Tranches de sexe : 8- L’île déserte

mercredi 1er novembre 2006
par  Alex Cordal
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Les vagues rejetèrent Olga sur le rivage de l’atoll. Epuisée, elle perdit connaissance. Lorsqu’elle revint à elle un quart d’heure plus tard, elle prit conscience de la situation. Tout lui revint en mémoire. La croisière, l’incendie en pleine nuit. Le navire avait sombré en quelques minutes. Après avoir été réveillée par les cris des passagers, Olga avait juste eu le temps de sauter de sa couchette et quitter précipitamment sa cabine dont le sol penchait déjà considérablement. Elle n’avait même pas eu le temps de prendre le moindre vêtement. Quand on a l’habitude de dormir nu, on ne pense pas forcément que ce genre de situation puisse se produire. Elle se souvenait avoir sauté dans l’océan, puis elle avait nagé longtemps, longtemps, très longtemps.

La soirée avait pourtant bien commencé, Olga avait fait la connaissance de Thibault à la fête donnée par le commandant à l’occasion du passage de l’équateur. Thibault lui avait tout de suite plu. Olga se demandait d’ailleurs pourquoi, elle n’avait pas succombé à son invitation de terminer la soirée dans sa cabine. Le besoin sans doute de se faire désirer davantage. Elle aimait bien se faire désirer avant de se donner à un homme. C’était son ultime résistance, parce que, une fois conquise, elle s’abandonnait totalement à son amant, tant elle aimait devenir soumise.

Le soleil brûlant rappela la naufragée à la triste réalité. Olga devait gagner l’ombre des cocotiers en fond de plage, si elle ne voulait pas griller sur place. Elle se releva et se dirigea vers les arbres. Une fois à l’abri, Olga inspecta son corps nu pour s’assurer qu’elle n’était pas blessée. Hormis une immense fatigue, tout allait bien. Ses mains parcoururent son anatomie plantureuse. Elles s’arrêtèrent un instant sur son sexe. Olga fit tourner les anneaux de ses petites lèvres qu’elle avait fait percer deux mois auparavant. Elle en avait eu envie depuis longtemps. Une façon pour elle de se sentir encore plus soumise, de servir de jouet pour un maître qui se plairait à s’amuser avec ses ornements. Le piercing était juste cicatrisé. Mais ce n’était pas ici sur cette île vraisemblablement déserte qu’elle rencontrerait quelqu’un capable d’assouvir ses fantasmes.

Soudain, du bruit sortit Olga de sa rêverie. On marchait dans les fourrés derrière les cocotiers. Un animal sauvage ? Des indigènes ? Olga se redressa. Elle ramassa une noix de coco qui pourrait servir de projectile. En position défensive, campée sur ses pieds nus, jambes écartées, Olga était prête à accueillir l’ennemi. Sa position pour le moins excitante, aurait sans nul doute en d’autres lieux, éveiller les sens de n’importe quel mâle qui serait passé par là. Telle une sauvagesse nue, prête à se défendre, elle dégageait une irrésistible sensualité.

Les buissons les plus proches bougèrent. Elle n’hésita pas. Elle lança de toutes ses forces la noix de coco qui atteignit sa cible en rebondissant sur l’être vivant qui allait apparaître de derrière la végétation.

– Aïe ! entendit-elle au même instant.

Quelle ne fut pas la surprise d’Olga de voir surgir Thibault de derrière les buissons.

*****

Deux mois s’étaient écoulés. Pas un navire, pas un avion. Pourtant Olga ne voyait pas le temps passer. Ce qui devait arriver, quand un homme et une femme se retrouvent seuls sur une île déserte, était arrivé. Et en plus, les deux naufragés avaient rapidement laissé libre court à leurs penchants SM communs. Olga avait trouvé en Thibault le maître qu’elle attendait depuis longtemps. Quant à Thibault, jamais à court d’imagination, il réalisait ses fantasmes de domination sur une Olga ravie et qui en redemandait.

Dans le dernier scénario favori du couple, Olga était censée être la prisonnière de sauvages imaginaires habitants l’île, et était exhibée comme un trophée tel un animal capturé à la chasse.

Elle était suspendue par les quatre membres, les pieds et les poignets attachés aux quatre cocotiers qui formaient un carré idéal. Olga s’abandonnait en laissant sa tête pendre en arrière, préférant imaginer sans les voir les préparatifs de Thibault. À cause de l’espacement des arbres, les liens de ses membres inférieurs la maintenaient largement ouverte.

Thibault contemplait le V que dessinaient les jambes. Il était fasciné par les cuisses suspendues telles des jambons à l’étal. Son regard se porta naturellement, comme à l’accoutumée, sur le sexe de sa prisonnière et sur les anneaux des petites lèvres. Ses mains tenaient de longs brins de raphia récoltés sur les feuilles sèches des palmiers de l’île. Thibault glissa cette ficelle de fortune dans l’anneau gauche. Il la passa de part et d’autre de la cuisse gauche, serra et noua les deux bouts ensemble. Il renouvela la même opération avec l’anneau droit et l’autre cuisse.

Il admira l’entrée vaginale que les lèvres étirées laissaient béante. Il cassa une grande feuille de palmier. La prenant par tige, il s’en servit pour caresser le corps d’Olga. Il commença par les seins. Il reçut en réponse l’accélération de la respiration de sa prisonnière volontaire dont la tête cherchait à s’étirer davantage comme pour amplifier la sensation de plaisir naissant. La feuille fit étape sur un mamelon, puis l’autre. Thibault les vit se durcir. La feuille de palmier poursuivit son chemin vers le ventre, puis vers le sexe.

Cette fois Olga se mit à gémir. Elle cherchait à suivre mentalement le chemin de la feuille qui alternait les frottements sur le clitoris et à l’entrée du vagin. C’était si bon. Le plaisir montait, elle allait jouir. Mais à cet instant, Thibault décida de transformer son instrument de caresse en fouet. Il leva la feuille de palmier et l’abattit très fort sur le sexe d’Olga.

– Aaaaaaah ! gémit Olga sans vraiment savoir si la sensation ressentie s’apparentait à du plaisir ou de la douleur.

De toute façon, elle savait que c’était toujours ainsi. Les caresses se transformaient en sévices. Seule incertitude, elle ne savait jamais quand. Mais c’était loin de lui déplaire. La surprise passée, de nouvelles sensations remplaçaient les précédentes, plus fortes, plus intenses. L’intérieur de son ventre la picotait, et une onde de plaisir lui parcourait le corps.

Thibault s’installa latéralement et fouetta les seins. Il commença à proférer des insultes. Il aimait ça et savait qu’Olga appréciait autant. Lorsque la poitrine fut suffisamment rouge, Thibault retourna à son poste près de l’entrejambe. Il délia le raphia de derrière les cuisses pour l’attacher à une liane pendante au dessus du corps de sa soumise, et préalablement installée avec une évidente préméditation. Il fit tendre le raphia. Les petites lèvres étirées semblaient devoir soutenir par les anneaux tout le corps d’Olga. Même si ce n’était qu’une impression, la tension n’en était pas moins forte. La longueur excessive des lèvres prouvait, s’il en était besoin, l’extrême étirement qu’elles subissaient.

– Je pourrais essayer de te détacher les pieds ! murmura cruellement Thibault. Juste pour te voir suspendue par le sexe.

– Non, je t’en prie, répondit Olga dans un état second, envahie par le plaisir de la soumission sans vraiment savoir si les propos de son maître était vraiment sérieux.

Evidemment, Thibault plaisantait. Il se contenta seulement de raccourcir un peu plus le raphia. Il reprit les caresses entraînant de nouvelles jouissances à sa prisonnière. Mais cette fois les soubresauts de plaisirs entraînaient de profondes souffrances. À chaque sursaut, le raphia tirait sur les lèvres lorsque Olga laissait retomber son corps. Cette succession plaisir-douleur produisit pourtant un cocktail détonnant. Dans un cri de bête sauvage, Olga s’abandonna à l’orgasme. Elle sentit à peine la verge dure de Thibault se glisser sous ses cuisses pour la sodomiser avec brutalité.

Le résultat fut double. Thibault put assouvir son besoin de cracher son sperme en remplissant le cul de sa soumise. Il avait tant attendu. Il le méritait bien. Cette pénétration brutale produisit de nouvelles sensations à Olga qui enchaîna un second orgasme en se sentant ainsi possédée.
Le couple de robinsons n’était vraiment pas pressé de voir arriver un navire pour les secourir !



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