Le Renard - 6

Chapitre 6 : HELENE
mardi 1er juin 2010
par  Isatitou
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Chez elle, le jeudi soir, des réflexions excitent et angoissent Madame la Commissaire Hélène Legs.

*****

Sûr, un des hommes présents à cette soirée d’anniversaire chez les Finger est Le Renard !

Demain la visite médicale va le démasquer. Mais comment le Docteur va-t-il faire pour faire bander les suspects ? Peut-être vaudrait-il mieux une séduisante Doctoresse en mini jupe et décolleté ? Mais la procédure sera-t-elle alors légale ? Et au procès, le visionnage par les jurés de la vidéo apportant la preuve de l’énorme évidence du coupable, ne risque-t-elle pas d’entraîner gène ou ricanements ?

Mais pourquoi avoir rendu les objets volés ? Et s’ils étaient tous de mèche ? Mais alors là, aucune bitte phénoménale à la visite médicale, mais un bide énorme pour ma carrière !

Mais pourquoi donc il a fallu que cette enquête me tombe dessus ? Qu’est ce que je leur ai fait ou pas fait à toute cette bande ? Tiens qui sonne chez moi à cette heure ?

*****

A peine la porte ouverte, une montagne ceinture Hélène Legs, lui appliquant un linge imbibé de chloroforme sur le nez.

*****

Il fait noir, où suis-je ? Mes yeux sont pourtant ouverts ! J’ai un bandeau sur les yeux. Je suis allongée sur le dos sur le lit. Me relever impossible, je suis liée bras et jambes écartés ! Crier impossible, j’ai la bouche scotchée ! Un objet froid et lourd touche mon nombril, je suis nue ! Il remonte mon ventre passe entre mes seins. Le voilà maintenant sur mon cou caressant mes carotides palpitantes. Il fait un détour sous mon oreille avant de passer sur ma bouche bâillonnée. Cette odeur, je la connais, c’est celle du lubrifiant de mon arme !

Le canon pointe sur ma bouche, s’en est fini de moi ! Non il reprend sa marche macabre et descend vers mon sein gauche. Il titille mon téton. Le contact froid, la peur, je ne sais, mais mon mamelon se dresse d’une folle arrogance ! Le canon de mon Smith et Wesson capuchonne le bout de mon sein. Il va en finir avec cette extrémité de plus en plus effrontée et la foudroyer. Il recule étirant mon sein. POP !

Non, mon arme ne possède pas de silencieux. C’est mon téton qui soudainement vient de se dégager du fût du canon ! Le revolver caresse maintenant mon autre sein, provoquant son érection. Là encore le canon emprisonne mon dur téton. Il ne veut pas me briser le cœur, mais me transpercer le poumon, me faire souffrir d’une lente agonie ! POP ! De manière tout aussi bruyante mon téton turgescent vient d’être libéré. Vraiment, mes bouts de sein jouissent d’une même POPularité !

Voici maintenant mon Smith et Wesson sur la dernière partie érectile de mon corps : mon clitoris. Il bande et pénètre le canon ! Mais il n’a pas la forte stature de mes mamelons donc cette fois ci pas de musique...POP. Mon arme, lentement s’insinue dans ma chatte trempée. La partie gâchette a disparu, seule la crosse reste à l’extérieur.

Le canon pointe durement sur le col de mon utérus : « Orifice de Mort », avec ses monstrueuses ogives calées dans le barillet, en vis à vis avec « Orifice de Vie », avec ses microscopiques ovules nichées dans les ovaires !

Sans violence, mon arme va et vient dans mon vagin. La mire du canon frotte de plus en plus contre sa paroi antérieure. Que se passe-t-il ? Une sourde chaleur m’envahit ! Le Smith et Wesson fourrage de plus belle dans ma foufoune. Les muscles de mon vagin se contractent, je ne peux m’empêcher de bander mes abdominaux.

Un jet de cyprine gicle, puis un autre, puis encore un autre, j’asperge tout ! Mon Feu métamorphose ma féminité en Fontaine !

Une langue coure sur mes cuisses, mon ventre, sur les traces de cette averse orageuse qui m’a chavirée. Elle lippe les gouttes de cyprine prisonnières de mes poils pubiens. Une bouche se pose au bas de mes lèvres vaginales et se désaltère à ma fontaine qui doucement s’épanche encore. Rassasiée, elle dépose un baiser sur mon bourgeon gonflé d’envie. Et quel baiser ! Sa langue tout en douceur chaloupe langoureusement. Langue de velours qui me cajole, qui m’emprisonne de délices, me frisonne, m’excite, me pavane d’extase.

Je jouis, parcourue de convulsions de plaisir. De nouveau une fontaine de jouissance inonde tout alentour. J’image mon amant, la bouche grande ouverte, avide de gober plein de mon nectar. Son visage, ses cheveux, complètement détrempés ruissellent. J’éclate de rire alors qu’il me libère la bouche. Les derniers éclats de fou rire dissipés, sa bouche amerrit sur la mienne. Nos langues s’arriment l’une à l’autre en une sublime union rimant avec divine communion.

Quelque chose de chaud, long et lourd palpite contre le haut de ma cuisse. C’est la monstrueuse bête du Renard ! Je ne suis pas surprise. Qui d’autre aurait osé venir chez moi ce soir ? Qui hante mon esprit depuis 6 jours ? Sa bouche toujours unie à la mienne, sa queue lentement m’écartèle, sur toute la profondeur de mon puit d’amour. Cette énorme présence en moi : quelle folle sensation !

Je ne ressens pourtant aucune peur envers ce puissant organe qui pourrait me perforer. Là, ligotée aux pieds de mon lit, j’étincelle telle une chandelle qui inexorablement attire ce beau papillon aux yeux de renard ! Les lents et attentionnés va-et-vient me le confirme : Renard tu es amoureux de moi ! A chacune de tes tendres pénétrations mon clitoris frotte sur ta verge dure, entraîné qu’il est par ma vulve distendue au maximum. Renard tu vas brûler tes ailes ! Ne vois-tu pas que ma flamme chancelle ? Non, tu spirales amoureusement autour d’elle !

Puissamment tu jouis en longues et chaudes saccades et souffle la chandelle.

JE JOUIS, JE RUISSELLE, JE T’AIME !

Nous restons là, longuement enlacés, le cœur battant la chamade à l’unisson.

Puis avec force bisous tu te détaches de moi, délies ma main droite et t’en vas. De ma main libre s’arrache mon bandeau. Trop tard la porte de ma chambre se referme. Je bataille comme une aliénée pour défaire mes liens. La vache de Renard sait faire les nœuds ! Enfin libre je saute du lit et me précipite au salon. Personne !

Avec horreur mon regard se pose, au sol, sur l’étui vide de mon Smith et Wesson. Je retourne dans ma chambre. Inspecte partout, rien ! Je fouille fébrilement le reste de mon appartement, rien ! L’enfoiré m’a dérobé mon arme de service ! Je m’affale dans mon canapé, les yeux hagards fixant l’étui à mes pieds. Un détail me chiffonne. Je plonge la main dans l’étui et en retire…

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Poème : Hélène

*****

Le lundi suivant, Hélène Legs rend visite au Renard à la prison du Pontet près d’Avignon.

*****

— Bonjour Renard. Comment allez-vous ?

— Comme un prisonnier Commissaire Hélène.

— La plupart de vos victimes, ayant retrouvé leurs biens, ont retiré leur plainte.

— Pas vous !

— Vol d’arme de service ! Impossible de retirer ma plainte. Et l’assurance a maintenu la sienne pour tentative d’escroquerie.

— Comment m’avez-vous percé à jour ?

— Voyons Renard, vous le savez très bien. Vous avez signé votre dernier forfait.

— En effet vous êtes perspicace !

— Votre signature sur votre dernier poème, se singularise des autres signatures par un espace entre le « R » et « enard ». « enard » est l’anagramme d’André. « R » vaut phonétiquement Hair. Pouvez-vous m’expliquer votre motivation Monsieur André Hair ?

— Au départ, oui, je voulais escroquer mon assurance. Puis, lors de votre enquête chez moi, j’ai flashé sur vos yeux noisettes et vos boucles rousses. J’ai eu une irrésistible envie de jouer au chat et à la souris avec vous. Et en plus des vols en série camouflaient mon mobile.

— Et pourquoi vous êtes-vous arrêté en si bon chemin ?

— A quoi bon être amoureux d’une femme si on ne peut pas le lui dire ?

— Je l’avais compris. Et cela explique votre passage rapide aux aveux. Et votre femme dans tout cela ?

— Elle aussi nourrit une forte attirance en votre égard !

— Hein ! Elle est donc votre complice ?

— Oui, dans le sens où elle était au courant, non dans celui où elle ne voulait pas de tout cela. Et vous pourquoi ne m’avez-vous pas accusé de viol ?

— André, dans quelques mois, quand vous aurez purgé votre peine, venez chez moi, je vous montrerai. Et surtout n’oubliez pas d’amener avec vous Lydie. En attendant voici un début de réponse…

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Poème : D_Hélène

FIN

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Commentaires

mercredi 23 juin 2010 à 19h36

Ben elle a l’air de plus en plus sympa cette commissaire femme fontaine, et j’aime bien le Renard aussi ! C’est le plus court des épisodes dirait-on ! Mais est-ce vraiment FINI ? C’est vrai qu’il faut parfois changer de délire...En tous cas bravo, tu as de l’imagination et du style ! BIZZZZZZZZZZZZZZZZZ Martine

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