Tranches de sexe : 3- Mourir de plaisir

dimanche 2 juillet 2006
par  Alex Cordal
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Caroline était en sueur. Depuis combien de temps était-elle attachée à ce fauteuil gynécologique dans cette position, le cul surélevé, exposée à ces deux individus en blouses blanches ? Elle ne s’en souvenait pas. À quoi bon ? Pour l’instant, elle attendait et redoutait la prochaine décharge.

– Elle a l’air de tenir le coup, déclara la femme en blanc à son comparse. Trois heures, et pas un évanouissement, c’est un record. Monte donc le curseur d’un cran pour la prochaine série.

– Non, non, non ! hurla Caroline qui savait désormais ce que cela signifiait.

Se prêter aux tests d’un appareil inventé pour générer du plaisir, cela ne devait pas être désagréable, s’était dit Caroline en répondant sereinement à l’annonce la semaine dernière. Pourtant maintenant, elle regrettait. Au début, elle avait trouvé l’expérience amusante, malgré la sensation de vulnérabilité causée par les liens qui lui interdisaient tout mouvement. En dépit de sa gêne de se sentir ainsi froidement observée tel un animal de laboratoire, elle avait même vécu très intensément son premier orgasme public devant Jennifer, la responsable du laboratoire, et Bernard son adjoint.

Trois heures déjà que la jeune femme avait pris place sur cette espèce de fauteuil gynécologique, les bras et les jambes solidement attachés à chacun des montants. Une large sangle lui enserrait le ventre pour compléter l’immobilisation. Jennifer lui avait écarté les lèvres vaginales, et, de ses doigts experts, elle avait découvert le clitoris et l’avait serré entre les mâchoires métalliques d’une pince électrique. Puis elle avait enfoncé un cylindre en inox dans l’anus de son nouveau cobaye. Tout cet attirail était relié par des fils à un boîtier aux multiples cadrans, posé sur un tabouret. L’appareil étant lui-même branché à une prise électrique.

Bernard avait basculé l’interrupteur. Un délicieux chatouillement avait parcouru le sexe et le fondement de Caroline. Elle n’arrivait pas distinguer qui de son clitoris ou de son anus était à l’origine de ce bien-être, car après quelques instants, c’était tout son bas ventre qui s’était mis à vibrer de plaisir. Bernard avait ensuite positionné le curseur sur 2. L’augmentation des vibrations avait engendré une jouissance inhabituelle pour Caroline. L’orgasme qui avait suivi avait été d’une rare intensité.

Progressivement, obéissant aux ordres de Jennifer, Bernard avait intensifié les décharges. Et depuis que le curseur avait dépassé le chiffre 7, Caroline avait glissé du plaisir à la souffrance.

Dans un état second, elle espérait bien faire mentir la femme à la blouse blanche en s’évanouissant à la prochaine décharge. Quel soulagement, quelle délivrance ! Jamais elle ne pourrait supporter un nouvel orgasme ! L’appareil émit un bip. Caroline ressentit des vibrations plus intenses que la fois précédente. Malgré son refus et son épuisement elle sentit son corps être de nouveau traversé par une onde de plaisir qui le fit s’arquer dans ses liens. A toute force, elle tenta de se retenir. Mais son corps, insoucieux de la douleur à venir, ne lui obéissait plus.

– Raaaaaaah ! Raaaaaaah ! gémit-elle la bouche grande ouverte, le souffle en suspend.

Puis elle se tétanisa, submergée par un nouvel orgasme phénoménal. Le plaisir était trop fort, et Caroline rebascula dans la douleur comme la fois précédente. L’intensité était telle qu’elle avait l’impression qu’on lui transperçait le clitoris, que son trou du cul allait éclater et que son corps tout entier l’abandonnait.

Etrange sensation, ce plaisir extrême qui fait mal. Cette jouissance excessive qui se transforme en souffrance. Cette sensibilité exacerbée qui échappe à tout contrôle et qui lui donnait l’impression que son cœur affolé allait éclater dans sa poitrine, que son sexe allait se liquéfier, que tout son corps allait se dissoudre. Au bout de quelques instants, l’excitation devint vraiment insoutenable. Il lui semblait que tout son être s’était réduit à son bas ventre qu’elle sentait palpiter de plus en plus douloureusement à un rythme effréné. Un plaisir atroce et démesuré qui lui arracha une supplique désespérée.

– Arrêtez ! Aaaaaaaaaaaaaaah ! hurla Caroline. Pitié ! Aaaaaaaaaaaaaaah !

La situation était de nouveau intenable. Caroline tira vainement sur ses liens. Les courroies retenaient ses membres et interdisaient toute échappatoire. Elle réussit seulement à se contracter, action dérisoire pour lutter contre cet insupportable plaisir.

Puis, la tête rejetée en arrière, sa bouche se bloqua en position grande ouverte. Plus aucun son ne sortait de sa gorge. Bernard, inquiet s’apprêtait à redescendre le curseur, mais Jennifer l’en empêcha :

– Laisse-la finir son orgasme diabolique. Encore une minute et nous aurons terminé le programme de la journée.

– Mais, elle risque d’en crever, répondit Bernard angoissé.

– Mourir de plaisir, le reprit Jennifer. Ce serait une belle mort. Je l’envierais presque. Mais non, ne t’inquiète pas, elle est robuste ! Allez, viens faire les dernières mesures au lieu de te lamenter sur son sort.

Résigné, Bernard attrapa un tube en verre qu’il plaça à l’entrée du vagin. L’immobilisation de Caroline était suffisante pour que les soubresauts déclenchés par les vibrations ne gênent pas le laborantin dans son travail. Il ne lui fallut pas longtemps pour prélever un échantillon de la cyprine qui s’écoulait du sexe à chaque mise en marche de l’appareil. Une vraie fontaine, pensa-t-il. Puis, il se saisit d’un instrument ressemblant à un spéculum qu’il enfonça dans le vagin. L’extrémité était dotée d’une manette qu’il tourna jusqu’à ouvrir largement le vagin. Une petite lumière éclaira le conduit. Bernard se baissa pour observer les profondeurs.

– Parfait ! La cavité vaginale est dilatée à souhait et la lubrification est parfaitement uniforme et d’une abondance peu courante, murmura-t-il. On distingue maintenant parfaitement le point G qui a l’aspect et la grosseur d’une petite framboise. L’expérience confirme bien nos hypothèses de travail.

Au bout d’une minute, la machine cessa enfin ses vibrations et ses décharges infernales. Caroline, à demi inconsciente, se laissa aller. Ses sphincters se relâchèrent soudain, si bien qu’elle ne put retenir un écoulement d’urine qui s’échappa de sa vessie. Honteuse, elle ferma les yeux et entendit Jennifer s’exclamer :

– Elle pisse la salope ! Elle n’a pas pu se retenir, preuve que ça lui a fait de l’effet. Bernard ! Dépêche-toi de terminer les mesures avant que son excitation retombe.

Bernard souleva la pince clitoridienne pour étirer le petit organe, arrachant un cri de douleur à Caroline qui avait pourtant cru que ses tourments étaient terminés. Muni d’une règle, il mesura la longueur du morceau de chair.

– Incroyable ! siffla-t-il. Il fait plus de trois centimètres.

– C’est pas mal aussi de ce côté-ci, renchérit Jennifer qui était en train de mesurer la longueur des tétons durcis et allongés par les orgasmes successifs.

La femme nota quelques autres relevés sur un petit carnet, puis défit les liens de son cobaye. Caroline se redressa péniblement. Elle était groggy comme un boxeur vaincu en fin de match. Elle ne savait plus si elle avait mal ou non. Elle repensait à cette atroce souffrance qu’elle avait endurée, mais aussi à ce plaisir intense qu’elle venait de ressentir. Elle tenta de compter le nombre d’orgasmes qui l’avaient animée. Elle en était bien incapable. Impossible aussi pour elle de se faire une idée objective sur les trois heures qu’elle venait de vivre. Regrettait-elle ? Elle avait étonnamment joui, mais aussi étonnamment souffert.

Elle titubait encore quand Jennifer lui annonça :

– Tu as été parfaite. Tu es solide. Nous avons besoin de pratiquer d’autres tests la semaine prochaine. Tu es d’accord pour revenir ?

Caroline se demanda si son corps n’avait décidé à la place de son esprit quand elle s’entendit répondre comme un automate à Jennifer :

– D’accord, Madame. Je reviendrai !

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