La boite de Pandore 3

3- L’attente
samedi 27 septembre 2003
par  Marine
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9 heures 37 venait de s’afficher en chiffre lumineux vert sur son radio réveil placé sur la table de nuit et toujours pas d’appel. Cette attente devenait vraiment intenable. Malgré la douche, elle se sent déjà moite de partout. Cela fait déjà plus de trois quart heure quelle aurait du m’appeler pensa Alex. Plein de scénarios défilent dans sa tête, toujours les mêmes et de plus en plus vite... à la rendre folle.

- Peut être me suis-je trompée en communiquant mon numéro. Non ce n’est pas possible je le connais par cœur 03 47 22 02 75, ce n’est pas difficile. Non ce n’est pas possible répète-elle pour se persuader. Alors, c’est elle ! C’est cette Marie qui s’est trompée en le recopiant... dans ce cas c’est foutu pour ce soir je peux toujours attendre. Pire, si finalement je lui plaisais plus... ou peut être que Marie n’est pas Marie et que tout cela n’est qu’un canular de mec pour avoir des numéros de filles... Oh non ce n’est pas..., ce ne peut pas être ça...

9 heures 42 et toujours rien. Pour passer le temps, elle entreprit de s’attaquer à l’ongle de son petit doigt de pied droit. C’était bien parti quand le téléphone laissé dans le couloir se mit à sonner... Une bouffée d’adrénaline lui monte à la tête, suivi d’un coup dans l’estomac... Le téléphone bredouille-t-elle comme si quelqu’un d’autre dans la maison entièrement vide avait pu répondre à part elle.

Déjà la deuxième sonnerie, Alex saute du lit, mais ses jambes molles ont du mal à la soutenir...

- C’est elle !

L’air lui manque, que lui dire et si je ne répondais pas... Le temps de se saisir du combiné et d’appuyer sur le bouton d’appel et déjà une troisième sonnerie avait retenti...

Sans force, elle prononce un " Allo... " tellement faible, presque inintelligible...

- Bonsoir, lui répond la voix sur un ton courtois mais ferme... pourrais-je parler à Orane s’il vous plaît.

- Oui c’est moi Alex, Euh Orane si vous préférez ?

- Oui je préfère Orane, moi c’est Marie... Bonsoir

- Bonsoir Marie.

- Tu as du penser que je t’avais oubliée ?

- Oui, je l’avoue... j’ai bien cru que vous ne téléphoneriez plus ce soir.

- Si, tu vois, chose promise chose due... je suis là. Es-tu seule ?

- Oui, je suis toute seule... ma mère est sortie et elle rentrera que très tard.

- Tu habites toujours chez tes parents, interrogea la jeune femme.

- Oui, chez ma mère... mes parents sont divorcés.

- Aahh je suis désolée...

- Ce n’est rien, répondit Alex.

- Je suis curieuse...

- Cela ne me dérange pas...

- Tant mieux. Comment es-tu ? Le portrait que tu m’as donné de toi est des plus prometteurs...

- Aah (sourire), je ne sais pas... pour l’instant je suis en peignoir de bain et les cheveux mouillés... je viens de prendre une douche. Vous seriez très déçue...

- Quel age as-tu déjà ? demande la jeune femme, faisant celle qui avait oublié.

- 20 ans

- C’est vrai ce mensonge, fait Marie pour taquiner son interlocutrice.

- Enfin oui, non... se met à bafouiller la jeune fille.

- Tu as une voix bien jeune pour 20 ans, je t’aurais donné... je sais pas 16 - 17 ans

- C’est vrai, j’ai un peu menti, je vais avoir mes dix neuf ans dans quelques semaines.

- Faute avouée est à moitié pardonnée... tu n’auras qu’une toute petite fessée...(sourire)

- Merci, répond machinalement Alex amusée.

- Et que fais-tu comme ça dans la vie ?

- Oh moi pas grand chose. Je suis étudiante en terminale.

- Et il n’y a pas de jolies filles dans ta classe ?

Alex voyait très bien où voulait en venir la jeune femme.

- Si mais...

- ... mais quoi ? Tu préfères la femme mures ?

- Ce n’est pas ça !

- Alors quoi ? As-tu déjà couché avec une fille ?

La question l’embarrassait, mais finalement elle se jeta à l’eau.

- Oui, j’ai déjà eu des relations avec des filles si c’est ce que vous voulez savoir.

- Humm, il y a longtemps ?

- Depuis deux ou trois ans, assez espacées dans le temps.

- Et cela t’a plu ? (sourire)

- Oui, je dois l’avouer c’était très agréable...

- Plus agréable qu’avec un garçon ?

- C’est très différent, mais c’est vrai, j’ai eu plus de plaisir.

- Et tu le fais souvent ? Combien de fois ?

- Non pas du tout, c’est un peu le hasard... qui a fait les choses

- Comment es-tu ?

- Je n’ai pas avoir honte, je crois. Cheveux châtains clair avec des mèches blondes mi-longs avec une frange sur le devant. Un visage fin avec de grands yeux noisette.

- Humm pas mal et ton corps ? Décris le s’il te plait .

- Disons que je suis de taille moyenne, 1m69 pour 54 kg. 90 b de tour de poitrine cela te va-t-il ?

- Oui j’imagine plutôt mignon. Parle-moi de tes seins, de tes fesses ?

- De ce côté je tiens de ma mère... Ils sont en poires, un peu lourdes avec de gros mamelons. Quant à mes fesses, je les trouve trop grosses

- Moi les filles haricots verts ce n’est pas mon genre. J’aime les belles fesses bien charnues et les poitrines opulentes.

- Chez moi y a de la matière, plaisante Alex.

- Tu as de l’humour, j’adore les filles qui ont de l’esprit...

- Marie, parlez-moi de vous ?

- Que veux-tu savoir ?

- Tout !

- Je suis prête à répondre à toutes tes questions petite curieuse. Je t’écoute ?

- Ma question va vous paraître ridicule, mais...

- Vas-y

- ... tu es une vraie lesbienne ? Je veux dire...

- Oui Alex, je suis une lesbienne pur sucre, une vraie de vraie. Une vraie gouine... si tu préfères. Je te choque ?

- Non pas du tout !

- Pas toi ? Tu n’es pas lesbienne ? Tu doutes ?

- En fait, je ne sais pas, je sais plus...

- Alors, explique-moi pourquoi te connectes-tu sur RITA, une messagerie exclusivement Lesbo. Et pourquoi dragues-tu les femmes d’âge mûr ?

- Tu n’es pas vieille d’abord, 38 ans, ce n’est pas vieux de nos jours. Et je suis sûre que tu as beaucoup de charme.

- Seulement 37, ne me vieillis pas plus que mon âge...

- Excuse-moi !

- Ce n’est pas grave, et merci de me faire crédit pour le charme. À l’occasion tu pourras juger par toi-même. Que veux-tu savoir d’autre ?

- Es-tu vraiment ce que tu dis ?

- De quoi parles-tu ? As-tu peur des mots ?

- Bon, d’accord ! Es-tu vraiment dominatrice ?

- Tu vois que tu y arrives très bien. Oui, je suis dominatrice, une vraie dominatrice, c’est pour cela que tu es là ? Non ?

- Non, en fait. Ce n’est pas tout à fait ça... bafouille Alex.

- C’est bien vrai ce mensonge ? Tu es une gentille fille, très docile qui adore être soumise, n’est-ce pas ?

- En fait, oui c’est vrai, je l’avoue. Je suis plutôt passive en amour.

- Hummm intéressant et quoi d’autre...

- Que dire d’autre, j’ai un faible pour les filles qui ont du caractère

- Es-tu sensuelle dans ta façon de te comporter, de t’habiller ?

- C’est-à-dire ?

- Es-tu sexy ?

- Au risque de te décevoir, je ne crois pas. Je suis assez classique dans ma façon de m’habiller. De caractère un peu renfermé, j’ai peu d’amis - is ou ies.

- Pourtant tu m’as dit avoir eu des relations saphiques à plusieurs reprises.

- Oui, mais c’est vrai... j’ai une amie... mais c’est plus pour s’amuser.

- Aimes-tu être contrainte ? T’oblige t-elle à faire des choses ?

- Oui, Anita (c’est le nom de ma copine) aime me savoir nue sous ma jupette, ou même en jean’s. Le jean’s à même la peau ; cela l’excite beaucoup.

- Et toi ?

- Et moi aussi, cela m’excite.

- Es-tu masochiste ? As-tu du plaisir dans la douleur ?

- ... Je ne sais pas une fois Anita qui est très jalouse m’a donné une violente raclée sur les fesses avec une règle plate, elle croyait que je sortais avec un garçon. J’ai eu mal trois jours, j’avais les fesses en feu. Mais c’est vrai, qu’après nous avons fait l’amour et j’ai eu plus de plaisir.

- À part çà ? Quoi d’autre ?

- (Sourire)... j’aime me pincer et me tordre les bouts des seins

- Humm tu me mets l’eau à la bouche, comment es-tu là ?

- Je suis dans ma chambre, sur mon lit en peignoir de bain, pourquoi ?

- Es-tu seule ?

- Oui, ma mère est sortie pour la soirée

- Parfait, comment es-tu dessous ton peignoir ?

- Nue, enfin juste une culotte

- Tu veux m’obéir... alors tu vas faire exactement ce que je te dis.

- Humm d’accord

- Enlève ton peignoir et décris-toi en détail

- D’accord, je fais ce que tu veux... attends deux secondes.

Le combiné d’une main, Alex dénoue la ceinture, fait glisser une manche puis l’autre.

- Alors que fais-tu ? s’impatiente Marie

- Voilà, j’ai fait ce que tu m’as dit. J’ai quitté mon peignoir...

- Vraiment ?

- Vraiment, tu en doutes ?

- Non, si tu le dis. Si tu continues à m’obéir tu auras toutes les chances de me plaire. Tu vas mettre ton majeur droit dans ta bouche et tu vas imaginer que c’est le mien...

- Oui, répond Alex en fermant les yeux, ton doigt est dans ma bouche...

- Continue et après ?

- Je le suce goulûment, il effectue de lents mouvements de et va vient comme un petit sexe masculin...

- Très bien, Alex... maintenant mes mains caressent tes seins. Que font-elles ?

- D’abord elles sont toutes douces et chaudes. Elles caressent tout mon corps : mon cou, le haut de mon buste, mon ventre, mes cuisses et remontent vers mes seins... c’est bonnn

- Humm c’est boonn, continue...

- Elles se font plus présentes, plus insistantes,... mais aussi plus cruelles.

- Ahh oui raconte vite !

- Maintenant, elles se sont littéralement emparées de mes seins. Les massent, les triturent, les écrasent comme des miches de pain.

- Oui, c’est bien continue, que font-elles à tes mamelons ?

- Ils sont maintenant gonflés et durs. Elles les ont saisis et les pincent et les tordent... aahh ça fait mal... hummm

- Tord-les plus fort

- Ils sont tout gonflés et violacés... ça fait mal

- As-tu déjà essayé avec des pinces à linges aux mamelons ?

- Non, jamais cela doit être insoutenable...

- Je t’apprendrai tu verras... Oublie un moment tes seins et occupe-toi du reste... laisse descendre mes mains. Aide-les à ôter ta culotte...

- Ma culotte est par terre sur la descente de lit

- Parfait, décris ta chatte ? Es-tu poilu ?

- Oui assez, vous aimez ?

- Pas trop pour dire la vérité, mais on arrangera ça ! Comment sont tes grandes lèvres, bien sorties ?

- Attendez, je regarde : oui un peu.

- Tu ne tires jamais dessus ?

- Ah non, fait très surprise Alex

- J’adore les p’tites chattes aux lèvres bien visibles... Marie disait ça avec gourmandise.

- Je te propose que l’ont se rencontre si tu es toujours d’accord pour me connaître malgré mes goûts bizarres ?

- Euh, oui bien sûr, c‘est une excellente idée. Quand ? Ce week-end ?

- Et pourquoi pas de suite propose Marie impatiente de mieux connaître sa nouvelle proie.

La réponse de la jeune femme surprend Alex.

Maintenant, elle avait le dos au mur. Elle ne pouvait plus reculer. Dire " Non " et Marie raccrocherait.

D’une voix que l’on devine hésitante elle répond qu’elle n’est pas prête et pas habillée.

- Cela tombe bien tu n’auras pas besoin de te déshabiller chez moi (sourire)

- Mais... Alex est stupéfaite, elle ne sait que dire.

- Mais quoi ? Tu veux obéir ? Maquille-toi, car j’ai horreur des filles négligées et enfile un imper, des bas... noirs de préférence et des chaussures. Ah j’oubliais ! Si tu veux me faire plaisir, j’ai un faible pour les talons hauts. Es-tu d’accord ?

- C’est comme tu veux ! dit-elle d’une voix qui se veut volontaire...

- Parfait ! Il est déjà 21 heures je te propose que l’on se donne rendez-vous disons... à 22 heures chez moi. Où habites-tu au fait ?

- Au centre ville, près de la place Jeanne d’Arc

- Ahh parfait ! C’est pas très loin de chez moi. Alors retrouvons-nous place de la Bourse devant le bureau de POSTE. Tu m’attends près du lampadaire. C’est compris ?

- Oui, c’est compris...

- Parfait ma chérie, j’ai hâte de te rencontrer et de te tenir dans mes bras...

- Hummm moi aussi, ronronne Alex en écho.

- Fais-toi désirable... je t’embrasse tendrement...

Et Marie raccroche.

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