MII

Episode 20
mardi 18 août 2009
par  lahoule
popularité : 4%

MII n’a aucune conscience du temps passé au moment de son réveil. Elle s’est endormie dans le noir et se réveille dans le noir. Cela fait tellement longtemps qu’elle n’a plus vu la lumière qu’elle a presque l’impression que sa vie se déroule dans cette obscurité à la fois inquiétante et à la fois bienheureuse. Inquiétante par les incertitudes et la dépossession d’elle-même et bienheureuse parce que tout ce qui lui arrive, elle le vit comme dans son imagination. Cela pourrait être des fantasmes, les effets de ce qu’elle subit dans sa soumission sont bien réels. Ses mains immobilisées, ses jambes en permanence ouvertes toutes les nuits, son sexe disponible à qui le veut, les battements de son cœur dans son sexe, dans son œillet sont très éloignés du fantasme et constituent une réalité bien tangible. Elle est dans sa condition, l’a subie au début, s’est un peu révoltée par la suite et soudain, tout a basculé…

Elle est capable de se délecter de ce qu’elle est devenue en l’espace de si peu de temps. A l’évocation du chemin parcouru, elle en frisonne et se trouble.

— Comment se peut-il que je me retrouve si vite esclave de mon maître dans un château aux confins de l’Ecosse, alors que je suis sensée attendre mon amant pour partir en vacances… ?

— Alors, on a bien dormi ? entend-elle alors qu’elle sent un doigt fouiller son intimité.

— Mmmmm, déjà trempée ! Bravo, l’éducation a du bon ! Mais si tu es mouillée, c’est que tu as eu des pensées cochonnes !

— Non, pas le fouet !

— Et tu parles en plus ! Sur ce côté-là, tu n’as pas beaucoup progressé ! Au travail, José !

Et déjà les coups pleuvent sur les fesses de MII qui avaient retrouvé un peu de calme. Immédiatement les brûlures communiquent avec son sexe, son œillet et en bien peu de temps, c’est une première jouissance qui la saisit !

— Ahhhhhh ! Arrêtez, prenez-moi, je brûle !

— Magnifique ! Vous voyez, José, à quelle vitesse elle s’embrase ! On en a fait une avide, une goulue...

— Une belle goulue, Monsieur !

— Vous voulez la prendre ?

— Je ne sais si j’ose, vous savez, avec mon sexe !

— Pas de problème, allez-y, ce sera difficile au début, mais je vous parie que très vite elle en redemandera, c’est devenu une vraie cochonne !

MII se sent libérée aux jambes et on la force à se mettre à genoux !

—  Alors on veut être prise, alors tu vas être servie !

—  Allez José, comblez sa demande !

MII est saisie à la taille par des mains de bûcherons et n’a pas le temps de réaliser que déjà elle hurle !

—  C’est trop gros, vous allez me déchirer !

—  Tu voulais qu’on te prenne et tu es satisfaite !

—  - Ne ralentissez pas José quels que soient ses cris !

—  Aaaaahhhhh ! Aaarrêtez ! C’est troooop groooos !

—  Poursuivez José !

—  Aaaaaahhhhh !

Et progressivement, l’énormité poursuit son œuvre. Heureusement que MII était si troublée, sans cela la pénétration serait un supplice. Peu à peu, à force de contorsions, de mouvements des reins, des hanches, le sexe trouve sa place en la distendant complètement !

—  Aaaaaahhhh ! C’est troooop ! Arrêtez, je n’en peux plus !

—  Alors, on se rebelle encore ?

—  Non, je ferai tout ce que vous voulez !

—  Bien ! Alors José, poursuivez avec énergie !

—  Je peux, Monsieur ?

—  Faites et prenez votre plaisir !

Le sexe, si difficile à pénétrer glisse maintenant entre les lèvres proches de la rupture, et le sexe qui taraude MII se fraie un chemin qui commence à nouveau à la troubler….

—  C’est pas possible ! Oh, nooooon ! Je ….

—  Quoi, on ne te comprend pas !

—  Je ….

—  Tu ?

—  Aaaaahhhhhh ! Ce n’est pas poooossiiiiible !

—  Vous voyez, José vous avez bien fait d’insister, elle coule, elle jouit comme une traînée !

—  Oh, Monsieur, c’est tellement bon, il y a tellement longtemps que je n’ai pu enfiler ma queue dans un sexe, tellement ma queue est grosse !

—  Il ne faut jamais dire jamais, José ! Il fallait trouver à votre taille simplement ! Allez, José, profitez-en !

—  Merci, Monsieur !

Et José de se précipiter dans le tréfonds de MII. Il ressort complètement du sexe qui reste béant avant de replonger tel un soudard sur son adversaire !

—  Aaaaa hhhhhh ! C’est …..

—  C’est comment ?

—  Aaaaahhhhhh ! C’est boooon ! Affreusement booon, je jooouis ! Aaaaaaahhhhhhh !

José se laisse alors totalement aller, crispe ses mains sur la taille de MII et poursuit sa pénétration infernale qui mène MII au bord de la folie…

—  Ca y est, Monsieueueueueueueuer !

Un torrent de sperme inonde le sexe de MII en pleine jouissance !

C’est le moment que choisit le maître pour redonner du fouet sur les fesses !

—  Aaaahhh ! C’est fort, mais c’est boooon ! J’aiiiiiime ! N’arrêtez pas ! Oooooooh mon dieu ! Où suis-je ? Au secours, je n’arrive plus à respirer ! C’est trop fort ! trop bon ! Ne me laissez pas ! Encooooore !

—  - Tu as compris maintenant ce que tu es ?

—  Oui, je suis à vous pour toutes les minutes, les heures, les jours que je vis ! Je ne veux plus rien d’autre que ces folies !

—  Alors tu acceptes ton destin ?

—  Ouiiiiiii, crie MII dans une nouvelle jouissance, au moment où les lanières du fouet atteignent son clitoris !

—  José, vous pouvez vous retirer.

—  Monsieur, pourrai-je encore l’enfiler, puisque c’est la seule qui est en mesure de m’accepter ?

—  Sans doute, oui, quand elle reviendra au château, parce qu’elle va nous quitter, les premières étapes de son éducation sont achevées !

—  Dommage, Monsieur, je l’aurais prise au moins dix fois par jour pour rattraper tout le temps que je n’ai pu faire l’amour à une femme !

—  J’en conviens, mais c’est comme cela ! Venez, maintenant, laissons-la aux mains des servantes qui vont la préparer pour la dernière soirée qui promet d’être inoubliable !

—  Elle est belle comme cela, attachée, ouverte dégoulinant de mon sperme. Elle en a partout, ses fesses luisent et le rosé du fouet lui va à ravir !

—  Vous êtes un esthète, José ! Allons, venez, laissons-là aux mains de Carmen qui va la préparer pour tout à l’heure !

MII retrouve le silence de sa nuit, les infinies sensations qui la traversent, son étonnement toujours renouvelé face à ses capacités de tolérance et les troubles de son corps. Cependant, les jouissances ont été telles qu’elle est incapable de faire autre chose que de vivre en elle, dans ce corps qui est à même de la transporter dans des sphères jusque là inconnues. Elle ne bouge plus, respire à peine, tout en écoutant son cœur battre dans les parties les plus intimes de son être, celles qui ont été si sauvagement mises à contribution. Elle a l’impression de vivre par son sexe perpétuellement distendu, sa peau si chaude d’avoir été fouettée.

—  Alors, encore en train de rêver ?

—  Carmen, ils vont me rendre folle tellement ils arrivent à tirer de mon corps des sensations fortes !

—  Tu ne fais que réaliser quelle femme tu peux devenir lorsque l’on se charge de toi efficacement !

—  Je ne suis pas pire qu’une prostituée !

—  Bien sûr que si, la prostituée le fait pour de l’argent, toi tu le fais par plaisir !

—  Mais, j’ai honte de moi !

—  Allez, la honte est vite passée, quand le plaisir est si fort !

—  …..

—  Trève de plaisanterie ! On va te libérer pour te préparer !

Carmen entreprend de défaire MII, l’aide à se lever pour l’entraîner vers la salle de bain.
Rituellement, elle rattache MII aux barres fixées au carrelage et l’arrose copieusement à l’eau glacée, comme elle le lui fait d’habitude.
Jamais MII n’arrivera à se faire à ce grossier traitement et elle ne peut s’empêcher de hurler de froid !

—  Je déteste ! Vous êtes des sadiques !

—  Allez, un dernier effort avant le massage !

Jusqu’au bout MII doit supporter ces effets glacials sur sa peau si douce.

Carmen la prend par la main pour l’étendre sur la table de massage ! Table est un bien grand mot pour une espèce de grande croix qui la force à être toute ouverte, face au miroir ! Elle peut contempler sa peau légèrement rose en raison des réactions à l’eau froide, son mont de Vénus, pratiquement glabre, ses lèvres qu’elle aperçoit et qui sont comme un rideau de soie sur son sexe. Elle les observe minutieusement et ne peut s’empêcher de repenser aux émois qu’est capable de lui procurer cette région apparemment si fragile, mais en même temps si résistante aux frottements, aux caresses appuyées dont elle a été l’objet et surtout aux lanières du fouet qui si souvent ont léché la cyprine qui ne manque de couler à la moindre émotion sexuelle. Même maintenant qu’elle y pense, elle sent la sève monter, le désir revenir !

—  Je suis sûre que tu es de nouveau en train de rêver !

—  …….

Carmen joint le geste à la parole et glisse un doigt examinateur dans sa rose !

—  Ce n’est pas possible, tu es à nouveau mouillée ! T’es une vraie cochonne, tu ne penses qu’à ça !

—  Ce n’est pas ne ma faute, tout ici n’est fait que pour me troubler, me contraindre et finalement me faire jouir. Chaque pensée, chaque geste, ne font que me ramener à ça !

—  Magnifique, décidément ton maître a de la chance, il va vivre de folles aventures avec une femelle comme toi ! Ne bouge pas, je te crème le corps maintenant !
Le lent massage de chaque recoin de sa peau avec la pommade diabolique commence. Immédiatement le corps de MII réagit et sa peau se dilate, elle s’ouvre comme une corolle.

—  Ce n’est pas possible, tu me rends folle, ça me chauffe partout. J’ai déjà envie !

Alors Carmen tire à elle un petit chariot sur lequel est disposé un nouveau corset.
MII n’en a jamais vu comme celui-là. Il est immense, rigide comme une armure.

—  Tu veux me faire enfiler cela ?

—  Je t’en pose des questions, moi ?

—  Donne tes poignets !

MII est attachée les bras écartés à l’étrier de la salle de bain.

—  Bon ne bouge plus maintenant !

Carmen se saisit du terrible corset et le ceint autour du corps de MII. Elle le ferme d’abord autour de la taille sur les buscs qui courent du pubis jusque sous le cou. Ses seins sont soulevés, pigeonnent et progressivement emprisonnés à l’exception de ses tétons. Le corset se ferme complètement autour de son cou. Sans avoir été encore lacée, MII est devenue totalement statufiée.

—  Je vais maintenant te lacer !

—  C’est terrible !

—  C’est pour te rendre plus belle encore !

—  Je ne vais plus pouvoir bouger !

Carmen se saisit alors de deux énormes faux sexes.

—  Tu vois, je les enduis du précieux nectar que tu connais. Ce sera plus facile de les introduire !

—  Non, ils sont trop gros !

—  Après la queue de José, plus rien ne t’arrête !

Sans aucun état d’âme, Carmen plonge le premier pal dans le sexe de MII qui n’a pas le temps de crier qu’une jouissance la terrasse

—  Aaaaahhhhhh !

—  Tu vois que tu es devenue une vraie jouisseuse ! Je t’admire et suis jalouse de toi !

—  Je n’en peux plus, cela m’épuise et en même temps j’ai envie que cela continue !

—  Attends, je vais m’y prendre plus doucement pour ton œillet !

En effet, Carmen, avec mille précautions se met à pénétrer MII de l’énormité !

—  Que c’est difficile, aide-moi un peu plus !

MII, déjà ouverte par devant, mouillée du trouble de cette pénétration terrible, souffle comme une femme à l’accouchement, elle tortille son fessier dans la mesure de ses possibilités pour aider à l’incroyable ouverture. Les efforts ainsi conjugués amènent MII au bord de l’évanouissement…

—  Ça y est ! fait Carmen dans un dernier geste pour ancrer le faux sexe.

Enfin la libération. MII hurle d’une nouvelle jouissance.

Épuisée, elle est suspendue dans ses liens, mais toujours droite à cause du corset !

—  Bon, il ne faut pas qu’ils puissent ressortir !

Carmen tire du panier une sangle qu’elle attache à l’anneau du bas du corset, passe la sangle entre ses jambes et la ferme à l’anneau de l’arrière.

—  Voilà ! Je vais te lacer. Il ne faut plus que tu bouges si tu ne veux pas avoir mal !

Progressivement, MII sent son corps s’étrangler du cou jusqu’au hanches. Un premier laçage est achevé…

—  J’ai de la peine à respirer !

—  Attends la suite !

Carmen reprend en effet le laçage dans sa totalité, mais cette fois en partant de la taille.
MII a tout le loisir de se regarder dans le mur en face d’elle revêtu d’un miroir intégral.

—  Tu vois comme ta taille devient fine, comme tes seins ressortent ? Mais je n’ai pas encore fini !

—  Voici les bottines que veut te faire porter ton maître !

—  C’est trop, je vais mourir.

—  De plaisir, hein !

—  Pas seulement ! C’est vrai que je suis terriblement troublée. Mais il me semble que je vais étouffer !

—  Je te passe les chaussures !

Carmen s’agenouille aux pieds de MII et lui enfile des bottines qui se lacent jusqu’au-dessus de la cheville. Leur talon est d’une hauteur vertigineuse.

— Jamais je ne pourrai marcher avec ça ! En plus avec ce corset !

— Attends ce n’est pas fini ! Les maîtres te veulent totalement séduisante pour ta dernière nuit !

Carmen prend les deux volants qui restaient encore ouverts sur les côtés du corset et enveloppe les jambes de MII. Des buscs identiques à celui du corset se crochent sur le devant de ses jambes jusqu’aux bottines.

—  Maintenant, je vais pouvoir terminer le laçage !

—  T’es folle ! je ne peux plus bouger !

—  Cesse de te plaindre, je sais ce que je dois faire !

Carmen en effet commence à lacer l’arrière de MII, du bas du dos jusqu’à ses chevilles !
Dans le miroir, MII s’aperçoit qu’elle ressemble de plus en plus à une amphore. Elle a un galbe incroyable ! C’est grâce à ses poignets maintenus qu’elle est capable de rester debout. Plutôt que debout, elle devrait dire plutôt suspendue.

—  Carmen, c’est terrible, les sensations que je ressens ! j’ai des bouffées de chaleur, j’ai envie de jouir, j’ai envie de m’ouvrir complètement, ça m’excite de plus en plus !

—  Ça, ma petite, c’est l’effet conjugué de la pommade, du corset, et de tes joyaux intérieurs

—  C’est diabolique !

—  C’est la contrainte par excellence ! La contrainte excitante ! Épatant, non ?

—  Mais cela va me rendre folle !

—  C’est fait pour ça !

—  Bon ! La suite ! Attention, je vais te défaire les bras ! Je vais te tenir pour pouvoir t’appuyer !

Lentement, les mains de MII sont détachées. MII se repose progressivement dans la rigidité du corset. Toutes les sensations deviennent alors bien réelles. C’est un massage total de son corps. Elle ne peut bouger, mais parvient à légèrement onduler ce qui provoque des sensations à peine croyables. MII est capable de s’exciter rien qu’à tenter de bouger ! Comme elle le peut difficilement, tous les efforts qu’elle déploie sont décuplés au niveau de son corps et encore plus pour ce qui est des pals qui la transpercent !

—  Je vais…. Je vais …. Je….. Je jouiiiiiiis !

—  Pas étonnant, avec tes capacités ! Mais il faut que je termine.

En effet, Carmen saisit encore une pièce de cuir et se met à lacer le bras gauche de MII. Ensuite, elle le passe derrière et l’attache dans son dos. MII est entièrement sanglée hormis son bras droit qui reste totalement nu et libre.

Carmen appelle alors une autre servante qui arrive immédiatement et se met à la coiffer et à la maquiller et finit par lui mettre un rouge à lèvre rouge éclatant qui lui rehausse le teint.

—  Tu fais très femme fatale ! Cela te va très bien ! Viens maintenant, il faut y aller !

Carmen prend le bras resté libre et très lentement l’aide à avancer !

—  C’est impossible ! Jamais je n’arriverai à faire le moindre pas !

—  Ne t’en fais pas, c’est court ! Après nous montons sur le chariot !

En effet, après avoir parcouru quelques mètres pour sortir de la pièce, elles parviennent dans le couloir.

Une minuscule charrette l’attend. Carmen la porte pour la dresser dessus, passe une sangle autour de sa taille pour la maintenir à la barre prévue à cet effet.

Carmen ne monte pas sur le chariot. C’est à ce moment que MII remarque que la charrette est tirée par deux soumises harnachées et nues. Sur leurs talons aiguilles, elles démarrent et marchent aussi vite que leur talons démesurément hauts le leur permettent. La charrette ne fait aucun bruit. Le couloir est de silence. Seuls les ânonnements des deux tireuses ainsi que le claquement de leurs talons sur le carrelage résonnent dans l’infini !

MII est à deux pas de jouir dans sa contrainte ! Le balancement de la charrette agit sur la sangle qui la maintient et provoque un mouvement rythmé aux deux pals qui la transpercent. Elle voudrait crier, mais n’ose troubler ce moment paradoxalement délicieux de ce groupe dans son voyage vers un inconnu. Elle ne peut s’empêcher d’observer la croupe des deux soumises. Le harnais qui les sangle au chariot s’entrecroisent sur leur dos, passent entre leurs jambes pour remonter dans le profond sillage de leurs fesses. Celles-ci sont rouges d’avoir été fouettées, ainsi que leur dos. Elles portent toutes les deux un mors sanglé sur leur nuque à une barre qui permet de les diriger. C’est Carmen qui conduit la charrette et qui tient dans sa main les rênes de l’étrange véhicule. La sueur coule le long du dos des deux soumises. Elles gémissent chaque fois de Carmen agite les rênes qui sont reliées à leurs seins.

Enfin, le chariot s’arrête devant une grande porte.

Carmen ouvre les deux battants et le chariot fait son entrée dans le grand salon du château. C’est la première fois que MII y pénètre sans avoir les yeux bandés. Il est richement meublé, avec des tapis très épais. Dans le peu de liberté qui lui reste, MII porte son regard sur l’ensemble de la pièce. De nombreux maîtres et maîtresses sont présents. Elle les reconnaît parce qu’ils portent tous des masques de tulle. Les soumis sont aisément reconnaissables, eux. Aucun n’a de liberté de mouvement, ils sont tous soit enchaînés, soit attachés, porteurs de corset. Deux soumises sont complètement ouvertes sur l’estrade au fond du salon. Elles sont reliées l’une à l’autre par une chaîne tendue au niveau de leurs lèvres. Celles-ci sont distendues par le poids des deux corps. Elles portent toutes les deux des faux sexes visiblement trop volumineux pour leur intimité. Le fouet qui régulièrement claque les oblige à des contorsions parfois violentes qui ne manquent pas de se répercuter au niveau de leur sexe. Elles hurlent, mais en même temps on voit bien sur leur visage que le plaisir est encore plus fort.

L’arrivée du chariot interrompt la scène et tous se tournent vers les arrivantes.

— Ah ! La voilà, notre perle, dit un maître.

Carmen saisit MII par la taille, décroche la sangle qui la maintenait au chariot et la fait descendre. Ces contorsions avivent les sensations des sexes qui la traversent et soudainement MII hurle d’un plaisir foudroyant.

—  Qu’on descende le taux !

Deux soumises libèrent une corde qui descend du plafond une grande pièce de métal triangulaire. Au milieu un mousqueton permet de fixer le haut du corset de MII qui se retrouve à tenir toute seule debout, sans pouvoir bouger.

Puis une soumise libère une sangle du côté du triangle et l’attache au corset à la cheville et exécute ensuite la même manœuvre de l’autre côté. MII est complètement solidaire du triangle. Seul son bras libre peut encore bouger. En baissant son regard, ce sont les pointes de ses seins qu’elle voit. Avec la contrainte, la pommade, elles sont devenues énormes et elle sent battre son cœur au bout de ses seins. Il suffirait qu’on les touche pour qu’elle jouisse à nouveau.

—  Qui suis-je pour être devenue une pareille goulue de sexe ?

D’un ton solennel, Misses Gladstone fait face à MII, la regarde intensément dans les yeux, l’esprit fier d’avoir réussi sa mission.

—  MII, tu es restée de ton plein gré au château, tu y as vécu la deuxième partie de ton éducation. Aujourd’hui, tu vas devoir confirmer ton serment et porter les signes de ta soumission !

—  José, les fers !

MII fait la connaissance de l’homme qui l’a transpercée de son sexe si volumineux ! Il porte un plateau en argent dans lequel sont disposés trois anneaux d’or, reliés entre eux par une fine chaînette !

—  MII, accordes-tu à M ta pleine soumission ?

—  Oui, Maîtres !

—  MII, ta soumission implique que tout maître, ici présent, a sur toi droit de soumission !

—  Oui, je le reconnais !

—  Voici l’anneau qui te fera reconnaître.

Elle saisit la main libre de MII et lui passe à l’annulaire le premier anneau d’or ! Cet anneau représente la possession de ton sexe à quiconque présentera un anneau similaire !

—  Ce deuxième anneau à ton majeur rend disponible ton œillet à qui te montrera cet anneau !

L’anneau d’or a de la peine à franchir la deuxième phalange et l’on est obligé de frictionner le doigt d’un onguent huileux pour permettre au bijou de prendre définitivement sa place.

—  Enfin voici le bracelet qui te rend esclave de M et de tous les maîtres lorsque tu es dans un château ou que ceux-ci te rencontreront !

Il passe le bracelet au poignet de MII, puis se saisit d’une épaisse peau de cuir qu’il place dessous. Alors un domestique s’approche avec un instrument qui paraît être un fer à souder et commence à rendre solidaire les deux extrémités du bracelet. Il prend ensuite une lime de la grandeur d’une lime à ongle et polit la soudure qu’il vient d’achever.

—  Ce bracelet est définitivement à ton poignet. Jamais tu ne pourras l’enlever sans le faire couper !

MII prend conscience du poids important du bracelet qui lui marque son état.

L’orfèvre saisit alors la chaînette et relie les deux anneaux déjà solidaires entre eux au bracelet. La chaînette traverse le dessus de la main. Mii ne peut s’empêcher d’admirer à quel point cela grandit sa main et à quel point les bijoux l’embellissent. Immédiatement l’effet se répercute sur les émois de son sexe qui s’avivent automatiquement.

L’orfèvre soude la chaînette. Dès lors, il est absolument impossible de pouvoir retirer sa parure d’esclave.

—  Quiconque verra ta main saura tu appartiens à notre confrérie et qu’il peut disposer de toi.

—  -Il reste encore à marquer les initiales de ton maître sur le bracelet. Qu’il en soit ainsi !

L’orfèvre se saisit d’un poinçon et grave sur l’extérieur du bracelet un magnifique M et retire la peau de cuir qui protégeait la main de MII.

M s’approche, se saisit de ses tétons de manière ferme ce qui la fait immédiatement crier d’un plaisir profond avant de lui prendre les lèvres et de l’embrasser aussi profondément que sa langue peut pénétrer sa bouche. MII ne cesse de ressentir un plaisir décuplé à la mesure de l’étouffement qu’elle ressent dans tout son corps. La contrainte dans laquelle elle se trouve multiplie son plaisir. Seuls ses yeux sont à même de livrer le secret de ses émotions.

Au moment où son maître retire ses lèvres, MII ne peut que lui dire qu’elle l’aime…

— Qu’on la délivre du corset !

Carmen prend sur un plateau un grand couteau, s’approche. Elle s’agenouille et d’un geste adroit tranche facilement les sangles en remontant le long de ses jambes jusqu’à ses fesses.

D’un coup celles-ci se libèrent et la circulation du sang échauffe MII qui gémit. Libérer ses fesses n’est pas un jeu d’enfant tellement les sangles ont été serrées. Carmen s’y reprend à plusieurs fois et quand le lacet cède, le corset s’écarte laissant apparaître les fesses d’albâtre d’une MII soupirante. Le carcan était une contrainte, mais son ouverture est tout aussi terrible. MII s’en trouble à nouveau. Progressivement Carmen achève de la libérer de sa gangue. Elle s’ouvre comme une chrysalide et apparaît comme une déesse du sexe, luisante de transpiration, les chaires échauffées de la pommade et de la contrainte. Cette liberté soudaine accentue les effets des pals en elle. A peine nue, un fouet claque. MII se retrouve à quatre pattes en position de soumise au pied du maître. Un autre coup l’atteint au milieu des fesses, là où passe la sangle qui maintient les deux sexes. Celle-ci se rompt et MII ne peut empêcher le pal dans son sexe de s’échapper et rouler au sol. Un autre coup de fouet bien placé la force à cambrer les reins. La force des lanières lui coupe la respiration et elle explose tellement fort que le deuxième sexe à son tour quitte son corps, la laissant ouverte et prosternée.

—  Je la veux ainsi ! dit une voix très forte.

MII est saisie à la taille et pénétrée à quatre pattes dans le salon face aux maîtres.
Au lieu de la prendre sauvagement comme elle en a l’habitude au château, celui-ci au contraire a décidé de la rendre à sa merci par la douceur, une fois n’est pas coutume.
MII a peu le temps de réaliser ce qui se passe dans son corps que celui-ci réagit immédiatement…

—  Je jouiiiiiiiiis ! C’est booooon ! Encorrrrrr !

Les torrents de jouissance déferlent dans son corps bien après que la queue se soit retirée de son vagin. Elle s’écroule sur le sol, hors d’haleine, le corps luisant, la jouissance se prolongeant à n’en plus finir, même libérée

—  Je vous avais dit que nous en ferions une bête de sexe !

—  Nous en avons bien profité, merci M !

—  C’est tout à votre plaisir ! C’est grâce à vous qu’elle est devenue ce qu’elle est !

—  C’est grâce surtout à ses dispositions et nous en avons largement profité !

—  Un qui ne s’en remettra pas de sitôt, c’est José, il ne cesse de me demander qu’on la lui remette encore ! Il est même prêt à payer et même l’acheter !

—  Elle lui est accordée dans le cadre du château et dans nos lieux de prédilection. Autrement, ce n’est qu’en lui montrant le pendant de sa marque qu’il pourra en profiter !

—  MII, debout ! Carmen amenez-la à la voiture !

—  - Bien, Maîtres !

Carmen se penche sur MII encore à plat ventre sur le sol, lui murmure dans l’oreille.

—  Allez, grande baiseuse, debout, il est temps pour toi de quitter le château !

Elle saisit MII par son collier et l’aide à se lever. MII ne peut s’empêcher de remarquer l’empreinte de son corps sur le sol et le long filet de sperme sur le plancher qui s’est écoulé de son sexe !

—  Qu’est-ce que tu mouilles !

MII a de la peine à rester debout tellement sont encore fortes les sensations de jouissances. Elle aimerait se lover contre son amant et profiter de ce répit. Mais c’est debout, légèrement frigorifiée qu’elle doit suivre Carmen, uniquement vêtue de ses escarpins vertigineux. En sortant du salon, elle ne peut s’empêcher de surprendre son reflet dans le grand miroir. Il lui renvoie d’elle une image terriblement troublante, les reins cambrés, les marques de fouet sur les fesses, les seins proéminent et surtout ce bijou à la main que jamais elle ne pourra enlever. Fière d’elle malgré ce qu’elle a subi au château ou plutôt grâce à cela, elle est assume son nouveau rôle, telle une artiste, pleinement consciente de ce sa transformation !

—  Que tu es devenue belle, désirable et fière !

—  Ton maître doit être heureux d’avoir une telle soumise !

—  Je l’aime de plus en plus ! Et je crois que je suis prête à tout endurer pour qu’il m’aime et soit fière de moi !

—  Un maître ne doit pas aimer, il doit ordonner !

—  Le mien m’aimera tout en m’ordonnant ! Je suis sa soumise, c’est vrai, mais peu à peu il ne pourra plus se passer de moi !

—  Bravo, pour une femme déjà fiancée, tu es une belle garce !

—  Ce n’est pas pareil, c’est comme s’il s’agissait d’une autre forme d’amour. Mon amant je l’aime d’amour, mon maître, je l’aime de soumission. C’est peut-être curieux, mais pour moi, ce n’est pas incompatible.

—  Tu peux toujours parler parce qu’ils ne sont pas présents, mais comment feras-tu ton choix lorsque les deux te réclameront ?

—  Je ne sais pas, mais je suis sûre que la solution s’imposera à moi, comme l’amour !

—  Bel optimisme, mais tu as gros à perdre ! Ne bouge pas que je puisse faire ta toilette !

—  Pas à l’eau glacée !

—  Non, pas cette fois puisque tu nous quittes ! Je vais te regretter, mais je suis sûre que l’on se recroisera ! J’ai adoré faire ta connaissance. Aujourd’hui, tu m’es proche et en même temps je ne reconnais plus la femme que tu étais alors, ingénue, abasourdie par ce qui t’arrivait. Tu es fière de ta soumission, tu es transformée, tellement plus sexe qu’alors ! Qui te croiserait aurait envie de te baiser immédiatement, homme ou femme !

MII ne bouge pas et se laisse préparer intérieurement gonflée de satisfaction intérieure.

—  Voilà, j’ai fini. Voici ta cape, je t’accompagne à la voiture !

Comme elle était arrivée au château, MII en ressort vêtue de cette si courte cape qui ne la couvre qu’à moitié, mais tellement différente ! Souvent elle regarde le bijou de sa main et sent le trouble monter.

La voiture, une limousine noire attend dans la cour, la porte arrière gauche ouverte. MII s’engouffre à l’intérieur de l’habitacle qui se referme sans aucun bruit. La voiture quitte la cour principale, non sans que MII regarde par la fenêtre arrière Carmen disparaître de son horizon. Quand le véhicule franchit la poterne, MII admire la majesté de l’édifice qui a consacré sa soumission. Elle a l’intime conviction qu’elle reviendra ici, sans doute pour vivre encore plus profondément d’autres étapes de sa vie de soumise.

Soudain, José apparaît la queue dressée à la verticale, bandant comme un fou et jetant des regards concupiscents sur la voiture. MII réalise alors seulement l’incroyable taille du vit qui l’a prise. Elle ne peut oublier les sensations déchirantes procurées par cet homme difforme par le sexe. L’évocation l’humidifie instantanément.

La voiture franchit maintenant la lourde porte de sortie du château et traverse la profonde forêt avant de parvenir sur les hauts plateaux déserts. Soudain, elle s’arrête. Le chauffeur en descend. MII le voit contourner le véhicule et ouvrir la porte de son côté.

—  Dehors !

MII a de la peine à réaliser ce qu’il lui intime et met quelques secondes à réaliser…

—  Dehors, j’ai dit !

MII qui a pris l’habitude d’obéir sans discussion durant son séjour, obtempère et sort nue, puisqu’elle a enlevé sa cape dans la limousine.

—  Aiiiie !

Une immense claque lui barre les fesses et lui couple le souffle.

—  C’est comme ça qu’on t’a appris à obéir ?

—  S’il vous plaît, ne me laissez pas comme cela !

Elle est en escarpins en rase campagne et ne peut s’empêcher de laisser monter le rouge à ses joues à l’idée d’être ainsi nue en plein air avec cet inconnu tout de sombre vêtu.

—  Une pute comme toi ne doit pas s’arrêter à ces considérations ! Les mains sur le capot ! Jambes écartées !

—  - Aaaaaah !

Une nouvelle claque lui rougit la fesse.

—  Vite, j’ai dit !

MII s’exécute à peine qu’elle est saisie à la taille et que l’homme plonge en elle son sexe turgescent !

—  Enfin je peux te prendre comme la pute que tu es devenue !

Et comme une brute, il lui laboure le sexe pour extérioriser toute l’envie en lui, refoulée avec difficulté, depuis qu’il l’a amenée au château.

—  Ça fait tellement longtemps que j’attends ce moment ! Je t’ai trop regardée, à poil dans cette voiture à te faire baiser, sucer, lécher, fesser, à te voir les jambes ouvertes sans pouvoir profiter de ton cul. Maintenant tu es à moi et jamais je ne cesserai de te vouloir et de te prendre. Chaque fois que je te transporterai, tu sauras que je n’ai qu’une idée, celle-ci… !
Il n’a pas fini sa phrase que MII jouit violemment en hurlant un plaisir profond, animal, dans cette campagne déserte.

—  Encore ! C’est boooon ! Oui, je suis votre pute, faites-moi hurler de folie, j’aime jouir, n’arrêtez pas !

La folie monte comme une soupe brûlante et MII hurle alors que brusquement le sexe sort de son antre débordant de plaisir

—  Nooooon !

—  Je fais ce que je veux de toi ! dit le chauffeur en lui lançant une nouvelle claque sur les fesses

—  Aaaahhh !

—  Le sexe ne l’a pas quittée que déjà il se fraie un passage dans son fondement, qui, par les exercices qu’elle a subis, l’accueille plutôt facilement. Et alors le va-et-vient reprend de plus belle et le plaisir de MII se décuple au fur et à mesure de la démesure de la pénétration.

—  Encorrrrr ! J’aime ! Je suis à vous !

Dans un dernier élan tout au fond d’elle, le précieux liquide masculin chaud inonder son cul, ce qui décuple encore son plaisir. Epuisée, elle s’écroule au pied de la voiture.

Quand elle reprend conscience, elle est assise sur le siège arrière, les jambes légèrement ouvertes, les mains reposant de chaque côté de son corps, de manière quasi automatique.

— Que de changement en moi se dit-elle intérieurement en constatant par elle-même sa position. Cela a le don de la troubler à nouveau. Le silence est complet hormis le chuintement du moteur. Le chauffeur est impassible comme si rien ne s’était passé…
La voiture s’arrête à nouveau sur le tarmac. Le chauffeur sort, ouvre la porte et saisit MII par les cheveux. Pas de manière brutale, mais ferme, pour lui faire sentir qu’il la tient. Très droite, la tête légèrement en arrière à cause de la main sur sa nuque, elle avance lentement vers l’avion.

Un vent assez fort s’est levé qui durcit les pointes de ses seins. Jamais elle aurait imaginé se promener ainsi nue sur un aéroport et montrer ses fesses encore roses à l’hôtesse au moment de monter l’escalier qui conduit dans l’avion.

—  Soxez la bienvenue pour ce voyage de retour ! Magnifiques bijoux, comme j’aimerais en avoir d’identiques !

MII est blême à cause du vent glacé et n’a qu’une envie, c’est qu’on la conduise à son siège pour se reprendre. Le chauffeur la tient toujours par les cheveux et la conduit à travers le couloir, sans s’arrêter cependant. Au fond de l’avion, MII aperçoit les sangles qui pendent du plafond et qui vont sans doute être son siège particulier. Elle ne s’est en effet pas trompée.
Le chauffeur lui lâche les cheveux pour la saisir à un poignet et en la retournant lui sangle le bras gauche. Puis il lui prend le droit et va l’attacher de l’autre côté de la rangée de siège. MII se retrouve les bras écartelés. Devant elle tous les sièges. Ainsi les voyageurs pourront l’avoir en permanence sous leurs regards.

S’agenouillant, l’homme qui la pénétrée si violemment tout à l’heure lui fixe les chevilles lui écartant profondément les jambes. L’homme se relève, lui saisit le visage et plante son regard dans ses yeux.

—  Je t’ai eu à moi tout à l’heure ! Ton sexe, ton oeillet portent encore en eux ma marque. Ainsi tu es aussi à moi. Jamais je ne manquerai à ma tâche !

Il l’embrasse alors fougueusement, au plus profond de sa bouche, comme s’il voulait là aussi la pénétrer. Il en profite pour la saisir aux tétons et les malaxer suffisamment durement pour qu’elle se mette à geindre de douleur d’abord, puis d’un plaisir animal, bestial, malgré elle, provoqué hors d’elle et indépendamment de son gré. Cette idée, une nouvelle fois provoque des torrents d’émoi dans son corps. Rapidement elle crie dans la bouche de son agresseur qui se retire pour mieux l’entendre râler de ce plaisir qu’il connaît pour l’avoir tellement entendu dans la voiture !

—  Bravo, elle se liquéfie à une rapidité déconcertante, dit un homme qui a glissé deux puis trois doigts dans sa chatte. C’est un vrai torrent !

—  C’est incroyable ce qu’elle est capable ! ajoute l’agresseur, c’est une goulue, une insatiable, elle n’est jamais satisfaite ! Quand elle paraît épuisée, quelques coups de fouet bien placés et elle repart pour un voyage ! C’est une endurante, et puis elle aime ça ! Une adorable pute, je vous dis et j’en ai vu !

—  On ne va pas la laisser voyager comme cela. Je veux qu’elle sue la jouissance, mais sans l’entendre ou du moins pas trop.

—  Un bâillon ?

—  Assurément !

—  Vous avez raison ! Claudine, apportez un bâillon !

Rapidement l’hôtesse amène sur un plateau un bâillon de cuir qu’il s’empresse de lier fermement autour de son cou et la murer dans son silence.

—  Mais elle ne va pas suer toute seule !

—  Ne vous en faites pas, j’ai tout prévu pour le confort des passagères !

—  Claudine, la ceinture !

Immédiatement l’hôtesse revient une ceinture disposée bien en vue sur le plateau. Il n’y a aucune équivoque sur l’objet et Claudine doit bien le connaître, parce que son visage ne traduit aucune émotion. Bien que maintenant qu’elle est juste devant les yeux de MII, celle-ci remarque un léger tremblement du plateau !

—  Placez, s’il vous plaît !

Claudine pose le plateau et saisit la ceinture. Elle la passe autour de la taille de MII et la serre violemment ce qui oblige MII à respirer fortement.

—  Inspirez fortement et bloquez votre respiration que je puisse adapter votre taille à la ceinture !

MII s’exécute et sent la morsure de la ceinture qui l’étrangle.

—  Voilà, vous pouvez relâcher votre respiration !

MII voudrait pouvoir exprimer ce qui se passe en elle, mais le bâillon l’en empêche et ce n’est qu’un trouble qui s’exprime intérieurement. Les corsets portés pendant son séjour ont vraiment affiné sa taille d’une part et d’autre part, chaque fois qu’on la contraint à cet endroit de son anatomie, le trouble naît immédiatement.

—  Achevez, maintenant !

Claudine saisit alors deux énormes faux sexes et les introduit sans autre forme de procès dans le sexe et l’œillet. Heureusement que les pénétrations dont elle a été l’objet depuis le château ont préparé la place, sans cela, il aurait été impossible de faire pénétrer ces objets aux mensurations démesurées. Dans son sexe, la pénétration est quasi immédiate, par contre, Claudine doit s’y reprendre plusieurs fois pour distendre son œillet, malgré la pénétration qu’elle vient de subir.

—  Voilà ! Il reste à fermer, maintenant !

Les mains expertes assujettissent la sangle qui passe entre les jambes de MII à la boucle sur son ventre. Un dernier serrage et elle à nouveau enfermée.

—  Branchez, maintenant !

Claudine branche le fil qui pend entre ses jambes à une prise. Immédiatement les deux sexes se mettent à vibrer au cœur de son corps qui répond à ces sollications par des oscillations de hanches qui ne trompent pas, dans la mesure de la liberté qui lui reste. Les premières jouissances montent très rapidement. MII voudrait crier son plaisir. Celui-ci reste hélas étouffé. La seule réponse que permet son corps affolé se traduit par la transpiration qui la gagne.

—  Voilà, c’est exactement ce que je voulais ! Elle va luire comme une statue de marbre et jouir comme la madone ! J’aime ça ! Claudine, encore quelques coups de fouet pour parachever le tout !

Et les coups de troubler la luisance du corps, de détourner les gouttes qui ruissellent et font place à de nouvelles rivières. MII est projetée au paroxysme de la folie, ses seins rosissent et se tendent pour mieux accueillir les caresses diaboliques, son corps semble se lover autour des lanières qui la prennent et les jouissances se suivent sans se ressembler, toutes plus fortes les unes que les autres, toutes plus diaboliques, par l’abîme qu’elles créent dans son corps et qu’elle appelle de tout son souffle, sans pouvoir le crier. C’est encore cet aspect-là qui la transcende, l’impossibilité de pouvoir exprimer ce qu’elle veut à cause du bâillon.
Soudain, elle n’en peut plus et se laisse complètement aller dans ses liens, dans un demi coma, elle entend la radio annoncer l’atterrissage. MII ne s’est pas rendue compte du voyage, tellement elle a vécu fortement le sien.

—  Alors, les voyages forgent le caractère ! dit un homme qui la libère du bâillon.

—  Je suis épuisée !

—  Défaites ses entraves !

Claudine s’empresse de détacher la ceinture, de lui retirer avec précaution les faux sexes.. Elle les contemple à demi apeurée, mais MII ne peut s’empêcher d’y déceler de l’envie…

—  Comment fais-tu pour arriver à avaler de pareilles grosseurs ?

—  Ne t’en fais pas, dit l’homme, cela ne va pas tarder à t’arriver aussi !

—  Jamais je ne pourrai, je vais éclater !

—  Tu ne connais pas encore les ressources des soumises, ni celles des maîtres, mais cela viendra ! Il s’éloigne pris par quelqu’un d’autre.

—  C’est quoi le château ? demande Claudine.

—  C’est là d’où je viens et où j’ai appris ma soumission.

—  C’est terrible !

—  Terriblement bon, oui, mais si dur parfois !

—  J’aimerais y aller, mais juste pour voir !

MII eut un petit sourire intérieur et ajouta

—  Demande à un des maîtres qui sont ici, ils seront sûrement d’accord !

MII savait bien en son for intérieur ce qu’il advient de telles visites. Elle-même a si peu choisi sa situation, elle s’est imposée ou révélée en y étant plongée, car maintenant encore en pensant à sa situation, jamais, au grand jamais, elle n’aurait pu imaginer que cela lui arriverait. Cette histoire est tellement digne d’un roman à se passer sous le manteau.
La réalité lui revient immédiatement…

—  La voiture t’attend !

MII, étourdie et un peu rêveuse, reprend le couloir, descend l’escalier dans le même état de crainte d’être vue dans le plus simple appareil avant de remonter dans la grande limousine noire.

—  Vous avez fait bon voyage ? fait le chauffeur qui n’a rien perdu de ce qu’a vécu MII durant la traversée.

Toujours aussi silencieusement, la voiture traverse la ville et s’arrête sur le parking devant chez MII.

—  Voilà, tu dois attendre les instructions !

—  Mais, je ne peux pas rentrer chez moi comme cela !

—  Non ! Voici ta cape et tes clés ! Ton maître m’a dit qu’il faut que tu te prépares à son arrivée pour la fin de l’après-midi. Voici ses instructions !

Il passe une lettre à MII avec ses clés. Elle endosse rapidement la cape et sort de la voiture le plus pudiquement que cela lui est possible.

—  Quel brusque retour à la réalité !

MII est en sueur lorsqu’elle débouche chez elle, tellement elle a précipité la montée des escaliers de peur d’être vue en plein jour. Qu’il fait bon être chez soi après une pareille aventure. La cape tombe d’elle-même et MII traverse son chez elle nue, comme au château. Ici pas de couloirs sombres, pas de cellules, ni de domestiques qui vous emprisonnent les seins entre leurs doigts, pas de fouets qui claquent lorsque vous montez l’escalier,…
Regret ? Manque ? Le vertige monte dans sa tête qui n’ose répondre.

—  Ce n’est pas possible, je suis déjà en train d’éprouver le …

MII monte tout de même l’escalier qui reste désespérément désert de contraintes… En haut, Elle passe devant le miroir de pied qui lui renvoie une image d’elle qu’elle a de la peine à reconnaître. Elle se trouve plus élancée.

—  Evidemment, avec mes talons aiguilles, se dit-elle.

Mais aussi avec sa taille si fine, ses cuisses fuselées, ses seins qui, suite aux nombreuses caresses sulfureuses qu’ils ont reçues, restent maintenant en permanence gonflés autour des tétons, comme s’ils gardaient en mémoire les brûlantes caresses subies. Même son sexe, dépouillé met en évidence son mont de Vénus et elle a de la peine à le reconnaître.

— Et ce bijou sur mes lèvres ! Il me semble que je suis quelqu’un d’autre !

Sur les lèvres de sa conque, comme sur celles de sa bouche, subsistent quelques traces de ce rouge si prononcé qu’on lui a mis au château. Même les pénétrations du chauffeur, les pals dans l’avion n’ont pas suffi à l’estomper totalement. MII ne peut s’empêcher d’y glisser un doigt et constate qu’elle coule. Son doigt glisse et s’égare, il écarte les lèvres, s’engage dans son intimité. Immédiatement ses seins répondent à cette stimulation et durcissent. MII est obligée d’écarter les jambes et elle s’offre à elle-même devant la glace. Elle est la maîtresse de son trouble, le goûte délicieusement, retarde les caresses lorsque c’est trop fort. Elle a envie de se dominer ou de se soumettre à ses réactions et en même temps les guider. Peu à peu, les sensations gagnent tout son corps, elle se remet à transpirer. MII devient la spectatrice de son délice, elle se repaît de se contempler lorsque monte son plaisir. C’est debout qu’elle ressent la première jouissance. Elle la déguste en appuyant une main contre le miroir pour ne pas perdre l’équilibre et surtout pour profiter de son spectacle.

—  - C’est la première fois que je suis voyeuse de moi-même et je me trouve belle et désirable, tellement…. seeeeexe.

La deuxième jouissance la cueille au moment précis, où elle pense ce mot. Celle-ci est tellement forte que MII est obligée de se mettre à genoux, la main toujours contre le miroir, l’autre glissant dans sa cyprine. Mais la folie la saisit et MII se met en position de soumission, les genoux fortement écartés, la tête par terre, les deux mains maintenant s’en prenant à ses lèvres…

—  Aaaaaaaaaah !

C’est si fort que MII s’écroule sur le tapis.

Elle met de longues minutes à émerger. Quand elle se relève, c’est son visage après la jouissance qu’elle voit en premier dans le miroir. A nouveau, elle ne se reconnaît pas. Ses yeux sont lumineusement ouverts, ses lèvres sont encore humides, un sourire de contentement se dessine sur sa bouche. Elle se trouve belle, désirable et surtout fière.
Dans un état second, elle redescend les escaliers et s’aperçoit qu’elle est très à l’aise sur ses talons aiguilles. Aucune hésitation, au contraire, une sûreté qui lui procure fierté et équilibre. C’est son maître qui va être content d’elle. Quand elle entre dans la salle de bain, elle a une énorme surprise. Celle-ci a complètement changé, elle ne la reconnaît plus. Par contre, ce qu’elle reconnaît, c’est la destination de la plupart des aménagements. Jamais elle ne pourra ignorer dorénavant en y pénétrant, que sa salle de bains est l’instrument de sa préparation à de multiples plaisirs. Tout y est pensé pour pouvoir l’attacher, l’ouvrir, la disposer, l’embrasser, l’écarteler, lui procurer des ablutions, qui elle n’en doute pas une minute, la propulseront dans des sphères inconnues. Elle ne peut toutefois s’empêcher d’avoir l’estomac serré face à certains ustensiles qui vont la contraindre. Elle n’en a jamais vu de semblables au château. Elle ignore totalement l’utilité de certains autres. Un besoin pressant se fait sentir et MII veut s’asseoir pour se délivrer. Cependant, elle ne reconnaît pas du tout le siège habituel. Elle ne peut s’asseoir que complètement ouverte, le dos cambré par une sorte de dossier, les seins en avant, comme si on allait la prendre ou comme si elle voulait se faire lécher les tétons. Même sa tête dispose d’un appui, qui lui cambre aussi la nuque. De plus, elle est face à un miroir en pied. Tout le temps que dure sa délivrance, elle se voit dans une position sans équivoque. Elle est en pleine soumission à son reflet. Près de sa nuque pend une sangle dont MII ne peut ignorer l’usage. Se peut-il qu’on ait conçu sa salle de bains de manière à pouvoir la contraindre en tout temps ou qu’elle ne puisse jamais s’écarter de cette idée ?

Émue, elle regagne lentement sa chambre à coucher, s’assied sur le siège qui lui a déjà procuré tant… tant de délices et elle entreprend de lire les instructions.

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