Le Renard - 3

Chapitre 3 : Christine
samedi 8 août 2009
par  Isatitou
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Mardi 9 heures, Madame la Commissaire Hélène Legs, vient de prendre son service au commissariat d’Avignon.

— Commissaire Legs, un appel pour vous…

— Je prends. Allô

— Bonjour. Commissaire Legs ?

— Elle même. A qui ai-je l’honneur ?

— Pardonnez-moi, je suis encore toute bouleversée… Christine Breast à l’appareil.

— Ha le webmaster de « Rêves de femme » ! Vous avez pu localiser Le Renard ?

— Malheureusement non, mais vous pouvez me rajouter à la liste de ses victimes.

— Nous arrivons.

*****

Sur le perron d’une belle villa pertusienne, Christine Breast accueille la police, vêtue d’une élégante robe longue blanche galbant à merveille sa belle et généreuse poitrine.

— Bonjour Madame la Commissaire. Entrez.

— Bonjour Madame Breast. Quel forfait Le Renard a-t-il commis chez vous ?

— Madame la Commissaire il a dérobé mon travail. Cela n’a aucune valeur vénale pour lui !

— Expliquez-vous ?

— Comme vous le savez je suis écrivain. Je travaille sur un nouveau roman. Et ce matin impossible de mettre la main sur mon manuscrit.

— Comment vous n’avez pas de copie sur votre ordinateur ?

— Je saisis sur ordinateur uniquement lorsqu’il est achevé.

— Vous ne vous souvenez pas de ce que vous avez écrit ?

— 4 mois de travail ! La trame du récit, bien sûr je l’ai en tête. Mais lorsque j’écris, je transcris les sensations qui m’inondent au fur et à mesure que les mots s’écoulent sur la feuille. En plus du fait qu’il m’est impossible d’écrire la même chose, je n’ai plus cette spontanéité du premier jet. L’envie d’écrire s’en trouve tarie.

— Je comprends vous comptez sur moi pour retrouver votre roman ?

— Oh oui Madame la Commissaire ! Ce serait presque comme le retour de l’enfant prodigue.

— Madame Breast venons en au fait.

— Oui Madame la Commissaire. Suite à la venue de l’un de vos inspecteur, hier matin, je décide de chercher des traces du Renard sur mon site : revesdefemme.free.fr

*****

Voyons voir ces tchats échangés entre Le Renard et ses victimes. Rusée la bête, elle s’insinue à merveille dans le désir de ses correspondants.

L’inspecteur m’a demandé si, sur mon site, il y avait des photos d’hommes grands et fortement membrés ! Allons voir un peu quelques uns de ces blogs de mes auteurs…Oui pas mal cet homme : grand, bien doté par la nature mais rien d’exceptionnel…Celui là a une bitte impressionnante mais noire…Autant chercher une queue dans une meute de chiens !

Ha oui ce poème que l’inspecteur m’a montré ! Quelques auteurs poétisent…Oui cette manie de l’acrostiche me rappelle quelque chose…Voilà l’auteur : Darne…plutôt des fantasmes de soumis pour un Maître Renard…DARNE ça à l’air d’avoir toutes les lettres de RENARD sans en avoir l’R !

Hum ! Je tiens là une tranche de poisson bien maligne. Il faut que je ferre, je rentre en tchat avec lui…

— Bonjour Darne. Je suis à la recherche d’un soumis pour écrire un récit. L’aventure vous tente-t-elle ?

— Bonjour, Christine, je pensais que vous apparteniez au monde des soumis ?

— En effet, mais je souhaite découvrir l’autre face du Sado-Maso. Vos récits dénotent en vous un soumis rêvé.

— Mais ceux ne sont que des fantasmes !

— Il ne tient qu’à vous pour que vos fantasmes rejoignent les miens ce soir, chez moi.

— D’accord.

Parfois pas besoin de faire la fine mouche. On lance l’appât et ça mord aussitôt. Darne Le Renard je te tiens. Ce soir attaché tu seras à ma merci, tu ne m’échapperas pas !

*****

Corsetée de cuir noir ma poitrine piaffe d’arrogance avec ses bijoux aux tétons exposés aux regards. Ma chatte aussi miaule d’indécence avec ses piercings aux lèvres qui luisent sous la lumière. Renard pour le plaisir des yeux seulement. Ce soir apprête toi à expier tes crimes….22 heures. Il sonne. Il est là…

— Bonsoir Christine. Ho quelle superbe tenue, vous êtes resplendissante !

Au-dessus d’une barbe grisonnante des yeux d’un bleu intense pétillent sur mes piercings. Rapidement son regard se montre plus respectueux et me sourit largement. Darne d’allure athlétique mesure près de 1m80. Un pantalon de flanelle blanc et une chemisette en coton bleu clair l’habillent avec élégance.

— Ce soir je vous appellerai : Soumis. Déshabillez-vous !

En quelques secondes se révèle un bel homme finement musclé avec quelques poils grisonnants sur le torse, mais avec le sexe complètement rasé.

— Soumis je vous bande les yeux.

Devenu aveugle, par la main, je l’entraîne à la cave, dans mon donjon. Heureusement que mon soumis ne voit pas cette lugubre salle digne d’un cachot de l’inquisition moyenâgeuse. La plupart des instruments de tortures n’ont infligé aucun sévices, du moins pas ici ou pas encore…

— Soumis je vais vous mettre au carcan.

Courbé, la tête et les poignets emprisonnés dans des anneaux de bois, Renard, l’as du web, tu es pris dans ma toile et tu vas goûter à la morsure de mes lanières. Le martinet, idéal pour corriger les petits délinquants de ton espèce, te caresse pour l’instant. Mais cette icône de correction infantile va se montrer plus cinglante maintenant.

— Aïe, aïe, aïe !

— Soumis taisez-vous !

Flageller un soumis innocent et consentant flatte le pouvoir du maître. Mais punir une crapule qui accepte cette purification, encense un plaisir bien supérieur : celui de rendre une justice bénéfique. Et le martinet devient plus cruel. Bientôt Renard n’est plus que zébrures sur le dos, les fesses et les cuisses.

Un vrai soumis banderait déjà comme un âne après une telle punition, là pas la moindre excitation. Je vais essayer un peu de tendresse pour émouvoir cette bête. Ma bouche se pose sur une belle boursouflure, puis ma langue sillonne le long de cette blessure. Mon soumis se tortille un peu, ça pique. Je maintiens je fais ici, pour un maître, preuve de tendresse. Un maître accompli appliquerait, lui, du vinaigre. Un autre, plus infirmier, de l’alcool à 90°. Le Renard reste insensible à mes tendres attentions et reste désespérément mou !

Je vais oser approfondir un peu. Tiens, Renard, prends encore quelques coups. Le martinet, ustensile délicieusement réversible, Renard sens le bout de son manche courir dans ton dos…marcher maintenant sur tes reins…s’arrêter au sommet de la raie de ton séant. Et oui tu as saisi la suite, tu serres les fesses. Décidément quel piètre soumis que voilà ! D’autres seraient tout frémissants, admirablement cambrés et tout ouverts ! Hum j’ai donc à ma merci un soumis novice, qui ne sais pas, s’il aime ou s’il n’aime pas. Trop tard pour faire "manche" arrière !

Je suis encore plus excitée d’être une maîtresse initiatrice pour toi Renard ou Darne. Te faire piéger aussi facilement ce n’est pas digne d’un Renard. Mais aucune importance, Renard ou pas, je t’enfonce le martinet entre les fesses.

— Non, aïe, non !

— Soumis je vous le répète vous devez souffrir en silence.

— Aïe, stop, aïe pas si profond !

— Vous l’aurez voulu je vais vous bâillonner et vous punir bien plus fortement.

Darne, avec ce bâillon je ne t’entendrai plus. Woua je dégage une masculinité totalement indécente avec ce gode-plug harnaché à ma ceinture ! De forme conique son diamètre devient rapidement très impressionnant. Soumis ton vœu sera exaucé, tu l’auras pas profond, mais bien gros. Quel plaisir de tenir les hanches de son soumis alors qu’on l’encule lentement ! La moitié du gode passé, je poursuis ma progression, malgré les vains mouvements de dérobade de Darne. J’y suis presque, ça résiste, d’un puissant coup de rein je donne l’estocade finale. Le sphincter se referme sur la base amoindrie du gode-plug.

Que se passe-t-il, Darne s’affaisse ? Me voilà à genou arrimé à lui ! Retirer un tel gode procure plus de douleur que son intromission de diamètre progressif, je me déharnache. Puis je détache mon soumis évanoui et l’allonge parterre.

— Darne, Darne, revenez !

Vite le bâillon, il faut l’enlever.

— Darne, Darne répondez-moi !

A califourchon au-dessus de lui mes petites tapes sur ses joues demeurent sans effet. Je m’allonge pour prendre mon téléphone portable là un mètre de sa tête. Ce faisant mon bassin se retrouve juste au-dessus de son visage. Sa langue investit alors mon minou. Je sursaute et me redresse.

— Ouf vous êtes revenu !

— Une si belle chatte à ma portée je n’ai pas pu jouer la comédie plus longtemps.

— La comédie ?

— Christine je n’en pouvais plus. J’avais le fantasme d’être votre soumis. J’ai voulu voir, mais je n’ai pas l’âme de ce rôle. Je le sais maintenant. Mais comment arrêter le supplice alors que j’étais bâillonné, attaché et que vous étiez terriblement excitée ? J’ai donc feint l’évanouissement pour en finir.

— Vous m’avez flanqué une sacrée trouille !

— Christine pour essayer de me faire pardonner j’aimerais goûter un peu plus à votre très appétissante chatte juteuse à souhait.

— Avec plaisir. Régalez-vous !

Je m’allonge sur le dos et offre à Darne mes cuisses largement ouvertes. Il plaque ses mains sur mes hanches, puis aspire l’un après l’autre mes piercings, me procurant de délicieux petits tiraillements. Puis la pointe de sa langue se pose sur mon clitoris et ne le quitte plus. Implacable et tendre à la fois, elle joue folle sarabande. Rapidement mon bassin s’anime de soubresauts. Mais ses mains empêchant de trop grands mouvements évitent tout déraillement de sa langue. Elle reste follement arrimée, animée sur mon bouton maintenant au comble de la turgescence. C’est trop bon, trop fort, ma jouissance explose !

Il abandonne alors mon clitoris devenu trop sensible pour gober tour à tour mes tétons devenus de féeriques tourelles pigeonnant au sommet de deux majestueuses collines. Toute pantelante je sens son fort désir contre ma cuisse. Il se redresse à genou enfourchant ma taille. Et là, j’ai le souffle coupé : au-dessus des sangles pendantes du gode-plug, toujours en place, s’érige un sexe titanesque ! Je n’ai jamais vu un homme monté de la sorte !

Mais alors, Darne est Le Renard ! Médusée par cette puissante vérité, je laisse cette queue de Titan tétaniser entièrement mon intimité. Ancré au plus profond de moi, son torse musclé écrasant ma poitrine, il me susurre de tendres bisous dans le cou, sur le lobe de mon oreille, mes lèvres…

Je m’abandonne alors en un fougueux baiser. Mes muscles reprennent vie. Mes bras et mes jambes se referment sur son dos. Renard te voilà de nouveau dans mes serres ! Mon vagin retrouve sa gourmandise et taquine cet hallucinant phallus. Renard tapit contre moi ne bouge pas et sa respiration s’accélère. Mes mains prennent de la hardiesse et caressent son dos, ses fesses. Renard tremble de tout son être. Mes doigts espiègles tombent sur le harnais. Ils remontent à sa base et d’un coup arrachent le gode-plug !

Un rugissement résonne contre les cloisons de mon donjon. Comme si j’avais arraché une bonde, Renard, longuement m’inonde !

Puis Renard, haletant, se redresse sur les genoux. J’admire son glaive de Titan luisant de plaisir, lentement perdre de sa vigueur, décliner, pendre et se ratatiner. Renard tu n’es qu’un homme.

Sa bouche retourne alors sur ma chatte suintante de cyprine et de semence. De nouveau sa langue titille mon clitoris. Mais contrairement à la première fois où mon orgasme explose en moins de cinq minutes, là, sa caresse me laisse en d’interminables minutes au bord de la jouissance. Mon cœur bat à tout rompre ! Je me laisse envahir par cette sensation enivrante, mon univers se réduit à mon clitoris. Il se métamorphose en une coupe se remplissant peu à peu d’un nectar pétillant. Puis, le calice déborde en une écume de jouissance déferlant dans tout mon être. Je reste là, au comble du bien être, dans un état second.

Quand je reprends mes esprits Renard est parti !

*****

— Madame Breast, quelle heure était-il alors ?

— A peu prés minuit.

— Et vous nous prévenez qu’à 9 heures ?

— C’est l’heure où j’ai découvert le vol.

— Mais vous aviez percé à jour Le Renard !

— Je n’en étais pas absolument certaine… jusqu’à la disparition de mon manuscrit.

— Madame Breast portez-vous plainte pour viol ?

— Non, j’étais consentante et fus comblée. Mais maintenant je suis très contrariée. Dire que je pouvais vous le livrer tout cadenassé…

— Vous ne l’avez pas ménagé. C’était presque du viol…

— Non il était d’accord et je l’ai bien comblé. Mais pourquoi m’a-t-il volé mon roman ?

— Vous nous aidez dans notre enquête en le traquant sur votre site. C’est peut-être une sorte de vengeance ou de mise en garde. Vous me confirmez qu’il avait les yeux bleus ?

— Oui, pourquoi ?

— D’autres victimes parlent de yeux sombres. Donc Le Renard se grime : lentilles de couleur, fausse barbe, perruque… Cela ne va pas faciliter son arrestation. Seul signe distinctif : bitte phénoménale.

— Ho oui vraiment fantastique !

— Madame Breast pas d’autres détails ?

— Ha si à la place de mon manuscrit il m’a laissé ceci :

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