigt ton vagin. Tu ne peux le soutenir bien longtemps. Comme tes yeux quittent les miens, mon doigt glisse hors de ton vagin. Je passe derrière toi. Tu sens mes mains se poser sur tes fesses, les malaxer sans les pincer, les écarter. Tu sens un doigt se glisser le long de ta raie. Je franchis la porte de ton anus avec facilité. Je le fouille doucement sans insister. Lorsque je le retire, tu sens la cyprine dégouliner le long de tes jambes. "Retire tes chaussures et tes bas. Allonge toi sur le dos. Je vais m’occuper de ta chatte" Tu t’exécutes sans attendre. Cette fois je sors du sac une bombe de mousse à raser et un rasoir à lame. Je retire mes gants. Il ne me faut pas longtemps pour que ta chatte soie enduite de mousse. Je te rase à longs traits de rasoir. Le glissement de la lame sur ta chatte te fait mouiller de plus belle. Tu voudrais que je n’arrête jamais. La vibration s’étend dans tout ton sexe. Rien n’a encore été fait, et déjà tu es trempée. Une tache de cyprine orne déjà le couvre lit. Il en verra d’autres. L’opération est cependant rondement menée. Cela te désole un peu qui je ne m’y attarde pas plus. Tu as l’impression que pour moi, il ne s’agit que d’une opération mécanique. Tu ne sais trop comment réagir. Suis-je aussi maladroit ? Ou bien l’ai-je fait sciemment ?

Te laissant alanguie sur le lit, je m’empare de ton sac à main que je retourne sur une table. Tu es choquée de mon audace. Le sac à main d’une femme est quelque chose de privé. Je ne m’attarde pas à tout l’attirail qui en tombe. Je trouve ce que je cherche. Ton mini vibro. Je le lance sur le lit. "Masturbe toi. Interdiction de jouir" Quoi déjà ? Tes pensées viennent de basculer. Pour toi, les caresses viennent après la douleur ou pendant celle-ci. Je mets ton hésitation à profit. Je t’attrape par les cheveux et je te relève. "A genoux, mains sur la tête" Comme tu as horreur qu’on te tire par les cheveux, tu es prompte à réagir. En guise de bâillon, je glisse un manche de cravache entre tes dents. Sans attendre, je commence une leçon de morale. Je te parle de l’inconsistance qui est la tienne, de ton incapacité à te tenir à l’objectif que tu t’es fixé. Aucune critique sur ton aspect physique, alors que tu t’attendais à ce que j’en profite. Je te parle de la manière dont tu gères, très mal, ta violence. De ta capacité à faire du mal autour de toi sans même en être consciente. Je te reproche de croire en tes chimères. Que vivre sa vie, ne signifie pas piétiner celle des autres. Que ce n’est pas parce que des sentiments ne sont pas exprimés qu’ils ne sont pas réels. Je t’accuse d’impatience. D’être tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, inconsciente des dégâts que tu commets. Petit à petit, mon discours porte ses fruits. Tu commences à comprendre où je vais en venir. "Et pour tout cela, je vais maintenant te punir. Allonge toi sur le ventre…" A peine es-tu allongée sur le ventre, je te passe des bracelets aux poignets et aux chevilles avant de les relier aux quatre coins du lit. Tu me vois sortir plusieurs fouets du sac. Tu me pensais dépourvu de matériel, tu es surprise. L’un d’eux semble bien cruel. "Je vais d’abord t’échauffer le dos et les fesses avec le fouet canadien. Le justicier sera pour la suite." Rien qu’à le voir, le justicier semble bien porter son nom. Tu attends le premier coup avec un mélange de bonheur mêlé de crainte…

Avec le fouet canadien, je te prépare le dos et les fesses. Fait de 60 lanières, il est plus impressionnant que douloureux. Il offre l’avantage de pouvoir moduler les coups avec facilité. Quelques coups atteignent ta chatte et le haut de tes cuisses sans provoquer de douleurs excessives. Lorsque je le dépose, je te sens frémir. Le premier coup du justicier t’atteint dans le dos. Tu t’attendais à un coup de traverse, je l’ai donné dans la longueur du dos. Rapidement suivi d’un deuxième, puis d’un troisième. La douleur est cette fois bien présente. Elle monte en toi comme la marrée du Mont Saint-Michel. Elle ne tarde pas à te submerger. Tu mouilles de plus en plus. Lorsque les coups atteignent ta chatte, tu fais de petit bond, tirant violemment sur tes liens. Tu ne te rends compte que tes liens sont détachés lorsque je te retourne sur le dos. La douleur de ton dos et de tes fesses sur le couvre lit un peu rêche de la chambre d’hôtel ne diminue pas. Je te flagelle la chatte et le haut des cuisses. Tu t’offres à la douleur avec délectation. Le couvre lit est trempé à hauteur de ta chatte.

Je ne m’arrête que pour te prendre sur mes genoux. D’une main vigoureuse, j’entreprends de te fesser de plus belle. Tu mouilles toujours autant. Te rejetant sur le lit, je prends une longue cravache de dressage. Elle te cingle le dos laissant de belles traces à chaque coup. A nouveau retournée sur le dos, j’attache cette fois tes poignets à tes chevilles pour mieux exposer ta chatte. Les coups sont précis, douloureux. Ton clitoris est en feu. Tu t’abandonnes totalement à la douleur atteignant un endroit que toi seul connaît et apprécie. Tu pousses un cri de jouissance en même temps que tu éclabousses le lit d’un jet de cyprine. Tu t’écroules sur le côté. Vaincue, épuisée. Je détache tes liens et je marque une première pause.

Au bout de quelques instants, tu t’approches de moi telle une chatte réclamant les caresses de son Maître. Tu mets face à moi, suppliante de t’accorder une faveur. Je te permets de défaire mon pantalon. Tu ne tardes pas à prendre ma queue gonflée d’excitation en bouche. Je te laisse faire un long moment. Appuyant sur ta tête pour m’enfoncer au plus profond de ta gorge. Te prenant par les cheveux, j’interromps ton mouvement, je te jette sur le lit à quatre pattes. Sans attendre, je me glisse en toi. Je te baise avec force à grands coups de reins. N’allant pas au bout de mon plaisir, je me retire pour te prendre de plus belle par la voie royale du Maître. Tu sens ma queue s’enfoncer dans ton cul d’un geste sans appel. Je reprends mon mouvement de va-et-vient pour exploser entre tes reins. Je me retire te laissant pantelante sur le lit.

Après avoir repris tes esprits, tu te retournes vers moi. "Avez-vous d’autres surprises dans votre sac ?" me demandes-tu avec une flamme de provocation dans le regard. Il ne m’en fallait pas plus. Je sors un autre fouet. Un fouet à chienne. Déjà, tu es à quatre pattes sur le lit, la croupe offerte. Devant, une telle demande, je ne peux retenir mon geste. De nouvelles marques viennent s’ajouter sur tes fesses déjà bien rouges. Je te sens repartir vers les espaces où la douleur est reine. Elle t’emporte avec elle, comme un cheval lancé au galop.

Texte ancien écrit par mon Maître "Designer"




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