Les Origines de la Saga des esclaves au Château... (chapitre 02)

2. Année 1784 - Première soirée au Château -
samedi 29 septembre 2012
par  Marquis d’Evans
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Les deux Marquis se saluèrent ainsi durant de longues minutes. De telles retrouvailles en disaient long sur la complicité qui unissait les deux Seigneurs. tandis que le Marquis d’Evans invitait son hôte à gravir les marches menant aux larges portes du Château, le visiteur put apprécier le décorum qui avait été mis en place pour l’accueillir. En haut des marches, sur le perron d’accès, deux colosses à la peau d’ébène soutenaient de lourdes torchères en bronze qui éclairaient généreusement l’entrée.

Les deux nègres étaient entièrement nus. Leurs corps à la musculature parfaite avaient été huilés et leurs lourds phallus se dressaient longs et épais, dans une constante érection. Après la double porte largement ouverte, un long couloir semblait s’enfoncer à perte de vue. Un épais tapis de velours rouge couvrait le sol, ne laissant admirer, de part et d’autre, qu’une partie du précieux carrelage de marbre de Carrare, tandis que les murs, de chaque côté étaient richement décorés de tentures anciennes et de toiles de maîtres. Mais le Marquis de Sade aurait le temps de s’attarder sur les oeuvres constituant une partie des riches collection de son noble ami. Car son regard était surtout attiré par un tout autre élément de décoration.

Le long du mur gauche de cet interminable couloir, une file de jeunes femmes nues étaient exposées dans des poses empruntées à la statuaire antique. Qu’elles incarnent une Diane chasseresse ou quelque nymphe anonyme, elles n’évoquaient leur personnage que par les accessoires qui ne rendaient que plus évidente encore leur parfaite nudité... d’autant que la "mise en scène "avaient été étudiée afin d’offrir au premier regard une parfaite vision de leurs intimités parfaitement lisses. Face à elles, tout au long du mur de droite, des hommes composaient le même type de scénettes dans une tout aussi absolue nudité :

— "Alors mon cher Donatien, que pensez vous de ma petite décoration pour vous accueillir ?" lança le Marquis d’Evans...

Le Marquis de Sade demeurait coi. Il n’avait d’yeux que pour ces jeunes adultes qui conservaient une parfaite immobilité dans l’exposition totale de leurs corps dont l’unique ornement était la peinture utilisée pour les recouvrir, leur donnant ici l’aspect du marbre, là celui de la feuille d’or... D’aucuns, en ces temps puritains, auraient sans doute baissé pudiquement le regard, ou au contraire levé les yeux au ciel dans une fervente et muette prière. Mais les deux Marquis appartenaient à cette frange si rare d’Hommes qui savent apprécier tous les délices de la vie et osent exprimer sans fards les plus tortueuses idées que nourrissent leurs esprits féconds et délivrés des liens de la bien-pensance.

— "Cher Ami ! Je n’aurai de mots assez justes pour vous exprimer le plaisir que vous offrez à mes yeux si longtemps privés des jouissances de la chair ! Que voici une charmante attention..." glissa le Marquis de Sade dans un souffle

— "C’est que rien n’est trop beau pour rendre hommage à mon si talentueux invité, cher Marquis", lui rétorqua le Marquis d’Evans... "ces jeunes gens ont été dressés depuis des semaines afin de savoir garder ainsi la pause. Dès le jour annoncé de votre venue, mes gens les y ont entraînés et je n’ai conservé dans cet alignement que les plus compétents. Les autres... auront d’autres occasions de marquer leur dévotion à leurs Maîtres"

Cette dernière saillie fit rire les deux Seigneurs, dont les pensées étaient déjà tournées vers les futurs délices qu’ils sauraient si bien partager, avec ces jeunes manantes et manants prélevés par le Marquis parmi les plus séduisants que Ses hommes de main aient pu trouver sur Ses Terres... les deux Marquis parcouraient lentement le long couloir, suivis à distance par les deux femelles soumises de Monsieur de Sade, qu’un majordome du Château avait prises en laisse. Elles avançaient lentement, balançant doucement leurs croupes dans un mouvement régulier qui soulignait la précision de leur éducation.

Donatien venait de stopper devant une jeune paysanne dont les cheveux blonds avaient été réunis en un chignon relevé et qui se tenait bien droite, la tête légèrement inclinée, le menton reposant sur sa main en tulipe, comme perdue dans ses pensées... Le Marquis rapprocha son épais visage du cou de la jeune esclave dont le corps avait l’aspect de l’or. Il huma le doux parfum de ce jeune corps offert non sans fard, puisqu’il était recouvert d’une fine pellicule dorée, mais sans artifices. Malgré cette extrême proximité, la "statue" demeurait parfaitement immobile. Le Marquis de Sade posa alors doucement sa main droite sur la croupe dénudée, appréciant la qualité des courbes de cette jolie femelle. Il voulait faire fléchir l’inflexible immobilisme de la belle, mais sans la bousculer... pas avec la facilité qu’il y aurait eu à la pousser. le Marquis d’Evans suivait avec un sourire le jeu de son Ami qui maintenant, faisait lentement glisser son doigt le long de la fine ligne creuse séparant les deux fesses. Lorsqu’il s’immobilisa en bonne position, le Marquis commença à faire lentement glisser son doigt dans l’anus de la statue vivante et entreprit une série de brefs aller-retours. Si elle demeurait immobile, la jeune femme avait bien du mal à ne pas cligner des yeux, tout comme à empêcher ses lèvres de trembler. Non seulement le lent doigtage du Marquis commençait à la troubler, mais elle craignait par dessus tout le châtiment qui lui serait réservé si elle ne conservait pas le parfait immobilisme qui avait été exigé d’elle et de ses compères et pour lequel elle venait comme les autres de subir de longues et parfois douloureuses semaines de dressage intensif.

Fort heureusement pour la belle, Donatien était d’humeur badine et il ne s’attarda pas, se contentant de humer avec délices le doux parfum laissé par son petit fondement sur le bout de ses doigts. Alors qu’ils n’avaient atteint que le milieu du couloir, une large porte s’ouvrit et le Marquis d’Evans invita son cher ami à le suivre. La porte ouvrait sur une vaste pièce illuminée par un unique mais énorme lustre de cristal, portant des centaines de bougies dont les éclats se reflétaient sur les innombrables pendeloques à facettes... deux hautes et larges fenêtres dans le mur nord étaient cachées par de lourds rideaux de velours pourpres brodés de fils d’or, au centre avait été érigée une sorte de scène carrée d’environ 5 mètres de côté et sur l’un des côtés, une épaisse tenture dissimulait presque totalement un large mur.

Dos aux fenêtres, faisant face à la porte, deux larges fauteuils attendaient les deux seigneurs. les Marquis y prirent place, les deux soumises de Monsieur de Sade étant emmenées vers une cellule afin qu’elles se reposent des aléas du long voyage. Tandis que les deux Seigneurs prennent confortablement place une esclave presque nue s’approche. elle ne porte rien d’autre qu’un fin voile de tulle qui lui enserre la taille et ne couvre que le haut de ses cuisses. Les yeux baissés, mais le buste parfaitement droit, elle incline la tête afin de saluer les deux Hommes qui s’installent et s’approche...

Entre les deux fauteuils, dans une vaste récipient d’argent, une bouteille de champagne Ruinart est posée dans une épaisse couche de glace pilée et deux coupes attendent les fines mains de l’esclave qui se saisit de la bouteille et en remplit les deux coupes avant de proposer les calices aux Seigneurs qui s’en saisissent... Puis, elle demeure droite, immobile tandis qu’ils apprécient la danse des bulles qui s’agitent au coeur de la coupe de cristal griffé aux armoiries de la Famille d’Evans.

— "Quelle belle coupe mon Ami ! Et de bien belle taille !"

Cette réflexion du Marquis de Sade fait naître un sourire sur le visage du Marquis d’Evans, qui nonchalamment désigne la poitrine ferme et pâle de l’esclave qui vient de les servir

— "Figurez vous cher ami que je me suis permis un caprice... Royal ! Tout comme notre bien aimé et regretté souverain Louis le Quinzième avait fait mouler la première coupe à champagne sur le sein de sa maîtresse, Mme de Pompadour, j’ai agi de même avec cette belle esclave dont j’ai fait mon échanson. Je l’ai d’ailleurs faite marquer aux insignes de sa charge". Et d’un geste, le Marquis fait signe à l’esclave de pivoter afin de présenter sa croupe à Monsieur de Sade qui découvre avec fascination les deux flacons et la fleur de lys apposés au fer rouge sur le côté droit de la fesse de la soumise, dont il ne peut s’empêcher d’effleurer les contours du bout de son doigt...

— "Quelle délicieuse idée, Marquis. Je suis moi même un adepte du fer rouge et mes deux femelles esclaves, qui m’ont accompagné dans ce nouvel exil, portent naturellement la marque de leur appartenance au creux de leurs reins", dit-il en saluant son hôte, la coupe levée pendant que l’esclave reprenait impertubablement sa place entre les deux Hommes.

— "Pour accompagner ce savoureux Ruinart j’ai choisi de vous offrir un petit spectacle, à moins que vous ne soyez trop fatigué par votre long périple..."

— "Non Marquis, rassurez vous... les qualités esthétiques de votre accueil et ce délicieux vin pétillant m’ont remis en selle !" lance de Sade en riant. " Et je ne doute pas un instant que ce... spectacle que vous me promettez ne manquera pas de me revigorer !"

— "Eh bien , cher invité, que le spectacle commence donc !" dit le Marquis d’Evans tout en claquant des mains.

Et tandis que l’esclave échanson ressert les deux Seigneurs, le lourd dais qui masque tout un pan de mur s’écarte... Entre les pans s’avancent trois esclaves femelles. Au centre, une jeune femme au teint pâle totalement nue. Ses cheveux dont le blond tire vers le roux sont relâchés et tombent en cascade sur ses épaules constellées de tâches de rousseur. Elle marche courbée, un épais collier de fer est refermé autour de son petit cou fin et elle est tenue en laisse au bout d’une chaîne dont l’extrémité est entre les mains d’une grande femme à la peau aussi noire qu’une profonde nuit.

Celle ci dépasse l’humble rouquine d’une bonne tête. A l’inverse de la femelle au collier, elle se tient parfaitement droite, les reins cambrés faisant saillir sa croupe tandis que ses seins se balancent doucement au rythme de sa démarche féline. De l’autre côté de l’enchaînée, une autre femme à la peau noire, mais d’un ton plus clair, presque caramel, elle est aussi grande que sa consoeur et se déplace d’une façon tout aussi féline... Les deux noires ne sont vêtues que de fines chaînettes qui s’entrelacent sur leurs corps, formant comme des voiles qui ondulent au gré de leur avancée. l’étrange et fascinant trio s’avance et monte sur la petite estrade pour s’arrêter face aux deux[/size][size=12] Marquis... Tout de suite, la petite rousse tombe à genoux et s’incline, sous le regard approbateur des deux noires qui attendent qu’elle se soit immobilisée pour, à leur tour, se prosterner afin de saluer les deux Seigneurs attentifs. Dans le silence qui s’est fait, la voix du Marquis d’Evans retentit :

— "Marquis, voici Kilima et Njaro, deux esclaves africaines que j’ai achetées sur un marché des Antilles, pour un peu plus de 300 livres chacune..."

— "Belle somme !"
— "Elle les valent bien, je puis vous l’assurer. Ce ne sont pas seulement des femelles habiles à donner du plaisir, elle sont pour moi de parfaites dresseuses..."
— "Dresseuses ?"
— "Mais oui ! Figurez vous que l’une comme l’autre étaient femmes de rois dans leurs lointaines tribus. Lorsqu’elles ont été capturées et jetées dans les cales d’un navire négrier, les marins ont constaté que l’une et l’autre étaient acceptées comme supérieures par les autres esclaves qui leur offraient même une part de leur pourtant si maigre pitance... Elles sont ainsi arrivées en assez bonne santé sur un marché aux esclaves d’Haïti. Une chance !"
— "En effet, il est inadmissible que l’on tolère les atroces méthodes des négriers. J’ai plaisir à la présentation des esclaves sur un marché, mais je suis choqué par l’ignoble commerce triangulaire !"
— "Comme je vous comprends Marquis. Nos voisins et ennemis britanniques y ont renoncé, du moins en théorie. Et j’espère que notre souverain fera de même sans pour autant nous priver de certaines présentations. mais de cela nous aurons l’occasion de reparler... j’ai donc acheté ces deux splendides esclaves et je les ai ramenées en France. Elles me sont totalement dévouées et j’ai fait d’elles mes expertes en dressage... Aucune esclave femelle n’est jugée digne de me servir tant qu’elles n’en ont pas décidé ainsi. ce soir, elles nous présentent Ninon une jeune paysanne qui est en cours de dressage et qui semble faire de prompts progrès.

Sur un claquement de doigt du Sieur d’Evans, les deux noires se redressent et se rapprochent l’une de l’autre... Dans une sorte de danse lente et envoûtante elles commencent à se saisir par les hanches, s’enlacent, s’embrassent à pleines bouches... Tandis que Ninon demeure prosternée sur le sol, les Kilima et Njaro entament une danse qui fait doucement tinter les chaînes qui couvrent leurs corps félins sans rien en dissimuler. Avec de merveilleuses contorsions de leurs corps semblables à de fermes lianes, elles se mêlent et s’entremêlent longuement, jusqu’au moment où, dans un ensemble parfait, elles se penchent et saisissent chacune une poignée de cheveux de la rousse soumise, tirant dessus afin de la forcer à se tenir à genoux, ses seins blancs et lourds bien dressés... et tandis que Njaro poursuit une danse lascive et impudique, Kilima vient se placer juste au-dessus de Ninon, laissant s’écouler une pluie d’urine sur la soumise... Ninon esquisse un bref mouvement pour tenter d’échapper au flot qui ruisselle sur elle, mais c’est compter sans l’emprise de Kilima qui d’un geste appuie sur son épaule et par la seule pression de deux doigts provoque en elle une vive douleur qui la contraint à demeurer en position... LIRE LA SUITE

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