Une nuit

samedi 15 mars 2003
par  Christine Arven
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Le milieu de la nuit. Je suis dans un lieu sombre, transpercé d’éclairs de lumière qui tournoient. Une musique forte, puissante, envoûtante dont les accords sourds et sensuels se propagent en pulsations au creux de mon ventre. Un endroit un peu particulier propice aux rencontres éphémères.

Autour de moi des gens qui dansent se laissant porter par la musique. Des femmes, les fesses découvertes et les seins offerts, leurs corps ondoyant au rythme de la musique. Autour d’elles, des hommes, la chemise ouverte sur leur torse transpirant, les caressent du regard, les frôlent par intermittence du bout des doigts, du bout des lèvres. Des corps qui se rapprochent, insensiblement, se touchent, s’éloignent, reviennent, se cherchent, ondulent les uns contre les autres. Des hommes et des femmes qui dansent au rythme du désir qui monte et emplit ce lieu de sa présence.

Je me laisse emporter à mon tour par la musique, envahir par elle. Je me sens bien. Les boutons de mon corsage sont dégrafés, laissant libre mes seins. Seul, un unique bouton retient encore ma jupe qui tournoie autour de moi découvrant mes jambes, mon sexe. J’ai conscience des regards qui se posent sur moi, me détaillent, me désirent et je m’offre à ce désir. Je sens des mains se poser sur mes épaules, descendre le long de mes bras faisant glisser dans le mouvement mon chemisier. Je suis maintenant torse nu, mes seins exposés au regard, aux caresses aussi....

Je regarde un couple devant moi. La femme est appuyée de dos contre l’homme et leurs corps tanguent un contre l’autre. Les mains de l’homme se promènent le long de son corps, sur ses seins, son ventre. Elle, a les yeux fermés et balance son bassin contre le bassin de l’homme et je devine à la crispation de ses mains la tension que ce lent mouvement fait naître en lui. Elle est belle ainsi. Désirable dans son abandon. Je m’approche et pose ma main sur son sein, le caresse. Elle ouvre les yeux et me regarde. Me sourit. Connivence. A son tour, elle avance ses mains et m’attire vers elle. Nos seins se frôlent. Sa bouche se pose sur la mienne et nous échangeons un léger baiser. Nous sommes maintenant face à face, dansant sur le même rythme, accordant nos mouvements..

Je sens le désir pour cette femme m’envahir de plus en plus. Et je sais qu’elle aussi éprouve le même désir pour moi. Mais nous faisons durer cet instant plein des promesses des plaisirs à venir.

Un étroit escalier dont nous gravissons maintenant les marches.
L’endroit est encore plus sombre. La musique plus discrète, moins envahissante laissant place à d’autres accords plus profonds. Des sièges tout autour, des fauteuils profonds. Je distingue dans l’obscurité ambiante des corps nus, des couples qui se caressent. Au centre trône un large canapé rond sur lequel plusieurs couples s’ébattent.

Ma compagne me prend la main et me guide vers celui-ci. Nous restons un moment à regarder le ballet de ces corps nus qui s’emmêlent, se mélangent unis dans un même plaisir des sens. Hommes et femmes mélangés. J’ai envie aussi de participer à cette danse des corps, me laisser entraîner par elle comme tout à l’heure par la musique. Plaisir, sensualité. Sensations qui m’enivrent. Je m’avance. Mes mains caressent des sexes d’hommes, de femmes. Je ne sais pas et d’ailleurs quelle importance. Mes mains glissent le long de cuisses dont certaines ont la douceur de la soie. Devant mes yeux, toute proche, une main de femme aux ongles écarlates serre entre ses doigts dans un va et vient enivrant, un sexe d’homme gonflé de désir.

Halètements, gémissements.

Le vertige me saisit, me fait vaciller. Jouissance des sens. Plaisir charnel. Plus rien d’autre n’existe. Plus rien d’autre n’a d’importance. Je sens mon corps qui bascule....

Mais ma compagne de tout à l’heure m’attire en arrière, m’éloigne de ce spectacle. Nous sommes maintenant elle et moi dans une pièce plus petite dont le sol est entièrement recouvert de coussins moelleux. La lumière est diffuse, sombre. Nous fermons la porte derrière nous mais nous savons que derrière une des parois recouverte de vitre des regards vont nous observer. Nous ôtons rapidement les derniers vêtements qui nous recouvrent encore.

Je la regarde qui s’allonge et tendre les bras vers moi. Son corps est pâle dans l’obscurité ambiante. Ses jambes sont largement écartées offrant à mon regard son sexe à la toison blonde qu’elle a soigneusement épilé découvrant ainsi ses lèvres charnues et son clito qui déjà palpite de désir. Je m’agenouille entre ses jambes et l’effleure d’un rapide coup de langue humant avec délice les effluves suaves qui émanent de son corps. Mes mains, ma bouche parcourent son corps, m’attardant sur ses seins qu’elle a assez petits, sur ses tétons qui se dressent et se tendent sous le baiser de mes lèvres, son ventre, ses hanches larges.

Sa peau est veloutée, souple, chaude. J’aime cette sensation. Nulle aspérité, nulle rudesse. Tout est douceur, rondeur....Elle aussi me caresse, soupèse mes seins dans le creux de ses paumes, parcourt lentement mon dos, mes fesses. Je m’avance davantage. Mes lèvres se posent sur ses lèvres si douces à la saveur sucrée. Nos langues se cherchent, se mêlent. Nous échangeons un long baiser qui déjà nous fait frémir de désir. Nos corps se frottent un contre l’autre et je sens ses seins s’écraser contre les miens. Sa chatte est contre la mienne. Elle fait aller et venir son ventre contre le mien mêlant sa toison à la mienne. Une de ses jambes se glisse entre les miennes, les écarte, monte jusqu’à mon sexe, s’y appuie, le frotte.

Nous nous découvrons ainsi un long moment retardant encore le moment de découvertes plus précises. Nous jouons de nos corps, de notre désir que nous attisons avec des caresses à peine esquissées. Rions de nos émois. Nous embrassons à perdre haleine.

Ma main descend le long de ses jambes, s’immisce à l’intérieur de ses cuisses, remontent pour atteindre son sexe. Lentement, je fais glisser un doigt entre ses lèvres, les écartant légèrement, m’imprégnant de leur humidité. Elle s’offre à ma caresse et commence à gémir doucement de bien-être. Mes doigts remontent sur son clito. Je le prends entre mes doigts, le pince doucement, tire dessus. Elle gémit plus fort. J’insiste faisant tourner mes doigts autour, le mouillant de son jus. Je le sens qui se dresse, durcit. Je redescends entre ses lèvres et commence un mouvement de va et vient, très lent, très ample. Un mouvement de plus en plus précis, profond. Un de mes doigts s’enfonce en elle. Je le fais tournoyer en elle, l’ouvrant davantage, avant de ressortir pour mieux m’engouffrer à nouveau. Je la sens couler sur mes doigts, les inonder de son suc et cette sensation décuple mon désir.

Je ressens au fond de mon corps les spasmes de plaisir qui la font tressaillir. Elle écarte encore davantage ses jambes s’offrant complètement à ma caresse. Toute ma main la caresse maintenant et je regarde son corps se tendre, se cambrer. Ses mains sont sur mes seins qu’elle presse, insistant sur mes tétons qu’elle griffe et pince doucement déclenchant en moi des ondes de plaisir qui transpercent mon corps et se propagent jusqu’à mon sexe. Je la sais au bord de la jouissance comme je le suis moi aussi.

Je ralentis mon mouvement, ne fait plus que l’effleurer, à peine un frôlement de mes doigts. Tout son corps frémit, me supplie de continuer. Le plaisir est si proche....

Mais elle tourne soudain sous moi. Son visage est maintenant entre mes cuisses qu’elle écarte et je sens sa langue m’effleurer et commencer à me lécher.

Ma tête remonte vers ses seins que j’ai envie de téter. Je mordille doucement ses tétons, les aspirent pendant que ma main est toujours enfouie dans le creux de son corps, mes doigts s’enfonçant loin en elle, lui arrachant des cris de plaisir. Son corps se cambre. Je sens le plaisir monter en moi. Un plaisir contre lequel je ne peux lutter. Sa langue est enfoncée en moi, me pénétrant tel un sexe d’homme. Toute sa bouche m’aspire. Je sens mon plaisir couler dans sa bouche. Ma bouche redescend le long de son ventre. Ma langue lape et se délecte des gouttes de transpiration qui coulent au creux de ses hanches, de son nombril. A mon tour, j’enfouis mon visage en elle. Ma langue est sur son clito, comme la sienne est sur le mien. Nous ajustons nos mouvements. Nos langues s’agitent à l’unisson. Je la lèche et elle me lèche. Ma langue s’introduit en elle et elle introduit la sienne en moi. Les mêmes mouvements, les mêmes plaisirs, les mêmes sensations que nous partageons et qui nous font haleter, nous électrisent. Je savoure sa douceur, le goût sucré de son sexe.

Mes sens sont exacerbés par les senteurs délicates et suaves de sa chatte qui me font défaillir de plaisir. Nos corps se cambrent soudain, se collent davantage un à l’autre et notre jouissance, telle une fontaine intarissable, jaillit au même moment, à l’unisson, dans un même cri. Je bois à sa source et elle boit à la mienne, insatiables, mêlant nos sucs odorants. Nous retombons côte à côte le corps tremblant d’émotions partagées.
Heureuses…




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