Le prêt

dimanche 10 octobre 2004
par  Christine Arven
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Il est presque minuit et je suis seule dans ma chambre d’hôtel à Paris. Quelle tristesse… Non pas vraiment. Car, si pour l’instant personne n’est à mes côtés sur ce lit si grand et si froid, dans quelques minutes cela ne sera plus le cas. Puisque tu vas venir m’y rejoindre.

J’ai plongé la chambre dans la pénombre ne laissant allumée qu’une faible lumière dans la salle de bain dont j’ai entrebâillée la porte. Je suis allongée sur le lit, complètement nue, le dos confortablement calé dans de larges coussins et je fume lentement une cigarette en pensant à toi qui va bientôt arriver.

I – Prélude

Ainsi que tu me l’as demandé, je suis allée tout à l’heure au restaurant où j’ai mangé seule. Je n’aime pas cela mais tu y tenais. Tu as d’ailleurs soigneusement organisé toute ma soirée, m’indiquant presque minute par minute ce que je devais faire et comment, où aller. Je suis donc allé dans ce restaurant dont tu m’avais donné l’adresse et où tu avais pris soin non seulement de réserver une table pour moi mais également de passer la commande de mon repas.

Tu n’aimes pas me laisser la moindre initiative, y compris dans les gestes les plus anodins de ma vie quotidienne. Un temps je me suis rebellée contre cela, trouvant que ton ingérence allait trop loin. Et puis, le temps passant, je m’y suis habituée y trouvant même réconfort et sécurité. Il faut dire que tu as pris soin de me faire passer l’envie de toute rebellion. J’ai le souvenir cuisant de certaines de tes punitions où parfois, trouvant mon indocilité insupportable, après m’avoir fouettée ou fessée, tu m’as laissée des nuits entières enchaînée au mur bras et jambes en croix à te regarder dormir tranquillement dans notre lit. Des journées entières où j’ai du supporter pour me faire pardonner mes désobéissances, l’étau cruel de pinces d’acier sur mes tétons et mes lèvres. Ou bien, pour me faire passer l’envie de toute rebellion, l’immixtion dans mon anus, de préférence pendant mes heures de travail bien sûr, tu sais bien choisir les meilleurs moments, de gods volumineux qui m’ont mise au supplice. Comment garder un air indifférent et une démarche normale quand on se sent ainsi distendue ? Tu es un maître exigeant et dur. Mais j’aime cette exigence qui seule me permet de me surpasser. Qui seule me rassure et me permet de marcher droite. Fière de ma soumission et heureuse de t’appartenir. Et puis, il y a ces moments de tendresses infinies que nous partageons où tu me dis ton amour pour moi, où tu me caresses pendant des heures me faisant connaître les jouissances les plus exquises. J’oublie alors toutes les douleurs, les humiliations que tu m’infliges et devient ton amante aimante. Ton unique. Moments d’infinie complicité où je me fonds en toi perdant, apparemment, toute personnalité et individualité pour mieux renaître et exister.

Pour ce soir, tu ne m’as concédé qu’un repas léger (tu trouves que j’ai pris un peu de poids...) arrosé toutefois d’une bonne bouteille de vin. Tu me veux donc légère mais l’esprit légèrement embrumé par l’alcool. Pourquoi pas ? J’apprécie comme toi le bon vin et l’alcool, à petite dose, me rend euphorique. J’aime bien cette sensation de léger enivrement qui me gagne et qui annihile toutes mes inhibitions et mes craintes et me donne la sensation que tout est possible, qu’il n’y a plus aucune entrave.

Ainsi que tu l’avais exigé, bien qu’étant seule, j’ai soigné mon maquillage et ma tenue que tu voulais à la fois de bon goût mais affriolante. Je reconnais bien là ton goût des contrastes ambigus qui laissent planer un doute quant à ce que je suis vraiment. Sage bourgeoise ou au contraire femme facile prête à se donner ? Je sais combien tu t’amuses des regards interrogatifs que posent alors sur moi les hommes qui me croisent et qui n’osent imaginer et encore moins croire qu’il leur suffirait de te le demander pour obtenir ce qu’ils désirent. Mon corps. Mon cul. Ma bouche. J’ai donc choisi un corsage ajusté qui, en transparence, laisse deviner mes seins opulents soutenus, afin de les mettre en valeur si cela est la peine tant leur volume appelle irrésistiblement sur eux des regards lascifs, par un soutien gorge balconnet. J’ai, toujours pour suivre tes instructions, enserré mes tétons dans deux petites pinces dorées faisant naître en eux un fourmillement qui, au fil des heures, s’est lentement transformé en un tiraillement à la fois douloureux et délectable. J’ai enfin revêtue une longue jupe largement fendue qui découvre à chacun de mes pas mes jambes gainées dans de fins bas en soie noire retenus par des porte-jarretelles. J’ai omis bien sûr, suivant tes instructions expresses et sans que cela ne me pose trop de problème, de mettre une culotte mais ai serti mon clitoris d’un anneau auquel est accroché à la chaîne qui y est fixé, un god enflé à la base que j’ai introduit dans mon anus engendrant à cet endroit si sensible un frémissement qui s’est lentement propagé à tout mon sexe et qui, tout au long, de la soirée m’a donné l’envie irrésistible, mais que j’ai néanmoins su dominer, de me caresser.

J’aime bien en fait lorsque je marche dans la rue surtout en cette saison hivernale sentir le froid piquant s’immiscer entre mes cuisses et effleurer d’une langue glaciale mon sexe brûlant de désir. Cela me donne une intense sensation de disponibilité qui engendre en moi un trouble diffus et extrêmement excitant. Alors que j’arpente le trottoir d’un pas rapide, je me dis que cet homme qui s’avance vers moi en sens contraire, ou cet autre qui me détaille furtivement en passant d’un air gourmand pourrait, au passage me saisir, m’entraîner dans l’encoignure sombre d’une porte. Il n’aurait qu’à écarter les pans de ma jupe pour atteindre mon sexe déjà mouillé, s’en emparer et s’y introduire en une étreinte aussi brutale que brève. Je me laisserais faire sans émettre le moindre son, sans opposer la moindre résistance. Offerte comme tu aimes que je le sois. Comme j’aime l’être. Objet de désir et de plaisir. Un jour peut-être me demanderas-tu de le faire…. Comme j’aimerais cela !

Toujours pour t’obéir, lorsque je me suis assise à ma table, j’ai remonté haut ma jupe posant mes fesses nues sur le cuir froid de la banquette, insensible au regard interloqué d’un convive placé juste en face de moi qui, du coup, délaissant sa vergogne sa compagne, ne m’a plus lâché du regard pendant tout le repas essayant d’en découvrir davantage. A dessein, mes yeux plantés dans les siens, j’ai laissé retomber de part et d’autre de mes jambes que j’avais légèrement écartées, les pans de ma jupe découvrant, ainsi que tu aurais certainement souhaité que je le fasse, la démarcation de mes bas laissant apercevoir la chair nue et fine de mes cuisses, l’orée sombre de mon sexe dénudé et me suis offerte au regard de plus en plus appuyé de cet homme qui sans que le doute soit permis regrettait visiblement de ne pas être seul. Des gestes, des attitudes que rien ne m’oblige à faire, il serait si facile de te mentir, mais qui font naître en moi une tension érotique à laquelle je ne saurais résister. Tu es si présent alors même n’étant pas là lorsque je me soumets ainsi sans vergogne ni pudeur au désir masculin. Mon corps en éveil dans l’attente de tes caresses, de tes morsures, de tes mains qui s’abattent sur moi et me plient à leur exigence. Dans l’attente d’être enfin pris, ouvert, forcé, pénétré dans ses recoins les plus étroits.

II – Derniers préparatifs

De retour dans ma chambre, je me suis plongée sous la douche et mon corps, alors que je suis sur le lit à t’attendre, est encore humide et sent bon le gel douche dont je me suis longuement enduite, frottant méticuleusement chaque parcelle de ma peau. Avant de m’allonger sur le lit, j’ai soigneusement disposé à ta demande sur la table près de la fenêtre un assortiment de sous-vêtement, guêpière, soutien-gorge, porte-jarretelles, corsets, bas afin que tu puisses choisir la tenue qu’il te conviendra que je porte ce soir. A côté sont disposés des bijoux : boucles d’oreilles, collier mais aussi anneaux pour mes seins et mon sexe, des chaînettes de différentes longueurs terminées pour certaines par des menottes ou des pinces, des cordes aussi, des bougies, un martinet enfin dont j’effleure avec crainte et impatience les longues lanières de cuir anticipant leur brûlante morsure sur mes reins offerts. Je suis impatiente de sentir tes mains se poser sur moi et me vêtir et orner mon corps à ta convenance. Je suis impatiente de me donner et me soumettre. Impatiente de sentir mon corps s’éveiller et vibrer. De n’être plus vraiment moi mais en même temps de trouver enfin ma vérité profonde.

Et j’ai soudain très envie de toi que j’attends. Qui va bientôt me rejoindre…. Une envie qui m’emplit toute entière. Mon corps frémit d’exaspération et reste sourd à mes exhortations de calme. Une sourde pulsation étreint mon sexe affamé. Je ne bouge pas laissant le désir m’envahir et me submerger. Je sens mon corps battre de plus en plus fort, un martèlement presque douloureux. Je reste immobile. Les bras le long du corps.

Alors que je prenais ma douche, je t’ai imaginé devant moi, nu aussi me regardant ainsi que tu aimes le faire. Ton sexe épais et cambré tendu devant toi. Alors que l’eau chaude ruisselait sur moi, m’enveloppant de buée, mes mains recouvertes d’une onctueuse mousse odorante se sont posées sur mes seins que j’ai lentement caressés, pressés. Doucement d’abord en un lent et enveloppant mouvement circulaire. J’ai senti mon sexe se contracter de désir. Une lente pulsation qui est remontée le long de mon ventre, de mes reins avant de se diffuser dans tout mon corps frémissant. Sous mes doigts, j’ai senti mes tétons, encore endoloris par les pinces que j’avais gardé toute la soirée, se tendre et durcir. Mes doigts se sont alors refermés sur eux, les étirant doucement jusqu’à sentir une légère douleur les irradier et les éveiller. Une douleur comme je l’aime. Un douleur non pas génératrice de souffrance mais de plaisir ineffable qui allume au fond de mon ventre des étincelles de bonheur. Sous mes doigts mes tétons irrigués de sang étaient de plus en plus durs tels des cerises gorgées de suc. Je les ai fait lentement tourner entre mes doigts resserrés tout en continuant à les étirer exacerbant avec délectation leur sensibilité. Je les ai saisis à tour de rôle entre mon pouce et mon index et les ai pincés plus fermement, m’arrachant un premier soupir de contentement. Une onde de plaisir m’a alors transpercée irradiant une flèche brûlante le long de mon ventre avant d’atteindre mon sexe palpitant et crispé de désir. J’ai alors posé un pied sur le rebord de la baignoire découvrant mon sexe dépouillé de toute pilosité ainsi que tu l’aimes. D’une main j’ai écarté mes lèvres et ai immiscé mes doigts entre contournant soigneusement mon clitoris affamé de caresses pour atteindre mes petites lèvres gorgées de désir. De mon autre main, je continuais à malaxer fermement mes seins qui semblaient avoir doublé de volume. J’ai commencé à me caresser faisant aller et venir mes doigts sur mon sexe ruisselant d’un désir onctueux qui se mêlait à la mousse dont je m’étais enduite, à les faire lentement tourner autour de mon clitoris tendu que j’ai senti se crisper et gonfler tel un sexe d’homme dans l’attente de cette caresse sans cesse retardée. Pas encore. Mes doigts allaient de plus en plus vite. Je les ai fait glisser plus à l’intérieur jusqu’à l’entrée de mon vagin liquide, pénétrer, ressortir, remonter, redescendre vers mon entrée étroite que j’ai à son tour sollicitée, l’égratignant doucement du bout de l’ongle avant d’y enfoncer en un mouvement tournant le majeur de ma main gauche. L’eau toujours coulait sur moi en un jet fort que j’ai dirigé vers mon sexe largement ouvert. J’ai senti le jet dru et chaud me pénétrer et inonder mon vagin tout en continuant à faire aller et venir mes doigts sur moi en une caresse de plus en plus précise, m’attardant sur mon clitoris frémissant et tendu. Je me suis huilée ainsi la chatte et le cul de mon désir préparant mon corps à te recevoir. M’ouvrant pour toi. Un long moment, je me suis ainsi exhibée devant le miroir, oubliant toute pudeur, indécente, me caressant, me malaxant les seins, haletante d’un plaisir retenu.

Je t’ai alors revu, souvenir si vivace qui m’a fait trembler, t’avançant vers moi et posant ta bouche sur ma chatte ruisselante. J’ai véritablement senti ta langue commencer à me lécher. Doucement d’abord, à peine un effleurement plus léger qu’une brise mais qui m’a fait frissonner toute entière. Puis de plus en plus goulûment me faisant gémir de plaisir. Tes mains posées sur mes fesses que tu malaxais, pétrissais, pressais, tu as immobilisé mon bassin contre toi et tu m’as prise toute entière dans ta bouche. Ta langue, indiscrète, s’est introduite en moi comme un sexe agile et chaud, s’attardant sur mon bouton frétillant de sensibilité, avide de caresses plus précises. J’ai senti tes doigts écarter mes fesses, glisser le long de ma raie, se poser sur la partie de mon corps le plus secrète, la plus intime, caresser et élargir l’étroit orifice et s’y enfoncer d’abord lentement puis, d’un mouvement violent et puissant, plonger au plus profond m’arrachant un cri de surprise, de douleur, de plaisir. Je ne pouvais plus bouger prisonnière de ta bouche qui me lapait et de tes doigts enfoncés profondément en moi. Tu m’as ainsi fouillé un long moment sourd à mes suppliques te demandant d’arrêter, te disant ma jouissance que je sentais, malgré la douleur que tu m’infligeais ou à cause d’elle, gronder au fond de mon ventre, prête à me submerger. Au contraire, ta bouche s’est faite plus gourmande me fouillant fermement à grands coups de langue m’humectant de ta salive et tes doigts plus curieux s’enfouissant au plus profond de mon cul dans un mouvement de va et vient de plus en plus insistant et dévastateur. J’ai joui sur ta bouche, t’ai inondé le visage de cyprine hurlant mon plaisir. Mon cœur prêt à exploser dans ma poitrine. Tu m’a alors rejointe sous la douche. L’eau brûlante ruisselait sur nous. Nos corps se sont collés un à l’autre, ondulant un contre l’autre dans une danse lascive et langoureuse. Ta queue pressée contre mon ventre. Tu as posé tes mains sur mes épaules et m’a fait m’agenouiller devant toi. Devant ton membre bien raide que tu as poussée, d’un mouvement ferme de tes hanches, dans ma bouche avide m’offrant non plus ta tendresse mais toute le puissance de ta virilité. Et je me suis mise à te sucer comme jamais je ne l’avais fait auparavant. J’ai léché ta queue, faisant tourner ma langue autour de ton gland. Entre mes lèvres gourmandes, j’ai gobé tes couilles, les ai avalées, aspirées, tétées, mordillées, les faisant tournoyer à l’intérieur de ma bouche affamée. Je t’ai branlé en même temps. Et j’ai repris ton sexe dans ma bouche. Tu l’as enfoncée d’un grand mouvement de rein au fond de ma gorge, me faisant hoqueter, perdre le souffle. Mais j’ai continué à te lécher te caressant les couilles en même temps. Mes doigts à leur tour ont glissé le long de ta raie ouvrant tes fesses et trouvant le centre de ton corps. J’ai caressé ton anus du bout de mes doigts y enfonçant légèrement un doigt avant d’y poser ma langue t’humectant de ma salive et de l’y enfoncer. Je suis allée ainsi de ton cul, à tes couilles, à ta queue. Alternant les caresses impudiques et luxurieuses. Te faisant mien pour un bref moment. Maîtresse de ton plaisir en étant toute à toi. Je te sentais devenir de plus en plus gros, prêt à exploser. Ton souffle devenir rauque. Tes mains dans mes cheveux se sont crispées et tu as pressé ma tête contre ton ventre. Tes couilles battant contre mon menton. J’aurai voulu être capable de te prendre ainsi tout entier. Te lécher partout à la fois. T’avoir tout entier dans ma bouche. Tes mains se sont posées sur mes tempes m’imprimant un mouvement rythmique de va et vient. De plus en plus rapide. A chaque poussée, tu t’enfonçais davantage en moi. Presque brutal. Tout entier à ton plaisir incontrôlable et souverain. M’étouffant de ta présence impérieuse. Mais tu sais que j’aime cela aussi. Soudain, tu t’es retiré complètement et tu m’as dit "regarde". Et tu as jouis sur mon visage, mes lèvres, ma langue qui se tendait vers toi pour mieux te boire. De longs jets qui coulaient le long de mes joues, sur mon menton, sur mes seins. Et j’ai joui alors de nouveau enduisant mon corps de nos sucs mélangés.

III – Dénouement

Maintenant je suis sur le lit divagant, à ces images qui surgissent de ma mémoire, dans un doux délire érotique. Le corps en émoi par cette attente interminable et empli de désir et de caresses réelles. Mais j’entends le grincement de la porte. Mon cœur se serre soudain et une décharge électrique me parcourt faisant se hérisser le fin duvet qui couvre mes bras. D’un mouvement rapide, je ceins soigneusement autour de mes yeux, ainsi que tu l’as exigé sans que tu m’en donnes la raison, un bandeau. Un moment j’ai songé que ta demande était bizarre et puis... je n’y ai plus pensé acceptant sans broncher cette exigence de ta part, promesses de nouvelles surprises. Plongée dans l’obscurité, j’entends des pas s’approcher de moi. Je ne bouge pas, les bras le long de mon corps. Le corps entièrement nu et désarmé offert à ton inspection sévère. Je sais que chaque défaut que tu y trouveras, me vaudra une punition. Que chaque poil oublié sera gage d’un coup de martinet. Chaque imperfection de ma peau que je soigne pourtant soigneusement, une remontrance sévère. Tu me veux parfaite et cela est normal.

Mon corps, à ton approche furtive, se tend en un mouvement incontrôlable à la fois impatient des plaisirs à venir et craintif des sévices qu’il te plaira de lui infliger pour mieux le rendre réceptif à la jouissance ultime et infinie. J’entends un sourd halètement. Un gémissement que je n’arrive pas à réprimer. Toi, tu es toujours silencieux. Je sens ta chaleur à mes coté. J’hume ton odeur.

Mais est-ce vraiment ton odeur. Soudain, je ne la reconnais pas vraiment. Un doute atroce m’étreint...

Est-ce toi ? Un autre auquel tu aurais décidé de m’offrir ce soir…… Je ne sais pas….. Je ne sais plus rien que l’appréhension qui m’étreint mais que le désir qui m’habite, submerge et fait taire….. Qu’il en soit fait selon ta volonté.

Je ne peux réprimer un sursaut lorsque je sens des mains se poser sur moi (Tes mains, celle d’un autre ?) et me redresser. On me fait mettre debout, toujours aveuglée par le bandeau, au centre de la chambre. Prestement, on me vêt d’un serre-taille dont les liens sont étroitement lacés enserrant ma taille dans un étau qui me fait perdre un instant le souffle. Je reconnais au toucher celui en soie noire qui découvre complètement le bas de mes reins ainsi que mes seins, un simple balconnet passant dessous les soutenant et les mettant en valeur. On me fait ensuite remonter une après l’autre mes jambes le long desquelles on fait glisser des bas qui sont accrochés d’un mouvement expérimenté aux porte-jarretelles du corset. Je me rassure. Ces gestes précis ne peuvent être que les tiens. Ce toucher doux le tien. Je le reconnaîtrai entre mille. C’est bien toi qui m’habille. Pourtant, je ne reconnais toujours pas ton parfum... Un moment, je t’entends tourner autour de moi avant de t’immobiliser, toujours aussi silencieux, dans mon dos. Je ne bouge pas, tous les sens en éveil, attentive au moindre son. Essayant à toute force de me convaincre que c’est bien toi qui te tient à mes côtés.

Soudain, sans que je sache réellement pourquoi, j’ai le sentiment qu’une deuxième personne est là. Que quelqu’un d’autre m’observe aussi. Un frémissement diffus dans l’atmosphère de la pièce. Ces odeurs imperceptibles que je ne reconnais pas vraiment qui se mêlent. Je ne sais pas. Mais déjà, je t’attends ( mais je suis de moins en moins sûre qu’il s’agit vraiment de toi...) te rapprocher de moi et un gémissement jaillit de mes lèvres lorsque je sens des pinces se refermer durement sur mes tétons. D’abord le sein droit puis le sein gauche. Un cri m’échappe alors que le poids d’une chaîne qu’on lâche brusquement étire douloureusement mes mamelons vers le bas. Je comprends que tu as choisi parmi les objets que j’ai laissé à ta disposition la lourde chaîne en acier terminée par quatre pinces à laquelle est fixée, par un mousqueton, une autre chaîne que l’on peut utiliser en guise de laisse. Mais à laquelle on peut aussi, je le sais, accrocher des poids. Tu as déjà utilisé cet instrument sur moi auparavant et je sais les douleurs qu’il engendre. Surtout quand il te prend la fantaisie de me traîner à ta suite par la laisse à quatre pattes à travers l’appartement, tirant férocement sur mes seins et mon sexe distendus par les poids tout en me traitant de chienne en chaleur. Je me tends anticipant la douleur qui va, je le sais, dans un instant irradier mon sexe lorsque les deux pinces encore vacantes le mordront. Ce que tu fais maintenant après m’avoir fait d’un mouvement autoritaire écarter les jambes. Je me mords les lèvres pour ne par crier de douleur lorsque les pinces se referment sur la peau fragile de mes lèvres. La chaîne qui relie les quatre pinces n’est pas très longue et, à chacune de mes respirations, je la sens se tendre et étirer la chair tendre de mes tétons et de mes lèvres. Pour l’instant la sensation est supportable mais je sais que, dans quelques minutes, celle-ci va s’amplifier et devenir très douloureuse. Je sais que chacune de mes respirations va devenir source de tourment. Je sais aussi que tu resteras insensible à mes gémissements et à mes suppliques te suppliant de mettre fin à ce tourment qui va envahir mon corps. Tu sais que cette torture savamment orchestré va le mener, au bout du compte, à une jouissance infinie. Je respire lentement, m’exhortant au calme, essayant de me persuader que cela ne va pas être aussi douloureux que je le crains. De nouveau tes mains se posent sur mon sexe et d’un mouvement preste tu refermes sur le capuchon de mon clitoris le clip d’un anneau terminé par une fine chaînette que je sens se balancer contre mes cuisses. Un moment tu tournes lentement autour de moi, m’observant, je le devine, d’un air appréciateur, fier de ton œuvre. Je réprime à grand peine un mouvement de recul lorsque t’étant agenouillé devant moi tu accroches au bout de la chaînette un poids qui tire douloureusement sur mon clitoris et le tend démesurément.

Un nouveau craquement sur ma droite me fait sursauter. Cette fois, j’en suis sûre tu n’es pas seul. Quelqu’un d’autre nous observe depuis le début. J’ai un subit mouvement de recul, effarouchée à l’idée qu’un inconnu puisse me voir dans cette situation qui si elle m’excite et me plait bien qu’elle soit aussi source de souffrances, n’en est pas moins pour moi humiliante et profondément intime. Comment admettre qu’un autre que toi connaisse cet aspect de moi qui, jusqu’à ce soir, était notre secret. Jamais encore, bien que nous ayons à plusieurs reprises abordé cette éventualité que je n’ai à vrai dire jamais vraiment prise au sérieux, tu n’as laissé personne participer à nos ébats, à nos jeux. Pour moi, ce n’était qu’un fantasme, un désir qu’il me plaisait d’imaginer et là ce soir, le fantasme devient soudain réalité. Mais, étrangement, si je crains ce qui va inévitablement arriver j’en retire soudain une excitation intense. Enfin je vais pouvoir te prouver la force de mon attachement et de ma soumission. Comme si tu lisais les pensées contradictoires qui me traversent, tu t’avances vers moi et poses doucement un doigt sur mes lèvres m’intimant, par ce simple geste, le silence et l’acceptation.

Un long moment se passe où je reste ainsi immobile au milieu de la pièce, le corps tiraillé de plus en plus douloureusement par les pinces et les poids dont tu l’as orné. Les sensations m’envahissent, prennent toute la place et font refluer inexorablement toutes pensées cohérentes. J’ai mal mais je n’ose pas me plaindre. Je ne veux pas me plaindre. Cette souffrance que je sens grandir en moi loin d’éteindre mon désir l’amplifie au contraire. Chaque parcelle de mon corps est en éveil. Mon cœur bat de plus en plus fort et je sens couler sur mes cuisses, jaillissant d’une source intarissable qui n’a pas de lieu dans mon corps, une chaude liqueur qui jaillit incontrôlable de mon vagin en feu.

D’une poussée dans mon dos, tu me fais me courber en avant. Je gémis alors que je sens la chaîne accrochée à mes tétons et mon sexe se tendre vers le bas les étirant cruellement. Mais tu n’en as cure et, au contraire, insouciant de la douleur que tu fais naître en moi, tu me fais me pencher davantage encore me contraignant à plier mon corps en deux jambes bien tendues ce qui a pour effet de m’obliger à relever mes fesses. Je vous entends vous positionner dans mon dos car maintenant je n’ai plus aucun doute quelqu’un d’autre que toi dont j’ignore tout, est avec nous. Mes joues rougissent d’émotion à l’idée du spectacle que je vous offre ainsi disposée. Je sens vos mains parcourir mes reins, glisser sur mes cuisses, les écarter afin de bien dégager mon anus. Je ne bouge pas m’offrant toute entière à l’inspection indiscrète de vos doigts mêlés qui, à tour de rôle, s’enfoncent en moi, élargissant par un mouvement de rotation l’entrée étroite de mon cul. Je gémis quand je sens le toucher froid d’un god se poser sur mon anus et s’y enfoncer inexorablement. Un moment, vous vous amusez à faire coulisser le god en moi, le faisant presque ressortir avant de l’enfoncer profondément. A ce traitement, je sens mon corps s’échauffer. Je gémis toujours mais de plaisir que je ressens à ce mouvement de va et vient qui m’ouvre de plus en plus. c’est moi qui tend maintenant mes reins pour faciliter cette intromission qui m’exaspère. Mon vagin déborde et je sens un suc tiède et abondant couler le long de mes cuisses. Mon plaisir est si intense que j’en ai oublié la douleur qui irradie mes seins durement étirées par les poids qui y sont toujours suspendus et qui se balancent accordés au mouvement que vous imprimez à mon bassin dans. Au contraire, cette douleur en contraste augmente la sensation de plaisir que j’éprouve à être ainsi pourfendue. Au bout d’un moment, alors que je suis au bord de l’orgasme, vous me faites me redresser et m’entraînez vers le lit sur lequel tu me fais m’agenouiller au centre, fesses bien relevées et toujours remplies par le god. Puis tu me fais me relever les bras en croix au dessus de ma tête et enserres chacun de mes poignets d’une corde que tu resserres étroitement autour avant de l’attacher à chacun des montants du lit. Dans le mouvement mon corps est parti en avant, mes reins cambrés à l’extrême pour ne pas perdre l’équilibre et m’avachir sur le lit et mes fesses, elles, remontées bien haut. Tout en me maintenant dans cette position dont je ressens intimement toute l’impudeur, tu lies, à leur tour, chacune de mes chevilles de part et d’autre aux montants du lit m’immobilisant dans cette position de soumission totale, mes reins offerts, cuisses écartées, cul ouvert par le god.

Un long moment se passe dans le silence. Je sens les muscles de mes épaules et de mon dos durement sollicités par l’inconfort de la position se tétaniser. Je me mords les lèvres pour ne pas gémir. Je t’entends t’affairer dans la pièce puis de nouveau te rapprocher de moi. Non, en fait, vous vous rapprochez tous les deux de moi. Je sens vos chaleurs respectives m’encadrer. Je vous sens m’observer. Tes mains s’approchent de mon visage et, après m’avoir fait redresser la tête en tirant durement sur ma chevelure, tu dégrafes le bandeau qui m’aveuglait. Un moment je cligne des yeux dans la lumière pourtant tamisée, retrouvée. Effarée, le cœur en ébullition, je vous vois enfin. Vous êtes bien deux autour de moi mais aucun des deux n’est toi. Ce sont deux parfaits inconnus qui m’observent un sourire lubrique aux lèvres. Affolée, je me débats dans mes liens essayant en vain de m’en défaire. Les deux inconnus sourient maintenant franchement semblant prendre plaisir à mon affolement.

— Surprise ? Me dit un d’entre eux. Ton maître a décidé de te confier à nous pour la soirée. Il nous a dit que tu étais une bonne chienne soumise qui adorait se faire mettre par tous ses trous. Une véritable salope.

— J’espère que tu ne nous décevras pas, reprend le deuxième inconnu. De toute façon, nous avons bien l’intention ainsi que nous y a autorisé ton Maître à user de toi comme il nous plaît. Il nous a dit que tu étais d’une extrême résistance.... et prête à tout subir...

De nouveau, je me débats dans mes liens. En pure perte. Affolée, je me dis que je fais un cauchemar. Tu ne peux pas m’imposer cette épreuve. Tu ne peux pas me demander cela, me prêter comme on prête un objet à des amis. Jamais me semble-t-il je n’ai subi un tel outrage, une telle humiliation qui fait monter des larmes de dépit dans mes yeux. Les deux inconnus paraissent s’amuser franchement de mon désarroi. de ma position. D’un même mouvement, je les vois s’éloigner de moi et se positionner au pieds du lit. Dans ma position, dont je ressens soudain toute l’impudicité, je ne peux plus les voir. J’ai envie de hurler. Leur intimer de me libérer. Leur dire que je ne suis pas d’accord pour me prêter à ce jeu pervers. Pourtant, aucun mot n’arrive à franchir le seuil de mes lèvres résolument closes. Je suis folle de rage contre toi et en même temps, comble de désarroi et de trouble pour moi, je sens mon corps étreint d’un désir de plus en plus puissant et insolent. Je dois bien admettre que la situation pour humiliante qu’elle soit me plaît. J’entends les deux étrangers s’affairer un moment et se concerter dans un murmure indistinct sans que je puisse comprendre, tant leur voix est basse, ce qu’ils se disent et soudain sans que rien ne vienne me prévenir, je m’arc-boute dans un hurlement alors que les lanières d’un martinet cinglent violemment mes reins offerts. Je n’ai pas le temps de reprendre mon souffle que déjà un nouveau cinglement de lanières brûle mes fesses. Si le premier coup venait de la droite, le second lui a jailli de ma gauche. Je comprends brusquement que vous vous passez le martinet, à moins que vous en ayez apporté un second, pour à tour de rôle me flageller plus à votre aise. Un troisième coup me fait crier de douleur. Puis un quatrième, un cinquième venant alternativement de la gauche ou de la droite. Les coups pleuvent, soit alternativement soit simultanément, sur mes épaules, mes reins, mes fesses mais aussi sur le haut de mes cuisses. Je sens mon corps se marbrer. Parfois, les lanières ne font que m’effleurer et je sens leur caresse insidieuse sur mes fesses martyrisées. Parfois, au contraire, les lanières retombent brutalement marquant, j’en suis sûre, d’une traînée rouge la chair fragile de mon dos. Mais cette image loin de m’effrayer au contraire fait naître en moi une excitation que, malgré la situation mortifiante, je n’arrive pas à contenir. Quoique je puisse en penser, au fond de moi la pensée d’être ainsi offerte et soumise par des étrangers m’excite au plus haut point. J’ai l’impression d’atteindre la véritable dimension de la soumission. Celle où tout sentiment s’abolit pour ne laisser place qu’à des sensations charnelles. J’ai le sentiment de perdre toute identité propre et n’être plus qu’un corps qui réagit.

Les coups continuent à pleuvoir sur mon la marbrant de larges traces pourpres. Demain, je me complairai à observer dans le miroir les marques qu’aura laissé sur moi cette flagellation à laquelle je me soumets maintenant sans restriction et qui resteront, témoins tangibles et impartiaux, visibles de longs jours. Et je serai heureuse, revivant à leur vision, le plaisir ineffable de cette fustigation. Le corps tétanisé par la douleur que les deux inconnus prennent un plaisir évident à m’infliger et que, contre toute logique, je subis et accepte sans esquisser le moindre geste de défense, je tends davantage mes fesses et me cambre encore plus attendant avec une excitation croissante, la flagellation des lanières qui insidieusement s’immiscent entre mes lèvres déclenchant une coulée de lave brûlante sur mon sexe ou retombent sur mes seins amplifiant la douleur des pinces qui toujours les mordent. Je sens dégouliner entre mes cuisses, un suc onctueux et abondant qui jaillit de mon vagin palpitant. Des larmes amères que je n’arrive pas à retenir coulent le long de mes joues et un sourd gémissement sort de mes lèvres que je mords pour m’empêcher de hurler. De douleur, De plaisir. J’ai horriblement mal mais en même temps, je retire de cette souffrance un plaisir intense. Jamais je crois je n’ai ressenti à ce point mon corps qui vibre tout entier. Chaque parcelle de ma peau est assaillie de sensations diverses. Douleur, plaisir. Je ne sais plus. Je voudrais me relever et m’enfuir et en même temps je tends mes fesses vers cette brûlure qui me lacère et me fait défaillir de bonheur. Je perds pied dans la réalité. Je m’envole. Je plane. Bouleversement des sens. Mes cris sont maintenant des cris de plaisir. Un plaisir brut qui étincelle et chatoie en mille facettes scintillantes. Intense. Sauvage. Un plaisir qui m’emporte très loin. Je ris et je pleure. Je soupire de contentement et grimace de douleur. Je me cabre. Me tend. M’offre et me refuse. Crainte du coup qui va venir et plaisir de le recevoir. J’ai mal. Je suis bien. Au delà de toute contingence physique. Je suis sensation et pur instinct. Femelle qui s’adonne à la jouissance. Une jouissance pure dépouillée de tout espèce de sentiment qui viendrait la polluer.

Tout aussi brusquement que cela avait commencé, les coups s’arrêtent soudain de pleuvoir sur moi me laissant pantelante et épuisée. L’esprit en déroute je reprends lentement mon souffle. J’ai la sensation que le bas de mon dos va s’embraser. La sensation est diffuse, plus vraiment douloureuse en fait. Juste une sensation d’intense chaleur qui irradie en moi et m’envahit.

J’entends alors un des deux inconnus se saisir d’une chaise qu’il installe au pieds du lit et s’asseoir tout en allumant une cigarette. Moi, je reste immobile sur le lit, le corps tremblant cambré, ouvert et disponible, encore traversé des élancements de la flagellation qu’ils m’ont à l’instant infligé. Le léger chuintement d’une fermeture éclair puis le bruit d’un pantalon que l’on retire, me fait frémir. Je m’astreins à respirer calmement alors que je sens des mains se poser sur mes hanches qu’elles effleurent en un lent mouvement avant de s’immiscer entre mes cuisses largement ouvertes et se poser sur mon anus dont elles vérifient brièvement l’élasticité après en avoir retiré d’un geste brutal le god qui y étais fiché. Puis, sans autre préambule, je sens le corps de l’inconnu s’agenouiller derrière moi et d’un mouvement assuré de reins pénétrer d’un seul coup au fond de ma gaine anale étroite m’arrachant un cri de douleur. La pénétration est brutale et le sexe démesuré. J’ai soudain la sensation d’être écartelée par un pieu énorme qui déchire tout sur son passage. Je suis alors heureuse de nos longs jeux pendant lesquels tu m’as toi aussi pourfendu les reins, habituant mon corps à être ainsi empalé et, surtout, à y prendre un plaisir sauvage. Le sexe qui emplit pour l’heure mes reins me semblent néanmoins beaucoup plus épais que le tien et il me faut un moment avant de m’habituer à cette intromission brutale qui m’envahit sans aucun ménagement. L’inconnu va et vient en moi en un mouvement de plus rapide s’enfonçant à chaque coup de reins plus profondément en moi et m’ouvrant démesurément. Recherchant son plaisir sans se soucier du mien. J’ai soudain l’impression de n’être plus qu’un trou dont l’homme use à sa convenance. Je gémis toujours mais maintenant de plaisir sous cet assaut qui m’emplit au plus profond. Qui me donne la sensation d’être une chienne. De ne plus avoir d’existence propre. C’est moi maintenant qui ondule lascivement les hanches pour faciliter la pénétration et l’inciter à aller toujours plus loin au fond de moi. A chaque coup de reins, la chaîne pendue à mes seins et à mon sexe se balancent d’avant en arrière allumant des éclairs de douleur qui avivent la sensation de plaisir que je ressens à être ainsi sodomisée par un inconnu dont je ne sais rien. Les mains de l’homme agrippent fermement mes hanches alors qu’il amplifie encore davantage ses mouvements se fichant toujours plus loin au fond de mon ventre avant de s’immobiliser soudain alors que son sperme jaillit et m’emplit déclenchant en moi un feu qui m’embrase toute entière et me fait hurler à mon tour de plaisir.

Le corps traversé d’un frémissement incoercible sous la violence de la jouissance que je viens d’éprouver, je reste prostrée, me délectant de sentir le sperme de l’inconnu qui s’est retiré, dégouliner le long de mes cuisses en un ruissellement chaud et onctueux.

Mais déjà, sans me laisser le temps de reprendre mes esprits, on détache mes chevilles et mes poignets et me fait m’allonger sur le dos. De nouveau, un des deux hommes me lie soigneusement aux montants du lit bras et jambes en croix. Un tressaillement me parcourt quand j’entends le bruit caractéristique d’une allumette qu’on gratte. L’odeur acre de la flamme qui emplit mes narines. Puis celle plus suave de la bougie qui s’enflamme. Je sais ce qu’ils vont faire. Je frémis d’impatience et de désir. Je ne peux toutefois réprimer un sursaut lorsque je sens la première goutte de cire tomber sur mon sein droit. La brûlure est fugitive. Ephémère. Douleur qui disparaît à peine ressentie qui fait naître en moi de nouveaux désirs incommensurables. Puis d’autres gouttes sur mon ventre, mes cuisses. Un chapelet de gouttes brûlantes qui me font tressaillir de plaisir. Les deux hommes se rendent compte que le traitement auquel ils me soumettent est trop tendre, trop doux. Que j’y prend trop de plaisir. Que mon corps au lieu de se tordre, frémit et se cabre de félicité. Cela ne leur convient pas. Ce qu’ils veulent c’est me voir hurler et me tordre. Soudain, c’est un long filament de cire brûlante qui coule sur mon ventre. Mon corps se rebiffe quand, la traînée atteint mon sexe et y dépose une gerbe de feu. Une envie irrépressible de hurler m’étreint quand la cire enveloppe mon clitoris d’un fourreau ardent. Mais je retiens mon cri. Mes cris ne sont que pour toi. Toi seul peut les entendre. Je m’arc-boute. Médusée par la douleur éprouvée. Je me débats dans mes liens, ivre de douleur. Mais les gouttes continuent de tomber en une pluie de plus en plus drue, déluge de feu sur mon corps haletant et tremblant qui se rebiffe. Je sens la cire chaude couler entre mes petites lèvres, atteindre mon anus encore dilaté et béant. La sensation est terrible. Je voudrais les supplier d’arrêter. De ne pas me torturer ainsi. Mais il n’est pas question que je m’abaisse à cela. Je sais que tu ne me pardonnerais pas cette faiblesse. Enfin, sensible à ma détresse muette, les deux hommes stoppent ce supplice.

Un des deux inconnus vient alors s’accroupir au dessus de moi, encore hébétée par la douleur que je viens d’éprouver et il enfourne sa queue tendue dans ma bouche. Il a saisi dans ses mains la chaîne qui relie mes seins à mon sexe et il tire durement dessus, m’arrachant des plaintes étouffées de douleur dont il semble se délecter et m’obligeant, pour échapper à la douleur intolérable que cela déchaîne en moi, à remonter mon bassin, à me cambrer. Je hoquète de souffrance et essaye en vain de me dégager. Mais il pèse de tout ton poids sur moi, sa queue profondément enfoncée dans ma gorge à m’étouffer et je n’ai aucune possibilité de m’échapper non plus que d’échapper à la main que soudain je sens se poser sur mon sexe et qui, lentement, après avoir replacé dans mon cul béant un god, commence à s’introduire en moi distendant d’un mouvement irrésistible la chair fragile de mon vagin. L’homme a maintenant introduit en moi sa paume et il continue son avancée. Je sens mon sexe s’ouvrir, se distendre de plus en plus. Sa main s’enfonce toujours plus loin. Une sensation folle m’envahit d’être ainsi prise, un dans ma bouche, et cette main qui viole mon intimité et vient buter à l’intérieur de moi contre le god qui distend mon cul. J’écarte au maximum les cuisses pour faciliter l’intrusion que maintenant mon corps réclame. Je me sens pleine, entièrement possédée et un plaisir brutal me fait soudain défaillir. Ma langue affolée s’agite autour du sexe qui distend mes lèvres. La main de l’homme est maintenant toute entière enfoncée en moi et mon vagin enserre son poignet dans un étau alors que je sens ses doigts fouiller impudemment mes muqueuses les plus intimes. Une jouissance violente, irrépressible me traverse soudain me faisant perdre toute retenue. L’homme, insensible à mon affolement, continue à faire aller et venir ta queue au fond de ma gorge, m’étouffant et me faisant perdre mon souffle. Je jouis une nouvelle fois lorsque enfin je sens son sperme se déverser en un flot intarissable au fond de ma gorge. Alors que l’autre inconnu éjacule de son coté sur mon ventre. Un moment l’homme reste immobile alors que les dernières gouttes de son plaisir humecte ma langue. Puis il se redresse. L’autre à son tour retire, dans un clapotement sans ambiguïté sur le plaisir que je viens d’éprouver, sa main de moi.

Ils me détachent mais d’un mouvement autoritaire, m’intiment de ne pas bouger. De rester ainsi allongée, jambes ouvertes, sexe et cul béant, alors qu’ils se réajustent avant de quitter la pièce me laissant seule, complètement épuisée.

Je n’ai pas la force d’esquisser le moindre geste ni même d’assembler mes idées et je sombre, le corps poisseux de sperme, dans un profond sommeil. Je penserai à tout cela demain.

Je me dirai alors, je le sais, en examinant mon corps marbré de zébrures rouges et de cire et mes tétons tuméfiés que je suis folle de me laisser traiter ainsi. Mais, je retirerai aussi une sombre fierté d’avoir pu endurer ce que tu m’as fait subir. J’étirerai mon corps endolori et les sensations que j’éprouverai me feront revivre les émotions folles que tu m’as fait connaître et je te serai reconnaissante de cela. Je sais aussi que dès demain je n’aurai qu’une hâte, recommencer et connaître de nouveau cette sensation de plaisir poussé à son paroxysme qui me fait sortir de moi et dépasser à chaque fois mes limites. Délire des sens auquel je suis assujetti. Peut-être. Qu’inventeras-tu demain ? Je te fais confiance. Je m’endors….

Apaisée.








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Commentaires

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mercredi 10 août 2011 à 18h02 - par  Rêves de femme

Je ne sais pas si j’ai vraiment du talent mais j’essaye quand j’écris d’être le plus sincère possible. Ce qui n’est déjà pas si mal. En tout cas merci Henic pour votre appréciation de ce récit. Christine

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vendredi 29 juillet 2011 à 07h57 - par  Henic

Christine a vraiment du talent pour détailler les sensations, les sentiments, la montée des unes et des autres. Ce texte est... affolant ? On en termine la lecture épuisé, après être passé par toute une palette excitante de sensations virtuelles accordées au déroulement du récit. Superbe !

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