Les Origines de la Saga des esclaves au Château... (chapitre 03)

3. Année 1784 - Par le fouet et le fer rouge -
dimanche 21 octobre 2012
par  Marquis d’Evans
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Le matin est encore jeune, mais déjà une intense activité anime la cour intérieure du château. Installés dans l’une des ailes les plus éloignées de la noble bâtisse, le Marquis de Sade n’a cependant pas à souffrir des désagréments engendrés par cette activité de fourmilière. Il dort lourdement, sous d’épais édredons de plumes d’oie, encore enivré des délices et des bulles de champagne de la veille. Près de lui repose, alanguie, son esclave juliette. Tandis que sa comparse, justine, a été enchaînée à un anneau de fer, tout près de la grande cheminée dont la douce chaleur a légèrement coloré sa peau nue.

La veille, elles ont été ramenées du cachot où elles avaient été mises au repos, afin de venir aider au coucher de leur Maître. Même épuisé et passablement éméché, les appétits du Marquis étaient fort longs à se trouver pleinement assouvis. Ce soir là, tandis qu’il avait encore l’esprit échauffé par le supplice infligé à Ninon et par les danses lascives des deux africaines, il avait pris le temps d’enchaîner l’une pour la nuit et d’entraîner l’autre vers le lit douillet, dans lequel il avait encore trouvé l’ardeur de la fourrer longuement, en s’attardant surtout du côté anal de la femelle, avant que de trouver dans sa bouche l’ultime jouissance ayant précédé son plongeon dans un profond sommeil... Un ronflement régulier signale aux deux esclaves que leur Maître n’a pas encore terminé sa nuit. Justine se lève donc en douceur, afin de se préparer au réveil du Marquis. Car l’une comme l’autre n’ignorent pas que, dès son réveil, il exigera d’elles quelques services buccaux. Afin d’assouvir son érection naturelle et matinale, car elles savent très bien que leur Maître exige avant chaque lever du lit, une fellation profonde afin qu’il se soulage dans une bouche accueillante, de son sperme chaud. Et qu’elles doivent aussi nettoyer de leur langue experte, la verge du Marquis après chaque éjaculation et avant chaque sortie du lit et avant même que d’envisager la moindre collation matinale. Ceci est plus qu’un rite quotidien pour les femelles, c’est une obligation, une nécessité une absolue dévotion à leur vénéré Maître

...

Dans la cour intérieure, on s’affaire donc. Il s’agit de mettre en place le décorum nécessaire à la pleine réussite du programme établi la veille par Le Maître du Château. Sa Seigneurie Le Marquis d’Evans tient à ce que la cérémonie qui se prépare soit parfaite en tous points. D’abord parce qu’il ne peut imaginer qu’il n’en soit pas ainsi, mais aussi afin de montrer à son précieux invité qu’ils partagent le plaisir des mises en scène et le goût pour les punitions les plus humiliantes. Tout a été mis en place et les ouvriers se retirent maintenant, courbant l’échine et retirant leurs chapeaux de paille afin de saluer respectueusement leur Seigneur et Maître qui apprécie l’installation du haut de Son perron...

Au milieu de la cour, deux hauts poteaux ont été dressés, décorés chacun par deux paires d’anneaux, situés en haut et en bas des poteaux. Entre les deux poteaux, un chevalet a aussi été installé et près de celui-ci, grésille un brasero dont le foyer est entretenu par l’un des gardes du château. Comme à son habitude, Le Marquis d’Evans veille en personne à chaque étape de la préparation. Il a peu dormi, savourant les multiples projets qu’il va pouvoir échafauder en compagnie de cet ami si cher, de ce complice, de ce frère de plume et de passions qu’est pour Lui Donatien Alphonse François, Marquis de Sade.

Justement, le Noble ami arrive, traînant en laisse ses deux adorables esclaves, vêtues pour la circonstance d’un très fin voile de tulle qui ne cache rien de la nudité qu’il couvre.

Les Deux Marquis s’étreignent, tout à la joie de se retrouver à l’issue de cette courte nuit, tandis que juliette et justine s’agenouillent en silence derrière leur Maître. Pendant que Tous Deux échangent quelques propos anodins, le claquement de fouets détourne l’attention du Marquis de Sade... Du fond de la cour, approche un petit troupeau de femelles et mâles nus, tous portant au cou un épais collier de fer et menés tels du bétail par les fouets de deux gardes qui cinglent l’air juste au-dessus des têtes de la dizaine de créatures serviles qui avancent l’échine courbée.

— "Le plaisant spectacle que voilà !" s’exclame Donatien
— "Ce sont là les esclaves que je maintiens à demeure au Château", précise Le Seigneur d’Evans, "un petit troupeau trié sur le volet, de jeunes gens parfaitement dressés, afin qu’ils comblent le moindre des Mes Désirs... et désormais naturellement Les Vôtres, cher Ami !"
— "Vous me comblez Marquis ! Je ne suis là que depuis hier et, déjà, J’ai le sentiment d’être un habitué des lieux... Votre hospitalité est à nulle autre pareille et je me réjouis tout comme je m’honore d’être Votre obligé"
— "Vous ne l’êtes point, Marquis, j’y tiens ! Considérez-Vous en ces lieux comme chez Vous. Et si j’y agis en Maître, qu’il vous soit agréable d’y demeurer comme chez Vous. Voyez, nos esclaves se mettent en place. Les manants qui vivent au Château vont également venir assister à la cérémonie qui va suivre. Car je tiens à ce que Mes gens sachent qu’ici, nulle faute ne reste impunie et que je sais châtier de la plus inflexible manière le moindre manquement aux règles que j’ai fixées. Quant au marquage de la jeune Ninon, dont j’ai pu voir que ses douces rondeurs vous émoustillent, je tiens à ce que chacun sur mes terres sache qu’elle m’appartient et qu’elle ne trouve nul asile si, d’aventure, il lui venait l’idée saugrenue de vouloir échapper à son état"
— "Comme je vous comprends, très cher Ami ! Vous allez donc faire procéder à la flagellation de ces deux superbes négresses qui nous ont régalés hier soir de leurs lascives silhouettes ?"
— "Bien sur ! Il faut toujours rappeler à ces créatures que quels que soient les aises qu’on leur accorde, leur position servile demeure en tous lieux, à tout instant"
— "Certes ! Et le fouet est un bon aide-mémoire !"
— "Je ne vous le fais pas dire... Si j’ose philosopher un brin, chose peu aisée après une si courte nuit, que c’est la grande différence entre l’esclavage et la liberté. La plus remarquable qui se traduit ainsi : le corps de l’esclave répond de tous ses méfaits alors que l’Homme libre, fût-il au dernier degré de la misère, reste au moins Maître de celà".

...

Au fil de cette conversation, la vaste cour pavée s’est peu à peu remplie. Une foule de serviteurs et de paysans a été placée sur les côtés, tandis que le petit troupeau des esclaves se tient à genoux, sur deux rangs, en arrière des poteaux qui dressent leur sinistre raideur vers le ciel... Un lourd silence règne, soudain rompu par deux tambours battant lentement... Deux gardes frappant sur les peaux ouvrent la marche d’un petit cortège. Kilima et Njaro, les deux belles femelles à la peau d’ébène sont menées enchaînées. Leurs corps sont totalement nus et leur peau huilée, prête à recevoir le fouet, brille sous le soleil matinal, mettant en valeur leurs superbes poitrines, leurs épaules idéalement rondes, leurs dos parfaitement droits, se terminant par des reins fortement cambrés et une croupe saillante et charnue...

Venant derrière, Ninon est tout aussi nue qu’au jour de sa naissance, la pâleur de son épiderme de rousse, ses rondeurs marquées, sa gaucherie de timide jurent avec les formes élancées et la démarche féline des deux noires. Les trois femelles traversent la cour sous le regard à la fois curieux et anxieux des manants, mais surtout des autres esclaves, qui toutes et tous, savent qu’ils pourraient un jour prochain faire partie du cortège. Tandis que Ninon est attachée sur le chevalet, la forçant à ouvrir les cuisses et à s’installer de la plus inconfortable des façons, l’arête de ce "siège" mordant cruellement ses chairs les plus fragiles, les deux noires sont menées chacune devant un des poteaux de flagellation.

Leurs poignets sont liés aux anneaux les plus hauts et leurs bras hissés au-dessus de leurs têtes par la corde maniée par une poulie. Leurs pieds touchant à peine le sol, alors que leurs chevilles sont attachées aux anneaux du bas, tendant ainsi leurs dos et faisant plus encore saillir leurs croupes nues. Le garde faisant office de bourreau s’approche alors, tenant à la main, enroulé autour d’un manche, un long fouet à lanière de cuir, lisse, terminé par une mèche. Le fouet luit, préalablement huilé afin de lui donner le maximum de souplesse et afin qu’il gicle à l’impact sur la peau des suppliciées. Le garde se positionne derrière les deux esclaves punies. Il déroule lentement la lanière... puis cingle une première fois le dos de Kilima à toute volée ...

Les coups s’enchaînent, alternativement sur Kilima, puis Njaro... les deux esclaves se tordent dans leurs liens au fur et à mesure que la souffrance grandit, irradiant la totalité de leurs corps. Le garde qui applique la sanction est un expert qui sait provoquer les pires sensations sans toutefois abîmer les corps des esclaves préférées du Marquis d’Evans. Il s’arrête à chaque fois un bref instant entre les coups, afin de laisser monter la terreur de l’attente du coup suivant. Car il sait que c’est la meilleure façon de nourrir la crainte dans les esprits. Silencieuses au début, les esclaves ploient maintenant sous les coups... Elles se tordent dans leurs liens et Njaro se cabre sous l’impact, son bref cri de douleur presque couvert par les ahanements du garde qui donne de l’amplitude à chaque frappe et délivre toute son énergie aux mouvements de sa cruelle lanière.

Si les paysans et domestiques baissent le regard, les esclaves agenouillés gardent le regard fixé sur la scène, sous le contrôle d’un autre garde qui compte les coups à haute voix. La petite dizaine de créatures nues, agenouillées, sait qu’il ne faut pas baisser les yeux, car sinon, la cérémonie pourrait se poursuivre avec de nouvelles victimes aux poteaux. Le Marquis d’Evans est en effet très attentif à l’éducation de son cheptel d’esclaves et plus particulièrement de ses favorites... C’est justement ce qu’il explique au Marquis de Sade alors que le claquement du fouet sur les corps des deux femelles retentit dans la cour...

— "Voyez vous, cher ami, j’effectue de réelles recherches auprès de mes esclaves. Il y a certes des créatures serviles, qui ne sont faites que pour obéir et servir. J’en compte bon nombre parmi mes esclaves et j’use de celles ci au mieux de mes plaisirs. Mais celles ci ne sont finalement que du bétail pensant. Au fil de leur dressage, leur esprit s’assouplit et ils perdent tout sens critique. Obéir est leur nature, cela devient un pur réflexe... Cela manque de sel à mon goût !"
— "Comme je vous comprends, Sire d’Evans ! Il est si délicieux de faire plier une volonté contraire, d’obtenir un consentement qui n’était pas gagné d’avance ! Je vous conterai prochainement quelque expérience passionnante en la matière" approuve de Sade.
— "Tout à fait, Marquis. Les meilleurs éléments sont ceux qui devenant esclaves de leur plaisir, savourent en même temps qu’ils souffrent de leur humiliation, essayant d’y résister, mais sans y parvenir. Rien ne rend plus savoureux le Statut Supérieur que de faire plier celle ou celui qui reste intellectuellement capable d’analyser sa position servile, ce qui se passe en elle ou lui, sans pouvoir aller contre les infléchissements de sa nature et que je puis, dès lors, façonner selon Ma Volonté et qui m’en jure sa profonde reconnaissance"...
— "Cela est fort bien défini Marquis... Et je vois bien là que Vous avez longuement réfléchi et beaucoup oeuvré en la matière !"
— "Cela est vrai... Et comme vous me promettez quelques révélations de votre crû, je puis de même vous faire miroiter quelques révélations qui ne manqueront pas de pimenter votre séjour"...

Tandis que les Deux Marquis devisent, la flagellation de Kilima et Njaro prend fin. Mais nul n’esquisse le moindre mouvement, car la cérémonie de ce jour n’est point achevée. Tandis que celui qui vient de manier le fouet s’éloigne, après avoir salué respectueusement les deux Marquis, c’est le maître forgeron du château qui s’extraie de la foule et s’approche d’un pas décidé du brasero dont les braises grésillent dans le lourd silence qui écrase toute la cour intérieure.

Tous les regards se tournent vers Ninon, toujours chevauchant le chevalet sur lequel elle demeure, dans une douloureuse position, depuis le début de cette journée. La rousse Ninon a ressenti au plus profond de son être chaque coup infligé aux deux esclaves qui gisent maintenant aux pieds de leurs poteaux, poupées pantelantes contraintes à demeurer agenouillées au sol, dans l’attente d’un nouvel acte de cette cérémonie qui comble d’aise les deux seigneurs qui observent l’assemblée du haut du perron...

Le maître forgeron se saisit du poignet droit de la soumise et il le lie au poteau le plus proche, avant de répéter la même opération avec le poignet gauche. Maintenue dans son califourchon douloureux sur le chevalet, ninon est ainsi écartelée entre les poteaux, et contrainte à garder une pose de totale offrande pour sa croupe large et à la peau laiteuse, support parfait pour recevoir la marque indélébile de son appartenance au Seigneur et Maître de la contrée.

Mais alors que l’esclave est préparée et que le maître forgeron prépare le fer, c’est le Marquis d’Evans en Personne qui s’adresse à l’assemblée docile et attentive :

— "Aujourd’hui est un grand jour pour ninon, qui devient officiellement Mon esclave. Lorsque sa famille est venue me demander de la faire Mienne, j’ai consenti à lui accorder cet honneur. Et à l’issue de sa période de dressage, la voici donc prête à recevoir Ma Marque, La Marque de Mon Illustre Famille, qui fait d’elle Ma propriété. Par l’apposition de Ces armoiries, ninon s’engage corps et âme à combler aveuglément le moindre de Mes Désirs et à ne vivre que pour M’obéir et Me servir, Moi même où Qui il Me plaira de la voir combler en toutes choses. Elle sera désormais constamment à Ma disposition et ne devra en aucun cas s’éloigner de plus d’une demi-lieue (1,5 km) de ce château auquel elle est désormais enchaînée par les invisibles maillons de la plus absolue des appartenances. Si elle désobéit à cette exigence, tout un chacun a le droit, mais surtout le devoir, de s’emparer d’elle et de la livrer dans les plus brefs délais aux gardes du château. Toute personne qui lui viendrait en aide se verrait immédiatement privée de toute liberté et rejoindrait la femelle dans son destin servile et son châtiment exemplaire. Et maintenant, que la femelle soit marquée Du Sceau de son Maître !"

Ninon tremble de chaque fibre de son corps. Malgré le vif ensoleillement, elle frissonne, emportée par la frayeur que suscite le marquage qu’elle va subir... Application technique ou pure cruauté ? Le maître forgeron prend son temps pour amener le fer à la température nécessaire pour imprimer la marque dans la chair de l’esclave. La tension est palpable sur l’esplanade... le silence absolu ! Ninon ne peut savoir... c’est dans son dos que le maître forgeron prépare son instrument. Elle attend, effrayée mais soumise et prête à subir cette incontournable épreuve. Elle ne peut cependant retenir le cri déchirant que lui arrache le métal rougi qui marque à jamais sa chair d’un Sceau de feu. Bref mais intense, le cri s’élève au-dessus des toits du château et porte le message aux quatre coins de la contrée : Le Château compte une nouvelle esclave dans le cheptel Du Marquis d’Evans. LIRE LA SUITE

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