Les derniers feux d’un été 3

samedi 4 novembre 2006
par  Perpol
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Troisième partie

La troisième fois, c’est pour de bon

Il se sent d’humeur festive, se lève tout d’un coup et s’en va en quête de quoi se nourrir et de boire.

Dans un night-shop à bonne distance du lieu des exploits, il trouve du champagne, un vin rouge de qualité raisonnable et quelques victuailles. Un sac à la main, il sort du magasin et se met à errer comme auparavant.

Sa curieuse peine le lancine à nouveau : il ne sait ou aller ni à quoi penser. Comme il a appris à le faire, il cesse de penser et marche devant lui, les yeux rivés au sol.

Une fine pluie s’est remise à tomber et tout se remet en place, dans le monde comme dans sa tête, comme si rien ne s’était passé.

C’est donc avec surprise qu’il s’aperçoit, au bout d’une demi-heure, qu’il se retrouve devant l’immeuble de la dame.

Il décide de rester sur place. Il s’installe face à l’immeuble, sur le banc qu’elle occupait lorsqu’elle s’était mise à s’exhiber à lui, et il se met à déguster un coup de vin, ce qui lui réchauffe les os et les sens.

Après être rentrée chez elle, elle s’est précipitée vers la terrasse pour observer les mouvements du merveilleux clochard qui vient de l’honorer.

Au bout de quelques minutes, elle l’a vu s’éloigner sans un regard en arrière ni vers le haut. Elle est restée là, songeuse, s’est assoupie sur la chaise longue et a pris froid.

Elle ne veut pourtant pas se rhabiller, comme si la nudité lui convenait mieux que tout autre accoutrement.

Puis, elle est entrée dans l’appartement pour se réchauffer, s’est ouvert une bouteille de vin, a téléphoné au boulot pour dire qu’elle ne viendrait pas le lendemain, puis, après avoir longuement hésité à se laver, elle a décidé de s’autoriser à « rester dans sa crasse » sans avoir besoin de se justifier pour autant.

Elle pense avec beaucoup d’émotion à cet homme, à son odeur rance et, de curieuse manière, elle se sent très proche de lui.

Ensuite, elle retourne sur la terrasse et, à sa grande surprise, elle constate qu’un individu s’est installé sur la banc d’en face, et qu’il est occupé à boire. Elle est quasi certaine qu’il s’agit de son clochard, mais, la nuit étant tombée, elle n’en a pas la garantie absolue.

Elle se contente de l’observer longuement. Elle constate qu’il ne regarde pas vers le haut mais qu’il garde les yeux baissés, sauf aux moments où il boit. Il ne semble pas faire attention à elle, mais, pourtant, se dit-elle, il est revenu malgré tout ce qu’elle lui a fait subir.

Elle se sent profondément touchée par la présence de cet homme étrange et silencieux, et elle sait qu’elle ne va pas en rester là de ses avances.

Aussi, décide-t-elle de ré-enfiler sa jupette et son chemisier et d’aller le rejoindre.

***

Il ne lui fait ni bon ni mauvais accueil. Il ne lui dit rien, ni même ne la regarde vraiment. Il sait qu’elle est revenue et cela suffit amplement à son bonheur.

Elle s’est installée à ses côtés, n’en demandant pas plus.

Au bout d’un moment, il empoigne la bouteille de champagne qu’il a achetée et la lui tend, lui lançant un sourire – plutôt un ricanement – en coin.

Elle lui sourit et se met à débouchonner la bouteille, puis en fait péter le bouchon. Elle laisse dégouliner l’écume de champagne sur son chemisier. Le liquide se glisse entre ses seins et sinue vers son ventre.

Il s’est levé et s’est placé devant elle, lui a pris la bouteille des mains. Il s’est déboutonné la braguette et en a extrait son membre mou. Elle a compris son message et l’a saisi en bouche.

Il laisse couler de minces filets de champagne sur son pénis et elle les happe lorsqu’ils lui parviennent aux lèvres.

Entre-temps elle goûte l’odeur forte de son sexe sale, se mélangeant au champagne et cela lui fait tourner la tête. Plus elle tête son sexe, plus elle boit et plus elle s’excite et le suce avec ferveur.

Elle s’y prend tant et si bien, qu’il finit par bander. A ce moment-là seulement, il s’octroie une large rasade de champagne, comme pour s’en féliciter.

Du reste, il la laisse le besogner un long moment sans éjaculer la moindre goûte de sperme, après quoi il lui retire le sexe du museau et se rassoit à sa place.

Le voyant assis, le sexe érigé, elle se lève, se déplace vers lui, le chevauche et s’empale lentement la cramouille sur son zob tendu. Ils sont ainsi installés face à face, l’un dans l’autre, habités d’une passion indescriptible l’un pour l’autre.

C’est alors qu’ils se regardent vraiment pour la première fois et que leurs lèvres se joignent pour un très long et très profond baiser. Ils savent l’un comme l’autre qu’ils viennent de tomber amoureux l’un de l’autre.

Puis, elle imprime de larges mouvements avec son cul, tordant le chicon de son compagnon qui persiste à ne pas venir.

Elle soulève ensuite son bassin et s’empale le fion sur son membre. Il ne bronche pas, mais la pénètre le plus profondément possible. Elle serre les dents, de mal et, à la fois, de plaisir, puis remue sauvagement du bassin.

Au bout d’un long moment, n’y tenant plus, il finit par lui cracher son sperme dans le trou du cul.

Puis il se renverse en arrière, ferme les yeux et se met à rire, d’abord sourdement, puis aux éclats, tout en la pressant contre lui.

Elle se pelotonne dans ses bras, pleurant d’un bonheur éperdu. Ils savent tous deux, avec une toute soudaine et étonnante certitude, qu’ils se sont rencontrés pour ne plus se quitter.



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