Nuits de Chine

2- L’âme du cri (2° partie)
jeudi 22 juillet 2021
par  Sibylline
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Sélène était ainsi soulagée de n’avoir pas joui et demeurait, sans souffle, les bras autour du torse de l’occidental, comme un aveu qu’elle comptait sur lui, qu’il lui faudrait la protéger. Monsieur Deng s’était rapproché de Sélène et c’est lui qui défit ses mains qui enlaçaient cet homme accroupi contre lequel elle demeurait figée. Écartée de lui, orpheline dès cette seconde et consciente qu’elle n’appartenait désormais qu’à qui la prendrait, elle s’était découvert un complice et était sûre qu’il était moins un rempart contre les tourments qui l’attendaient, qu’elle serait elle, pour lui, la consolation de ses peines. C’est à contrecœur qu’elle suivit Monsieur Deng, sans plus de défi, mais désolée de perdre du regard cet homme dont elle gardait l’emprunte sur sa poitrine, comme une caresse, comme une brûlure.
Ce fut pour être assise sur une espèce de pilori. Les deux jeunes femmes à qui Sélène avait été confiée et qui avaient réajustés leurs tenues se virent remettre une boîte dont le contenu ne leur suscita aucune surprise. Elles y trouvèrent, outre un nécessaire de couture, des rubans de soie bleue semblables à ceux portés par les hôtes nus du salon, soit un ruban pour chacun des poignets et un plus large pour le cou qui portait en son milieu un idéogramme. On appliqua chacun des rubans de manière étroite aux poignets et au cou non sans laisser une boucle. Il ne lui fut pas fait de nœud, le ruban était cousu par une surpiqûre au fil d’or sur toute sa longueur de ses deux bords ainsi que la fine boucle qui permettait un lien. Sélène s’était laissée faire et avait été surprise que les aiguilles ne l’aient jamais piquée malgré l’absence d’espace laissé libre entre les rubans et sa peau. Sélène se laissa faire, suivant des yeux les mains habiles à ses poignets et s’émerveilla de leur dextérité aussi bien de la régularité métronomique du point ce dont elle se dit qu’elle en aurait été incapable.
La tâche achevée, Monsieur Deng en vérifia l’ouvrage, pesa de sa force sur chacune des boucles dans lesquelles il n’avait pu passer qu’un doigt puis Sélène fut conduite par ses nouveaux liens vers la porte principale. Elle y fut placée face au salon et deux cordes que terminait un mousqueton retenaient ses poignets dans le dos. Shuxia et Bai tirèrent sur les cordes de manière asymétrique contraignant ainsi Sélène à se déhancher sur sa droite et sur sa gauche et exposer de la sorte ses fesses à qui lui faisait face. Son dos fut ainsi placé tout à fait à l’équerre de ses jambes et on lui banda les yeux. Ce bandeau lui fut immédiatement ôté et Sélène entendit que ce fut à l’ordre de Monsieur Deng. Eût-elle su le chinois que c’est pour elle que Monsieur Deng indiquait que celle-ci qui ne baissait pas les yeux, chacun verrait comment dans un instant elle les tiendra clos au point de rider son front ? Alors Shuxia prit les cheveux de Sélène dans son poing et Bai y noua un ruban dont l’autre extrémité fut passée dans l’anneau qui avait été fixé au cou de Sélène. Chacun se réjouit que sa tête tout à fait redressée face à l’assemblée ait creusé plus encore les reins de Sélène et les rendait des plus désirables. LIRE LA SUITE


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