Je suis folle

1° partie
vendredi 13 mai 2016
par  Ozone
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Longtemps je me suis demandé si j’étais normale.
Depuis toute petite j’ai toujours été profondément émue par les héroïnes prisonnières dans les films, particulièrement celles kidnappées et attachées. D’où cela vient-il ? Je l’ignore. Mais une fois arrivée à l’adolescence, cela a vite tourné à l’obsession. Non pas que je sois attirée par les femmes même si avec le temps j’ai découvert que je n’étais pas contre les relations bi-sexuelles. Non, ça n’était pas cela. Je me projetais ! C’était moi que je voyais prisonnière. Et lorsque j’ai appris à jouer avec mon corps, il suffisait que je m’imagine en mauvaise posture pour me mettre dans tous mes états. Cela marchait à coup sûr.
Mais je n’en ai jamais parlé ! A personne !
Pas même à mes premiers fiancés. J’avais honte de ressentir cela. Avec le temps, mes rêveries sont devenues de plus en plus extrêmes et poussées. J’aimais le sexe avec mes copains mais rien ne valait mes fantasmes masochistes pour me faire perdre la tête.
Alors pourquoi ne pas leur avoir demandé de me donner une bonne fessée par exemple ? Par honte tout d’abord (je suis une fille plutôt réservée) mais surtout parce que de simples claque sur les fesses ne m’aurait pas suffit. J’avais envie d’autre chose, de perdre totalement le contrôle pour que cela marche vraiment.
J’ai toujours eu du succès auprès des garçons. Je suis plutôt jolie typée maghrébine, petite mais avec des formes, beaucoup de formes. D’où le succès !
Je suis bien en chair mais j’ai toujours fait beaucoup de sport, j’ai donc un corps ferme. Mais avec des hanches larges, des grosses fesses cambrées (je ne peux pas dormir sur le dos c’est vous dire), des cuisses larges également mais ce qui m’a rendu très populaire auprès de la gente masculine, c’est mon impressionnant 110 D. Une poitrine pleine qui faisait ma fierté quand j’étais jeune mais qui commence à me poser de vrais problèmes de dos ces derniers temps.
J’ai 33 ans et j’ai déjà eu une vie amoureuse bien remplie. Je viens tout juste de quitter l’homme avec lequel j’ai vécu pendant 10 ans. C’est moi qui suit partie, la passion n’était plus là. A lui non plus je n’ai rien dit de mes fantasmes extrêmes. J’ai abordé une seule fois le sujet avec lui après avoir vu un reportage sur les adeptes du SM à la télé. J’ai très vite compris qu’il ne comprenait rien à ce genre d’envie.
« Faut être taré pour aimer avoir mal ! »
Il ne s’agit pas juste d’avoir mal mon chéri ! Il s’agit de perdre le contrôle, d’être à la merci de quelqu’un d’autre. C’est cela qui est terriblement excitant. Bien sûr, je ne lui ai rien dit.
En fait, je ne sais même pas si j’aime avoir mal. Comme tout le monde, la douleur me fait peur. Mais l’idée qu’elle soit mélangée au sexe me provoque un émoi que j’ai du mal à contrôler.
Je me souviens encore m’être arrêté sur une bande dessinée de Stanton dans une librairie. Pendant que je feuilletais furtivement les pages en surveillant que personne ne me voit, une bouffée de chaleur m’a submergée en admirant les dessins de femmes attachées, tordues et comprimées. Je me suis longuement masturbée le soir même en y repensant.
En me retrouvant célibataire, mes fantasmes ont viré à l’obsession. D’autant que je me suis retrouvé aussi sans boulot, ma boîte ayant fermée. Les hasards de la vie sont parfois étranges. J’avais du temps devant moi, j’étais seule à Paris.
Et si je tentais l’expérience ?
Cette simple idée me faisait chavirer à chaque fois. Et pourtant, moi la fille timide, j’ai pris la décision de sauter le pas.
Sans grand courage toutefois. Je me suis juste inscrite sur un site SM. C’est anonyme et sans risque. J’avais déjà navigué bien sûr sur ce genre de chat par excitation mais je n’avais jamais entamé de dialogue sérieux.
Là, je voulais vraiment tenter ma chance mais pas n’importe comment. Je ne voulais pas d’une relation suivie. Je voulais ce dont j’avais toujours rêvé : une expérience extrême ! Quelque chose d’exceptionnel !
Mais comment trouver la bonne personne pour ça ? J’ai vite compris que sur ce genre de site, l’imagination est loin d’être au rendez-vous. Les hommes ne pensent qu’à une chose : tirer leur coup en pimentant un peu les choses avec deux ou trois accessoires. Ca n’était pas ce que je voulais !
J’ai donc rédigé mon annonce en l’adressant uniquement aux femmes. Comme je vous l’ai déjà dit, je n’ai rien contre les relations bi. J’avais couché une fois avec une camarade étudiante et j’en ai toujours gardé un bon souvenir même si d’ordinaire je préfère les hommes.
Les femmes sont plus rares dans le SM et j’ai l’impression plus sélectives et imaginatives. J’aimais bien l’idée de me livrer à l’une d’entre elle. Parce que c’état bien de cela qu’il s’agissait. Ce qui affolait mon imagination, c’était de m’offrir sans retenue à quelqu’un. Et je prenais pleinement la mesure de ce que cela voulait dire. Même si je n’avais jamais pratiqué, j’avais suffisamment navigué sur les sites spécialisés pour en connaître les pratiques.
Et cela me terrifiait. Et plus j’étais terrifiée, plus j’étais excitée.
J’ai donc pesé chaque mot de mon annonce.
« Jeune femme, 33 ans. Cherche une expérience extrême où je serais livrée sans aucune limite à une femme imaginative désireuse de torturer sans retenue sa captive. »
Et voilà. Aucun détail sur mon physique pour éviter d’attirer les correspondants mâles qui n’auraient pas manquer d’affluer en voyant mon tour de poitrine.
Ils ont hélas quand même répondu massivement à l’appel. Les deux premières semaines, seuls des hommes m’ont contacté, la plupart sans intérêt. Ils me proposaient des « séances » qui ne m’inspiraient rien. Je ne voulais pas d’une expérience banale, je voulais quelque chose d’ultime. Quitte à me livrer totalement, autant que ce soit pour de l’exceptionnel.
C’est un matin qu’une certaine Mindy m’a contacté. Je ne me connectais que le soir jusqu’à présent mais ce jour-là je me suis dit que la population du chat était peut-être différente en matinée. Et je ne m’étais pas trompé.
Pas de photo sur son profil et pas d’informations non plus.
« C’est pour du réel ton annonce n’est-ce pas ? »
« Bien sûr ! »
« Quand tu dis expérience extrême ? Tu penses à quoi par exemple ? »
« Je me livre totalement. »
« Tu es sérieuse ? Tu prends bien la mesure de ce que tu dis ? »
« Oui, pleinement. »
Le dialogue avait l’air rapide comme ça, mais à chaque fois, j’ai mis deux bonnes minutes à taper mes réponses, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.
« Je suis à mon travail là mais on peut se retrouver ce soir pour un skype ? »
« Oui, d’accord. Vous êtes intéressée ? »
« Peut-être oui. Mais il faut que je vois à quoi tu ressembles et à quel point tu es sérieuse. A ce soir ? »
Autant vous dire que j’ai passé la journée dans un état de surexcitation avancée. Je ne savais rien de cette Mindy mais quelque chose me disait que j’avais peut-être trouvé ce que je cherchais.
Le soir venu, Mindy était au rendez-vous. On s’est très vite retrouvé sur Skype. Quand elle m’a vu apparaître devant, elle a immédiatement eu un sourire ravie.
« Oh ! Mais tu es plutôt jolie dis donc ! »
« Merci. »
Je tremblais de tous mes membres. Mindy ressemblait à l’une de ces filles de la nuit un peu trop bronzée, le nez refait, les cheveux blond raides aux épaules. Elle était menue, maquillée avec de jolies boucles d’oreilles avec un petit air mutin sur le visage.
« Tu t’appelles comment dans la vraie vie ? »
Sur le site, mon pseudo était Gwendoline. Oui, je sais. Ca n’était pas très original mais ça avait le mérite d’être clair.
« Nadia. »
« Mets-toi voir debout Nadia que je te vois ? »
Pour l’occasion, je m’étais habillée de manière à mettre mes formes en valeur. Au petit cri que Mindy a aussitôt poussé quand je me suis levée, j’ai immédiatement sentie que j’avais réussi mon petit effet.
« Eh ben dis donc ! Tu n’avais pas précisé tout ça sur ton cv ! » fit-elle en riant.
« Cela vous plait ? »
« Si ça me plait ? Mais tu es un rêve ma chérie ! Tu as un corset là-dessous ? »
J’avais comprimé mon ventre pour mieux faire ressortir mon imposante poitrine et mes grosses fesses.
« J’ai une gaine. J’ai un peu de ventre mais pas grand chose. »
« Ecoute, tu es formidable. A se demander si tu es vrai ! Tu es vraiment sérieuse sur ta demande ? »
« J’y ai longuement réfléchie oui. Mais je ne veux pas me donner à n’importe qui. Vous seriez intéressée ? »
Mindy a marqué un silence, me dévisageant à travers l’écran de l’ordinateur.
« Voilà ce que je te propose. Dans la vie je suis secrétaire médicale et je connais un couple de médecin qui a une maison à la campagne. Une maison totalement équipée si tu vois ce que je veux dire. La semaine prochaine c’est l’anniversaire de Brigitte, la femme qui compose ce couple. Et j’aimerais que tu sois mon cadeau pour elle. »
Mindy se tait et surveille ma réaction en soulevant ses adorables sourcils.
« Mais… Comment ça son cadeau ? »
« Comme un poupée qu’elle pourra torturer à volonté. C’est bien ce qui était écrit dans ton annonce ? »
J’ai du mal à respirer. La tête me tourne, je ne sais plus quoi dire ! Mindy voit très vite mon désarroi et ma poitrine se soulever un peu trop rapidement.
« Ecoute ma chérie, si tu ne le sens pas, je préfère ne pas insister. Ces gens ne sont pas tout à fait normaux tu sais. Tu disais vouloir vivre une expérience extrême. Eh bien ils sont extrêmes, crois-moi. »
« Comment ça pas normaux ? » Des mots qui franchissent ma bouche avec difficultés.
« Ce sont des dingues ! Je les adore mais ils n’ont aucune limite. Moi, ça ne me dérange pas, je peux te parler franchement, j’adore m’amuser avec des filles. C’est comme ça que je m’éclate. Sauf que dans leur maison, ils vont très loin. »
« Vous y êtes déjà allé ? »
« Non, il faut amener un cadeau pour ça. Un cadeau comme toi par exemple. »
« Mais… Comment cela va se passer si je dis oui ? »
« La seule règle qu’ils respectent, c’est la durée du séjour. En dehors de ça, il n’y a pas de porte de sortie, pas de safe word ni rien de tout ça. Tu pourras hurler et supplier tout ce que tu veux, tu iras au bout de ta peine. Je préfère te parler franchement et tout te dire maintenant pour que tu saches exactement dans quoi tu t’engages. Mais peut-être que tes envies ne sont pas si extrêmes que ça et je le comprendrais parfaitement. »
« Combien… Combien de temps ? »
« Sur place ? Je dirais une semaine, dix jours pas plus. Après ils partent à l’étranger pour une convention. »
« Il n’y aura que ce couple ? »
« Oh non, il y aura tout un tas de gens. Ils ont souvent des visiteurs. Des hommes, des femmes… Et puis moi aussi. Tu me plais beaucoup. »
« Et.. Que va-t-il se passer une fois là-bas ? »
J’entends ma voix chevroter quand je pose cette question, je suis tétanisée de peur. Je ne sais plus quoi faire. J’ai été trop loin. Il faut que j’arrête ça tout de suite.
« Ma chérie ! Tu le découvriras une fois là-bas mais tu sais dans quoi tu t’engages ? Tu sais très bien à quoi tu vas être confrontée, ton annonce était très claire là-dessus. Ou peut-être que tu n’en prends pas la mesure ? »
« Si.. Si.. Je sais. Bien sûr que je sais. »
« La seule question pour toi, c’est est-ce que tu en a envie ou non ? »
Tout mon être hurle de fuir. Je ne sais rien sur cette femme. Qui dit qu’elle ne va pas me vendre pour je ne sais quelle traite des blanches ?
Et pourtant… Je sens au creux de mon ventre une excitation qui ne cesse de monter comme une vague irrépressible. La simple idée de me livrer à cette femme me met dans tous mes états. Je sens mon entrejambe inondé. J’ai le souffle court. Mindy me regarde avec un petit sourire.
« Si tu dis oui, voilà comment ça va se passer. On va se rencontrer dans un bar pour en discuter et si à l’issu de ça, si tu es d’accord, je t’emmènerais dans un cabinet médical le soir après les visites pour te faire passer quelques examens. Rien de compliqué, une prise de sang pour s’assurer que tu n’as pas de maladie, une petite inspection de ton corps et si tout est okay, on te préparera pour le voyage. »
« Le voyage ? »
« La maison est en pleine campagne, à 200 kilomètres de Paris. Et puis, tu dois être équipée pour ressembler à un vrai cadeau d’anniversaire. »
J’ignore ce qu’elle veut dire par là.
« D’accord. »
J’ai lâché le mot dans un souffle, sans même réfléchir.
« D’accord ? Vraiment ? »
« Oui. »
« Demain soir alors. Plus on attendra, plus tu risques de changer d’avis. Mais je peux te dire une chose, si tu veux du sans limites et de l’original, tu ne vas pas être déçue. »
Elle me donne l’adresse d’un bar chic se trouvant dans le centre de Paris. Ma tête bourdonne, je ne sais plus du tout où j’en suis.
« Avant de venir, je veux que tu sois imberbe. Tu m’enlèves tous les poils de ton corps, jambes, aisselles et ta chatte bien sûr. »
« Oui. »
J’ai répondu avec une petite voix, sans réfléchir.
« Pas besoin de mettre de culotte. Habille toi sexy, nos hôtes aiment voir leur prisonnières en lingerie. Mais pas de gaine hein ! On a un corset pour toi. »
« D’accord. »
« Ne change pas d’avis ma chérie et à demain. Tu vas voir, ça va être génial ! »
J’ai vu dans son regard une excitation sincère et joviale. Une fois la conversation terminée, je reste pantelante. Qu’est-ce que j’ai fait ?
Evidemment, libre à moi de ne pas me rendre au rendez-vous mais je sens mon démon intérieur qui prend le dessus. Bien sûr que je vais y aller ! LIRE LA SUITE

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