Le Chemin de l’enfer 9

9- Helène
mardi 15 février 2011
par  Claire Valmont
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Paris, Quartier du Temple : 18h30.

Je me nomme Hélène et j’ai vingt trois ans. Sébastien a voulu que l’on ai une discussion dans ce café. C’est vrai, depuis que l’on s’est installé ensemble, on ne se parle presque plus, comme si le fait de partager le même toit avait brisé quelque chose.

— Je te sens distante depuis quelques temps, qu’est-ce que tu as ? Me demande t-il en me sortant brusquement de ma rêverie. Tu veux que l’on aille à ce petit resto que tu aimes bien ? Ca fait longtemps qu’on n’y est pas allé !

— Oui, si tu veux, c’est une bonne idée. Après, on ira danser ? Lui demandais-je, sur la lancée.

— Oui, bien sûr, ça changera.

Une grande fille blonde passe au ras de notre table, traînant sur son passage une flagrance de Chanel. J’admire un instant sa démarche agréable, sa courte jupe plissée bat sur ses hanches. Ses petites bottines à talon mettent bien en valeur ses longues jambes fuselées. Sa silhouette ne laisse pas Sébastien indifférent et je le comprends très bien. Une petite pointe de jalousie m’irrite un peu, et je tiens à lui montrer :

— Je ne sais pas si on a bien fait de venir ici…

— Tu ne tiens pas à aller en boite ?

— Pourquoi, tu préfères qu’on fasse autre chose ?

— Je vais y réfléchir, excuses moi, je dois aller aux toilettes, je reviens tout de suite.

— Prends ton temps, on n’est pas pressé.

Sébastien se lève et disparait. Moins d’une minute plus tard, un superbe type en costume trois pièces vient s’assoir en face de moi et m’aborde carrément. Son allure nonchalante et son charme naturel freine mon envie de le rembarrer. Il me demande tout naturellement de sa voix chaude et sensuelle :

— Bonjour mademoiselle, je m’appelle Eric, je me permets de vous aborder, car je vous trouve ravissante, et si je vous laisse partir sans vous avoir demandé votre prénom, je le regretterais toute ma vie. Rongé par le remord, je serais obligé d’aller me jeter dans la Seine pour m’y noyer. J’espère que vous ne voulez pas avoir ma mort sur la conscience ?

Je suis obligée de sourire à sa façon un peu juvénile de me draguer, aussi je rentre dans son jeu :

— Si vous disparaissez maintenant, je me demanderais toujours si j’ai rêvé cet instant… Alors, ne partez pas tout de suite, en tous les cas, pas avant de m’avoir donné votre numéro de téléphone.

Je me surprends moi-même en m’entendant dire cela, mais son ton rieur et sympathique m’y ont un peu forcé.

— Comment vous appelez-vous ?

— Hélène.

— Alors Hélène, permettez moi de vous inviter à notre table, là, juste derrière.

— Je ne suis pas seule, mon ami est parti aux toilettes, il va bientôt revenir.

— Qu’à cela ne tienne ! Je vous invite tous les deux, D’ailleurs mon amie va bientôt revenir aussi d’un moment à l’autre.

— Votre ami ou votre amie ? Lui demandais-je, déjà un peu jalouse.

— Mon amie s’appelle Claire, mais nous ne sommes qu’amis, me rassure t-il, juste au moment où Sébastien refait son apparition, son sourire aux lèvres s’évanouit d’un coup en découvrant Eric à notre table.

— Enchanté, je me présente : Eric de la table d’à côté. Permettez-moi de vous y inviter, votre charmante fiancée a déjà accepté en attendant que mon amie, Claire, revienne. D’ailleurs, vous avez dû la croiser aux toilettes, n’est-ce pas ?

Sébastien balbutie quelques mots incompréhensibles et accepte finalement l’invitation. Nous nous installons à la table voisine en attendant le retour de son amie. Nous sommes à peine assis, qu’elle nous rejoint. Elle passe avec grâce entre Sébastien et Eric en me souriant, puis s’assoie à côté de moi sur la banquette de cuir rouge, en soulevant sa courte jupette sous l’œil intéressé des deux hommes. Je pense même qu’elle aurait pu la replier sous ses cuisses, mais peut-être préfère t-elle sentir le cuir sur sa peau ? J’avoue que je regrette un peu d’avoir mis un pantalon et je ne me sens pas de taille à rivaliser face à la classe naturelle de cette femme, qui pourtant se montre d’une agréable compagnie et d’une rare finesse, ses réparties pleines d’humour mettent nos deux mâles d’agréable humeur, chacun d’eux rivalisant d’ingéniosité pour accaparer son attention. Je me sens un peu bête entre eux trois. Eric nous propose de nous faire visiter son commerce, un Sex-shop, pas très loin d’ici. Je ne sais pas pourquoi, mais Claire et Sébastien semblent très emballés par la promenade. Eric insiste pour régler les consommations, tout en promettant à Claire de lui offrir une robe pour je ne sais quelle raison. Nous sortons du café, les deux hommes nous précèdent et discutent un peu devant nous, alors que Claire me prend le bras et tente de me rassurer sur les intentions d’Eric.

— Tu sais, je n’ai pas peur, mais on avait prévu de sortir avec Sébastien.

— T’inquiètes pas, on en a pas pour longtemps. As-tu déjà testé des Sex-Toy ? Me demande-t-elle à brûle pourpoint.

— Euh… Non… Enfin…

— T’en as un, mais t’oses pas me le dire !

— En fait, oui. Tu ne lui diras rien ? Avouais-je comme prise en faute par cette femme sûre d’elle et totalement libérée.

— Promis ! T’inquiètes pas, moi j’en ai toute une collection !

Et nous éclatons de rire toutes les deux comme des gamines. J’avoue que sa compagnie me fait du bien et j’oublie un instant ma vie par trop monotone de ces dernières semaines. Bientôt, nous arrivons devant la boutique. Eric, galamment, nous fait entrer. Je suis surprise un instant, car je ne m’attendais pas à cela. En fait, cela ressemble plus à une boutique de lingerie. Dans le fond, des étagères de films X, où s’attroupent plusieurs hommes. Un autre rayon attire mon regard, une multitude de gadgets y est exposée.

Après quelques catalogues de lingerie, Eric nous montre deux mini robes en latex noir au profond décolleté et dit :

— Allez les essayer derrière, on vous attend ici.

— Qu’en penses-tu ? Demandais-je à Sébastien, qui un peu gêné, me répond :

— Oui, oui, si tu veux, allez-y. Accepte mon ami, nous forçant ainsi la main, certainement emballé par le fait de nous découvrir toutes les deux dans ce plus simple appareil. Nous prenons les deux robes et Claire m’entraîne avec elle vers l’arrière boutique où elle me dit :

— Ici, nous serons tranquilles pour nous changer.

Nous passons derrière le rideau qui ferme la pièce. Je suis un peu contrariée de me déshabiller comme cela, au milieu de ce capharnaüm. Claire a déjà retiré son boléro. En me voyant indécise, elle me demande :

— Tu ne te changes pas ?

Avec un temps de retard, je lui réponds :

— Cet Eric, tu le connais depuis longtemps ?

— C’est une longue histoire, c’est un gars sympa, malgré son côté un peu rustre…

— Je ne le trouve pas rustre ! Me dévoilais-je.

— Il t’intéresse ?

— C’est-à-dire…

— Ca ne va pas, avec Sébastien ?

Décidément, cette fille est très fine et s’est déjà aperçue de notre dissension, je réplique , quelque peu sur mes gardes :

— Si, si, mais quelques fois on s’ennuie… Toute surprise d’avoir été mise à jour aussi vite.

— Ecoute, je ne veux pas me mêler de vos affaires, mais Sébastien est un gentil garçon, tu as le temps pour le larguer. Allez ! Changes toi, ils nous attendent…

Sans plus de cérémonie, elle déboutonne son chemisier, elle ne porte pas de soutien-gorge. Ses seins fermes et bien ronds sont bronzés, les larges aréoles rose foncé portent fièrement ses tétons durcis. Quelques marques zèbrent sa peau mais je n’ose la questionner.

— Qu’est-ce que tu attends ?, Enlèves moi çà ! Me commande-t-elle.

Lentement, je glisse mon top par-dessus ma tête. Pour rire, je le fais tourner au dessus de moi et le lance en avant, tout en dansant langoureusement. Puis, je détache mon soutien-gorge et le jette au loin de la même façon. M’imitant, la grande fille blonde se met à se dodeliner sur le même rythme en ondoyant des hanches et en se caressant les seins. Entraînée par son jeu érotique, je défais la boucle de ma ceinture et détache mon pantalon. En ondulant et face à elle et en la regardant droit dans les yeux, j’abaisse mon fuseau et me retrouve en petite culotte. Je continue à danser, prolongeant le jeu, en attendant que Claire retire sa jupette. Elle s’approche encore et vient se coller contre moi, nos seins se touchent presque, ses mains se placent sur mes hanches, nous ondulons ensemble un moment en rythme, sans doute habitées par le même démon. C’est drôle, c’est la première fois que je me retrouve à danser presque nue avec une autre fille et je mouille follement. J’ai même envie de la caresser, l’embrasser, la serrer contre moi, mais je ne le fais pas, de peur de briser cet instant et aussi parce que je suis intimidée par cette superbe fille. Pratiquement collée à moi, elle descend la fermeture de sa jupe qui glisse à ses pieds. Je découvre sa nudité et son pubis totalement rasé encadré par un minuscule porte-jarretelles blanc soutenant ses bas. Comme elle est belle ainsi, ondoyant lentement pour prendre la robe en latex qu’elle enfile. La matière s’ajuste à son corps et la moule parfaitement. Il ne me reste plus qu’à faire comme elle et passer ma robe, brisant ce court instant d’intimité. Rapidement, elle me prend la main et m’entraîne vers la psyché :

— Regardes ! On dirait deux sœurs ! Je te trouve très jolie. Me dit-elle en me prenant par le cou.

Elle est beaucoup plus grande que moi, une tête au moins. Ses yeux bleus me fixent dans la glace. Je remarque que mes seins débordent franchement du profond décolleté et tendent fortement le latex, y imprimant leur relief.

— Attends, il faut que l’on soit à égalité puisque nous sommes sœurs. Et sans prévenir, elle s’agenouille pour s’emparer de mon string qu’elle descend lentement le long de mes jambes. Pleinement consentante, je lève les pieds un par un pour faciliter le passage du fin tissu. En souriant, elle le fait tourner et le lance vers le reste de mes affaires. Nous pouffons toutes les deux de son numéro.

Sans plus de retenue, elle défait son porte jarretelle et enlève ses bas. Nous voici vraiment à égalité de charme…

— Viens, allons les rejoindre, déclare t elle avec autorité.

Nous franchissons le rideau et retournons dans la boutique où patientent les deux hommes. Quelques clients, retranchés dans la zone des films X nous observent avec un intérêt mêlé de curiosité malsaine.

— Vous êtes superbes, de vraies poupées d’amour, décrète Eric.

C’est la première fois que je me retrouve ainsi exposée en public, sans culotte, en mini robe décolletée jusqu’au nombril, seins offerts alors que plusieurs hommes sont là à me dévisager. J’en suis toute émoustillée et je sens une chaleur paisible m’assaillir lentement. Je constate avec plaisir que Sébastien me dévore des yeux. J’ai envie de lui dire que je suis nue sous ma robe et totalement trempée, mais je n’ose pas le faire de peur d’être ridicule. Je dois dégager une odeur de désir, car les deux hommes se sont rapprochés de moi, sous l’œil amusé de Claire. N’y tenant plus, Sébastien m’enlace et m’embrasse et s’autorise même à me peloter les seins par le décolleté, je me laisse faire, lascive, m’offrant à ses caresses sous les yeux observateurs des clients. Cela me fait tout drôle, surtout qu’Eric n’a rien perdu de la scène…

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Commentaires

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samedi 19 février 2011 à 11h51 - par  Crabou

Claire,

Je continue a apprécié l’ambiance de tes récits et en particulier la façon dont tu décris le plaisir que prend Hélène a se promener en rue nue sous sa robe moulante en latex. J’en suis même jaloux car pour un homme, difficile de faire la même chose. Il m’arrive juste de temps à autres de ne porter qu’un pantalon fesses nues et un long t-shirt comme ce fut le cas dans Paris début février. Sentir le vent froid caresser mes fesses......hhuummm !

J’attends la suite de ton récit car je suis intrigué par la longue tunique de Jo. Sert elle à cacher quelques marques laissées par un fouet ou une cravache ??

Je t’embrasse
Crabou

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